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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 00:09

 

Jeudi 30/12 : Christchurch - Greymouth, 250 km en train.

 

Le conseil de famille, tenu en réunion sur l’île du nord fin décembre, a décidé que nous franchirions les Alpes néozélandaises, colonne vertébrale de l’île du sud, d’est en ouest en train, puis dans l’autre sens, plus au sud, d’une manière sportive et tandemistique.

 

Le réveil est matinal pour cet avant dernier jour de l’année 2010. L’organisation est minutée comme à chaque départ en transport collectif. De plus, le camping est éloigné de la gare.

 

Christchurch est une ville plate très étendue, aux avenues larges et bordées d’arbres, un paradis pour les cyclistes en ville que nous sommes. La fraîcheur matinale est agréable, nous pédalons avec plaisir pour parcourir une dizaine de kilomètres sur des avenues peu encombrées.

 

Arrivés à la gare, nous chargeons tandems et sacoches sans difficulté dans le wagon où se trouve la motrice et trouvons nos 4 places se faisant face. Nous hésitons entre taper la belote et prendre un petit déjeuner. Nous vous laissons deviner quel a été notre choix.

 

Le parcours en train est magnifique et nous permet de traverser de beaux paysages alpestres.

 

Christchurch - Greymouth en train 4

 

Le train emprunte des viaducs enjambant des rivières encaissées.

 

Christchurch - Greymouth en train 5 Christchurch - Greymouth en train 2

 

Après 3h30 de voyage, alors que nous nous attendons à trouver la pluie, nous arrivons à Greymouth sous un soleil radieux.

 

Cette ville fut longtemps une escale pour les Maoris lors de leur voyage en pirogue à la recherche du jade (la pierre verte). Les premiers colons blancs quant à eux sont arrivés à partir de 1860 et leur nombre a explosé après la découverte d’or en 1865. Plus tard, c’est le charbon de bonne qualité et en grande quantité qui a assuré le développement de la ville et en a façonné l’image actuelle.

 

Greymouth gare 1

 

Cris, rencontré à Kaikoura, travaille dans une des mines. Il vient de perdre bon nombre de ses copains dans une explosion survenue courant novembre et qui a fait 29 morts, 29 hommes âgés de 17 à 62 ans. Nous venions d’arriver à Auckland lorsque nous avions appris cette nouvelle qui nous avait affectés. Nous pensons à l’accident de la mine au Chili, où par miracle, tous les mineurs ont été sauvés.

 

Greymouth bibliothèque 1

 

Après une halte à la bibliothèque pour mettre en ligne un article et faire du travail scolaire, nous sautons sur nos tandems pour faire quelques kilomètres en direction du sud, le long de la côte.

 

Nous nous installons dans un camping en bord de mer.

 

South Beach Greymouth fleurs

 

Pendant que Léa, Tim et leur père se prélassent dans un jacuzzi, Anne-claire prépare le repas. Ne vivons-nous pas dans un monde injuste ?

 

South Beach 3

 

Après s’être régalés de poissons en robe du soir sur lit de petits pois, nous partons marcher sur la plage de galets et admirer le coucher du soleil sur la mer de Tasman. Contemplation...

 

South Beach 7

 

Avant de nous glisser sous la tente, nous nous aspergeons de produit répulsif car les sandflies nous attaquent et nous voulons leur laisser aucune chance de nous marquer à tout jamais de leurs petits crocs pointus.

 

Vendredi 31/12: South beach – Kakapotahi, 75 km.

 

Au réveil, la tente est sèche et nous en profitons pour plier rapidement. Nous partons sans pluie mais ne tardons pas à recevoir les premières gouttes. Nous sommes rassurés de trouver ce à quoi nous nous attendions.

 

La ville de Hokitika nous invite à une halte pour visiter l’atelier de travail du jade.

 

Hokitika taille jade 2

 

La proximité des mines d’or et des rivières, sources de jade, a permis à cette ville de développer un important artisanat de bijoux.

 

Hokitika jade 5 Hokitika jade

 

Un autre artiste ramasse les galets sur la plage et peint des kiwis, ou autre motifs selon son inspiration. C’est joli et malin. « Je gagne ma vie grâce à la plage » nous précise-t-il.

 

Hokitika kiwis 1

 

 Pourrons nous, à notre retour, gagner notre vie à peindre des marmottes sur des écorces de sapin ?

 

Nous reprenons la route assez plate et faisons notre halte pique nique en bordure d’un départ de sentier, que Léa et Tim partent explorer avec l’appareil photo. Le sentier au milieu des flax et fougères arborescentes les conduit en bord de mer.

 

Mananui brousse 4 Mananui brousse kiwi 3

 

Au bout d’un moment qui nous paraît trop long, Marc part à la recherche des deux explorateurs et débusque un kiwi.

 

Enfin un ou presque. Au passage, ils admirent un « pounanu », cette petite pousse de fougère qui est l’un des emblèmes de la Nouvelle Zélande.

  Pounamu

 

Il fait bon, un tantinet frais, nous avons plaisir à avaler les kilomètres, les enfants sont en forme et coopèrent bien. Nous les récompensons d’une halte chocolat chaud au village de Ross.

 

La serveuse s’inquiète de savoir où nous allons dormir ce soir. Ne le sachant encore pas nous-mêmes, elle nous conseille un backpacker installé dans une ancienne église situé d’après elle à environ 10 kilomètres.

 

Nous repartons contents de tenir une piste, le nez sur le compteur. 10, 12, 15 kilomètres passent et toujours rien, rien d’autre que de magnifiques forêts, des rivières descendant des Alpes et enjambées par des petits ponts à une voie.

 

Les kilomètres défilent dans cette partie sauvage, toujours aucune église à l’horizon. Nous en avons plein les pattes et nous décidons d’en rester là pour cette année 2010 à la vue d’un panneau « Fergusson farm ».

 

Ferguson farms 21 Ferguson farms 1

 

Nous empruntons le chemin qui mène à la maison et frappons à la porte. Personne ne répond, nous nous dirigeons alors vers les bâtiments agricoles et hélons. Un monsieur âgé ouvre la porte de la grange sitôt suivi d’un homme plus jeune à la belle chevelure rousse. Ern est en vacances chez son père pour une semaine et s’occupe de la tonte des moutons. Il accepte d’en tondre un sous nos yeux…

 

Quel sport ! Attraper le mouton par les pattes avant, l’extirper de l’enclos en reculant, sans trébucher, le renverser avant qu’il ne vous renverse, coincer le bougre entre les deux jambes en évitant de se faire mordre, se saisir de la tondeuse et engager une lutte pour le dénuder. Tout ceci n’a rien d’une scène amoureuse, mais relève plutôt d’un sport national.

 

Ferguson farms tonte 1

 

L’homme en ressort dégoulinant de transpiration alors que le mouton retrouve sa liberté avec un sentiment de légèreté. Imaginez que les professionnels tondent jusqu’à 300 moutons par jour !!!

 

Paroles et musique :

 

La laine des moutons, c’est nous qui la tondaine

La laine des moutons, c’est nous qui la tondons

Tondons, tondons, c’est nous qui la tondaine

Tondons, tondons, c’est nous qui la tondons.

 

Puis le père de Ern nous accompagne en quad jusqu’à la maison pour nous montrer la pelouse pour la tente, les sanitaires pour la douche.

 

Ferguson farms 3

 

Quelques minutes après, le campement est installé, Ern arrive avec 3 bières et 2 boissons pour les enfants pour trinquer avec lui à la nouvelle année à venir.

 

Ferguson farms 8

 

Nous cuisinons notre plat de coquillettes que nous dégustons avec une sauce au pesto, assis à une table. Le soleil vient de sortir des nuages et, avant de disparaître derrière la forêt, illumine notre dîner de réveillon. Une pure merveille !

 

  Ferguson farms 16 Ferguson farms 4

 

Couchés sous la tente pour notre dernière nuit de l’année, avec un profond sentiment de bonheur, nous partageons notre bilan. Quelle n’est pas notre surprise quand Tim nous dit qu’un de ses moments préférés de l’année a été les dizaines et les unités !!!!

 

Sur un fou rire général, nous nous endormons dans les bras de Morphée, qui est là aussi en Nouvelle Zélande.

 

Samedi 01/01: Kakapotahi – Matahora, 66 km.

 

BONNE ANNEE HAPPY NEW YEAR

 

Au réveil, le soleil est là pour nous souhaiter l’entrée dans 2011 et sécher la tente de la rosée nocturne. Nous nous souhaitons une bonne santé, une belle poursuite du voyage et de continuer à vivre de belles rencontres.

 

West Coast 12

 

Plein d’ardeur, nous reprenons la route. Fanlabise et Cassbizou sont en pleine forme et adorent la traversée des ponts à une voie. Ils nous portent chance car à chaque fois les véhicules s’arrêtent et nous pouvons passer en sécurité.

 

Lors de notre pause pique nique à Hari Hari, nous croisons un cyclotouriste hollandais, qui nous apprend qu’une famille française circule à vélo dans le même sens que lui. Nous devrions les croiser bientôt et sommes impatients de cette perspective.

 

L’épicerie du coin nous permet de s’approvisionner en pain. Nous y dénichons aussi un livre pour enfants « le voyage de mes grands-parents » écrit en anglais, espagnol et français. Léa et Tim prennent plaisir à le parcourir et à vérifier que leur espagnol est encore intact.

 

La fin de journée approche et après 65 kilomètres, nous décidons de frapper à nouveau chez l’habitant. A la sortie du village de Whataroa, après une première tentative, nous continuons la route et apercevons au loin…des cyclistes, c’est sur, c’est eux… André et Brigitte et leur fille Clémentine, âgée de 8 ans.

 

Whataroa famille française 1

 

Nous discutons quelques minutes de part et d’autre de la route. Eux étant aussi à la recherche d’un hébergement nous décidons de suivre le panneau « accommodation » qui se trouve à 200 mètres et d’aller ensemble frapper à la porte de la maison.

 

Barbara nous accueille à bras ouverts. Ses cottages sont pleins mais elle nous confirme sans hésiter que nous pouvons planter nos deux tentes.

 

Whataroa chez Barbara Whataroa chez Barbara 2

 

Léa, Tim et Clémentine, voyageant tous trois sur des tandems sont ravis de faire du vélo à leur taille et de les piloter eux-mêmes. Nous papotons avec André et Brigitte, partageons nos expériences. Ils vivent à Mayotte pour 4 ans et passent toutes leurs vacances à voyager en vélo.

 

Barbara nous propose de nous installer à la table de la terrasse. Puis elle nous apporte quelques bières, une salade de nouilles et un plat de légumes frais.

 

Whataroa chez Barbara 3

 

C’est ça l’accueil des kiwis.

 

Après une bonne soirée, nous prenons place dans nos tentes et, tels les matelots du Titanic flairant la glace avant la collision, nous commençons à sentir l’humidité.

 

Dimanche 02/01 : Matahora – Franz Joseph Glacier, 30 km.

 

Dans la nuit, les averses nous réveillent plusieurs fois. Au petit matin, l’eau est dans la tente, sous les matelas, sur les duvets…nouvelle ambiance. Il pleut des cordes, et des seaux d’eau. Nous trouvons à accrocher la tente au plafond de la terrasse pour qu’elle s’égoutte un peu. Ce sera toujours du poids en moins à porter. Barbara nous propose de nous installer dans sa cuisine pour le petit déjeuner, ce que nous apprécions.

 

Vient alors le temps pour nous de partir mais qui peut avoir envie de se lancer sous de telles averses ?

 

Whataroa chez Barbara 4

 

Sûrement pas Léa et Tim, encore moins les parents, alors nous faisons durer le petit déjeuner.

 

Le temps passe et la pluie ne cesse de tomber. Il nous faut bien partir, plier la tente encore humide. Nous demandons à Barbara de nous aider à réserver une chambre pour notre prochaine étape, nous n’avons pas le cœur à dormir sous l’eau. Brigitte et André doivent rejoindre un ami qui finalement va pouvoir venir les chercher en pick up.

 

Nous devons mobiliser notre courage pour se lancer sous la pluie, même pour une petite étape. Ce n’est pas la force physique qui compte, mais bien le mental. Il faut être fort dans sa tête et ne plus se poser de question.

 

Allez, courage, il est 13h00, il faut partir.

 

Au bout de quelques minutes les enfants sont trempés. Tim résiste bien, Léa râle et rouspète, Marc est sans force aujourd’hui, Anne-Claire remonte le moral des troupes comme elle peut.

 

Paroles et musique :

 

« I’m singing in the rain

I’m biking in the rain

I’m cycling in the rain

I’m singing in the rain».

 

La vue est assez bouchée de tous côtés et nous roulons le nez dans le guidon. Les conditions nécessitent une grosse concentration car il y a quand même un peu de circulation. Nous mettons deux heures pour parcourir les 30 kilomètres.

 West Coast sous la pluie

 

Nous arrivons à Franz Joseph Glacier trempés jusqu’aux os. Nous trouvons la chambre avec bonheur et entreprenons de mettre sécher les affaires. Notre corde à linge fait 2 allers-retours entre les deux lits superposés pour tout accrocher dessus. Le radiateur tourne à fond. Une bonne douche chaude pour nous réchauffer et nous pouvons enfin manger notre pique nique, il est 16h30.

 

Pendant que Léa et Tim restent dans la chambre à regarder un film, nous sortons faire quelques courses. Une légère accalmie nous permet d’apercevoir le glacier qui autrefois se jetait presque dans la mer.

 

Franz Josef Glacier

 

Il a beaucoup reculé mais reste une des attractions touristiques majeures de ce lieu.

 

Ce soir, nous optons pour un plat chaud au restaurant (pièce d’agneau avec petits légumes et purée pour les parents, steak, frites, pain ciabatta avec tomates et salade, sauce aux champignons pour les enfants. Un régal !

 

Lundi 03/01: FJG – Jacob River, 60 km.

 

Mêmes conditions qu’hier, côté météo. Les nuages déversent des seaux d’eau. Le problème, quand on loue une chambre avec de bons lits, pelotonnés sous la couette douillette, c’est de s’en extraire et de renoncer à ce confort. Nous aurions du dormir sous la tente !

