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Avelofodelo

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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 00:45

Les îles Uros, Amantani et Taquile

 

Lundi 23/08 et mardi 24/08

 

Les îles Uros

 

7 heures du matin, branle-bas de combat. Petit déjeuner copieux, rassemblement, transport en minibus en récupérant une brochette de touristes, environ 30 personnes, embarquement sur un petit bateau… et nous voici partis pour une heure de navigation jusqu’aux îles Uros.

 

Les îles Uros 001

 

Nous accostons sur Santa Maria, une des 45 îles Uros sur lesquelles vivent environ 1300 personnes. Sur une quinzaine d’entre elles, femmes en enfants accueillent à tour de rôle les touristes. Les hommes partent à Puno chaque jour pour travailler.

 

Les îles Uros 034

 

L’accueil est bien organisé. Assis sur un rondin de roseaux, nous écoutons studieusement l’exposé du guide, assisté de quelques autochtones.

 

Les îles Uros 028

 

La communauté vit sur une épaisse couche compacte composée de roseaux flottants et appelée « la totora ». Celle-ci mesure environ trois mètres d’épaisseur avec une base immergée formée de racines emmêlées ressemblant à de la terre, la dernière couche étant renouvelée tous les 3 à 4 mois. Sous l’île, la profondeur du lac est de 17 mètres, et regorge de truites dégustées dans les restaurants de Puno et des îles.

 

Mais les habitants chassent aussi les canards, qu’ils font sécher durant des mois.

 

Les îles Uros 049

 

Plus il est sec, meilleur est la viande, craquante sous la dent….hum, mais nous n’aurons pas le bonheur d’en déguster. Les végétariens, quant à eux, croquent le cœur de roseau, les mâchouillent pour en retirer une substance juteuse et goûteuse.

 

Le roseau occupe une place très importante dans la vis des Uros, puisqu’il sert à fabriquer les maisonnettes, les barques, les meubles, les ustensiles de cuisine et particulièrement les casseroles.

 

Les îles Uros 057

 

Nous n’avons pas d’information concernant la fabrication des enfants. Quant à la contraception, les préservatifs en roseau ne semblent pas d’une très grande efficacité.

 

Léa et Tim, n’ayant pas été très sages, sont embarqués sur une galère...

 

 Les îles Uros 046 Les îles Uros 061

 

...sans leurs parents et envoyés au bagne sur une autre île. Moyennant quelques soles, nous les récupérons et repartons sur notre bateau pour l’île d’Amantani.

 

L’île Amantani

 

Trois heures durant, Tim et Léa se lient d’amitié avec le guide Ernando. Ils jouent aux cartes, bavardent en franco espagnol font leur vie. Tim, le « pequeno amigo » devient la mascotte du bateau.

 

L'île de Taquile 007

 

Dégagés de notre vigilance permanente, nous pouvons prendre le temps de ne rien faire. Ouahahahaha ! Que ça fait du bien. Nous partageons nos expériences avec Céline, Brice et Olga, mais aussi avec un couple de belges flamand, rose car socialiste, en refus d’indépendance, avec un jeune photographe grec au profil solitaire, ravi de se trouver dans les Cyclades péruviennes et nous, de le saluer d’un « calimero ».

 

Nous 7 sommes débarqués au premier petit port d’Amantani, alors que le reste du groupe poursuit son chemin vers un autre rivage de l’île.

 

L'île d'Amantani 011

 

Après une demi heure de marche au cours de laquelle Tim traîne la patte car il se sent malade, nous sommes accueillis par Victoria, la mère d’Olga, dans sa maison fleurie.

 

L'île d'Amantani 016

 

C’est déjà l’heure du repas. Une bonne soupe de légumes mijote dans la cuisine, une trucha frétille dans la poêle et un maté de monia fumate dans les tasses. Quelle n’est pas notre surprise de manger dans des assiettes en céramique de Pucara… peut-être celles faites par Lucho.

Après l’effort de la mastication, sieste, détente, photos, jeu de cartes.

 

Nous apprécions énormément la compagnie de Céline et de Brice, qui nous font part de leurs activités de jeunes professionnels en Haute Savoie.

 

L'île d'Amantani 017

 

Céline exerce comme orthophoniste en libéral, alors que Brice arpente les forets du Semnoz, dans le cadre de son nouveau poste à l’ONF. Nous sommes toutefois déçus qu’il ne puisse pas nous donner quelques coins à champignons. Nous l’incitons à se reprendre et à se mettre en recherche s’il veut remonter dans notre estime.

 

Nous accompagnons Victoria au puits chercher de l’eau. Petit débriefing autour de Victoria et d’Olga, selon une méthodologie qui n’a rien à voir avec celle des groupes Schneider ou Bouygues.

 

L'île d'Amantani 043  L'île d'Amantani 044

 

Vers 16h30, nous partons pour une marche d’une heure et gravissons le point culminant de l’île à plus de 4100m, ou subsistent les ruines du temple consacré à la Pachamama, divinité de la Terre.

Tim a repris du poil de la bête et Léa grimpe comme un cabri. Nous dominons l’île d’où nous avons une vue splendide sur le lac Titicaca.

 

L'île d'Amantani 055

 

Le ciel est couvert, ce qui nous prive d’un beau coucher de soleil. Dommage. Nous restons cependant à contempler ces merveilles de la nature.

 

L'île d'Amantani 072

 

Retour de nuit au clair de lune. C’est féerique !

 

Pendant ce temps, Victoria nous a concocté une autre soupe, suivie d’une compote de légumes et d’un mate de coca, que nous savourons à la bougie.

 

Les habitants de l’île sont végétariens par nécessité. Ils ne tuent pas leurs animaux pour les manger, et cultivent les parcelles de terre par rotation. Ils sont organisés en 9 communautés, réparties sur l’île et partagent les ressources. Ils ont conservé des codes et des traditions. Par exemple, la couleur des jupes des femmes détermine l’appartenance à l’une des 9 communautés.

 

L'île d'Amantani 085

 

Au petit matin, après notre réveil, alors que nous nous attendons à manger la traditionnelle soupe, les enfants sont fous de joie de sentir et déguster les panqueque (grosses crêpes). Victoria vit seule et garderait bien Tim avec elle. Mais comme il est réfractaire, (pas de parents, pas de sœur à embêter, pas de TV, pas de DS, pas d’eau courante, pas de lumière, pas de beurre sur les tartines), elle l’encourage à bien grandir aux côtés de sa famille et à revenir quand il sera plus grand. Tim est bien embarrassé avec cette proposition, dont il ne sait pas quoi faire.

Peut-être un jour reviendra-t-il ?

 

L'île d'Amantani 091

 

L’île Taquile

 

Nous retrouvons le reste du groupe et après une nouvelle heure de bateau, nous accostons sur l’île de Taquile. Nous découvrons un décor semblable à celui de la Grèce et de la Croatie. Déjà, nous devons arpenter le chemin de pierres et sable, longeons des petites maisons construites dans des champs en pente, où paissent des troupeaux de moutons, passons sous les eucalyptus aux senteurs odorantes et atteignons l’unique village de l’île où vivent 6 communautés.

 

L'île de Taquile 010

 

Tout comme Amantani, les habitants de l’île vivent de façon communautaire, la répartition des cultures et récoltes y est faite selon les besoins de chacun. On cultive essentiellement des haricots, des patates, du maïs souvent sur des terrasses étagées, retenues par des muretins de pierres rouges.

 

A Taquile le vêtement en dit long sur le statut matrimonial. Les hommes tricotent leur bonnet de laine aux couleurs diversifiées. Selon s’ils sont célibataires ou mariés. Les femmes tricotent la ceinture et le sac qu’elles remettront à leur futur conjoint. Ce sac leur sert à transporter les feuilles de coca, qu’ils échangent pour toutes leurs transactions.

 

Le repas à la terrasse d’un restaurant face au lac est un pur délice.

 

L'île de Taquile 042

 

Qu’il est bon de se faire du bien. Tim retrouve un peu d’appétit et apprécie une trucha papas frita.

 

L'île de Taquile 050

 

540 marches plus bas nous retrouvons notre embarcation et repartons pour 3 heures de navigation.

 

Cette fois ci, nous rencontrons David, américain, photographe, routard, amoureux de l’Europe et particulièrement de la France. Avec beaucoup de charme et de profondeur, il nous décrit ses récits de voyage qui nous font rêver. Il est sincèrement émerveillé par notre aventure et touché par la vie de nos enfants à nos côtés. Ses commentaires valorisant et plein de sensibilité nous vont droit au cœur. Sommes-nous en présence de Clint Eastwood sur le pont du bateau après la route de Madison ???

 

L'île de Taquile 054

 

Nous n’oublions pas Jeff et Robyn, un couple new zélandais, enthousiasmés par la perspective que nous traversions leur pays. Nous échangeons nos emails et savons que nous pourrons compter sur leurs conseils.

 

Arrivés à quai, nous nous séparons de notre petit groupe avec une certaine émotion. Bien que nous ayons beaucoup de plaisir à échanger avec les péruviens, nos échanges restent toutefois assez superficiels en raison de notre manque de vocabulaire. Aussi, nous avons beaucoup apprécié de discuter avec des compatriotes et d’autres voyageurs pratiquant bien notre langue.

 

Après une pizza, très appréciée par les adultes, et un verre de Pisco Sour réchauffant les enfants, nous allons rejoindre les bras de Morphée, enchantés par notre virée dans les îles.

Demain, Céline et Brice nous quitteront à leur tour pour poursuivre leur aventure avant de rentrer en Haute-Savoie.

 

Encore une nouvelle séparation qu’il nous faut assumer avant de reprendre nous même la route.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 17:20

De cuzco à Puno

 

Lundi 16/08 : Cuzco – Urcos, 54 kms, 3260 m.