 

Nous avions vraiment l’intention de partir à 9h00, mais il y a comme une force qui nous pousse à rester à l’intérieur. Nous prolongeons encore ce temps au sec lorsque nous rencontrons au petit déjeuner David, un espagnol de Barcelone voyageant à vélo. Il s’apprête à passer une journée de repos au sec.

 

« Mais pourquoi nous on doit partir ? » « Je veux pas y aller ». Comment trouver les arguments aux questions de Léa et Tim, comment les motiver ?

 

Les vêtements sont secs mais les chaussures encore trempées.

 

Ferme aux saumons 1

 

Ca y est nous tenons notre idée: nous allons enfiler les pieds dans des sacs en plastique, histoire de ne pas sentir l’humidité tout de suite et de retarder l’entrée de l’eau dans les chaussettes. Ainsi parés, les enfants trouvent cela plutôt amusant et nous partons.

 

Y a-t-il des degrés dans le trempage des habits et des corps ? La question reste posée. Si nous nous arrêtons trempés, nous avons vite froid et il nous faut repartir en espérant qu’il y ait une montée pour nous réchauffer. Alors, nous visons la prochaine petite ville, sœur jumelle de Franz Joseph Glacier, Fox Glacier, pour notre pause pique nique.

 

Cette fois Léa a un excellent moral et soutient les troupes avec sa bonne humeur. Elle est rassurée car elle a pu vérifier hier qu’elle n’est pas en sucre. On peut donc traverser des rideaux d’eau à vélo. D’ailleurs, à vélo, faut de l’eau.

 

Nous avons trois cols à passer dans les 25 premiers kilomètres. Nous roulons bien mais les pentes sont très raides. Le premier col passe bien pour les deux équipes.

 

West Coast 21

 

Le deuxième est franchi sur le tandem avec succès pour l’équipe des garçons. L’équipe des filles préfère quant à elle faire quelques pas dans un virage particulièrement infranchissable en tandem.

 

Pour le troisième col, la solidarité entre cyclistes fonctionne au maximum : chacun son rythme et on se retrouve au sommet. Chers kiwis, pourquoi bâtissez-vous des routes aussi raides ? N’avez-vous pas pensé un jour que des cyclistes pouvaient passer là?

 

Fanlabise se cabre et les filles mettent de nouveau les pieds à terre pour faire les derniers mètres. Il faut pousser, pousser encore. Pas facile d’admirer le paysage avec les yeux pleins d’eau de pluie, avec les brumes masquant les forêts. En revanche nous avons des sons plein les oreilles : les cascades, les rivières, les voitures qui nous doublent.

 

Nous arrivons à Fox Glacier toujours sous la pluie, transis par le froid de la descente, et sous les yeux ébahis des quelques touristes mettant le nez dehors. Nous visons un bar où nous rentrons pour tenter de nous réchauffer et de nous restaurer. Aujourd’hui, tous les restaurants pratiquent une surcharge sur les prix, c’est comme ça, et nous revoyons notre commande à la baisse : ce sera deux chocolats chauds pour les enfants au lieu de quatre et une pizza. Le serveur nous apporte tout cela et nous fait cadeau des deux chocolats que nous avions retirés de la commande. Nous apprécions ce geste et le chocolat qui réchauffent.

 

Nouvelle épreuve pour repartir, pour 35 kilomètres de plat relatif. Nous croisons de belles rivières agitées, des ruisseaux débordant de leur lit. Les champs regorgent d’eau, la campagne est inondée.

 

West Coast 32

 

Nous parcourons cette distance à vive allure et sur cette portion, le compteur dépasse les 5000 kilomètres.

 

Alors qu’un nouveau dicton voit le jour parmi les troupes : « si t’as le moral dans les chaussettes et que tes chaussettes sont mouillées, ton moral est mouillé », la pluie cesse.

 

Dix kilomètres plus loin, nous arrivons à Pine Cowel Motel, dans un coin isolé en pleine campagne et louons une cabane :Séchage du linge, douche, dîner, protection contre les sandflies, ces petites mouches noires qui piquent et vous laissent des boutons par dizaine.

 

Jacob River Ferguson farms 10

 

Coucher de bonne heure car les parents sont fatigués. A 20h30, il fait encore grand jour. On entend le cliquetis des fourchettes dans les assiettes des voisins en camping car. Le lit est mauvais et grince à chaque mouvement. Léa et Tim n’ont pas sommeil et papotent. Le repos idéal…

 

Mardi 04/01: Jacob River - Haast, 88 km.

 

Les averses de la nuit ont cessé au réveil. Le ciel reste couvert mais pas sombre. Nous prenons un bon petit déjeuner (avoine et pomme, toast de beurre de cacahuète ou confiture de framboise, thé, chocolat chaud).

  Jacob River 6

 

Nous plions tout pour partir à 9h00 et c’est parti pour 90 km.

 

Nous traversons de belles forêts, les rivières sont plus calmes qu’hier, la route a commencé à sécher. On sent une chaleur moite se dessiner. Le soleil perce de temps en temps. Nous roulons à peu près à plat pendant 28 kilomètres et arrivons à la ferme aux saumons.

 

Ferme aux saumons Ferguson farms 5

 

Nous nous arrêtons pour observer les quatre bassins dans lesquels sont élevés des saumons à des fins de satisfaire nos papilles gustatives. Le restaurant attenant est là pour en témoigner : on peut manger du saumon frais à toute heure de la journée. Pendant notre pause goûter, nous rencontrons deux cyclistes, une australienne et un allemand, vivant à Melbourne. Quelques kilomètres avec eux puis ils filent, chacun continuant à son rythme.

 

Nous choisissons de faire notre pause pique nique au bord du lac Moeraki.

 

Lac Moeraki 1

 

C’est l’occasion de nous occuper du roulement à billes de la roue avant de Fanlabise qui craque de plus en plus. Nous remettons de l’huile afin d’atténuer le bruit mais nous sommes bien conscients que cela ne réglera en rien le problème d’usure.

 

Il nous faut lutter contre les mouches noires qui attaquent de tous côtés.

 

Lac Moeraki 4

 

Heureusement nous avons des armes redoutables et de bons guerriers.

 

Nous repartons avec les jambes fatiguées, il nous reste encore 33 kilomètres à faire pour atteindre Haast, le bout de la route côtière, et un col à gravir. Encore des pentes bien raides.

 

Une halte au belvédère nous offre une belle vue sur la mer de Tasman, qui vient claquer sur la côte sauvage de rochers très découpée.

  West Coast 30

 

Avélofodeloméyapludosurnovélo : rencontre avec un couple voyageant en camping-car. Ils remplissent nos gourdes, lui est canadien, elle américaine, sont archéologues et vivent à Honolulu. Chaque été, ils vont en Grèce pour leur travail, l’été prochain, ils iront une semaine à Paris.

 

Nous repartons avec encore deux ascensions, c’est difficile, les enfants en ont marre, et pour une fois, nous aussi. On s’accroche et mobilise notre courage pour gagner le dernier sommet. Puis c’est la descente périlleuse car très raide. Les ralentisseurs sont de grande utilité mais ne suffisent pas tellement les tandems prennent de la vitesse…

 

West Coast 38

 

Puis le plat, avec pâturages à droite nous laissant deviner la mer au delà, belle forêt de pins de l’autre côté surplombant les buissons et autres flax.

 West Coast 37

 

Nous arrivons à Haast Junction, lieu dit de seulement deux hébergements mais rien pour poser la tente. Trois kilomètres de plus pour aller à Haast Town Ship et nous diriger vers le seul backpacker qui permet de camper mais tous les emplacements sont pris. Après 88 kilomètres, il est hors de question de rouler encore. Nous voulons nous reposer deux nuits. Nous optons pour une cabine de quatre lits. Rien ne sert de prévoir pour demain, aujourd’hui suffit. Nous sommes au sec c’est l’essentiel.

 

Nous sommes inquiets pour la roue avant et loin de tout magasins. Pouvons-nous encore rouler ainsi ? Nous envoyons un courriel à Olivier de Véloland afin de lui demander conseils.

 

Mercredi 05/01: Journée de repos à Haast.

 

Grâce matinée mais avec obligation de quitter la cabane avant 10h00. Pour Tim et Léa c’est dur de s’extraire des duvets. La pluie a recommencé de plus belle et nous négocions une chambre à deux lits pour le même prix. Pas envie de planter la tente. Nous trouvons une réponse d’Olivier rassurante. Il faudra changer les billes et les cônes qui sont standart. En attendant, on pourra rouler jusqu’à la prochaine ville et supporter sans s’inquiéter les craquements des roulements.

 

Vers 11 heures, nous sommes les seuls dans le bâtiment. Journée de travail scolaire, traitement des photos. Il pleut toute la journée.

 

Dans l’après-midi arrive un couple de français, Valérie et Jean-Benoît, vivant en Nouvelle Calédonie. Nous nous mettons à bavarder puis ils nous proposent de les accompagner jusqu’à Jackson Bay, petit village de pêcheurs.

 

Jackson Bay 1

 

La voiture avale les 40 kilomètres de nature sauvage avec facilité. Nous arrivons en bord de mer dans un village qui parait bien loin de tout. Balade par un sentier sur pilotis au milieu d’une forêt luxuriante pour accéder à une plage, sauter de rocher en rocher, dénicher quelques étoiles de mer et pierres vertes.

 

Jackson Bay 3

 

Nous apprécions beaucoup la compagnie de nos nouveaux amis. Marc et les enfants se font une joie de pouvoir communiquer dans leur langue maternelle.

 

Nous discutons jusque tard dans la soirée avec plein de plans pour la Nouvelle Calédonie qui sera notre étape après l’Australie.

 Haast Junction Valérie et Jean-Benoît 3

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:35

 

Du vendredi 24/12 au mercredi 29/12 : De Picton à Christchurch, début de la côte est.

 

Vendredi 24 et samedi 25/12: Noël à Picton

 

Le ferry reliant Wellington à Picton traverse le détroit de Cook et entre dans Malborough Sounds.

 

Wellington - Picton

 

Les paysages doivent être très beaux mais une légère houle nous contraints à rester sagement assis, voire couchés sur la table.

 

Wellington côte 2 Wellington ville 4

 

Il faut dire que notre équipe de savoyards n’a pas le pied marin et comme dit la chanson des Voilà Voilà « j’ai le mal de mer, dès qu’j’touche plus par terre ». De plus, le temps se couvre et nous n’avons guère le loisir d’admirer les fjords.

 

La pluie arrose notre arrivée à Picton mais laisse rapidement la place à un beau soleil pour découvrir cette charmante petite ville.

 

Picton

 

Nous sommes le 24 décembre, il est midi. Même maman canard fait ses dernières courses avec ses petits.

 

Picton 1

 

Vers 13h30, nous nous acheminons vers le backpacker où nous avons réservé une chambre pour deux nuits. Charmante maison entourée d’un jardin, repère de jongleurs. Ici, on vit pieds nus, on s’adonne au repos.

 

Picton Juggler's Rest backpacker 4

 

Nous sommes accueillis par Nikki, la propriétaire des lieux. Elle nous présente une chambre spacieuse avec 4 lits et une cheminée.

 

Le concept est original : Nikki met sa maison à disposition des hôtes (chambres, cuisine, différentes salles de bain, jardin).

 

Picton Juggler's Rest backpacker Noël 21

 

Deux autres jeunes femmes vivent ici et travaillent avec elle. L’ambiance est cool.

 

Léa et Tim essaient les différents accessoires de jonglage et d’adresse. Mais ils affectionnent tout particulièrement de passer du temps avec les jumelles Alexandrine et Francesca, âgées de 16 mois.

 

Picton Juggler's Rest backpacker Noël 38 Picton Juggler's Rest backpacker Noël 36

 

Il y a Duncan, un australien, Hervé, un français et aixois, Marie-Thérèse, une allemande, Greg, un jeune anglais et quelques autres.

 

Samedi matin, jour de Noël, Léa et Tim trouvent trois cadeaux et une orange sur leurs tongs devant la cheminée de la chambre.

 

Picton Juggler's Rest backpacker Noël 1

 

Nous trouvons aussi deux petits pères Noël devant le sapin.

 

Picton Juggler's Rest backpacker Noël 17

 

Jingle Bell’s, Jingle Bell’s

Jingle all the way

Oh what fun it is to ride

On a one horse open sleigh

Oh!

 

Puis c’est une belle journée ensoleillée qui s’annonce. Nikki et son équipe ont préparé un buffet de salade et viande avec le pavlova, gâteau typique de Noël, blanc d’œuf sucré à la framboise et crème fraîche.

 

 Après distribution d’un cadeau à chacun, une bataille d’eau s’improvise, dans laquelle Tim et Léa prennent part ardemment.

 

Picton Juggler's Rest backpacker Noël 30

 

Commencée au pistolet à eau, elle se termine avec l’artillerie lourde (seaux, tuyau) et fait ses premières victimes.

 

Après ce temps de franche rigolade, le calme revient.

 

Picton Juggler's Rest backpacker Noël 41 Picton Juggler's Rest backpacker Noël 26

 

Chacun retrouve une place dans les hamacs à l’ombre du soleil ardent, avec un verre de vin des Malboroughs ou une cup of tea à la main.

 

Picton Juggler's Rest backpacker Noël 20

 

Nous continuons tranquillement la journée à bavarder avec les uns les autres, pendant que Léa et Tim s’exercent au cerceau.

 

Picton Juggler's Rest backpacker Noël 28 Picton Juggler's Rest backpacker Noël 29

 

A la tombée de la nuit, Nikki nous offre un spectacle de jonglage avec le feu, sous nos yeux d’enfants émerveillés.

  Picton Juggler's Rest backpacker Noël 34

 

Le soir, tard dans la nuit, alors que la maison s’est endormie, nous mettons en ligne deux articles pour le blogue.

 

Dimanche 26/12: Picton – Kaikoura, 155 km en train, 3 km en tandem.

 

Grand soleil quand il faut se rechausser pour partir. La lumière est belle sur la petite ville et sur la baie.