 

A la sortie de Cuzco, nous rencontrons une nouvelle fois Heinz et Nicole, le moral dans les basquets. A leur retour de Machupicchu, Nicole s’est fait agressée dans Cuzco à deux heures du matin, alors qu’ils rentraient à leur hôtel. Avec une violence inouïe, un homme lui a arraché son sac, ce qui l’a projetée à terre, lui luxant l’épaule. Elle a passé deux jours à l’hôpital et en est ressortie encore choquée, avec une atèle et une obligation de repos de trois semaines. Ils doivent retourner à Lima pour refaire le passeport… tout lui a été volé. Leur aventure se poursuivra, mais devra s’adapter.

Nous sommes bouleversés et rappelés à la réalité : vigilance, vigilance, prudence, attention, toujours redoubler d’attention.

Au même moment, nous sommes interpellés par Aurore et Arnaud, des hauts savoyards, partis pour un tour du monde depuis mai 2010. Cela nous fait du bien de rencontrer des compatriotes.

Nous échangeons nos adresses mail et reprenons la route, descendante et vallonnée. C’est agréable et nous avançons à vive allure.

 

De Cuzco à Puno 109

 

Nous longerons la voie ferrée et la rivière jusqu’à Puno.

 

Nous trouvons notre premier campement sur les hauteurs de la route, et les habitudes d’installation : les enfants vont jouer et nous, on bosse, sur fond de musique au village… notes à consonances mauresques, original pour la région, et que nous entendrons jusque tard dans la nuit…

 

1er campement

 

Mardi 17/08 : Urcos – Raqchi, 70 kms, 3500 m.

 

La nuit n’a pas été suffisamment reposante, (nous aurions du aller faire la fête), le réveil est matinal, et l’arrivée du soleil à point pour nous réchauffer.

 

La route, que les Péruviens nous avaient gentiment annoncée plate, monte, et nous peinons au point que nous nous demandons encore comment nous avons pu grimper la Cordillère des Andes.

 

Cahin, caha, nous arrivons à Raqchi, avant la fermeture du site archéologique. Nous demandons à planter notre tente, sur une belle herbe, au pied du temple de Viracocha.

 

Raqchi 4

 

L’environnement est sympa, propre, paisible. Léa et Tim jouent sur un tas de sable et Léa fabrique des desserts en chocolat…appétissants.

Après un apéritif aux chips de camoté et avocat, nous dînons d’une platée de polenta aux œufs, un vrai régal. Vous l’avez compris, le réchaud est réparé et fonctionne à nouveau.

 

Campement à Raqchi Raqchi 48

 

Mercredi 18/08 : Raqchi – Marangani, 47 kms, 3900m.

 

Cocorico, et feliz compleanos à notre Léa qui fête aujourd’hui ses 9 ans.

 

Léa fête ses 9 ans

 

Elle dort encore , lorsqu’au petit matin, nous découvrons le givre sur les parois de la tente, les glaçons dans les gourdes. Impossible de nous extirper de nos duvets, nous attendrons sagement le lever du soleil vers 6h30. Par la suite, branlebas de combat, c’est le dégel !!!!

Il nous faut en un éclair, jaillir des duvets, jeter sacoches, enfants, duvets, matelas hors de la tente afin de les préserver de l’inondation, la température passant de 0°C à 15°C en quelques minutes. Côté positif, nous sommes fins prêts pour la visite du site à 7h30 et savourons le silence qui règne.

 

Raqchi 16 Raqchi 32

 

Du temple inca, il reste le mur central, construit en pierres volcaniques et adobe, aujourd’hui protégé des intempéries par un petit toit.

Il reste les colquas, qui étaient les greniers à provisions, quelques logements, les bains de l’incas avec ses cinq fontaines.

 

Raqchi 44

 

Nous profitons du marché artisanal pour offrir à Léa bracelets et pendentif, les bougies seront soufflées plus tard.

 

Raqchi 52

 

Départ en vélo vers 11h00. Après le pique nique, nous laissons derrière nous les derniers eucalyptus.

 

Tous les 4 sommes en forme, les enfants pédalent, ils auront donc à manger ce soir.

 

En fin d’après midi, nous quittons la route pour s’avancer sur un chemin long et inondé et trouvons enfin un lieu pour la tente, près d’une maison, inhabitée.

 

3ème campement à Marangani 1

 

Il est incroyable de voir le nombre incessant de femmes, hommes, enfants, à pied, en vélo, en moto, à cheval, avec leurs animaux (veaux, vaches, cochons, moutons, brebis, alpagas, chiens), sortir de nulle part pour regagner leurs pénates.

 

Jeudi 19/08 : Marangani – Chuquibambilla, 64kms, 3970m.

 

Dès les premiers coups de pédale, la montée est là. Les équipes se lancent dans ce combat, luttent. La route s’élève et nous aussi. Encore un petit effort pour franchir un col et nous débouchons dans la pampa.

 

De Cuzco à Puno 107

 

Devant nous, le paysage est de toute beauté et aussi véritablement impressionnant. C’est un désert d’herbe jaune, de petits lacs asséchés, région aride et une des plus pauvre du Pérou. Les habitants ne sont pas là, mais au pied des montagnes, pour se protéger, s’il en est, des nuits glaciales.

Là où personne ne reste, sous un soleil encore radieux, nous plantons notre camp et…contemplons le coucher de soleil dans un ciel dégagé de tout nuage.

 

Coucher de soleil sur la pampa 1

 

A la nuit tombée, le ciel étoilé est de toute beauté.

Dans la nuit, la température chute à -5°C et la chambre de la tente est couverte de givre. Il fait très froid. Tim gémit dans son sommeil. Nous le collons entre nous deux, pour tenter de le réchauffer.

 

Vendredi 20/08 : La pampa - Pucara, 55 kms, 3920 m.

 

Vers 5h00, Léa se réveille nauséeuse, et mal au ventre. Le nez dans le sachet plastic, elle attend, et nous avec elle, que le soleil sorte et chauffe. Les duvets sont encore épargnés cette fois ci, bravo Léa.

Emmaillotée comme une momie, elle continue sa nuit, pendant que nous petit déjeunons et laissons sécher la tente.

 

Léa est malade

 

Léa tient avec courage sur le vélo et se trouve plutôt bien à pédaler.

 

Chemin faisant, nous arrivons à Pucara, suffisamment tôt pour visiter le petit musée et ce qu’il reste du site archéologique.

 

Pucara

 

 Les Pucares ont vécu de 1500 ans avant JC à 500 ans après JC. Ils ont développé l’agriculture dans une région aride, si bien qu’après chaque jour de pluie, pour remercier les dieux, ils sacrifiaient un humain, en lui coupant la tête. Ils ont aussi pratiqué l’art de la céramique, (avec les toritos de Pucara, connus dans tout le pays), qui se perpétue aujourd’hui.

Sur les propositions de la gardienne du musée, nous sommes accueillis pour la nuit chez Lucho, potier du village.

 

Lucho au boulot

 

La rencontre est belle. Lucho travaille encore sous nos yeux, ce qui incite Tim a vouloir essayer le tour à pied. D’une motte d’argile, il arrive à faire un tas d’argile…sous l’hilarité de tous.

Léa, essaie aussi, et réussit à faire une assiette.

 

Timou fait des miracles Léa potière

 

Diana, l’aînée, âgée de 16 ans, est aux petits soins avec nous et nous laisse sa chambre pour la nuit. Nous lui offrons le dîner au restaurant, ce qui ravit aussi son père. Nous profitons de sa présence pour discuter et découvrir leur mode de vie.

 

Samedi 21/08 : Pucara – Juliaca, 64 kms, 3830 m.

 

Nous passons une bonne nuit, au chaud, (15°C dans la chambre). Léa et Tim offrent aux enfants quelques uns de leurs jeux et crayons. Rusber, 6 ans et Thailor, 8 ans, aidés des grandes sœurs, Any, 10 ans et Suny, 12 ans, sous les yeux attendris des aînés, Bryan, 14 ans et Diana, 16 ans, se mettent à jouer sur le banc de la cour.

 

Photo de famille avant le départ, et Lucho nous fait promettre de leur envoyer des photos.

 

Famille Ticona Puma 2

 

Nous leur achetons deux toritos de Pucara, et des médaillons de céramique, le soleil et la lune.

Le départ est retardé par un problème technique. Suite à une descente de trottoir, les pédaliers avant et arrière de Fanlabise se retrouvent décalés de 180°: du jamais vu pour nous! Pas de panique, Marco, grâce à sa formation à Véloland, procède à un diagnostic pointu et règle le problème avec dextérité et ingéniosité : du jamais vu pour lui!

 

Pendant 40 kms, la route est tellement mauvaise, pleine de nids de poules, qu’il nous faut freiner dans les montées pour ménager les jantes de Fanlabise et Cassbizou et nos vertèbres... et veiller à ne pas tomber dans un traquenard. 

 

Hold up

 

Les 20 derniers kilomètres, sur une route récemment asphaltée, s’avalent à 30 km/h, du pur bonheur. Nous sommes très motivés pour rejoindre Juliaca et passer la nuit dans un lit douillet.

Nous essayons la pizza, au demeurant excellente, mais Tim et Marc ne l’apprécient que modérément, étant de nouveau dérangés par des maux de ventre.

 

Dimanche 22/08 : Juliaca – Puno, 44 kms, 3827 m

 

Nous nous levons pour le septième et dernier jour de vélo pour arriver à Puno. La route est excellente et nous rattrapons un couple de suisses allemands à vélo, en train de faire une pause. Hasard du destin, Daniela et Ronny connaissent Nicole et Heinz.

 

Daniela et Ronny

 

Nous roulons les derniers kilomètres ensemble et nous nous quittons sur les hauteurs de Puno, après avoir fait quelques photos…du lac Titikaka, que nous découvrons dans toute sa splendeur.

 

Ce sont trois cyclistes de route péruviens (du jamais vu) qui nous guident à l’entrée de la ville et jusqu’à notre hôtel.

 

Cyclistes péruviens

 

Nous sommes accueillis chaleureusement par Issac et Laetitia, qui nous aident à monter les sacoches et notre projet de visite des îles pour le lendemain.

 

Après une « trucha » délicieuse, nous rencontrons Olga, notre accompagnatrice, et faisons la connaissance de Céline et Brice, des hauts savoyards anneciens, avec lesquels nous passerons les deux jours à venir. 

 

Sur les hauteurs de Puno 1

 

 

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 20:06

Sacré Machupicchu

 

Jeudi 12/08

 

Après 1h30 d’attente sur le trottoir, où Léa et Tim font preuve d’une belle patience, il fait encore nuit lorsque nous montons dans le bus. La route est chaotique, tortueuse.

 

Machupicchu 099

 

Nous nous élevons à vive allure. A chaque lacet, nous sommes impressionnés et la tension monte en nous. Est-ce le trac, l’excitation d’être à l’aube d’un moment exceptionnel, au bord de réaliser un rêve construit il y a bien longtemps. Le jour pointe, dévoilant un paysage des plus étonnant, un paysage de montagnes abruptes, couvertes de forêts denses, un paysage si différent de ce que nous avons vu jusqu’à présent, une part de mystère est là. Mais où est-il ce sacré Machupicchu ?

 

Machupicchu 131

 

A la descente du bus, il nous faut encore faire la queue aux portes du site, derrière une foule de personnes. Sommes-nous dans les 400 premiers ? Pouvons-nous encore espérer monter au Waynapicchu ?

Notre joie est immense, lorsque enfin un employé passe et nous tamponne nos billets.

 

Les portes s’ouvrent…nous avançons et pénétrons dans ce lieu divin.

 

Machupicchu 003

 

Malgré le nombre important de visiteurs, nous nous sentons comme seul, dans un état second, en proie à une forte émotion. Le silence règne, il se dégage un profond respect, impressionnant. Instant fort, magique…

 

Machupicchu 007

 

Les enfants nous ramènent à la réalité lorsqu’ils aperçoivent Heinz et Nicole, nos amis suisses à quelques mètres de nous ! Hasard et joie de la rencontre… Nous nous donnons rendez-vous à Cuzco pour le lendemain.

Nous nous mettons en marche pour traverser le site et rejoindre le point de départ de l’ascension du Waynapicchu.

 

Machupicchu 011

 

Nous nous plaçons dans la file d’attente, pour finalement apprendre que nous ne pourrons monter qu’à partir de 10h00, avec les 200 autres personnes. Qu’à cela ne tienne, nous reviendrons comme prévu.

 

Il est 7h00 du matin. Le soleil étend ses premiers rayons au-delà des brumes matinales et inonde la partie haute du village.

 

Machupicchu 030

 

Nous nous rendons vers le haut de Machupicchu jusque sur les terrasses et le cimetière. Depuis le Poste de Vigie, en haut des terrasses, nous découvrons tout une ville organisée, avec le secteur agricole, séparé par le Grand Fossé Sec, du secteur urbain. Cette vue d’ensemble est époustouflante.

 

Machupicchu 053

 

Tous les terre-pleins sont orientés vers le lever du soleil et profitent pleinement des rayons du matin. Rien n’était laissé au hasard, tout était organisé et fonctionnel.

Le Poste de Vigie est situé de manière stratégique et contrôlait deux chemins incas.

 

Machupicchu 080

 

En descendant, nous franchissons la Porte de la Ville, qui donne accès au secteur urbain et divise la partie religieuse de la partie civile.

 

Machupicchu 051

 

Machupicchu 049

 

Nous arrivons à la Place Sacrée, entourée de trois temples : au nord, le Temple Principal, au sud, la Maison du Prêtre et à l’est, le Temple des Trois Fenêtres.

 

Machupicchu 068

 

En continuant à monter, nous accédons à un affleurement rocheux, au sommet duquel les Incas avaient placé un observatoire astronomique, l’Intiwatana ou « attache du soleil ».

 

Machupicchu 038

 

C’est de là que les Incas mesuraient le temps par rapport aux solstices et aux équinoxes. Les incas ne s’intéressaient pas au calcul des heures et des minutes, mais plutôt à la détermination des mois et des années afin d’établir un calendrier favorable aux cycles agricoles.

 

En descendant la colline de l’Intiwatana et en passant par la Place Principale, nous parvenons à l’extrémité nord de Machupicchu et ainsi à la Roche Sacrée, dernier lieu avant de monter à Waynapicchu.

 

Machupicchu 104

 

Quelques minutes d’attente et nous voici partis pour une heure de montée, avant d’accéder au point culminant de ce mont. Les enfants grimpent comme des cabris, mais il nous faut veiller à eux et à Tim en particulier dans les passages aériens et exposés. L’arrivée au sommet est émouvante.

Nous dominons de si haut Machupicchu, que c’est à peine si nous le reconnaissons.

 

Machupicchu 087

 

Petit pique-nique sur une terrasse agricole avant de redescendre et de mettre à rude épreuve les genoux et les jambes.

De retour en bas, nous faisons une pause sieste.

Malgré le nombre important de visiteurs, nous parvenons sans difficulté à trouver des coins isolés pour nous reposer.

Sur le chemin du retour, nous traversons la partie urbaine, admirons l’encastrement des pierres, fleuron des incas, l’ingéniosité de l’organisation de l’habitat.

 

Machupicchu 125 Machupicchu 046

                        La perfection...                                    ...déstabilisée par le tremblement de terre

 

Nous sommes étonnés de voir combien la journée est passée vite. Tim et Léa commencent à fatiguer et sont impatients d’aller se baigner dans les eaux chaudes.

 

Machupicchu 128

 

Nous quittons à regrets ce lieu magnifique, pour nous engouffrer dans un bus et regagner le village de Aguas Calientes.

 

Sans se faire prier, les enfants enfilent leurs maillots de bains, attrapent leur serviette, oublient la fatigue pour se précipiter vers les « banos ».

Mais qui voit-on, barbotant dans ce bain si chaud ? Nicolas, notre incas lyonnais et olympien, délesté de son bonnet et de ses guêtres, heureux comme un prince de se retrouver dans son élément naturel.

 

Aguas Calientes avec Nicolas Aguas Calientes 7

 

Les retrouvailles sont sympas… Nous avions prévu de nous retrouver à Machupicchu et c’est à machupiscine que nous nous racontons les aventures. Que c’est bon de faire trempette dans une eau si relaxante !

 

Pour couronner la journée, nous nous offrons un dernier repas à l’Indi Feliz et déguster quelques mets bien français. Les enfants harassés, s’endorment avant la tarte à l’orange. Sont-ils retournés au pays des incas ?

 

Aguas Calientes 2

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 03:44

En allant à Aguas Calientes

 

Mercredi 11/08 et jeudi 12/08

 

Nous adaptons notre projet à notre santé. Nous laissons vélos et sacoches à l’hôtel et dès 8H00, nous partons en taxi pour Ollantaytambo. Nous traversons de fascinants paysages, aux couleurs jaune, ocre, avec des scènes de la vie rurale, des petits lacs.

 

Chinchero et campagne 5

 

Après 30 kms, nous nous arrêtons visiter Chinchero, village situé à 3700 m d’altitude et les ruines.

 

Chinchero 1

 

Ses habitants de prédominance indigène, vivent dans les murs même de leurs ancêtres.

 

Costume traditionnel de Chinchero

 

De nombreux vestiges de murs traditionnels aux blocs taillés et incroyablement bien ajustés subsistent.

 

 Escalade du mur inca

 

Non loin de la place, on voit des séries de terrasses à usage agricole et un immense espace où se seraient déroulées des fêtes, des célébrations.

 

Devant l'église 1

 

De nouveau, nous sautons dans notre char, pour se rendre à Moray.

 

Terrasses en amphithéatre de Moray

 

Ce site archéologique est une construction unique de plusieurs groupes de plateformes, réalisées de manière concentrique. Aquilès, notre chauffeur et guide, nous explique que les incas utilisaient ces terrasses comme laboratoire agricole.

 

Moray 9

 

 Moray 4 Moray 12

 

Ces terre-pleins ont servi de jardins d’acclimatation de produits ou d’essais d’amélioration de plantes cultivées dans toute la région, puisque les conditions climatiques varient étrangement selon la position des terrasses dans le cercle.

Hallucinant ! Incroyable !

Nous n’avons pas pu nous empêcher de tester l’acoustique, imaginant que ce lieu pourrait accueillir un bon concert de jazz devil !

 

Sur ce même plateau, à quelques kilomètres de là, nous découvrons un spectacle insolite et unique au monde : Les salines de Maras ! Mais qu’est-ce donc ?

 

Salines de Maras 1

 

Cachées dans les profondeurs, ces terrasses de sel ont été exploitées depuis des milliers d’années, voire plus, bien avant l’hégémonie inca. Elles appartiennent actuellement aux habitants des villages du district de Maras.

 

Salines de Maras 4

 

L’eau salée sort d’une source tiède qui se répartit dans les milliers de bacs qui forment des parcelles blanches éblouissantes sur le coteau montagneux. Le sel est récolté pendant la période sèche, c'est-à-dire en ce moment.

 

Salines de Maras 13 Salines de Maras 7

 

Nous quittons ce plateau pour regagner à Urubamba la vallée sacrée. A vive allure, nous nous rendons à Ollantaytambo 2880m d’altitude, et arrivons à la gare pour y prendre le train 5 minutes avant le départ. Ouf !

 

A la gare 1

 

Nous apercevons une vue générale des ruines qui surplombent la ville. Ollantaytambo, nommée « la Forteresse » par les espagnols, marque une frontière entre le territoire parfaitement organisé de l’Etat inca et la région inhospitalière de l’Antisuyu.

 

 

Vallée sacrée 10

 

Le train démarre et pénètre progressivement dans une vallée qui se referme sur nous innnexxxorrrrrablement. Un monde nouveau, mystérieux s’ouvre à nos pieds : la forêt tropicale.