 

Picton 7

 

Nous laissons derrière nous les nombreux sentiers côtiers qui permettent la découverte des fjords de Malborough, pour nous rendre à la gare et charger notre équipage dans le tranzcoastal.

 

Et c’est parti pour deux heures et demi de voyage à travers cette région vinicole et le long de la côte pacifique.

 

Côte pacifique 12

 

Plus loin, du wagon plate-forme, nous pouvons admirer d’un côté les otaries qui se prélassent sur les rochers, de l’autre une région agricole vallonnée, avant de nous retrouver coincés entre l’océan et la chaîne de montagnes.

 

Tranzcoastal 5

 

Nulle part ailleurs en Nouvelle Zélande on trouve si peu de distance entre des sommets aussi hauts, 2600 m et des grandes fosses océaniques également très profondes, 1500 m à quelques milles du rivage.

 

C’est un endroit très fréquenté par la faune maritime et nous faisons une halte à Kaikoura pour tenter d’aller voir les baleines.

 

Arrivée et installation au camping. Les emplacements sont minuscules, ce qui nous rapproche immanquablement des voisins.

 

Kaikoura Holiday Park 4

 

Nous apprécions tout particulièrement la rencontre avec Chris et Jan qui se termine le lendemain par un apéro au petit vin blanc (Main Divide Riesling 2009).

 

Kaikoura Jan et Chris

 

La trempette dans les spas d’eau chaude et la piscine sont très agréables.

 

Lundi 27/12: Kaikoura, visite aux baleines

 

Lever matinal pour la sortie en mer. On nous prévient que l’océan est agité et que l’on risque d’être malade. Tant pis, on y va quand même. Dix minutes de bus pour nous rendre au point d’embarquement sur le catamaran bleu et jaune.

 

Kaikoura Whale Watch

 

Nous nous asseyons à l’arrière pour mettre toutes les chances de notre côté, mais en peu de temps, Léa la première a le mal de mer. Tim, qui va bien, se retrouve coincé entre ses deux parents en train de vomir dans leur sachet. Du grand art ! « J’ai le mal de mer, dès qu’j’touche plus par terre ».

 

Kaikoura Whale Watch 8 Kaikoura Whale Watch 7

 

Le bateau fait plusieurs arrêts sur la faille, il cherche les baleines, essaie de les écouter mais personne de leur espèce à l’horizon si non la houle toujours forte.

 

Kaikoura Whale Watch dent baleine

 

N’ayant rien à se mettre sous la dent, nous nous consolons en admirant une quenotte de baleine et en essayant de comprendre les nombreuses explications données en anglais avec film en 3D à l’appui.

 

Kaikoura Whale Watch 13

 

Voir les baleines, c’est peut-être une affaire d’imagination alors qu’au loin nous voyons se dresser une queue : Dauphin ? Baleine ?

 

Kaikoura Whale Watch 10

 

Un albatros géant vient nous saluer.

 

Kaikoura Whale Watch 16

 

Des dauphins nagent et jouent autour du bateau, mais nous rentrons bredouilles des baleines. Aujourd’hui elles sont restées loin d’ici.

 

Le lot de consolation est un remboursement de 80 pour cent de la somme versée.

C’est correct.

 

Le retour sur terre nous permet de trouver un magasin de vélo pour changer les pédales du tandem de Marc.

 

Mardi 28/12: Kaikoura - Christchurch, 175 km en train.

 

Mauvais sommeil car de fortes rafales de vent ont secoué la tente pendant toute la nuit. Heureusement elle a tenu et il pleuviote ce matin. Nous passons la matinée au camping à ranger toutes nos affaires, faire le travail scolaire des enfants avant de nous acheminer vers la gare.

 

Kaikoura gare 2 Kaikoura gare

 

Nous continuons en train, avec le Tranzcoastal, direction Christchurch.

 

Kaikoura 8

 

Encore ici, les paysages sont magnifiques, le train longe la côte, traverse des pâturages, longe des bois et nous permet de beaux points de vue sur l’océan.

 

Côte pacifique 14

 

Arrivée à la gare comme prévu. Les sacoches sont déposées sur un tapis roulant et nous cueillons les tandems à leur descente. Il est 19h00 et sur les conseils de trois japonaises nous trouvons une chambre dans un hôtel.

 

Mercredi 29/12: Repos à Christchurch.

 

Vers neuf heures, nous avons le plaisir de rencontrer Richard et Noela, les amis de Daniela. Nous leur remettons un sac d’affaires dont nous n’aurons pas besoin pour notre tour de l’île du sud, histoire de s’alléger un peu. Richard et Noela nous invitent à venir chez eux fin janvier lorsque nous repasserons par Christchurch pour notre départ vers l’Australie. L’hospitalité des kiwis n’est pas une légende.

 Christchurch Holiday Park 1

 

Faute de place pour ce soir, nous changeons d’hôtel et gagnons un holiday parc avec beaucoup de jeux pour les enfants. Léa et Tim louent chacun une voiture à pédale (enfin un engin à piloter eux-mêmes) ! Ils s’amusent dans les allées du parc, font des travaux de chantier dans le tas de sable, nagent comme des poissons dans l’eau de la piscine. Les vacances quoi !

 

Christchurch Holiday Park 3

 

Demain, nous quittons la côte pacifique en train pour traverser les Alpes et gagner la côte ouest beaucoup plus sauvage. Cassbizou et Fanlabise grincent de joie à l’idée de reprendre la route après toutes ces étapes sur le rail.

 

Christchurch fleurs

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 23:19

Du lundi 13/12 au jeudi 23/12 : De Auckland à Wellington, traversée de la province de Waikato, centre de l’île du nord.

 

Lundi 13/12: Auckland - Piarere, 126 km en train et 42 km en tandem.

 

Cinq heures du mat, nous avons des frissons, nous sommes d’attaque, en tenue de vélo, au bord de l’ascenseur pour descendre les 24 étages de l’hôtel. Chevauchant Fanlabise et Cassbizou, nous dévalons Queenstreet sous les yeux ébahis des balayeurs. La city est encore endormie à cette heure-ci.

 

Britomart gare d'Auckland départ


Nous gagnons Britomart, la gare d’Auckland, pour monter dans l’Overlander, l’unique train de voyageurs de l’île du nord qui relie Auckland à Wellington.

 

Britomart gare d'Auckland départ 2


Nous n’avons pas fait de vélo depuis une semaine, les mollets nous démangent, nous piaffons d’impatience, mais finissons par nous endormir. Après deux heures de trajet, nous attendons sagement la gare d’Hamilton, qui d’après notre voisin de sièges est dans dix minutes…Deux femmes montent pour prendre nos places, ce que nous trouvons un peu bizarre ; une employée de l’Overlander vient nous dire que nous sommes à Hamilton. En toute hâte, et sous les fous rires de tout le wagon, nous quittons nos sièges pour aller récupérer les tandems. La manœuvre prend du temps et nous en sommes quitte pour laisser le train repartir avec 15 minutes de retard.

 

Arrivée gare d'Hamilton 1


Le temps d’accrocher toutes les sacoches, et de trouver à caser le ballon, les masques et tubas, nous quittons une gare totalement déserte.

 
Nous pinaillons pour trouver du pain et la sortie de la ville. Nous essayons de nous placer au bon endroit sur la route… exercice d’équilibriste encore une fois.

 

Nous parcourons la campagne, sous un beau soleil, longeons un parc avec des biches, dans un autre quel n’est pas notre étonnement de voir un troupeau de lamas !

 

Biches Lamas


Nous nous arrêtons à Cambridge pour la pause pique nique. Léa et Tim partent à la découverte du parc.

 

En fin d’après-midi, nous demandons à poser notre tente sur la propriété d’une ferme. Dave, jeune fermier, nous accueille à bras ouverts.

 

1er campement Piarere chez Dave un fermier 2

 

Un peu plus tard, une fois la tente plantée, il nous offre deux bières, deux cocas et un paquet de chocolat. Après une brève et agréable rencontre, il repart à l’ouvrage.

 
Nous tombons de sommeil car la nuit précédente a été courte (communications skype, travail pour le blogue, préparation du matériel).

 

Mardi 14/12: Piarere - Tarukenga, 49 km.

 

Quelques averses dans la nuit, pas de réveil ce matin, grasse matinée jusqu’à 9 heures. Nous traînons pour plier bagages, le temps est gris, maussade. Il commence à pleuvoir ce qui nous incite à accélérer le mouvement. Il est 11h45 lorsque nous quittons le champ.

 

Province de Waikato 14


Trois kilomètres plus loin, alors que les mécaniques ne sont pas encore bien chaudes, crevaison de la roue arrière de Cassbizou. Grâce à sa formation à Véloland, Marc et ses deux assistants techniciens parviennent avec succès à réparer en trois coups de cuillère à pot, faisant toute l’admiration d’Anne-Claire. Beau geste.

 

Nous traversons Tirau, village décoré de curiosités en taule ondulée peinte, réalisées par un artiste.

 

Tirau

 

Le I site (centre d’information touristique) est installé dans un bâtiment en forme de chien de berger. Insolite !

 
Nous repartons avec plein d’idées de visites. La route est vallonnée, par moments, étroite dans la traversée des forêts, les premières averses nous tombent dessus.

 

La circulation est dense, voitures, camions roulent à vive allure, semblant faire peu cas de notre état de cyclistes, petits et fragiles. Pas une moto, pas un scooter, c’est le tout voiture, nous sommes les seuls sur deux roues. La vue des possums écrasés sur la route nous fait frémir.

 

Province de Waikato possum écrasé

 

Nous aimerions tant ne pas finir comme ces phalangers renards, tristement célèbres en Nouvelle Zélande!

 

Mais qu’est ce qu’un possum ?
 

C’est un petit marsupial nocturne, peu farouche, malicieux et bruyant, qui a été importé d’Australie pour sa fourrure, il y a environ 150 ans. Le problème est qu’il mange les œufs des kiwis à plumes, dévaste les végétaux des forêts et les kiwis verts, ce qui compromet l’équilibre écologique. Une guerre sans pitié est engagée contre lui pour son extermination mais il se reproduit à un rythme tellement incontrôlable qu’il rend quasi impuissant les kiwis à poils.

 

Province de Waikato possum mort

 

L’aversion qu’il provoque est générale et il n’est pas rare de voir les conducteurs faire un écart sur la route pour tenter d’en écraser un.

 
Nous ne sommes pas des possums !!!! Nous en doutons bien souvent, lorsque les automobilistes nous frisent, laissant bien loin les 1,50 mètre exigés par le code de la route.

 

Province de Waikato 2

 

Tant qu’il pleut, nous roulons car nous sommes à 570 mètres d’altitude et il fait vite froid si nous nous arrêtons. Enfin, une interruption de la pluie, qui nous permet la pause pique nique, à …16h30. Nous évitons de justesse la manif de contestation de Léa et Tim.

 

Traversant le village de Tarukenga, nous demandons une nouvelle fois l’hospitalité à la porte d’une maison.

  2ème campement Tarukenga 4

 

 Un homme nous permet gentiment de poser la tente sur un gazon à faire pâlir les joueurs de golf.

 

2ème campement Tarukenga

 

Petite toilette sous le regard étonné des vaches, pendant que Marc fait la tambouille pour le repas du soir.

 

Mercredi 15/12: Tarukenga – Rotorua, 30 km.

 

Comme le dit l’adage, après la pluie, le beau temps. Les enfants se réveillent de bonne humeur, ce qui n’est pas toujours le cas.

 
Nouvel incident technique, un rayon de la roue avant de Fanlabise casse. Marc, grâce à …fait le nécessaire.

 
Guidés par les odeurs de souffre qui témoignent de la présence des volcans, nous arrivons à Rotorua dans la matinée, frais comme des gardons.

 

Province de Waikato 7


Nous plantons la tente dans un Holiday parc et ne résistons pas à plonger dans les bains d’eau chaude, température entre 36 et 42 degrés.

 

3ème campement Rotorua eaux chaudes 3 3ème campement Rotorua eaux chaudes 1

 

Ouaaaaaaaaahhhhhhhhh ! Que c’est chaud ! Vite ! Immersion dans la piscine d’eau tiède qui fait seulement 30 degrés.

 

Puis vient l’heure de nous rendre au village thermal maori de Wakarewarewa. Ce nom signifie « le lieu de regroupement de l’armée de Wahiao ». Il y a trois cent ans, un chef guerrier nommé Wahiao rassembla une armée pour venger l’assassinat de son père.

 

Village maori Wakarewarewa hangi 1

 

Nous nous attablons pour déguster le délicieux « hangi », plat traditionnel, ici cuisiné à la vapeur géothermale dans des boîtes enterrées.

 

Les anciens maoris ont construit ce village sur cette partie géothermale active afin de profiter de la chaleur du sol pour chauffer leurs maisons, cuire les aliments, se laver, stériliser le linge et les langes des bébés etc…

 

Village maori Wakarewarewa 28


Ils ont des piscines naturelles médicinales qui étaient utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques dans le traitement des maladies telles que l’arthrose, les lumbagos.

 

Village maori Wakarewarewa 22 Village maori Wakarewarewa 23

 

Le cimetière est forcément adapté à la particularité des lieux : étant donné la résistance de la croûte terrestre et la température du sous sol, ils ne sont pas en mesure d’enterrer leurs morts et ne pratiquent pas la crémation. Les tombes sont donc placées au dessus du sol.

 

Nous déambulons dans le village en traversant les vapeurs d’eaux chaudes, en découvrant au loin deux des geysers les plus actifs de la Nouvelle Zélande.

 

Village maori Wakarewarewa 32

 

L’odeur d’œuf pourri est permanente, ce qui pourrait commencer à nous incommoder.

 

 Village maori Wakarewarewa 34 Village maori Wakarewarewa 38

 

Un spectacle nous permet de découvrir des danses et chants traditionnels maoris et de faire l’apprentissage du haka, danse guerrière suivie par Tim et Marc.

 

 Village maori Wakarewarewa 7 Village maori Wakarewarewa 4

 

Nous ne présenterons pas de photos de ce rituel initiatique, afin de ne pas choquer les âmes sensibles. Nous montrons seulement l'apprentissage du tirez-de-langue maori à faire palir les iguanes et les petites filles polissonnes. 