 

Nous sommes impressionnés par les parois abruptes. Nous le sentons, l’inca est là, vêtu de son bonnet et des ses guêtres en laine d’alpaga.

 

L'inca est là

 

Il nous observe, blotti derrière les fougères tropicales et les fleurs de cantuta. Massés dans notre wagon de touristes, nous sommes une proie facile et nous sommes contents, ce jour là, de ne pas être espagnols.

 

Le train serpente le long de la rivière torrentueuse Urubamba et en épouse toutes les courbes.

 

Vallée sacrée 5

 

Au bout de deux heures, nous arrivons à Aguas Calientes, village andin situé au confluent de trois vallées encaissées, dominé par de hautes montagnes rocheuses couvertes de forêts, impressionnantes. Le village en lui-même n’a rien de très intéressant. C’est un ensemble de commerces en tous genres (hôtel, restos, souvenirs) pour plumer les touristes.

 

Aguas Calientes en vue

 

Nous nous installons à l’hôtel et partons repérer les lieux (départ du bus pour Machupicchu et sources d’eau chaude pour la détente). Alors que nous déambulons, refusant tous les assauts des restaurateurs, nous découvrons l’Indi Feliz, restaurant tenu par Patrick, cuisinier français et sa femme péruvienne, Cannie. C’est décidé, nous y mangeons et c’est divin.

 

Au Indi Feliz

 

Nos papilles ont besoin de ces bonnes saveurs, nos estomacs ont besoin de produits frais, goûteux et de qualité. Du pur bonheur !

 

Une bonne nuit derrière et nous voici fins prêts pour sauter du lit à 3h30 et aller faire la queue devant le départ des bus dans l’espoir d’arriver dans les premiers sur le site et de faire partie des 400 premières personnes qui seront autorisées à gravir le Waynapicchu.

 

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 03:03

Cuzco

 

« Ne pas voir Cuzco ce serait comme m’arracher les yeux…» (Fernando de Monteagudo, chroniqueur espagnol)

 

De mercredi 04/08  à dimanche 15/O8: séjour à Cuzco

 

Cuzco est située à 3400 mètres d’altitude, dans une vallée magnifique et entourée de montagnes brunes.

 

Cusco 122

 

Dès nos premiers pas, nous savons que nous allons fouler un sol qui possède des centaines d’années d’histoire, un lieu qui constitue encore la capitale spirituelle des péruviens.

 

Cusco 043

 

Mais nous sommes aussi obsédés par la conquête du Machupicchu et donc des démarches qu’il nous faut faire pour organiser notre visite, notre projet étant de nous lancer sur les traces de Jacqueline et Pierre et leurs enfants, venus 3 ans plus tôt, conquérir ce lieu mythique. C’est décidé, nous irons en tandem jusqu’à Ollantaytambo, puis en train jusqu’à Aguas Calientes et enfin en bus jusqu’à l’entrée de Machupicchu.

 

C’est en pleine forme, que nous sautons dans un taxi à 3 soles (80 centimes d’euros) pour nous rendre à la gare Wanchaq.

 

Station Wanchaq

 

L’achat des billets de train auprès de Perurail est la priorité et de là découlera le reste. Nous obtenons 4 places pour dimanche 08/08 à 12h50.

De là, nous nous rendons à pied à Consetur, la compagnie de bus.

 

Enfin, il nous faut retraverser la ville dans l’autre sens pour aller à l’Instituto Nacional de la Cultura acheter les billets d’entrée sur le site. Ce parcours est une épreuve en soit, que nous franchissons avec succès, contents d’avoir nos billets en poche.

 

Les choses étant calées, nous partons le lendemain à la découverte de ce patrimoine mondial de l’humanité, classée par l’Unesco.

 

Fontaine

 

Cuzco a été la capitale politique, économique, militaire, religieuse de l’ancien Empire inca. Pour eux, c’était le centre de la terre, le nombril du monde, comme le disait Garcilaso.

 

C’est à Cuzco que sont nés, emmitouflés dans des mythes héroïques et des légendes fantastiques, les fils choisis du Père Soleil, et c’est de là que sont parties, dans les quatre directions du monde, les armées quechuas, pour former un empire immense. Ce fut de loin la ville la plus belle qui ait existé dans le Nouveau Monde : temples, fastueux palais, lieux sacrés, chemins empierrés qui unissaient la capitale aux coins les plus éloignés de l’empire.

 

Inca

 

Aujourd’hui, Cuzco est une superbe ville coloniale, mais il ne faut pas perdre de vue qu’elle fut la cible des conquérants espagnols menés par Francisco Pizarro en novembre 1533, déterminés à anéantir la culture inca.

 

En nous promenant Plaza de Armas, la cathédrale et l’église de la Compana sont imposantes et montrent leur style baroque.

 

Cathédrale

 

Eglise la Compagna 1

 

La fontaine est magnifique.

 

Fontaine 2

 

Dans les ruelles autour, quartier San Blas, nous pouvons admirer les très beaux murs incas qui subsistent et sur lesquels ont été construits les maisons coloniales. L’assemblage des pierres est si parfait que nous ressentons une impression de pérennité et tellement d’admiration.

 

Cusco 121

 

Les maisons coloniales ont d’agréables patios intérieurs, les balcons sont colorés et dominent les rues.

 

Balcon Blacon 5

 

Jeudi soir, alors que nous sommes fins prêts à partir et attablés devant une assiette de tallarines, les dieux nous tombent sur la tête. Tim se plaint de fatigue et maux de ventre. Il refuse de manger et s’endort sur son plat de pâtes !

 

Cusco Tim malade 2

 

Durant la nuit, la fièvre vient réchauffer la froideur de la chambre, ce qui en soit n’est pas désagréable. Les intestins se vident, les WC se remplissent. Au petit matin, on atteint les 40°2 ; Génial ! Quelques heures après, Marc ayant besoin d’attirer l’attention sur lui, déclenche à son tour les hostilités. Tim riposte par des diarrhées explosives. Les deux camps rivalisent sous les yeux ébahis des filles.

 

Le départ étant compromis, Anne-Claire repart à l’assaut des institutions pour modifier tous les billets et décaler la visite de Machupicchu 4 jours plus tard. Soulagée de cet aménagement, à son tour, elle se lâche et rentre dans le combat familial, prenant ainsi le relais de Tim dont la santé va mieux.

 

Cahin caha, la situation s’améliore suffisamment pour partir.

Mais de retour de Machupicchu, les choses ne sont pas réglées pour autant.

Sur les conseils de l’hôtelier, nous faisons appel à une clinique, effectuons une consultation, des analyses et apprenons que nous avons tous les 4 un parasite pour lequel nous démarrons un traitement.

 

Mais revenons à Cuzco....pour rendre hommage à nos amis suisses fribourgeois, Ruth, Georges et leurs deux garçons, Nicolas et Aurélien qui nous ont aidés à trouver notre premier hôtel et avec lesquels nous avons passé de bons moments. Rendez-vous est pris pour 2011, pour aller manger une fondue et visiter le musée du chocolat...

 

 Avec Ruth et Georges 3

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 22:15

D’Abancay à Cusco

 

Samedi31/07: Abancay – Le col, 37kms, 3820 m.

 

Au départ, mauvaise surprise: Cassbizou est dépouillé de son rétroviseur. Palabres inutiles avec les gérants de l’hôtel, qui ne servent qu’à retarder notre départ. Le stationnement dans le garage de l’hôtel relativement somptueux n’était pas si sur qu’on nous l’avait garanti. Cela est un rappel à l’ordre et une incitation à plus de prudence. Mais nous relativisons, car un rétro, qui permet de regarder en arrière est bien insignifiant par rapport à une roue qui permet d’aller de l’avant.

Nous quittons Abancay avec devant nous, tous les ingrédients pour rendre heureuse notre « crazy family » : 190 kms jusqu’à Cusco, dont 80 de montée ; départ tardif donc sous la chaleur accablante, dénivelé raide, travaux sur la route.

 

Des zig et des zag

 

Les zig et les zag se succèdent, Abancay restant toujours en point de mire et devient de plus en plus minuscule. Nous traversons 3 villages, la montagne est peu habitée.

 

Abancay tout là bas

 

Quand faut monter, faut monter, et monter encore.

 

Encore des zig... et des zag

                    Encore des zig...                                                        ... et des zag

 

Nous nous sommes donné comme objectif d’atteindre le col, ce qui nous vaut un arrêt à la tombée du soleil et l’installation du campement au plus efficace, sur une petite plateforme d’herbe bien douillette et dans un décor alpestre (ah les Alpes !).

 

1er campement

 

Dimanche 01/08 : Le col – Limatambo, 75 kms, 2300 m.

 

Quand faut descendre, faut descendre, pas le choix. Rien d’autre à faire qu’à se laisser glisser sur les pentes qui se peuplent de plus en plus et au fur et à mesure où nous descendons. Les maisons se répandent de partout et aussi en village. Le paysage est ouvert sur la vallée.

 

D'Abancay à Cusco 3 Vie quotidienne

 

Après 10 kms de descente, nous nous arrêtons pour visiter le site de Saywite, site archéologique inca avec son fameux monolithe de plusieurs tonnes….

 

Monolythe de Saywite 2

 

et là nous allons vous faire travailler :

 

Sur ce monolithe :

« se encuentran talladas representaciones de hombres, animales, plantas, y figuras miticas. Se cree que tuvo usos ceremoniales vinculados con los ritos propiciatorios de la fertilidad y culto al agua »

Bravo pour la traduction.

 

 C° avec Dieu soleil Momies incas

                      Imploration du soleil                                     momies encore fraîches

 

Nous sommes contraints de nous laisser glisser encore dans ces paysages lumineux et magnifiques, avec les premières cultures. Nous apercevons les premiers glaciers en arrière fond.

 

Glacier Ampay Sur les toits

                Loin au-dessus des toits...                                          ... tout prêt sur le toit       

 

Nous déjeunons à Curahuasi, la capitale mondiale de l’anis, disent-ils.

 

La descente nous fait surplomber la rivière Apurimac et son canyon ; c’est très beau.

 

Soldat à l'arrêt

 

Non, nous ne nous laisserons pas tenter par les bains thermaux de Cconoc, réputés pour leurs vertus relaxantes et curatives, ce qui nécessiterait un détour par le fond du canyon et donc une sacrée remonté (pas si crazy the family !).

 

Lorsque nous atteignons le pont qui enjambe la rivière et signale le fond de vallée, nous avons grand espoir que notre élan nous propulse sur la prochaine montée.

 

De loin Pont du rio Apurimac

 

Mais là, surprise, la route est toute défoncée par les crues de la rivière Apurimac. Le décor est minéral, rocailleux, poussiéreux par le passage des véhicules à vive allure et qui font peu cas des cyclistes que nous sommes. Ce tronçon de vallée remontant est encaissé, sombre et ne donne pas envie de s’y arrêter, d’ailleurs où pourrait-on mettre la tente. Les moustiques sont sur nous, affamés, les dents acérées, prêts à mordre (ce qui n’est pas imaginable, vu le nombre de piqûres déjà au palmarès de Léa et Marc).

 

Souvenir, souvenir, ...

 

L’heure avance, la fatigue aussi, les avis divergent sur la suite à donner et la crise éclate entre nous deux.

 

Ca fait pas rire ! Y a du mal de fait

 

Nous nous rallions à l’avis technique de Marc et à sa fierté, et nous avançons encore un peu, pour enfin gagner quelques mètres de dénivelés, des maisons, et des habitants, qui nous indiquent le terrain de foot du village, juché sur les hauteurs et nous sommes preneurs pour y planter notre tente.

Nous arrivons en plein match de foot, et devons attendre jusqu’à la nuit pour nous installer parmi les vaches, cochons, poules, chiens, dindons…

 

2ème campement 1

 

Lundi 02/08 : Limatambo – La Cordillère, 31 kms, 3600 m.

 

Réveillés par les coqs à 5h00, et après un petit déjeuner vite expédié, vu l’intérêt que les animaux portent à nos tartines, nous reprenons la route à l’assaut du dernier col. Que c’est dur !

Toutefois, à 10 kms du sommet, nous quittons la route pour nous engager dans un chemin abrupte et avec persévérance, atteignons un alpage de toute beauté. Nous découvrons, face à nous, le mont Salkantay, qui culmine à 6271m. C’est un haut glacier enneigé, que nous décidons de ne pas gravir le lendemain.

 

3ème campement Jeux

 

Le lieu est d’une grande quiétude, ce qui permet le repos et le réconfort dont on a besoin. Nous autorisons Léa et Tim à jouer et les dispensons, à titre exceptionnel, de l’installation du campement.

 

Mardi 03/08 : La Cordillère – Cusco, 60 kms, 3400 m.

 

Bonne nuit pour tous. Nous attaquons la journée avec entrain car nous savons que nous serons à Cusco dans la journée et que les difficultés sont derrière nous. La bonne humeur rêgne, les douleurs de cuisse de Léa ne sont plus d’actualité.

Nous attaquons nos 10 kms de montée, retrouvons nos 180 de pulsations habituels et nos halètements dus à l’altitude : que c’est bon !

 

Anta 2

 

Anta

 

Un dernier virage et nous voici sur une vaste et plate pampa, qui un instant nous fait penser au Vercors, entre Méaudre et Autrans. C’est plein de maison, de cultures, d’élevage, donc beaucoup d’animaux domestiques, veaux, vaches, cochons, chevaux…

C’est la vie rurale, active et plus modernisée que tout ce que nous avons vu jusqu’à présent, ils ont par exemple des tracteurs, des charrues. Des champs fraichement labourés laissent apparaître de beaux sillons.

 

Sur ce vaste plateau, le vent dans le dos, nous roulons à vive allure et atteignons Izcuchaca, où nous trouvons, dans cette ville grouillante, un restaurant pour nous rassasier d’une milanaise au prix exorbitant.

 

 

Anta 9

 

Cette ville, jouxtant Anta, est traversée par la voie ferrée Cusco-Ollantaytambo, ce qui nous donne vraiment le sentiment de toucher au but.

 

Sur les derniers kilomètres franchement vallonnés, nous nous arrêtons dans un virage pour observer un terrain d’aventure, où les gens s’envoient en l’air, au bout d’un élastique. Cela vient relativiser ce que nous venons de faire car nous sommes bien convaincus que, ni nous ni les enfants ne pourraient réaliser une telle folie : ce sont de vrais « crazymen », eux.

 

Truc de dingue 1 Champ de vaches

 

Quelques kilomètres plus loin, nous voici enfin en vue de Cusco et ça descend.

Ca y est, nous avons atteint notre premier objectif et les larmes nous montent aux yeux.

L’entrée dans Cusco fait sensation, plein de gens veulent nous aider.

 

Arrivée à Cusco 1

 

Nous progressons dans les rues du quartier San Blas à la recherche d’un hôtel, et nous trouvons Georges, Ruth, Nicolas et Aurélien, des suisses fribourgeois, qui nous entraînent vers leur hôtel, où nous nous installons.

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 00:52

Traversée de la pampa d’altitude

 

Vendredi 23/07 : Puquio – La pampa, 31 kms, 4100 m.

 

Après mure réflexion, nous renonçons à nous battre avec le réchaud et nous décidons de faire autrement pour notre alimentation. Nous demanderons à chaque fois que possible du riz cuit que nous transporterons dans notre popotte et de l’eau bouillie dans notre thermos.

Cela nous conviendra bien pour les 5 jours à venir.

 

Sortie de Puquio, 3214 mSortie de Puquio, 3220 m 

                                    Deux panneaux kilométriques situés à 500 m d'écart: beaucoup d'espoir pour nous...

                      

Le départ de Puquio est agréable, la route monte selon une déclivité facile, car nous pouvons papoter, pendant environ 10 kilomètres.

 

Puquio vue d'en haut

 

Nous laissons derrière nous une petite ville que nous avons bien appréciée, avec ses rues marchandes, ses habitants affairés à toutes sortes de petits boulots, notamment la vente de leurs fruits et légumes, le regard et la qualité d’attention des femmes.

 

La vie à Puquio

 

Le paysage nous rappelle tantôt la Corse, tantôt la Haute Loire et l’Ardèche. La route serpente paisiblement, coupe des ruisseaux, longe des étangs.

Dans les derniers kms avant le campement, nous sommes doublés par un couple français en camping car, qui nous donne de l’eau, brève rencontre, puis une famille péruvienne, venant de Cuzco, qui nous donne des oranges. Sur leurs conseils, nous faisons encore 2 à 3 kms avant de trouver un replat d’herbe bien accueillant pour la tente.

 

Campement à 4100 m 1

 

A 19h, nous avons mangé léger et sommes dans nos duvets, les 4100 m d’altitude et 5°C obligent. Nous sommes contents de cette journée, car nous l’avons franchie avec plus de facilité, nos organismes s’adaptent aux conditions, nous sommes mieux en jambes.

 

Samedi 24/07 : La pampa – Negromayo, 46 kms, 4450 m.

 

Le réveil est difficile mais le soleil arrive vite et la température grimpe ce qui nous fait du bien. Nous refaisons le coup de la banane au p’tit déj, mais c’est dans l’attente d’un repas copieux dans l’unique restaurant de la montagne 10 kms plus loin. L’assiette de frites-œuf-riz, nous change un peu du riz-frite-œuf, et nous tiendra toute la journée. Le maté de coca, pour ses vertus hydratantes et contre les effets de l’altitude est indispensable.

 

Alpaga 1

 

Nous poursuivons notre ascension pour déboucher sur la pampa et atteindre 4400 m. Il y a beaucoup d’animaux. Le vent se lève de plus en plus fort et inévitablement le froid devient plus incisif.

 

Dur durLa pampa d'altitude 5

 

Nous visons le village de Negromayo, que nous atteignons après avoir mis nos organismes à rude épreuve. Nous demandons aux habitants un abri pour la nuit. Un homme, Mario, nous propose, moyennant 10 soles, sa maison.

 

Chez Mario à Negromayo 4400 m

 

Nous entrons dans une pièce où le sol est en béton et un tas de peaux de bêtes nous tend les bras pour s’isoler du froid. Il y a une table, certes très sâle et des chaises pas plus propres. Les enfants du village et deux adolescentes s’agglutinent autour de nous et font un état de siège.

 

Elisabet et Bryan

 

Nous tentons de discuter mais la conversation est vite limitée en raison de notre vocabulaire un peu court et du fait qu’ils parlent parfois en quechua. Tim est très mal à l’aise et ne décolle pas de son coin, ce qui intrigue encore plus les enfants. Avec toute notre force de persuasion, il finit par venir sur les genoux de son papa et se détendre grâce au ballon d’un des enfants.

La tombée du jour fait s’envoler tous ces moineaux et nous pouvons accéder à notre intimité. Nous installons notre bâche à terre, nos matelas, duvets etc.

Mario nous présente ses deux fils, Joachim et Mario, qui vivent dans cette maison, alors que lui repart à Puquio avec sa femme.

 

Chez Mario à Negromayo 1

 

Nous entendons, jusque tard dans la nuit, les bruits du groupe électrogène, les cris des habitants peut-être un peu enivrés par l’alcool. Il faut dire que c’est la fête au village cette fin de semaine.

 

Dimanche 25/07 : Negromayo – La Cordillère de Huanzo, 66 kms, 4145 m.

 

La température est descendue à -3°C et nous avons passé une très mauvaise nuit (froid, maux de tête, passage des camions devant la maison). A 6h, le jour à peine levé, un homme tambourine à la porte pour des raisons que nous ne pourrons pas comprendre. Peu après, la sono lance des chansons en quechua, le village se réveille déjà, mais quand donc dorment-ils ?