 

Village maori Wakarewarewa 14

 

Nous quittons le village pour gagner le centre ville de Rotorua à la recherche d’un magasin de vélos pour faire dévoiler la roue avant de Fanlabise, pour trouver une bibliothèque avec connexion internet, faire des courses et rentrer au camping pour un nouveau bain d’eaux chaudes.

 

Rotorua Bibliothèque 6 

 

Jeudi 16/12: Repos à Rotorua.

 

Nous partons à la bibliothèque où nous trouvons une connexion pour 3 dollars la journée. Nous travaillons sur le blogue.

 

Rotorua Bibliothèque 2 Rotorua Bibliothèque 1

 

Léa et Tim font leur travail scolaire, lisent des livres, jouent aux échecs.


Nous quittons la bibliothèque vers 15h30 en ayant tous très faim et en se dépêchant de rentrer car il pleut. Casse croûte suivi d’un film en français sur notre net book tous les 4 pelotonnés dans la tente.

 

Vendredi 17/12: Rotorua – Wairakei, 65 km.

 

Nous rangeons toutes nos affaires sous la pluie et essayons de mettre sécher la tente à l’abri de la sous pente du toit de la cuisine.

 
Après le petit déjeuner, nous rencontrons deux hollandais à vélo, que nous croiserons par la suite à deux ou trois reprises sur la route et Daniela. Elle est allemande, en vacances avec sa famille et parle très bien français. Nous échangeons nos emails avec le projet de nous retrouver dans quelques jours. Ses amis de Christchurch pourraient nous héberger des affaires dont nous aurions bien envie de nous délester pour faire le tour de l’île du sud.

 

Nous partons sous la pluie pour faire les 28 kilomètres qui nous séparent d’une des merveilles thermales du coin, Wai-o-Tapu, Eau sacrée.

 
La pluie a cessé lorsque nous arrivons au centre d’accueil.

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 3

 

Un garage abrité attend nos deux tandems. Le confort est partout même pour les vélos ! Les néo zélandais pensent à tout.

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 25

 

Pendant trois kilomètres de sentiers, nous parcourons cette zone thermale déclarée réserve naturelle (la faune, la flore et les formations géologiques sont strictement protégées), à la découverte des cratères, des piscines d’eau et de boue chaudes et froides, des fumerolles.

 

 

 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 51 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 29

 

La grande variété de couleurs est due aux composants chimiques provenant de nombreuses sources bouillonnantes dans cette zone. Ca souffre dur sur les volcans et ça sent mauvais.

 

Nous zigzaguons entre la maison du diable, le cratère du tonnerre, la palette de l’artiste,

 

 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 11 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 27

 

grimpons quelques marches pour rejoindre le chemin sacré en sous bois, effleurer les chutes du voile de la mariée, et sa poêle à frire, pour finir en apothéose devant la piscine de champagne.

 

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 15 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 77

 

Mais attention, elle jouxte le cratère de l’enfer. Vous finirez bien par un bain du diable dans cette belle eau verte fortement chargée en arsenic ?

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 63

 

Nous en sortons indemnes, pour un bon pique nique, qui nous donne l’occasion de bavarder avec deux espagnols cyclistes terminant leurs deux mois de voyage.

 

Mais nous ne sommes pas là pour rigoler, nous sommes là pour souffrir afin d’être en harmonie avec les volcans.

 
Nous enfourchons Fanlabise et Cassbizou. De toute évidence le diable ne nous a pas lâchés et nous envoie des seaux d’eau sur la tête et la vue sur les paysages est limitée. Il n’y a qu’une chose à faire, avancer le nez dans le guidon.


Ni vus ni connus, nous engloutissons les kilomètres et arrivés à 50, nous cherchons un coin pour dormir. Mais il n’y a rien. Nous avons passé le dernier camping, les dernières fermes avant un plateau désertique, ce qui nous contraint à avancer encore. Une femme s’arrête à notre hauteur et nous propose de l’aide, comme celle d’emmener bagages et enfants à Taupo qui se trouve encore à vingt kilomètres. Sa proposition est fort sympathique mais nous la déclinons car nous ne sommes pas encore prêts à confier nos enfants à une inconnue.

 

Quelques kilomètres plus loin, avant Wairakei, mouillés jusqu’aux os, nous frappons à la porte d’une ferme. Le fermier nous autorise sans hésitation à planter notre tente dans la mare de son jardin, qui se trouve devant une maisonnette inoccupée et en rénovation. La baie vitrée entre ouverte de laquelle s’échappe une douce sécheresse nous incite à plus d’aubaine.

 

4ème campement Wairakei

 

Nous osons lui demander si nous pouvons dormir à l’intérieur. Encore sans hésitation, plutôt content de nous faire plaisir, il nous permet de nous installer au sec, nous donne accès aux toilettes et lavabo, et revient avec une ampoule. Que la lumière soit ! Le grand luxe !

 

4ème campement Wairakei 2


La soupe aux pâtes prend la saveur d’un repas de fête et le couchage à même le parquet a la valeur d’une nuitée en hôtel 4 étoiles.

 

Samedi 18/12: Wairakei – Taupo, 25 km.

 

Après une nuit calme, la lumière du jour sur la baie vitrée nous réveille. Les enfants râlent pour enfiler les habits froids et humides, remettre les pieds dans des chaussures encore bien mouillées et nous leur concédons que cela n’a rien d’agréable, mais il faut faire avec. Ce matin il ne pleut pas et nous leur proposons d’appuyer un peu plus fort sur les pédales pour pouvoir sécher plus vite.

 

Sur la route, nous visitons Huka Falls, des chutes d’eau. La rivière Waikato, dont la largeur est de 100 mètres à la sortie du lac Taupo, doit se forcer un passage à travers une gorge étroite de 15 mètres de large.

 

Huka Falls 1

 

La couleur turquoise d’une grande beauté est le fruit d’une très forte concentration de micro bulles d’oxygène. Ce coin de nature est vraiment beau et il a la réputation d’être le site naturel le plus visité de la Nouvelle Zélande.

 

Nous repartons sous une nouvelle averse pour arriver à Taupo vers midi et trouver un camping confortable, bien équipé en jeux pour enfants.

 

Taupo lac

 

Nous pouvons faire sécher les affaires, se prélasser dans un bain d’eaux thermales, faire quelques découvertes mathématiques et grammaticales.

 

Nous faisons la connaissance de Kim, en vacances avec ses deux garçons. Elle nous aide à réserver une chambre à Wellington pour le 23 décembre. Il est grand temps d’y penser vu l’abondance des vacanciers en cette période de Noël. Nous pourrons revoir Kim à Christchurch et elle sera la bienvenue en Savoie lors de son voyage en France l’été prochain.
Il est déjà bien tard lorsque nous nous endormons, bercés par le doux clapotis de la pluie sur la toile de tente.

 

Dimanche 19/12: Taupo – Turangi, 50 km.

 

Il est bien tôt lorsque nous nous réveillons, stimulés par le doux clapotis de la pluie sur la toile de tente. Les enfants râlent et on les comprend, mais que faire, que dire ?

 

5ème campement Taupo 4

 

Le temps de nous préparer et les cieux s’éclaircissent. Vite, il faut profiter de cette accalmie. Nous sautons sur les tandems et rejoignons le rivage. Nous roulons à vive allure sur cette route qui longe le lac Taupo, à tel point que nous dépassons un cyclotouriste sidéré, allant tranquillement. Après les cinquante kilomètres, la pluie revient de plus belle alors que nous rentrons dans le I-site de Turangi, notre étape du jour.

 

Turangi I Site 2


L’hôtesse nous incite à une réservation rapide afin d’avoir un emplacement dans le holiday parc de la ville et nous suivons ses conseils.

 

Arrivés sur les lieux, nous découvrons un camping vide, déserté, sans aucune âme qui vive si ce n’est celle d’une gérante et d’un touriste anglais, cycliste comme nous, en attente de beau temps. On se croirait dans l’hôtel abandonné dans le film Shining.

 

6ème campement Turangi 4


Il y a une grande cuisine et c’est là que nous établissons notre QG.


Finalement, le sol regorgeant d’eau, nous optons pour prendre une chambre au sec dans un des vieux bâtiments.

 

6ème campement Turangi 2

 

Lundi 20/12: Repos à Turangi.

 

Rien à faire dehors par ce temps pluvieux et gris, personne à rencontrer, ce qui nous donne du temps pour le travail scolaire, savourer une côte d’agneau et nous occuper des photos pour le blogue. La connexion internet est à 5 dollars l’heure, ce qui est cher et nous freine dans nos envies de communiquer plus. Les enfants se prélassent devant la télévision et travaillent ainsi l’apprentissage de l’anglais.

 

Mardi 21/12 : Turangi - Tahiape, 95 km.

 

La météo n’annonçait pas de pluie pour ce matin, mais elle s’est trompée. A peine partis, vers 9h00, nous recevons la première averse.

 

Province de Waikato 8

 

La route s’élève progressivement, devient plus étroite dans les virages, il nous faut être vigilants, la végétation bordant la route nous ferme la vue. Nous gagnons la « desert road » et arrivons sur un plateau.

 

Desert Road 1

 

Nous profitons d’une accalmie de la pluie pour manger un petit bout, mais le vent souffle fort, nous sommes à 1067 mètres d’altitude, il fait froid et nous ne pouvons pas nous attarder.

 

Desert Road 3 Desert Road 5

 

Nous traversons ce que nous appelons notre pampa kiwi. Nous savons que d’un côté, nous longeons le parc national de Tongariro avec ses trois volcans mais la vue est bouchée par le brouillard et les nuages. De l’autre, nous longeons un terrain militaire avec belle vue sur les collines désertiques, terrain d’entraînement idéal.

 

Arrivés à Waiouru, 792 mètres d’altitude, le temps est plus doux, ici il n’a pas plu et le soleil commence à percer. Halte dans un bar pour se sécher et savourer un chocolat chaud. Nous avons déjà fait 63 km mais nous sommes bien tentés pour faire les 30 km restants jusqu’à Tahiape, où nous devons prendre le train dans deux jours.

 

Un peu plus secs et réchauffés, il est 15h30 lorsque nous remontons sur les tandems.

 

Province de Waikato 9

 

Nous roulons à vive allure, traversons de beaux paysages, pâturages, collines verdoyantes, troupeaux de moutons, beaux arbres, longeons la rivière. Nous descendons de 300 mètres et en une heure et quelques minutes, nous arrivons au camping de Tahaipe, sous le soleil.

 

7ème campement Taihape

 

L’espace ne manque pas pour planter la tente. Léa et Tim entament une partie de foot avec des hollandais.


Nous faisons la connaissance d’un couple de kiwis retraités, Don et Pat de Christchurch. Don peut nous aider à trouver des cartons pour emballer nos vélos pour la prochaine étape d’avion et il propose de s’en charger. Affaire conclue.

 

Jeudi 23/12 : Tahiape – Wellington, 235 km en train, 2 km en tandem.

 

Après une journée de repos, malgré le check out traditionnel de 10h00, nous prenons le temps de déjeuner, faire le travail scolaire, plier les affaires, partir tranquillement à Tahiape, manger un fish and chips dans un resto fréquenté par les maoris, et rejoindre le quai pour attendre le train.

 

Taihape gare

 

The Overlander arrive. Quelques personnes descendent mais nous sommes les seuls à monter et tous les employés du train nous viennent en aide pour charger le matériel. Quatre places nous attendent et nous retrouvons le confort du voyage en train, bien installés dans des fauteuils douillets.

 

Vue du train 3

 

Le train chemine tranquillement dans la campagne vallonnée, ralentit pour que nous ayons le temps d’admirer les beaux paysages qui bordent le parcours.

 
Nous arrivons à Wellington avec une heure de retard vers 20h30.

 

Wellington gare 1

 

Après une séance photos et quelques interviews avec des kiwis intéressés par notre équipement, nous nous rendons au backpacker dans lequel Kim nous a réservé une chambre.

 

Wellington hotel 1

 

Génial, l’hôtel est à trois tours de roue de la gare et à 20 minutes du ferry boat que nous prendrons demain.

 

Après un casse croûte nous couchons rapidement Léa et Tim car nous nous lèverons de bonne heure.

 

Wellington ville

 

Anne-Claire et Marc partent faire un rapide tour dans Wellington by night, puis lecture des e-mail et dodo.

 

Vendredi 24/12 : Départ de Wellington en ferry-boat, destination Picton sur l’île du sud.

 

Réveil 5h00 du matin, toujours avec des frissons. Dur, dur pour Léa et Tim qui ont du mal à s’extirper de leur lit. Mais la perspective d’aller sur le ferry les aide à se lever. Très rapidement nous plions bagages et quittons l’hôtel sans avoir déjeuner, nous mangerons sur le bateau pendant la traversée qui durera environ 4h00.

 
Après un nouveau passage à la gare pour y acheter nos billets de train Picton - Christchurch et Christchurch – Greymouth, nous enfourchons Fanlabise et Cassbizou pour faire les deux kilomètres qui nous séparent du quai d’embarquement.

 

Wellington terminal ferry 6

 

Incroyable, le vent souffle énormément, comme tous les jours d’ailleurs car Wellington se situe sur le 41ème parallèle, ce qui nous donne une idée du climat qu’il y a sur les 40ème rugissants. La capitale porte bien son nom de « Welly la Windy », Wellington, la ventée.

 

Nous peinons à avancer. Les rafales de côté nous font faire des embardées de plusieurs mètres, ce qui rend notre trajet périlleux et dangereux. Heureusement nous arrivons sains et saufs au terminal du ferry « Interislander ».

 

Les démarches d’embarquement se font au son de la musique maorie.

 

Wellington terminal ferry 1 Wellington terminal ferry 3

 

Un spectacle de danses et chants traditionnels anime ce temps de départ.

 

Nous prenons conscience que nous quittons cette terre d’élection des Maoris. La forte mémoire collective, la présence de leaders forts et éclairés, les représentations permettent la survie culturelle et physique de ce peuple.