 

Le démarrage de la journée est dur, nous sommes comme anesthésiés par le froid, alors qu’il nous faut s’extraire des duvets, tout plier, ranger, boucler les sacoches.

 

Avant d’aller nous restaurer, nous nous enfonçons dans la maison de Mario pour trouver Joachim et lui remettre les 10 soles. Nous entrons dans une pièce unique, sordide.

 

Intérieur

 

Il y a une table avec des assiettes contenant des restes de nourriture, un semblant de cheminée, un tas de peaux de bêtes mélangées à des couvertures, et à des habits à même la terre battue. Dans la cour, des morceaux de viande sont pendus sur une corde à linge, à ciel ouvert, peut-être pour éviter d’être mangés par les chiens souvent très nombreux. Des viscères sont entassés dans une brouette et en état de congélation à cette heure matinale. Breuh. Tout cela n’est pas fait pour nous réchauffer.

 

Avec Joachim

 

La barrière de la langue rend la relation difficile et ne nous permet pas d’échanger davantage sur leur vie. Dans ce village, nous sommes regardés avec curiosité. Sommes-nous des extraterrestres avec notre accoutrement si différent du leur ? Comment peuvent-ils comprendre qu’on puisse être chez eux comme ça, faire du vélo ainsi ?

Nous sommes, nous aussi, fascinés par leurs conditions et mode de vie. Leur vie nous parait tellement difficile que nous nous demandons comment ils supportent tout cela. Nous voyons les enfants souvent désœuvrés, assis au bord de la route, tantôt sur un vélo ou avec un ballon. Un autre monde, le Pérou profond.

 

Nous partons avec la ferme intention de passer cette pampa d’altitude et de planter notre prochain campement en un lieu moins élevé.

Nous roulons « technique », en terme de gestion de l’effort et des pauses. Nous mobilisons toutes nos énergies physiques et mentales, notre courage pour tenir cet objectif.

Un couple en route pour Cuzco, nous prend en photos et nous donne bonbons, eau et nous qualifie de « crazy ». Il a peut-être raison.

 

Descente sur Pampamarca 1Fleurs 1

 

Une descente de 300 mètres de dénivelés sur Pampamarca nous repose. Nous prenons le temps de faire le plein en eau et nourriture et nous repartons à l’assaut du dernier passage élevé de la pampa.

 

A 3 kilomètres de l’extrémité de la pampa, qui s’étend sur 100 kilomètres, nous trouvons un endroit pour dormir. Nous savons que le plus dur est derrière nous.

 

Réconfort 1Réconfort 2

 

Lundi 26/07 : Descente de la cordillère – La vallée, par Chalhuanca, 109 kms, 2330 m.

 

Le bonheur est total, la descente est longue et impressionnante, mais savoureuse et vient récompenser tous les efforts fournis.

 

La descente tant attendue 1

 

En fond de vallée, nous longeons la rivière Pacacocha, c’est un vrai moment de plaisir, malgré le fait que nous ayons le vent de face qui nous contraint à pédaler…encore. Ca descend, et c’est bien là l’essentiel.

 

A Challuanca, nous y faisons la pause méridienne. Nous enchaînons les kilomètres pour nous rapprocher le plus possible d’Abancay et limiter la distance du lendemain.

 

Alors que nous cherchons en vain un emplacement pour la nuit dans ce fond de vallée encaissé, Fanlabise crève la roue arrière. Pas de panique pour Marc alors qu’Anne-Claire s’inquiète vue l’arrivée de la nuit. Nous réparons et roulons un petit moment pour trouver une place qui fera l’affaire pour la nuit. Il fait 22°C, le sol étant jonché de cailloux et herbes piquantes, nous renonçons à gonfler les matelas et dormons à même le sol.

 

Campement à 2330 m

 

A la dure comme à la dure, comme quand on était jeunes et qu’on pouvait tout supporter….  

 

Mardi 27/07 : Le fond de vallée – Abancay, 62 kms, 2300 m.

 

Surprise au réveil ! La tente a été visitée par des dizaines de moustiques de terre et nous découvrons les innombrables piqûres. Notre Léa bat les records, notamment sur un avant bras (30 boutons).

Les télétubbies à pois rouge reprennent la route vaillamment. Nous déjouons les assauts des nombreux chiens qui nous coursent dès que nous passons à leur hauteur en aboyant comme des bêtes féroces. Faut-il accélérer, ralentir, négocier ? Les enfants lèvent les jambes, Marc tape un sprint (car il le peut, lui), Anne-Claire, glacée par la peur, les fusille du regard en leur lançant des pschiiiiiiiittttttt. Dans ces moments-là, c’est chacun pour soi et chacun sa technique.

Nous atteignons le bout de la vallée. Il reste 12 km de montée sérieuse (une broutille) pour gagner Abancay vers les 14h00.

 

L’entrée de la ville est peu accueillante, les abords sont particulièrement sales et nous avançons vers un quartier plus propre pour s’installer dans un hôtel confortable où nous attend une chambre à 4 lits, le grand luxe.

 

Vue de la chambre

 

De mercredi 28/07  à samedi 31/07: Repos

 

Trois jours de repos bien mérités et de remise en forme pour tous.

 

Repos à l'hôtel Abancay 2

                                 C'est décidé, on l'avoue, on a emporté la DS dans nos sacoches...

 

 Ces journées de vélo ont été éprouvantes pour nos organismes. Nous connaissons maintenant notre capacité à s’adapter aux éléments environnementaux inhabituels. L’entraide familiale a bien fonctionnée, et les enfants, s’ils ont contesté par moments, ils ont su se remettre en route avec un bon esprit. Nous les percevons heureux et solidaires de leurs parents. Ont-ils le choix d’ailleurs ?

 

Les deux équipes, celle des filles et des garçons, ont appris à se connaître, à s’organiser, à fonctionner ensemble.

 

Tim se révèle comme un bon grimpeur positionné tout en danseuse. Il papote tout le long du parcours, ce qui laisse penser qu’il a encore des réserves.

Léa fait toujours le nécessaire en temps voulu, elle a un coup de pédale régulier et fiable, sans lequel, elle le sait, elle serait privée de repas le soir.

 

Tous deux adorent les charades et ne manquent jamais de souffle pour nous en inventer à longueur de journée.

 

Le 28 juillet, c’est le jour de la fête nationale du Pérou, et le hasard a voulu que notre chambre d’hôtel donne sur la place Micaela BASTIDAS. Nous assistons au défilé militaire et civil depuis notre fenêtre face à l’estrade des officiels. C’est plutôt sympa et pittoresque.

 

Fête nationale du Pérou 095Fête nationale du Pérou 142

 

 Fête nationale du Pérou 044 Fête nationale du Pérou 045 Fête nationale du Pérou 307 Fête nationale du Pérou 328 Fête nationale du Pérou 054 

 

Ce jour là, les péruviens fête la libération de leur pays par San Martin, qui proclame l’indépendance du Pérou le 28 juillet 1821. Nous découvrons le fort patriotisme des péruviens qui affichent les drapeaux rouge et blanc dès le début du mois de juillet. Les 28 et 29 juillet sont deux jours fériés suivis d’une quinzaine de jours de vacances scolaires.

 

Fête nationale du Pérou 222 Habitants d'Abancay 13

 

 

NDLR :  

Cet article est l’occasion de vous témoigner de tout le plaisir et la joie que nous avons à découvrir et lire les commentaires que vous nous transmettez en réaction à nos écrits. C’est un vrai bonheur de vous lire, alors n’hésitez pas, que ce soit des petits coucous ou de grandes tirades sérieuses ou humoristiques, ça nous fait toujours du bien.

 

Nous même avons plaisir à vous tenir informés de l’avancée de notre voyage. Nous rédigeons systématiquement à deux tous les textes et les mettons en ligne lors de nos étapes de repos. Cela nous prend beaucoup de temps mais nous sommes contents de le faire.

 

Rédaction d'avelofodelo

 

Nous souhaitons cette interaction qui nous relie les uns aux autres et qui nous soutient.

 

Vue de la chambre 6 Beau gosse

 

 

 

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 05:02

Sur les traces des vigognes

 

Dimanche 18/07 : Nazca – La montagne, 31 kms

 

Après un petit déjeuner particulièrement copieux mijoté par Fernando, nous voici partis comme d’hab. bien tard, le temps de dire les adieux à tout l’hôtel et d’acheter du pain.

Il est 11h00 lorsque nous sortons de la ville de Nazca, animée ce jour là par une fête locale tout en musique.

Un faux plat grimpant de fond de vallée nous permet de nous échauffer et nous percevons très vite la chaleur, dont Marc et Léa ne tardent pas à souffrir.

 Souffrance

 

7 kilomètres plus loin, la route se cabre sous nos roues ; nous tentons en vain de la dompter mais il faut nous faire à cette réalité. Pour nous motiver, nous dégageons les points positifs du moment : peu de circulation, comparé à celle de la Panaméricaine, ce qui rend le parcours calme et agréable, l’air est pur. Le bitume est d’excellente qualité, une petite brise nous souffle dans le dos, le Pérou en quelque sorte !

Toutefois, les enfants commencent à se plaindre.

 

Dur, dur les yeux bandés

 

Grâce à notre formation acquise auprès de nos amis cyclotouristes Jean-Yves, Guy, Corinne, Jean-Louis, Gigi, Christophe, Zouzou, nous mettons en place des techniques de grimpe redoutables et efficaces. Nous optons pour une stratégie alternant pour Léa et Tim 1km de marche, enfin de jeu dans le caniveau, avec 1 km sur le vélo et ça marche.

 

1 km à pied, ça use...

 

Nous progressons lentement mais sûrement et en chansons.

 

Afin d’éviter de porter trop lourd en eau, nous formons les enfants à quémander de l’eau aux automobilistes et camionneurs qui nous doublent et nous obtenons ce qu’il nous faut, voire plus. Les gens sont vraiment sympas et semblent heureux de participer à notre confort, par leur générosité. D’autres nous proposent des fruits, ou autres denrées qui font le bonheur des enfants et le notre.

L’heure tourne et nous sommes contraints de s’arrêter de pédaler pour installer notre premier campement, à l’écart de la route, à 1600 mètres d’altitude.

 

Campement à 1600 m

 

Etait-ce une décharge ou un dévidoir de WC ? Seule une étude balistique pourrait déterminer l’usage de ce lieu. Quoiqu’il en soit, les premières traces nous mettent dans l’impatience de rencontrer les vigognes.

 

Sur les traces des vigognes 1

 

Léa et Tim sans doute pas assez fatigués, se dépensent en jouant au foot avec un beau gros caillou rond en guise de ballon, inventent la course des 200 secondes, le lancer de boulet.

 

Travaux forcésTravaus forcés 1

 

Le coucher de soleil nous émerveille, le ciel étoilé est d’une pureté pure.

 

Ouhaouh

 

Lundi 19/07 : La cordillère – LaCordillère, 33 kms

 

Après une nuit correcte, nous partons à 8h30, ce qui est un exploit. Nous continuons notre stratégie, alternant marche à pied et pédalage pour les enfants.

Les employés de la route se soucient de notre sécurité en nous donnant des conseils (attention aux camions dans les virages, à leur vitesse etc, nous donnent de l’eau.. Nous traversons le village de Huallhua et pique niquons à un km au dessous d’un resto, c’est ballo. 

 

Ca fait pas rire

 

Nous montons bien, les enfants sont courageux, mais ce jour là l’objectif fixé est trop ambitieux. Pas de coin pour dormir, il nous faut encore avancer mais la fatigue est là, et la nuit arrive. Nous sommes contraints d’installer notre campement en bordure de route, entre ravin et barrière de sécurité.

 

Ca recoiffe

 

Inutile de préciser que nous passons une très mauvaise nuit et que ce ne sont pas les pâtes qui nous ont redonné du peps car le réchaud ne fonctionne plus. Nous faisons appel aux personnes qui connaissent ce matos car le réchaud MSR ne fonctionne plus.

 

Mardi 20/07 : La Cordillère – Réserve de Pampa Galeras, 30 kms

 

La journée de la veille a été harassante, et la nuit pas reposante. C’est donc sur ces bases là que nous reprenons la route. Point positif, le réveil est facile puisque nous ne dormons pas et le départ à 7h30 est un record. Après un petit dej. sobre mais avec une petite boite de lait dont Léa et Tim se régalent, nous découvrons que nous nous sommes trompés dans nos calculs et qu’il nous reste en fait que 29 kms (au lieu de 39) avant d’atteindre la réserve de Pampa Galeras. Toutefois c’est dur, dur, dur. L’altitude se rajoute à la fatigue, chaque kilomètre est une épreuve.

 

Terrassement

 

Malgré le soleil rayonnant, il commence à faire froid. Nous pique niquons à 3600m et débouchons sur la pampa en début d’après-midi et croisons les premières vigognes, ce qui nous décentre de notre difficulté et nous ravit.

 

1ere vigogne...Sur les traces des vigognes 2

 

Sur les traces des vigognes 4

 

Un petit vent dans le dos et quelques centaines de mètres de plat nous permet d’arriver au musée de la réserve vers 15h00. Notre Timou a le mal des montagnes, maux de tête et vomissements.

 

1ere momie

 

Nous sommes accueillis chaleureusement malgré le froid par le personnel travaillant pour la réserve. Du maté de coca, et un dortoir nous sont offerts. Nous préparons un remède homéopathique.

 

Dortoir du musée de Pampa GalerasCondors

 

Nous prenons le temps de visiter le musée, guidés par une des gardes. Nous découvrons tous les animaux qui vivent sur cette pampa et surtout la vie des vigognes. Elle nous explique la « chaccu », la capture des vigognes pour les tondre afin de récupérer leur fibre

Nous allons manger au resto en face du musée, ce qui représente une première immersion dans le Pérou profond. Nous sommes invités à nous installer à l’unique table de la maison, là où le père de famille s’évertue à couper à grands coups de hachoir mal aiguisé, de scie mal affûtée, un morceau de carcasse de porc. Ca cogne, ça craque et nous sommes un tantinet impressionnés. Léa et Tim se blottissent contre nous et nous tentons de les convaincre, et nous au passage, que tout va bien se passer. Nous ne nous sentons pas spécialement prêts, à cet instant là, pour manger de la viande et optons pour un œuf avec du riz et un maté de coca. C’est plus sûr.

De retour dans le dortoir, la température a déjà atteint les 6°C, et nous nous glissons dans nos sacs à viande en thermolite et nos duvets, avec cagoule et gants de soie.

 

Mercredi 21/07 : Réserve de Pampa Galeras – Puquio, 70 kms.

 

Les enfants dorment bien, Tim se réveille en disant « j’me sens mieux ».Ouf ! Plus de maux de tête. Il fait 7°C. Sortir des duvets est inconfortable, enfiler nos habits tout froids l’est tout autant. Nous allons prendre un petit déj. dans la famille péruvienne de l’autre côté de la route.

 

Resto du musée de Pampa Galeras

 

Beaucoup d’hommes arrivent de part et d’autre, soit pour manger, soit pour acheter des provisions avant de partir participer à la « chaccu ». Ca va, ça vient et nous sommes là au milieu en train de manger une soupe pour nous et riz, œuf pour les enfants, avec le maté de coca pour supporter l’altitude.

Mais qu’est ce que la « chaccu » ? Nous comprenons que c’est une technique de capture des vigognes afin de les tondre, puis elles sont relâchées. Cela dure de mai à octobre et il faut une trentaine d’hommes chaque jour. La laine des vigognes est ensuite vendue et rapporte son pesant d’or à la communauté.

 

357eme vigogne

 

Départ 10h. La route continue de monter lentement, difficilement de part l’altitude et la raréfaction de l’oxygène, les vigognes nous accompagnent, c’est beau. Nous arrivons enfin à la limite de la réserve, donc de la montée à 4153m d’altitude.

 

Sortie de la réserve

 

On est les plus forts

 

Nous sommes émus et bouleversés par ce que nous venons d’accomplir, par ce que nos enfants ont su surmonter et nous les en remercions et félicitons vivement.

 

La descente est très agréable, elle nous procure cet immense sentiment de liberté, de fierté et de plaisir.

 

A nous la descente

 

Fini la pampa, nous découvrons un paysage alpestre. Plus on descend, plus la végétation est diversifiée (conifères, eucalyptus, herbe), d’autres animaux paissent de part et d’autre de la route (ânes, cochons, vaches, moutons, brebis, chèvres, alpagas, papillons).

 

Alpagas

 

 En fond de vallée, à 3200m, nous pique niquons dans un endroit bucolique au bord de la rivière, ce qui nous procure à tous les 4 un moment de détente fort apprécié.

Mais ne nous endormons pas, la journée n’est pas finie et nous voulons arriver à Puquio ce soir. Nous sommes de nouveau confrontés à une montée interminable vu ce que nous avons déjà dans les jambes. Nous traversons Lucanas sans nous y arrêter, nous nous accrochons pour les 19 kms suivants et abordons la descente salvatrice qui nous conduit à Puquio.

 

Puquio vue d'en haut

 

La traversée du village est royale, les habitants nous encouragent et nous accompagnent jusqu’à l’hôtel Sarita, où nous trouvons un repos bien mérité, après un pollo con papas fritas.

 

Jeudi 22/07: Repos.

Grasse matinée.

Pour la lessive, une péruvienne nous propose de nous la faire. Nous partageons la tâche ensemble et lui offrons quelques soles qu’elle apprécie les yeux brillants.

Nous prenons un petit déjeuner au restaurant « La Estancia » tenu par un couple âgé et chaleureux.

 

 Repos à PuquioP'tit déj. 1

 

Le cadre est apaisant, familial, propre et fleuri, ce qui contribue à notre bien-être. Salomon nous présente un guide touristique qui nous donne des indications indispensables sur les dénivelés à venir.

 

Dénivelé

 

Déambulation dans la ville, achat d’un bonnet en laine pour chacun, courses pour 3 jours de route.

 

La vie à Puquio 4Fruits

 

De retour à l’hôtel, nous avons la surprise de voir arriver Nicole et Heinz, 2 valeureux suisse allemands cyclopèdes, harassés par leurs efforts de la journée. Ils font le même trajet que nous, jusqu’à Cusco mais prévoient de se reposer trois jours avant de repartir.

 

Nicole et Heinz, cyclistes

 

Nous décidons de partager notre repas du soir afin de nous raconter nos aventures, en français, en allemand, en anglais et en espagnol. En attendant ils vont se reposer et nous, visionner un film, tous les 4, dans la chambre. Merci Philippe et Pascal pour la provision de films mise sur notre net book.

Après la soirée avec Nicole et Heinz, nous bouclons les sacoches pour partir le lendemain pour un nouveau périple en montagne, qui nous conduira, en 314 kms, à Abancay.

 

Gauche ou droite...

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 06:24

Traversée de la pampa Huayuri

 

Mercredi 14/07 : Ica – Le désert, 63 kms.

 

Au revoir sieste, resto, farniente, ombre et verdure, adieu Elisa, Victor, Justin. Nous quittons à regret ce petit coin de paradis à une heure bien matinale pour nous rendre à Ica et faire le plein de nourriture.

Une nouvelle fois, nous décollons tardivement. La route est animée par une circulation dense sur une chaussée étroite. Nous longeons des cultures, traversons des villages, rachetons de l’eau, puis… plus rien : le désert est là, impressionnant, effrayant.

 

Champ de cactus

 

Nous plongeons dans un monde minéral, sans eau, sans une pousse de verdure. Nous roulons ainsi quelques heures et le vent se lève…de face. La vitesse chute de moitié, nous enclenchons le pilotage au mental, avancer encore, toujours un peu plus. Les enfants sont mis à rude contribution pour fournir d’importants efforts, d’autant que la route est vallonnée, et les parents fatigués.