 

Village maori Wakarewarewa 37

 

Nous laissons aussi derrière nous une île en constante activité géothermique et le souffre des volcans.

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 73

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 02:46

Du samedi 04 au vendredi 10/12 : Découverte du Northland.

 

Quand on partait de bon matin

Quand on partait sur les chemins

A bicycleeeetttttttte

 

Coupez !!!

Bon, on la refait.

 

Quand on partait par les chemins

Enfants, parents de bon matin

En voituuuuretttttttte

 

Ca y est on la tient. On la garde.

 Vu le circuit qui se profile à l’horizon (nous voulons aller jusqu’à la pointe nord de l’île du nord ce qui nous fait obligatoirement repasser à Auckland), vu le peu de temps que nous avons, nous choisissons la formule : clef de voiture en main pour une semaine.

   Depuis notre arrivée, nous nous sentons un peu noyés par la multitude de cartes, prospectus, suggestions d’itinéraires, de visites, d’activités en tous genres (sur terre, mer, dans les airs)…le choix est difficile.

 

The Northland départ 7

  Toute une aventure d’autant que Marc vit de grands changements depuis ce samedi matin : dorénavant il aura à gérer son nouveau look.

 

The Northland départ 3  The Northland départ

  Volant à droite, boîte automatique, deux pédales seulement, le pied gauche qui piétine le pied droit, action des essuie-glaces pour prévenir qu’on va tourner à gauche, rester calme, ne pas s’affoler, réfléchir à comment qu’on fait pour tourner lorsqu’on est du mauvais côté de la route, s’engager dans un rond-point en laissant la priorité aux véhicules venant de la droite, faire le choix d’attendre qu’il n’y ait personne ni à gauche, ni à droite avant de redémarrer sans se laisser intimider par les klaxons des automobilistes qui patientent derrière nous. Du grand art !

 

Toutefois, Marc progresse ce qui n’est pas une prouesse car ses premiers essais, dans le quartier, sont catastrophiques. Un demi heure plus tard, nous nous trouvons sur l’autoroute la plus fréquentée de la Nouvelle Zélande. Conduite d’équilibriste sur la voie centrale, ne pas prendre peur chaque fois qu’un véhicule nous dépasse par la droite, ne tenter aucun dépassement, rester concentré, ne pas regarder Sky Tower : trop risqué !

 

The Northland retour à Auckland

  Dans la voiture, la tension est à son comble, ce qui amuse beaucoup Anne-Claire et les enfants. Chemin faisant, nous réussissons la traversée d’Auckland sous le regard indifférent des autres automobilistes. Quelle ingratitude !

En somme, nous nous amusons bien et ne regrettons pas le choix de cette formule qui va nous permettre de faire beaucoup de kilomètres, de visiter de nombreux sites et partir ainsi à la découverte de l’histoire de la néo zélandaise.

 Le Northland est le lieu de naissance de la nation.

 

The Northland Ruakaka plage          The Northland Ancient Kauri Kingdom 6        The Northland Russel plage 7

 

D’abord une des bases de la colonisation maorie il y a environ 1000 ans. Kupe, grand navigateur polynésien aurait quitté sa terre natale, Hawaiki (terre de légende entre Tahiti et les Marquises) vers l’an 900, à bord de son waka (pirogue) Matawhaorua à la recherche de nouvelles terres. Il aurait découvert la Nouvelle Zélande dont il aurait d’abord aperçu la couverture de nuages. Aotearoa signifie « le pays du long nuage blanc ». Un de ses descendants, Toi, aurait commencé la colonisation aux alentours de 1150.

 

Le Northland, c’est aussi là que les grands navigateurs européens sont arrivés, le hollandais, Abel Tasman, l’anglais, James Cook, puis les français Jean-François-Marie de Surville et Marc-Joseph Marion du Fresne.

 

C’est enfin à Waitangi qu’a eu lieu la signature du Traité entre les maoris et la Couronne britanique en 1840.

 

Après une quarantaine de kilomètres au nord d’Auckland, nous voici dans une campagne verdoyante. La route est vallonnée, traverse des forets endémiques aux fougères arborescentes.

 

The Northland départ 4

Nous nous arrêtons à Ruakaka au bord de l’océan pacifique sous quelques gouttes de pluie, sur une plage magnifique de sable blanc. Le vent souffle fort, les rouleaux accueillent quelques surfeurs.

 

The Northland Ruakaka plage 15

Léa et Tim font leurs premiers châteaux de sable, puis le soleil arrive, ce qui nous facilite le pique nique, sous la convoitise des mouettes.

 

The Northland Ruakaka plage 42  The Northland Ruakaka plage 30

 

Nous repartons par une route sinueuse, traversons la ville de Whangarei. A Otonga, nous quittons la State Highway 1, axe très fréquenté, pour prendre la route côtière par Helena Bay, Oakura, Punaruku, de beaux noms maoris qui ont tous une signification, et avec lesquels nous ne sommes pas encore familiers.

La route tourne, monte, descend, et après 270 kilomètres, nous arrivons en fin de journée dans Bay of Island.

 

The Northland on the road 10

 

Immense baie profonde au multiple bras de mer, ouverte sur le Pacifique. Constellation de 144 îles baignées dans une mer cristalline, lieu paradisiaque dans lequel nous décidons de jeter notre ancre.

 

The Northland Russel 11

Nous arrivons à Russell et découvrons la qualité des campings kiwis : Emplacement au choix sur une belle herbe douce et tendre, fraîchement tondue, bordée par des alignements méticuleux de cailloux et massifs de fleurs, pas un papier à terre…

 

The Northland Russel 7  The Northland Russel camping

 

Nous comprenons pourquoi les kiwis vivent pieds nus, tout est si propre !

  Cuisine entièrement équipée, tables pour le confort des petits déjeuners et du travail scolaire.

 

The Northland Russel camping 1  The Northland on the road 7

 

Nous sommes au pays de l’aluminium, briqué quotidiennement pour rendre notre séjour agréable.

 La piscine remplie d’eau (contrairement à celles d’Argentine où les températures extérieures étaient pourtant deux fois plus chaudes qu’ici), nous tend les bras et nous ne résistons pas à notre premier bain.

 

The Northland Russel camping 14

  L’eau fraîche, voire très fraîche, voire glaciale freine quelque peu notre élan.


The Northland Russel camping 28  The Northland Russel camping 25

  On est au début de l’été et il faut lui laisser le temps de chauffer, le climat subtropical de cette partie de l’île va s’en charger. Balade dans Russell, grimpette sur un promontoire pour admirer la baie.

The Northland Russel 6

  Nous sommes émerveillés devant les pohutukawas aux fleurs rouges, appelés aussi arbre de Noël, puisqu’ils fleurissent en décembre.

 

The Northland Russel 23

 

Descente à la plage et premier bain dans l’océan, frais lui aussi, marche au bout de la baie pendant que Léa et Tim font des pâtés de sable. Que la vie est relax lorsqu’il n’y a pas d’effort à faire.

 

Après le bain, la glace en ville, puis vient le moment du BBQ, …. En tout point nous réussissons notre intégration dans la vie des kiwis (habitant de la Nouvelle Zélande quelle que soit son origine).

C’est aussi le nom donné à cet oiseau, unique à la Nouvelle Zélande, devenu emblème national. 

Mais à quoi ressemble un kiwi ?

  Nous sommes donc partis à sa recherche. Nous l’avons cherché dans les bois et nous les avons trouvés.

 

The Northland kiwis


Drôles d’oiseaux que ces kiwis. Pas du tout marron, plutôt multicolore.

Erreur, c’est un oiseau nocturne, doté de petits yeux, d’un long bec avec des narines à son extrémité et d’ailes rudimentaires inutiles puisqu’il ne vole pas, invisibles sous ses plumes. Beaucoup d’initiatives existent pour le préserver.

 

The Northland Russel camping 3

 Lui, c’est un weka, que nous avons réellement pris pour un kiwi, et qui ressemble à une sorte de poule sauvage peu timide, mais qui ne se laisse pas approcher facilement.

 Le lendemain, nous repartons par les chemins, passons le bac sans faire de cauchemars

 

The Northland Sur le bac pour Pahia The Northland presqu'île de Karikari 5

  Nous nous acheminons, via les prairies moutonnantes tout doucement au bout de la péninsule Karikari, pour aller tester notre premier campsite. C’est un terrain herbeux entretenu avec sanitaires et douches froides.

On n’y vient pas à pied car ces terrains se trouvent souvent loin de toute vie urbaine, en bout de bout.

 

The Northland presqu'île de Karikari 1

  D’ailleurs, le chemin de terre et de pierres pour y accéder nous rappelle quelques bons souvenirs des ripios d’Amérique du sud.

On ne frappe pas car il n’y a personne. On met son argent dans une enveloppe que l’on glisse dans l’urne à cet effet.

Notre promenade nocturne sur la plage sous un beau ciel étoilé est écourtée par la rencontre avec Amandine, une française et Max qui est chilien.

 

La nuit est de tout repos et nous sommes réveillés par le chant des oiseaux. Sous cette douce mélodie, nous plions le camp et repartons par notre chemin de taule ondulée. Au bout d’un temps nous nous arrêtons pour le petit déjeuner pris au bord du lac Waiparera, paisible.

 

Avant de parcourir la longue bande de terre menant jusqu’à Cap Reinga, le bout du Northland, nous nous arrêtons à Ancient Kauri Kingdom.

 

The Northland Ancient Kauri Kingdom 10 The Northland Ancient Kauri Kingdom

 

C’est une scierie-atelier spécialisée dans le bois de kauri aujourd’hui extrait des marécages. Le bâtiment a été construit autour d’un escalier à colimaçon taillé dans un énorme tronc de 11 mètres de circonférence (un quart de l’arbre complet).

 

Le kauri régnait en maître il y a 45 000 ans et les maoris les ont respectés. L’arrivée des colons avec leurs outils de fer a accéléré l’abattage de ces kauris géants qui fournissaient un bois incomparable pour la construction. S’en est alors suivi une course au profit et à l’exploitation frénétique et systématique. Le bois et la résine ont été exportés vers l’Australie, l’Amérique et l’Europe. En 1950, lorsque les dernières forêts sont enfin protégées il ne reste que 2% de la couverture originelle.

 

Nous traversons des paysages de pâturages, de pinèdes, d’arbustes, puis apercevons les dunes de sable avant d’arriver à Cap Reinga.

 

The Northland Cape Reinga 3

 

Pique nique rapide sur le parking puis nous marchons jusqu’au phare.

The Northland Cape Reinga 15 The Northland Cape Reinga 24

Le spectacle est grandiose : là devant nous s’affrontent en une rencontre furieuse le Pacifique et la mer de Tasman.

The Northland Cape Reinga rencontre Océan pacifique mer Ta

C’est aussi un lieu tapu (sacré) pour les Maoris puisque c’est de là que s’envolent les âmes des morts pour rejoindre leur mythique Hawaiki.

 

The Northland Cape Reinga le rocher sacré 1

 

Nous ressentons toute l’énergie qui se dégage de ce lieu et nous nous y recueillons.

 Ensuite, nous prenons le chemin qui descend à Te Wehari beach.

 

The Northland Cape Reinga 26

 La vue est à couper le souffle, nous atterrissons sur une plage immense, un paradis peuplé par les mouettes. Un manchot pygmée ou manchot bleu est tristement échoué sur la plage.

 

The Northland Cape Reinga 37 The Northland Cape Reinga 42 

Nous nous baignons avec une extrême vigilance car la force du courant dont on nous avait prévenus n’est pas une légende.

Très contents d’avoir atteint ce cap, nous repartons pour continuer notre circuit.

 

The Northland Campsite de Rarawa The Northland Campsite de Rarawa 2 

Nouveau campsite pour le soir, situé en bord de rivière non loin de l’océan, ce qui nous vaut un combat sans merci contre des colonies de moustiques : tableau de chasse.

 

The Northland moustiques

 

Mercredi, c’est une journée plutôt voiture. En faisant des courses, nous avons la surprise de revoir Max et Amandine dans le magasin.

Plus loin, nous longeons la mangrove, repassons le bac pour atteindre Rawene, petite péninsule.

The Northland la mangrove

 

Nous nous rendons au camping situé sur la crête. Hélène nous accueille dans ce havre de tranquillité qu’elle affectionne. Elle prend le temps de nous parler en français à propos des conditions de vie des kiwis, de la pauvreté qui touche de plus en plus de personne mais qui n’est pas perceptible par le voyageur. Les écarts des richesses se creusent, dans les zones désertiques, les plus pauvres survivent grâce aux aides de l’état mais surtout la présence de la communauté maorie.

 

The Northland Pique nique après Pahia 2

Le programme du lendemain est bien chargé. Nous partons de bonne heure sur la Twin Coast Discovery. Petite promenade pour un point de vue sur l’immense dune qui domine le port à l’embouchure de Hokianga Harbour.

 

The Northland Opononi 5

Nous visitons Opononi. A Noël 1955, un dauphin commence à fréquenter les abords de la plage, semblant rechercher le contact et jouant avec les baigneurs.

 

 The Northland Opo et l'enfant  The Northland Russel 22

 

Baptisée Opo, cette femelle de l’espèce des grands dauphins attire les visiteurs de tout le pays et devient même la coqueluche des médias. Mais en mars 1956, on la retrouve malheureusement morte sans aucune explication. Une statue rappelle son souvenir.

 

Encore un peu de voiture et nous nous enfonçons dans la forêt Waipoua qui signifie  « forêt des pluies nocturnes ». Elle est un sanctuaire de 9000 ha où près de 300 espèces de végétaux s’épanouissent dans un écosystème exceptionnel. 

The Northland Waipoua Forest 3

 

Aujourd’hui, cette forêt est protégée, entretenue, restaurée, à tel point qu’à l’entrée du sentier, nous devons nous brosser les chaussures et mettre un désinfectant sur les semelles. Nous savons que des « personnages » exceptionnels nous attendent, les kauris géants.

 

 The Northland Waipoua Forest Tane Mahuta 7  The Northland Waipoua Forest 14

 

Nous marchons sur un sentier sur pilotis pour protéger les racines.