 

Installation campement

 

L’heure tourne et nous devons trouver un coin pour passer la nuit. Pas facile avec tout ce vent, (nous nous imaginons déjà courir après la toile de tente) et pas facile avec rien pour se cacher de la route. Nous avançons encore et repérons deux bosquets, à se demander comment ils ont pu résister à tant de vent et de sécheresse. Ils sont là pour nous c’est sûr et nous tendent leurs branches épineuses et sans feuilles. C’est auprès d’elles que nous allons nous blottir.

 

1 er campement dans désert 1

 

Après avoir monté la tente, ce qui ne fut pas une mince affaire, nous nous attaquons à l’allumage du réchaud et grâce à la formation de Marc à Véloland, nous arrivons par miracle à faire cuire des pâtes, à la grande joie de Léa et Tim. Leur joie est d’autant plus intense qu’ils ont aussi le droit de ne pas se laver les dents ce soir-là.

 

Panaméricaine 2

 

Le magnifique coucher de soleil nous répare de toutes nos souffrances et, suivi d’un ciel étoilé de toute beauté, nous invite à nous glisser dans nos duvets bien douillets.

Nous apprenons durant la nuit que les camions et les bus ne cessent pas de rouler…

 

Jeudi 15/07: Le désert – Le désert, 67 kms

 

Premier réveil sous la tente à 6h00, si l’on imagine qu’on a dormi. Tim et Léa, eux c’est sûr, dorment et ont du mal à émerger.

 

Contestation

 

Un vent de révolte se lève et prend le relais du vent frais vent du matin. Léa et Tim font la grève, contestent. Quand en plus, ils apprennent que le p’tit déj., c’est une banane avec de l’eau, ils fuguent dans le désert. Avant de les perdre de vue, nous les stoppons de la voix.

 

Lèvement du camp 3

 

Une fois ramenés à la raison, on plie tout et on enfourche les tandems. Le moral revient grâce aux charades, rebaisse lorsque le vent se remet à souffler…, toujours de face, sur la pampa.

 

Descente sur Palpa 2

 

Dans la grande descente menant à Palpa, nous sommes rattrapés par Harry, un allemand cyclopède solitaire et musclé, rapide comme l’éclair.

 

Harry l'allemand solitaire

 

 Nous faisons un bout de route ensemble, échangeons nos adresses, prenons quelques photos et bye, bye, en 3 coups de pédales, nous le déposons, euh, c’est lui disparaît dans un nuage de poussière, en pleine montée.

 

Rio Grande

 

Si nos calculs du matin sont bons, nous avons 90 kms jusqu’à Nazca.

 

Traversée de la pampa de Huayuri 001La pampa

 

 Les éléments ayant décidé de nous ralentir, nous sommes contraints d’envisager une 2ème nuit dans le désert, non loin du mirador des lignes de Nazca.

 

2ème campement dans le désert 1

 

C’est un nouveau miracle que de trouver, sur ce plateau si venté, en pleine pampa, à l’écart de la panaméricaine, un trou abrité, recouvert de sable, qui nous permet de monter notre campement.

Nous prenons le temps d’observer les étoiles. Nous ne connaissons pas toutes ces constellations, mais la voie lactée est magnifique…

 

Vendredi 16/07 : Le désert – Nazca 28 kms

 

Afin d’éviter une nouvelle révolte, nous décidons de déjeuner avec de vraies tartines de beurre et confiture.

 

Petit déj

 

Quel bonheur et le pliage du campement se fait dans la bonne humeur.

 

Nous quittons notre refuge de sable, en espérant ne pas avoir foulé de lignes de Nazca (tellement nous étions proche), pour s’arrêter au mirador 2 kms plus loin.

 

Du haut du mirador 2Ligne Nazca arbre

 

De là-haut, nous observons « l’arbre et les mains » et d’immenses lignes droites qui traversent l’immensité du désert. Après l’ascension d’un petit mirador naturel, nous roulons les 30 derniers kms qui nous séparent de Nazca. Ouf nous y sommes.

 

Accueillis par Fernando, nous arrivons à l’hôtel « Camilux » et prenons possession d’une chambre agréable, dans laquelle nous décidons de nous poser une journée. Lessive, repos, Léa et Tim s’endorment comme des masses et nous de même.

 

Samedi 17/07 :

 

Repos à Nazca à l’hôtel où nous sommes choyés par Fernando et Maria. Nous faisons la connaissance de Nicolas, un grand voyageur, français et lyonnais de surcroît, donc proche de Chambéry, donc des Mollettes, donc un gars avec de bonnes références, en quelque sorte. Grâce à lui, nous survolons les lignes de Nazca dans un avion 4 places et visitons le cimetière pré incas de Chauchilla, impressionnant. Nous passons une grande partie de la journée à écrire nos articles pour le blogue et sélectionner les photos.

 

Lignes Nazca mainLigne Nazca araignée

 

 Momie et ossementsMomie nue

 

 

 

Léa et Tim ont pu parler avec leurs grands-parents des Mollettes grâce à la webcam et à skype ; Vive le progrès !

 

Demain, c’est notre départ pour la montagne. Les hostilités commencent réellement. Nous aurons besoin de toutes vos ondes positives pour qu’elles nous poussent vers les sommets. 100 kilomètres de montée pour atteindre un col à 4200 m nous attendent, autant dire, le passage le plus dur de notre trajet en Amérique du sud.

 

Nous pensons nous reconnecter dans quelques jours.

 

Traversée de Rio Grande 2

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 02:30

Laguna de Huacachina

 

Lundi 12/07 : Pisco – Ica, 84 kms.

 

Lever difficile pour nous tous et surtout pour Léa, qui se plaint d’un mal aux genoux et qui n’a pas du tout envie de pédaler aujourd’hui. Après négociations, elle se décide et nous partons vers 9h00.

 

Camion petit patapon

 

 

 

La route est droite et monotone. Au bout d’une quinzaine de kilomètres, nous croisons Mathieu, un suisse, qui roule seul et arrive de Cuzco. Nous le bombardons de questions pour avoir une idée des festivités que le parcours nous réserve. Nous échangeons nos adresses mail et reprenons la route.

 

 

 

 

A coups de persévérance, et sur les conseils de Mathieu, nous nous donnons comme objectifs d’atteindre l’oasis de Huacachina, à quelques kms d’Ica, ville bruyante et sale et peu accueillante. Alors que nous nous enfonçons par erreur dans un bidonville, un péruvien au volant de sa mototaxi nous interpelle simplement et nous remet sur la bonne route de la laguna. Merci monsieur et nous ne saurons jamais comment nous allions être croqués.

 

Les 3 kilomètres de plus en valent la peine, car nous débarquons dans un lieu féerique, sorti tout droit de bandes dessinées, tant le paysage est surréaliste.

 

Oasis 4

 

Tous les péruviens de l’oasis veulent nous vendre logement et ballade en buggy dans les dunes. Il nous faut encore un peu d’énergie pour nous extirper de leurs griffes et suivre une femme qui nous conduit au camping, qui ne nous inspire aucune confiance. Au bout de 4 tentatives, nous rencontrons Elisa, jeune femme comme tombée du ciel, qui nous propose une chambre dans son hôtel familial à un tarif semblable à celui du camping.

 

La courlette de la joie

 

L’hôtel Sand and Lake est sobre, mais propre et accueillant. L’eau est presque chaude, nous nous sentons en sécurité, et les tandems sont bien garés.

 

Notre resto

 

Après notre installation, nous sommes affamés et partons casser la croûte au resto au bord du lagon. Nous y retrouvons 3 françaises, Julie, Marlène et Péroline, croisées à Lima dans le premier hôtel, étudiantes en médecine, qui après leur stage de 2 semaines à l’hôpital de Chorrillos, s’octroient des vacances au Pérou, au lieu de rentrer bosser… pour financer nos retraites. Mais où allons-nous ? Elles sont accompagnées d’Alice, infirmière de métier et en vacances méritées, qui est encore sous le coup du décalage horaire.

 

Mardi 13/07 : Journée de repos non prévue au programme.

 

Soyons fou, et profitons du bon temps.

 

Hôtel Sand and Lake 1

 

 

Après la grasse matinée d’usage, nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel avec vue sur le lagon ; c’est beau, c’est bon, c’est trop beau, c’est trop bon. Sommes-nous assez méritants ?

 

Le long de l'oasis

 

Conscients qu’il nous faut fournir un effort aujourd’hui, nous empruntons le surf d’Elisa et le bâton de parafine et nous nous lançons à l’assaut de la dune, avec bravoure et courage, mais pas avec assez d’eau.

 

Help...

 

Mal nous en prend, car c’est une vraie dune, avec du vrai sable, très chaud, sous une chaleur caniculaire. Nous avons des apparitions de saucisses cocktail, de pisco glacé, et de chicha morada bien fraîche et bonne pour le cholestérol.

Ne voulant céder à aucune tentation, nous décidons d’avancer 50 kms dans le désert comme initialement prévu, avant de faire demi tour et rentrer avant le grand froid nocturne.

 

A la ramasse...Dur dur...

 

Les enfants sont héroïques et leurs parents aussi, si, si. Ces 10 heures de marche sont bien récompensées tant le paysage est saisissant. Nous rentrons en sandboarding tous les 4 sur la planche. Un vrai régal de glisse !!!!!

 

 Sandboarding avant départSandboarding après départ

 

                                Avant le départ                                                                                 Après le départ

 

De retour sur la terrasse, nous n’oublions pas de faire la sieste.

 

Sieste du TS

 

Léa et Tim jouent des heures durant à faire des pâtés de sable de l’autre côté du lagon. Nous passons un moment à découvrir la vie d’Elisa, les problèmes de santé de son fils, tout cela pour rester en phase avec nos métiers de travailleurs sociaux.

 

Fleurs de l'oasis

 

Rere-resto et dodoto car demain, on repart pour un autre désert.

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