Tane Mahuta, dieu de la forêt, est le plus grand kauri au monde avec 51 mètres de hauteur et 13,77 m de circonférence.

 

The Northland Waipoua Forest Tane Mahuta

 

Il aurait environ 1200 ans. Dans la mythologie maorie, c’est lui qui sépare la terre mère (Te Papa Ruanuku) du ciel père (Rangi Nui) au début de la création afin de faire jaillir la lumière et la vie. Il est donc particulièrement sacré, et une fois à son pied, mythe et réalité semblent se rejoindre.

Le second, Te Matua Ngahere, père de la forêt, est âgé de 2000 ans.

 

The Northland Waipoua Forest Te Matua Ngahere

 

Ce serait l’un des plus vieux arbres au monde après les séquoias. Ses 30 mètres de haut et plus de 16 mètres de circonférence se dressent devant nous et stoppent notre marche au détour du sentier. Nous sommes époustouflés, impressionnés. Silence, respect, instant solennel, ce lieu inspire le recueillement.

 

The Northland Waipoua Forest Four Sisters

Plus loin, nous passons par les étonnantes Four Sisters, quatre kauris qui ont poussé tout prêt les uns des autres et lorsque nous pouvons toucher Yakas kauri, nous sommes au sommet du bonheur. Nous posons nos mains sur son tronc et nous sommes envahis par une forte énergie.

 

The Northland Waipoua Forest Yakas Kauri 4

 

Léa est particulièrement sensible et réceptive à ces transferts d’énergie et parvient à bien les décrire. 

Notre halte du soir s’inscrit au camping de Baylis beach. Nous mangeons en toute hâte pour rejoindre la plage de Ripiro et assister au coucher du soleil.

 

The Northland Baylys Beach coucher de soleil 1

 

C’est dans cette baie qu’a échoué en 1993 l’Askoy II, ancien voilier de Jacques Brel. Une association s’est constituée avec le projet de le rapatrier au plat pays qui est le sien, de le restaurer pour qu’il reprenne la mer.

 

Vendredi, dès l’aube, à l’heure où s’éveille la campagne, nous repartons à travers les brumes matinales et assistons au lever du soleil.

 

The Northland Dargaville lever du soleil 2

 

Nous sommes comblés par tant de beauté.

 

The Northland Dargaville lever du jour

 

Nous en avons pris plein les mirettes, du bleu du ciel, de la mer et de l’océan, du vert des pâturages et des forêts, une palette de couleurs des fleurs, nombreuses en cette saison.

 

The Northland Dargaville lever du jour 2

 

Les paysages magnifiques se succèdent les uns aux autres, dans cette région du Northland que nous avons aimée découvrir avec le confort de la voiture.

 

Nous convenons aussi qu’il est grand temps de chevaucher de nouveau Fanlabise et Cassbizou pour continuer l’exploration de toutes ces merveilles, direction les volcans du centre de l’île du nord.

 

The Northland Omapere 6

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 13:20

 

A l’attention de tous les enfants, lecteurs de notre blogue, et de l’enfant qui sommeille en chacun de vous, le père Noël, depuis la Nouvelle Zélande, vous offre ce jeu qui s’intitule :

 

Eye-to-eye Zoo d’Auckland

 

Règle du jeu

 

1-     Observe toutes les photos

2-     Associe-les deux par deux afin qu’à chaque animal lui corresponde un détail (poils, plumes, écailles)

3-     Trouve le nom anglais de chaque animal dans la liste ci-jointe

4-     Attention, dans cette liste, 6 animaux n’ont pas le détail qui leur correspond. Trouve lesquels.

 

 

 

Animaux 

 

Zoo d'Auckland elephant   Zoo d'Auckland emu   Zoo d'Auckland kangaroo   Zoo d'Auckland gorilla   Zoo d'Auckland peacock 1

 

Zoo d'Auckland colonel Ati   Zoo d'Auckland orangutan   Zoo d'Auckland leopard tortoise   Zoo d'Auckland rhinoceros   Zoo d'Auckland ostrich

 

Zoo d'Auckland lion   Zoo d'Auckland kiwi    Zoo d'Auckland snake   Zoo d'Auckland giraffes   Zoo d'Auckland meerkat

 

 

Zoo d'Auckland springbox   Zoo d'Auckland brolga   Zoo d'Auckland hippopotamus   Zoo d'Auckland red dragon   Zoo d'Auckland wallaby

 

Zoo d'Auckland tiger   Zoo d'Auckland possum   Zoo d'Auckland flamingos   Zoo d'Auckland zébras

 

Détails d'animaux

 

 

 Zoo d'Auckland poils de zébra   Zoo d'Auckland plumes d'ostrich   Zoo d'Auckland poils de possum   Zoo d'Auckland poils orangutan   Zoo d'Auckland plumes de flamingo

 

Zoo d'Auckland poils de gorilla   Zoo d'Auckland peau de l'hippopotamus   Zoo d'Auckland poils de giraffe   Zoo d'Auckland plumes de brolga   Zoo d'Auckland écailles de red dragon

 

Zoo d'Auckland poils de meerkat   Zoo d'Auckland plumes peacock   Zoo d'Auckland peau d'elephant   Zoo d'Auckland poils du colonel Ati   Zoo d'Auckland poils de lion

 

Zoo d'Auckland plumes d'emu   Zoo d'Auckland carapace leopard tortoise   Zoo d'Auckland poils de snake

 

 Noms d'animaux 

 

Brolga     Colonel Ati     Elephant      Emu      Flamingo      Giraffe      Gorilla       Hippopotamus

 

Kangaroo      Kiwi      Leopard tortoise      Lion      Meerkat      Orangutan      Ostrich

 

Peacock      Possum      Red dragon      Rhinoceros      Snake      Springbox      Tiger

 

Wallaby      Zebra

 

Amuse-toi bien et Joyeux Noël

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 08:00

 

Du vendredi 26/11 au vendredi 03/12 et week-end des 10, 11, 12/12 :

 

Arrivée à Auckland et découverte de La City.

 

Haka

 

Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora !

It is death ! It is death ! It is life ! It is It is life !

 

Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora !

It is death ! It is death ! It is life ! It is It is life !

 

Tenei te tangata puhuru huru

This is the hairy man

 

Nana nei i tiki mai whakawhiti te ra

We caused the sun to shine again for me

 

A upa … ne! ka upa … ne !

Up the ladder ! Up the ladder !

 

A upane kaupane whiti te ra !

Up to the top where the sun shines  !

 

Hi !!!

 

Nous aurions pu être plus près du soleil pendant le vol de Santiago à Auckland, mais nous avons voyagé de nuit et n’avons pas perçu son rayonnement.

 

Nous étions confortablement installés dans l’avion pour 13 heures de voyage. Nous avons décollé le 24 novembre à minuit et nous sommes arrivés le 26 novembre à 5 heures du matin. En vol, au milieu de la nuit, nous avons passé la ligne de changement de date.

 

Léa et Tim ont découvert avec joie les équipements pour notre confort.

 

Dans l'avion 1 Dans l'avion 10

 

Outre l’oreiller, la couverture, les boules quies, les bandeaux pour les yeux, les casques audio, chacun possédait un écran pour visionner des films, dessins animés, certains en français, ou encore pour écouter de la musique, suivre la progression de l’avion : le grand luxe pour les globe trotteurs à vélo que nous sommes.

 

A une demi heure d’Auckland, nous volions à 874 km/h, à une altitude de 11600 mètres, et la température extérieure était de -51°C : rien à voir avec nos étapes cyclotouristiques comme celle, par exemple, où nous roulions à 16 km/h, .à une altitude de 658 mètres et par 43 C!

 

Après l’atterrissage, nous avons récupéré sans difficulté nos bagages et tandems en bon état.

 

Arrivée Auckland 4

 

Au contrôle des bagages, nous retenions notre souffle et nous nous attendions à devoir tout déballer. Le douanier a inspecté le dessous de nos chaussures, nous a questionné sur nos affaires de camping. Nous lui avons expliqué que nous avions tout lavé avant de partir, comme les piquets de tente, un par un. Il a semblé convaincu et nous sommes passés sans autre contrainte. Merci à nos amis cyclovoyageurs, Martine et Patrick, Jacqueline et Pierre de nous avoir avertis et convaincus de rentrer en Nouvelle Zélande avec des affaires dans un état irréprochable.

 

A l’aéroport d’Auckland, nous nous sentons un peu perdus sur ce nouveau sol et dans cette langue anglophone dont nous ne comprenons pas grand-chose à l’accent.

 

Nous tâtonnons pour savoir comment quitter l’aéroport, puis nous décidons de partir en tandem.

 

Auckland montage des tandems 1

 

Cela signifie 4 heures de travail pour mettre Fanlabise et Cassbizou en état de rouler, chargés. Qu’importe, il est 7 heures du matin, nous avons la journée devant nous.

 

Grosse frayeur lorsque nous apprenons que tous les backpackers, hôtels bons marchés de Auckland sont pleins pour cause de concert de U2, deux soirs de suite. Pas de camping, interdiction de faire du sauvage, bref où allons-nous dormir ce soir ? That is the question.

 

Vers 11 heures, nous quittons l’aéroport avec notre carte de parcours cyclables et quelques conseils.… Quelles drôles de sensations que la conduite à gauche ; attention les ronds points et les carrefours. Les priorités, quant à elles, sont à droite, comme en France !

 

Nous parcourons 12 kilomètres au milieu de maisons individuelles coquettes, souvent très fleuries et rarement clôturées.

 

Auckland 5 Auckland 1ers tours de roue

 

Nous traversons des zones commerciales truffées de panneaux publicitaires, un environnement qui ne nous est pas étranger, si ce n’est que ces espaces sont propres et agrémentés de verdure, pelouses, arbres.

 

Après nos premières courses avec conduite du caddy à gauche, nous dégustons un pique nique sur une herbe si belle que nous osons à peine poser notre bâche. Nous sommes fatigués de part le décalage horaire car il est 23 heures, à l’heure du Chili (15 heures locales).

 

Un kilomètre plus loin, bien que nous soyons encore loin du centre, nous nous arrêtons devant un motel dans le quartier de Otahuhu.

 

Auckland motel 540 de Otahuhu

 

Quelle chance, Ron, le propriétaire, accepte de nous louer le seul appartement qui lui reste, pour un prix réduit du fait d’un dégât des eaux. Dans cette pièce nous y garons les tandems et nous nous contentons d’occuper la pièce principale, qui nous paraît cependant très confortable. Le coin cuisine est entièrement équipé, ce qui nous change complètement de ce que nous avons connu en Amérique du sud.

Tout ce confort reluisant nous plonge dans des repères que nous connaissons si bien et dont nous avions appris à nous passer.

 

Deux jours après, alors que le motel se désemplit, Ron nous propose l’appartement voisin identique, sans fuite d’eau, au même prix. Nos recherches de backpackers en centre ville sont infructueuses. Dans ces conditions, nous décidons de rester une semaine dans ce motel pour nous remettre du décalage horaire, reprendre un rythme de travail scolaire et découvrir Auckland.

 

Depuis ce quartier de Otahuhu où nous résidons, il nous faut une heure en vélo pour gagner le centre.

 

Auckland Cornwall Park 3 Zoo d'Auckland fleurs 5

 

Auckland est divisée en une multitude de quartiers ou villages éloignés les uns des autres. Les gens de Wellington et de Christchurch lui reprochent son manque de « cœur ».

 

Première capitale de la Nouvelle Zélande en 1840, elle perd ce statut au profit de Wellington en 1865, mais reste aujourd’hui la plus grosse ville de Nouvelle Zélande.

 

Avec ses 48 volcans, dont la dernière éruption a 600 ans, l’agglomération est très vallonnée. Elle se situe sur un isthme entre la mer de Tasman et l’océan pacifique. Le climat y est tempéré.

 

L’architecture moderne de la City, le centre, contraste avec les nombreux vestiges de l’époque coloniale, les grands espaces verts et le front de mer.

 

Zoo d'Auckland fleurs 1

 

Nous remarquons le caractère cosmopolite de cette ville. Auckland accueille la plus grande communauté polynésienne du monde, qui côtoie une communauté asiatique d’origine chinoise, coréenne, japonaise et indienne.

Ces 10 dernières années, d’autres communautés se sont développées, originaires d’Afrique, Amérique du sud, Moyen Orient et Europe de l’Est.

 

Mais les « Pakehas » sont toujours majoritaires. Ce terme maori est apparu vers 1815 pour désigner les étrangers, à l’époque blancs, d’origine européenne.

Après des conflits importants, dont certains sont encore en train de se régler devant le tribunal de Waitangi, aujourd’hui Maoris et Pakehas cohabitent dans un meilleur respect. Ce sont tous des kiwis.

 

Notre visite à l’Alliance Française est toujours bien appréciée par les enfants qui se plongent avec plaisir dans les BD qui reposent sur les rayons. C’est aussi là que nous pouvons acheter un guide en français «les frogs en Nouvelle Zélande», selon l’appellation des anglais.

 

Auckland Cornwall Park 6

 

Nous découvrons Cornwall Park, un parc magnifique, habité par des arbres diversifiés et de toute beauté, dominé par One tree Hill. Sur cet ancien volcan, un arbre majestueux trônait.

 

Auckland One Tree Hill 1

 

Aujourd’hui, un obélisque est érigé à sa place et à la mémoire de John Logan Campbell, immigrant écossais décrit comme « le père d’Auckland » et grand admirateur du peuple maori. De ce petit sommet, nous avons une belle vue à 360 degrés sur Auckland.

 

Auckland 3

 

Autre temps fort de notre semaine, la visite du zoo, joyau de la faune et de la flore. Le milieu naturel de chaque animal a été reconstitué. Les animaux paraissent en bonne santé et sont bien soignés.

 

 Zoo d'Auckland giraffe 7 Zoo d'Auckland emu 1

 

C’est l’occasion pour les enfants de donner à manger à la girafe

 

Zoo d'Auckland elephant et nous Zoo d'Auckland kid's play 3

 

et de chevaucher Jumbo l’éléphant, avant de se jeter dans la gueule du dragon.

 

Nous sommes émerveillés devant de telles forces de la nature.

 

Zoo d'Auckland oiseaux du paradis

 

Tout est beau, propre, reposant, ressourçant. Un pur bonheur !

 

Au retour de notre semaine dans le Northland, qui fera l’objet d’un autre article, nous passons un week-end en plein cœur de La City. Nous louons une chambre au 24 ème étage d’un building : le grand luxe !

 

Auckland la City 4

 

Que d’émotion, que de vertige lorsque nous débarquons sur le balcon ! Oups, que c’est haut et que c’est beau !

 

Mais si nous sommes venus jusque là, c’est pour être au pied des gratte ciels et monter dans Sky Tower, la tour d’Auckland qui culmine à 328 mètres.

 

Auckland Sky Tower 1

 

Quel panorama, du haut du salon circulaire situé à 220 mètres…

 

Auckland Sky Tower 12

 

Vue incomparable sur toute l’agglomération, ses principaux sites:

 

Sky Tower Westhaven Marina Sky Tower Auckland Harbour Bridge

 

                   Westhaven Marina                                               Viaduc Harbour,  

                                                                          théâtre des grands évènements comme l’America’s Cup,

 

 

Sky Tower Mont Eden Sky Tower Eden Park

 

                     Mont Eden,                                                               Eden Park

          un des plus anciens volcans                           qui accueillera la future coupe du monde de rugby

 

 

Sky Tower Auckland Townhall Sky Tower terrain de cricket

 

                    Auckland Townhall                                               le stade de cricket

              le plus ancien édifice de la ville                                               sport national

 

Après avoir visité la ville, s’être imprégnés de son agitation, nous avons hâte de retrouver du calme et de continuer la découverte de l’île du Nord.

 

Auckland Cornwall Park 18

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 00:39

Hommage aux femmes, aux hommes, aux enfants rencontrés tout au long de nos 5 mois de voyage en Amérique du sud.

 

Merci à celles et ceux qui nous ont ouvert leur cœur et leur porte, qui nous ont donné de la chaleur, de la tendresse, apporté de l’attention souvent en toute simplicité, qui nous ont guidés dans notre voyage nous permettant de découvrir et d’aimer leur pays.

 

C’est auprès d’eux que les enfants ont été heureux, ont appris l’espagnol et leurs habitudes de vie en partageant leur quotidien. Notre bonheur a été intimement lié à leur présence, leur écoute, leur amabilité.

 

Nous avons aimé la vie que nous avons menée en Amérique du sud. Nous avons connu des sensations agréables, des plaisirs intenses, des explosions de joie, des journées de bonne humeur, des moments magiques qui nous ont totalement surpris, et qui nous ont donné la force de franchir les obstacles et surmonter les moments difficiles.

 

Merci à nos amis péruviens

 

Jackelin, ta présence et ton accueil ont été essentiels à notre arrivée à l’aéroport de Lima. Nous étions perdus et la vue de ton visage nous a de suite rassurés. A l’heure actuelle, nous te souhaitons un excellent séjour à Besançon et Chambéry.

 

Jackelin

 

Berta, c’est chez toi que nous avons mangé nos premiers plats péruviens sur fond de chansons d’Edith Piaf. Tu nous as fait beaucoup rire et c’est dans ton restaurant que nous avons rencontré ton amie Silvia.

 

Berta

 

Silvia, Beto et Francisco, votre compagnie, pendant nos dix premiers jours à Lima, a été un vrai bonheur. Sans compter toute l’aide que vous nous avez donnée pour nous mettre en route et nous suivre par la suite. On vous attend en France ou alors nous accueillerons Francisco quand le moment sera venu.

 

 

Silvia, Beto et Francisco

 

Olga, notre guide pour deux jours sur les îles du lac Titicaca. Merci à toi et à ta mère, Victoria pour ses délicieux repas.

 

Olga

 

Merci à nos amis boliviens

 

Cristian, tu nous a confié les clefs de ton appartement au cœur de La Paz et donné plein de bons tuyaux, qui ont guidé nos visites.

 

 Cristian

 

Carmen, nous étions voisins à La Paz. Tu nous as épaulés, avec l’usage d’un français impeccable. Léa et Tim gardent un souvenir impérissable de ta tartine de nutella. Nous n’oublierons pas de passer voir ta fille en Nouvelle Calédonie.

 

Carmen

 

Freddy et Sonia, vous nous attendiez à Oruro et vous nous avez reçus comme des princes. Et puis 900 kilomètres de pistes en 4X4, cela crée des liens, n’est-ce pas ?

 

Sonia et Freddy

 

Jacqueline, ta spontanéité et tes attentions pour notre santé, pour les enfants, nous ont touchés. Sans nous connaître, tu nous as invités pour l’anniversaire de ta nièce, ce qui a ravi Léa et Tim. Ils gardent un excellent souvenir de cette fête qu’ils ne voulaient pas quitter. Nous espérons que ton projet de voyage en France se réalisera. N’oublie pas de nous faire signe.

 

Jacqueline

 

 Magali et Victor, vous êtes des super guides et un couple génial pour nous accompagner dans le Sud Lipez. Les longues journées partagées ensemble nous ont beaucoup appris sur votre pays. C’est grâce à vous que Tim sait maintenant mâcher la coca.

 

Magali et Victor

 

Merci à nos amis argentins

 

Rencontre incroyable lorsque Claudio, tu nous as interpellés dans Salta, alors que nous étions à la recherche d’un logement. Sans nous connaître, tu nous as conduits chez toi et Paola, Noémi et Ricardo, où nous sommes restés une semaine. Noémi, Ricardo, vous nous avez fait une place au sein de votre famille nombreuse et nous nous sentions comme chez nous. Grâce à vous, nous avons goûté le maté, appris la confection des empanadas, dégusté le vin au coca cola, ou encore découvert Soledad Pastoruti.

 

 Famille de Paola

 

Federico, les formalités administratives ont du bon car elles nous ont permis de te rencontrer à la frontière. C’est avec toi que nous avons quitté les hauts plateaux ventés du nord de l’Argentine pour Tilcara, première oasis. Tes conseils pour notre itinéraire et ta présence par SMS nous ont bien soutenus. Nous t’attendons l’année prochaine en France avec Diana.

 

Federico et Dany

 

Merci à nos amis chiliens

 

Margarita et Sergio, votre invitation à Maïpu, suivi du week-end sur la côte océanique dans votre maison avaient la saveur d’une agréable réunion de famille.

 

Margarita, Sergio et Javier

 

Claudio merci pour ton appartement et Sergio junior pour ta bonne humeur tant appréciée par les enfants.

 

Javier et Claudio  Sergio junior

 

Un grand merci pour toi, Javier, qui nous a pris en charge pendant notre séjour à Santiago jusqu’au jour de notre départ. Nous connaissons ton attachement pour la France et tes envies d’y revenir. Si cela devenait réalité, nous serions heureux de t’accueillir et faire la fête avec ton ami Nelson et Carine.

 

Et aussi Merci à Elisabet, pour son accueil simple et généreux dans la maison au milieu de la pampa à 4500 mètres par moins 15°C.

 

Elisabet et Bryan

 

Merci à Any, Diana et leur famille à Pucara, pour leur hospitalité d’un soir. Merci à Lucho, leur père, qui a initié Tim et Léa à la poterie.

 

Diana et sa famille

 

Merci à Enio et son collègue, qui nous ont permis de traverser la Cordillère des Andes avec leur convoi exceptionnel.

 

 Enio et son collègue

 

Merci à Lita pour notre première nuit au Chili dans sa cour.

 

Lita

 

Merci aux policiers de Colina qui nous ont accompagnés jusqu’au centre de Santiago.

 

 Policier de Colina

 

Merci encore à Lucho et Sonia, Darwin, Issac et Laetitia, Marques, Daniela et tous les autres dont nous n’avons pas de photos. Toutes ces rencontres se sont déroulées dans quatre pays de toute beauté. Nous vous invitons à revoir une petite sélection de ces paysages magnifiques dans le diaporama.

 

 

Hommage aux voyageurs rencontrés

 

Français, belges, suisses, américain, allemands, autrichiens…en vélo ou à pied, en car ou à moto…avec lesquels nous avons partagé un bout de notre parcours et de notre existence.

 

Lucile

 

Lucile

 

Nicolas

 

Nicolas

 

Claire et Jean-Louis

 

Claire et Jean-Louis

 

Huguette et Aldo

 

Huguette et Aldo

 

Ruth, Georges, Nicolas et Aurélien

 

Ruth et Georges

 

Céline et Brice

 

Céline et Brice

 

David

 

David

 

Nicole et Heinz

 

Nicole et Heinz

 

Daliela et Ronny

 

Daniela et Ronny

 

Cornélia et Georges, Kaï et Chiara

 

Cornélia, Georges, Kaï, Chiara

 

Kévin

 

Kévin

 

Harry

 

Harry

 

Elise et Mickael

 

 Elise, Mickaël et leurs 2 filles

 

Julie et Bastien

 

Julie et Bastien

 

Aurore et Arnaud

 (dont nous n'avons pas de photo)

 

De tous horizons que vous êtes, nous espérons vous accueillir à notre tour et vous accompagner lors de votre passage en France. Soyez assurés que vous serez les bienvenus. On vous attend !

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 06:01

 

Du dimanche 14/11 au mercredi 24/11 : Séjour à Santiago.

 

Un dimanche en famille

 

Javier que nous ne connaissions pas encore, nous fait la surprise de venir nous chercher à l’hôtel avec le véhicule de son travail. 

  

Dès son arrivée, il nous annonce que nous sommes invités par sa famille à Maïpu, un quartier au sud ouest de Santiago. Génial, on adore les invitations.

 

Santiago arrivée

 

Le chargement des tandems et sacoches sur le pic up se fait ensuite dans la bonne humeur.

Et nous voici partis. Nous faisons plus connaissance avec Javier. La conversation va bon train car il comprend bien le français. Javier a 35 ans. Cinq ans auparavant il est venu en France comme assistant d’espagnol pendant 7 mois, puis en voyage quelques semaines en Europe et c’est à cette occasion qu’il a connu Nelson, notre ami colombien. Aujourd’hui, Javier travaille dans un magasin spécialisé dans le matériel de montagne. Il est un passionné d’escalade.

 

Nous sommes accueillis à bras ouverts par ses parents, Margarita, et Sergio, et par le plus jeune de ses trois frères, Sergio (Junior).

 

Santiago photo de famille

 

Nous goûtons un apéro fait maison : un coktail à base de chirimoya (fruit exotique du nord du Chili), vin blanc, sucre.
Pour le repas, des plats simples et succulents nous attendent : salade de tomates et oignons, salade verte, une autre salade de quinoa aux avocats, concombre et oignons ; une excellente viande de bœuf et des blancs de poulet avec du riz.

 

Sergio est à la retraite et consacre une partie de son temps libre à développer ses talents artistiques (peinture, confection de bijoux,…).

 

Santiago peinture de Sergio


Margarita travaille dans une école pour enfants en difficultés, ce qui nous donne l’occasion d’échanger sur nos métiers respectifs. Ces centres d’intérêts communs ont pour effet de nous rapprocher encore plus.

  
Sergio a terminé ses études et recherche du travail dans le commerce et la finance.

 

Après le repas, Javier nous aide à rechercher un hébergement pour notre séjour.


Nous donnons quelques coups de fil, mais il nous propose aussi de louer l’appartement de son autre frère, Claudio situé quartier Providencia, au pied du cerro San Cristobal.

 

Santiago 24

 

En fin de journée, repus et heureux, nous repartons avec Javier et traversons Santiago dans des conditions fort agréables : peu de trafic, une belle lumière, pas de pollution en ce dimanche, ce qui nous permet de voir les sommets de la Cordillère des Andes tous proches de la ville et d’évoquer les nombreuses activités que nous n’aurons pas le temps de faire.

 

Santiago 20

 

Nous longeons des parcs, empruntons des avenues très boisées et après des zigs et des zags, nous arrivons au pied de l’immeuble.

 

Arrivés à l’appartement de Claudio, nous faisons sa connaissance. Claudio est en recherche d’emploi. Il est prêt à nous louer son appart et partira pendant ce temps loger chez un cousin. Le temps de se mettre d’accord sur une participation aux frais et l’affaire est conclue pour dix jours. Claudio nous quitte avec ses valises et nous laisse tout son confort. Deux pièces situées au 5ème étage avec une grande terrasse, et tous les équipements de cuisine, salle de bain, lave linge, Seul l’accès à internet est un peu faible.

 

Une semaine de repos

 

Grasses matinées et siestes. Déplacements à pied, tranquillement. Un peu de cuisine par Léa et Anne-Claire pour manger des légumes, de la viande. Pain grillé au petit déjeuner préparé par les enfants.

 

Santiago petit déj

 

Des soirées avec Javier, découverte de musique et chanteurs chiliens. Le groupe Los Jaivas qui a mis en musique des poèmes de Pablo Neruda dans l’album « Alturas de Machu Pichu » ; Violetta Parra et sa célèbre « Gracias a la vida »…

 

Séance de yoga pour Anne-claire, invitée par Daniela à un de ses cours hebdomadaires.
Daniela est argentine, vit et travaille au Chili. Rencontre incroyable. Lors de notre passage à la frontière, elle et son mari nous interpellent, admiratifs de notre équipée. Ils veulent visiter le Pérou et la Bolivie en moto lors de leurs prochaines vacances et nous discutons des beaux endroits où aller, puis nous nous disons au revoir. Brève et agréable rencontre qui en restera là.

 
Trois jours après, quartier Providencia, alors que nous faisons des courses dans un petit supermarché du coin, nous nous retrouvons nez à nez avec Daniela. Elle est professeur de yoga et travaille à deux pas d’ici. Elle nous invite à venir à un de ses cours. La salle de cours est contiguë à un restaurant thaï, tenu par une amie. Un jardin paisible accueille les tables du resto, une piscine, un coin de culture de fleurs et plantes aromatiques, des fauteuils. Tout pour le repos et la détente.

 

Une semaine de travail scolaire

 

Léa et Tim peuvent travailler assis à une table, au frais, ce qui a été rare ces derniers temps.

 

Santiago écriture Santiago travail scolaire 5

 

Nous terminons la rédaction de leurs fiches pour l’école et les mettons en ligne sur leur blogue.

 

 Santiago travail scolaire 1 Santiago écriture 1

 

Une semaine de préparation du départ pour la Nouvelle Zélande prévu le 24/11

 

Grande lessive de TOUTES les affaires : tout y passe, les habits, les vestes, les chaussures, les sacoches, la tente, etc.

 

  Santiago lessive 3 Santiago lessive

 

Entretien et révision des tandems. Nous partons à la recherche du petit magasin trouvé par David. Nous avions rencontré David au Pérou peu de temps avant qu’il ne parte pour Santiago et lui avions demandé de faire des recherches de teller de bicicletas. Merci David pour cette bonne adresse : nous confions Fanlabise à Gustavo. Deux jours après, nous le récupérons propre et révisé.

 

La recherche de cartons pour emballer nos montures nous amène à une grande surface du vélo et c’est là que nous confions Cassbizou pour sa révision.

 

Santiago réparation tandem


Qu’il est insolite de voir des cartons de vélo traverser les rues de Santiago, portés par deux personnes.

 

Des courses

 

Léa et Tim ont grandi, la chaleur arrive et ils ont besoin de baskets, et mine de rien cela prend du temps pour trouver. Il nous faut aussi une paire de lunettes de soleil pour les enfants, un bâton de ski qui sera transformé en béquille.
Encore un drapeau du Chili. Des aiguilles à tricoter et une pelote de laine : Léa et Tim veulent apprendre à tricoter et c’est bien quelque chose que nous pouvons loger dans les sacoches, ce qui n’est pas le cas d’un trampoline par exemple.

 

Des démarches diverses

 

Pour la santé de Tim, nous devons consulter un ORL pour un bilan de ses oreilles. Là encore, Javier mobilise son entourage pour nous trouver un rendez-vous dans la semaine. Coïncidence, le jour même Tim a mal à une oreille et le médecin constate une otite. Un traitement de 10 jours est nécessaire pour qu’il puisse prendre l’avion.

 

Envoi d’un colis en France, ce qui nous permet de découvrir le fonctionnement de la poste et comme en Argentine, cela prend beaucoup de temps.

 

Santiago correos Santiago glaces 2

 

Un peu de tourisme

 

Désireux de découvrir cette capitale, nous allons nous renseigner au Sernatour du quartier.
Nous découvrons le métro pour quelques déplacements.

 

Santiago métro 7

 

Propre, aéré et confortable. D’après Javier, les rames françaises sont plus confortables que les espagnoles, ce que nous pouvons largement confirmer. Cocorico !

 

Mais en réalité, notre programme d’impératifs est chargé et nous n’aurons pas le temps de visiter la ville.

 

Santiago 9 Santiago 17

 
Nous n’irons pas voir Santiago d’en haut depuis le sommet du cerro San Cristobal. Nous ne verrons pas les monuments, le palais présidentiel, le centre culturel La Moneda, le musée de la mémoire, la cathédrale ou encore le pueblito Los Dominicos, centre artisanal.

 

  Santiago 13 Santiago 2

 

En revanche, toutes ces démarches nous permettent, comme à Mendoza, d’arpenter les rues, traverser les parcs, s’émerveiller devant un jet d’eau.

 

Du samedi 20/11 au lundi 22/11 : un week-end au bord de l’océan pacifique

 

A El Quisco, avec la famille de Javier dans leur maison secondaire

  El Quisco maison

 

Samedi, après sa sortie du travail, Javier nous rejoint à la station de métro et quelques dix stations plus loin, nous nous retrouvons au terminal des bus. Une petite heure d’attente et nous embarquons dans un bus grand confort. Il faut peu de temps pour quitter la ville et nous traversons une vaste plaine, puis la chaîne de la précordillère, et la vallée de Casablanca, où sont cultivés de nombreux vignobles.

 

Après une heure trente, nous arrivons à Algarrobo, puis El Quisco, la station balnéaire. Sergio nous attend à l’arrêt du bus et les retrouvailles sont chaleureuses.
 

Nous découvrons leur jolie maison en bois, avec de grandes baies vitrées, 4 chambres à l’étage, où l’on accède par un escalier construit par les hommes de la famille. Visite du patio et du jardin, dans lequel poussent plusieurs cognassiers et autres arbres fruitiers au milieu de belles fleurs.

 

Petite promenade pour aller voir « la puesta del sol », le coucher de soleil.

 

El Quisco coucher de soleil

 

Et quand le soleil déclinant fait face au lever de lune, la pleine lune, qui à son tour prend place dans le ciel, le spectacle est grandiose !

 

El Quisco lever de lune 1

 

Sur fond de musique d’ambiance, le dîner est un régal : dégustation d’un excellent vin blanc local, un chardonnay, qui accompagne un plat de fruits de mer : des machas a la parmesan. Dans chaque coquillage, on met un morceau de fromage (chèvre ou vache), un peu d’huile d’olive, de vin blanc, du poivre. Au four quelques minutes et c’est prêt à déguster… Sans oublier la sauce « pebre » : jus de citron, huile d’olive, oignon tige, ciboulette, persil, coriandre, sel, piment jaune.

 
Les asperges viennent encore ravir nos palais, arrosées d’un gris (cabernay sauvignon).
Léa et Tim, peu friands des fruits de mer, vont se régaler d’un toast avec jambon et fromage fondu.

 
Tout est douceur, plaisir, chaleur… Chaleur dans la qualité de la présence des uns aux autres, mais aussi chaleur sur les joues…

 

El Quisco 1 El Quisco les garçons


Une balade au clair de lune va de soit pour rafraîchir tout le monde, découvrir parmi tant d’autres la constellation des Trois Marias, sans oublier de saluer nos redoutables ennemis les moustiques.

 

Dimanche, nous nous levons après une nuit calme et reposante.

.
Après le petit déjeuner, où Javier fait la surprise aux enfants de sortir de son sac un pot de nutella, le programme est très chargé.

 

El Quisco petit déjeuner


Sergio va faire du pain, la « tortilla de rescoldo », tradition familiale. Il faut préparer le feu dans le four, et Tim l’aide à charger le bois.


Puis il confectionne la pâte, sous les yeux maintenant bien réveillés des enfants qui sont impatients de mettre la main à la pâte.

 

El Quisco mains à la pâte El Quisco mains à la pâte 3

 

Puis vient le temps de la cuisson dans le four, sous les braises, et les cendres. 

 

El Quisco Sergio au four 1


Marc, Javier et Anne-Claire font une mousse au chocolat. Javier a mis la semaine pour trouver un excellent chocolat Neuchâteau. Il faut lui faire honneur : couper la plaque en morceaux, les faire fondre avec un peu de beurre, laisser refroidir, ajouter les jaunes d’œuf, monter les blancs en neige, et les incorporer délicatement, verser dans un plat, réserver au frais, lécher le saladier sans se battre, tout cela va nous occuper pour la matinée.

 

El Quisco ça mousse 3 El Quisco mousse au chocolat


Dans le four, la cuisson du pain est terminée. Sergio sort la tortilla et nettoie les cendres au balai.

 

   El Quisco la tortilla cuite


Javier fait cuire la viande puis des légumes dans « el disco », plat fait pour aller sur les braises.

 

El Quisco Javier cuit les légumes 1

 

Marc et Javier bricolent pour transformer le bâton de ski en béquille à tandem, pour fabriquer et assembler des pièces de bois qui serviront à caler Fanlabise et Cassbizou dans leurs cartons.

 
Le repas fait le régal de tous et une fois le bricolage terminé, nous partons tous les quatre avec Javier au bord de l’océan humer les embruns, faire de l’escalade dans les rochers,

 

El Quisco océan pacifique 39 El Quisco océan pacifique 30 El Quisco océan pacifique 37 El Quisco océan pacifique 28

 

mettre les orteils dans l’eau froide. Les rouleaux sont de toute beauté et viennent s’éclater sur les rochers dans un fracas qui nous surprend toujours.

 

El Quisco océan pacifique 6

 

Mais comme toute bonne chose a une fin, il est l’heure pour toute la famille de rentrer à Santiago. Quant à nous, nous partons faire un tour à Valparaiso. Sergio nous conduit au terminal de bus d’Algarrobo. Nous avons la chance de n’attendre que dix minutes pour embarquer. A peine installés, Léa et Tim s’endorment pour un peu plus d’une heure de route.

 

El Quisco océan pacifique 3 Valparaiso voyage en car

 

Valparaiso, patrimoine mondial de l’humanité depuis 2003

 

Lorsque nous arrivons à Valparaiso, la nuit est déjà tombée. Nous avons en poche une adresse d’auberge mais comme toujours lorsque nous débarquons dans une ville inconnue, nous nous sentons un peu perdus. Nous nous dirigeons vers un point d’information sur les hébergements tenu par un couple. Bertha et Carlos nous mettent vite à l’aise. Ils nous expliquent comment se rendre à l’auberge, tout en nous précisant qu’ils peuvent aussi nous proposer un hébergement à deux pas d’ici.

 

Valparaiso 26

 

Quelques minutes après, nous sommes dans leur voiture pour nous rendre dans leur logement. Nous prenons possession d’un appartement vieillot, aux robinetteries usées, mais bien équipé. Cela fera bien l’affaire pour une nuit.

 

Léa et Tim affinent leur apprentissage de l’espagnol en regardant un dessin animé à la télévision pendant que nous partons faire quelques courses pour manger.


Après le dîner et le coucher des enfants, nous travaillons un article pour le blogue, face à la baie éclairée de Valparaiso, sans se douter qu’à quelques centaines de mètres de là, se trouve David, notre ami américain.

 

Lundi, après une nuit courte, nous profitons d’une bonne connexion internet pour un rendez-vous skype avec Isa et Jean-Paul. Après un bon petit déjeuner, nous sautons dans un bus pour nous rendre au port.

 

Valparaiso port 6


Arrivés là, nous sommes harponnés par les chiliens qui veulent nous vendre un tour. Ils parlent très vite, chacun proposant bien sûr la meilleure offre. Mauvais moment…Nous embarquons finalement tous les quatre à bord d’une mancha pour la visite du port :

 

Valparaiso lion de mer Valparaiso port 26

 

Valparaiso port 9 Valparaiso port 24

 

bonjour le lion de mer et ses petits, le bateau laboratoire de recherches, les frégates militaires d’autres pays ici pour un an, les cargos chargés de céréales, de containers…

 Valparaiso port 13


La vue sur la ville avec du recul est magnifique.

 

Valparaiso est construite au bord du pacifique au milieu d’une vingtaine de collines plongeant sur l’océan. C’est une ville toute en pente, avec beaucoup d’escaliers. Chaque colline possède un funiculaire.

 

Valparaiso funiculaire

 

La ville en compte plus d’une vingtaine mais seulement trois fonctionnent. Il y a un projet de les restaurer dans les années à venir. Au XIXème siècle sont arrivés des immigrants anglais, allemands, français, dont les descendants possèdent des maisons de toute beauté.

 

En raison de ses caractères si particuliers, la ville a été déclarée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 2003.

 

Après la balade en bateau, nous nous rendons en bus à la Sebastiana, maison de Pablo Neruda, prix Nobel de littérature en 1971.

 

Valparaiso musée Pablo Neruda

 

Cette maison contient une partie de la collection du poète. Aujourd’hui, elle est transformée en salle d’expositions et centre culturel moderne. Pour s’y rendre le bus roule à vive allure dans les rues sautant les collines les unes après les autres.
Malheureusement, nous sommes lundi et comme tous les autres musées, la Sebastiana est fermée…c’est ballot.

 

 Valparaiso 12 Valparaiso 13

Valparaiso 11  Valparaiso 14


Encore quelques flâneries dans les rues, squares, à admirer des statues ou autres expressions culturelles, les nombreuses façades multicolores, les murs couverts de peintures, ce qui fait de Valparaiso un musée à ciel ouvert.

 

Valparaiso 24

 

Le temps pour Marc d’aller voir si l’entreprise « Rosalie et Compagnie » version chilienne fonctionne bien,

 Valparaiso 29

 

et vers 15h00, nous reprenons le bus pour rentrer à Santiago.

 

Nous sommes heureux de notre week-end, émerveillés de tout ce que nous avons vu et nous nous endormons tous les quatre pour les deux heures de route.

 

De retour à Santiago, en deux jours, nous emballons tandems et sacoches comme pour le premier vol, ce qui nous rassure sur les conditions de transport du matériel dans l’avion.

 

Santiago de nuit


Mercredi à 19h00, nous sommes fins prêts lorsque Javier arrive avec le pic up. Claudio reprend possession de son appartement et nous filons à l’aéroport.

 

Santiago départ

 

Nous savourons les derniers quarts d’heure en compagnie de Javier puis vient le temps de se dire au revoir. Nous espérons nous revoir en France et l’accueillir à notre tour aussi bien qu’il l’a fait avec nous dans son pays.

 

Santiago départ 3 Santiago départ 2

 

L’enregistrement de nos bagages surdimensionnés se fait sans aucun problème, de même que la sortie du territoire chilien et le contrôle des bagages à main.

 

Santiago départ 4

 

Nous embarquons avec une heure de retard et prenons place dans l’avion. Nous sommes très émus de quitter cette terre d’Amérique du sud que nous avons aimée parcourir, de nous éloigner de toutes les personnes qui nous ont si bien entourés.

 

 

HASTA LUEGO
A TODOS LOS AMIGOS
Y AMERICA DEL SUR

 

 

Santiago date départ Santiago départ 5

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 07:13

 

Mercredi 10/11 : Mendoza – Route 7 au pied de la Cordillère, 47 km, 1200 m.

 

Nous devons attendre midi pour récupérer Fanlabise au magasin de vélo, ce qui laisse le temps d’un second contact skype pour Léa avec son école.

 

Mendoza AJ Campo Base 6

 

Cette fois-ci la classe s’est organisée pour communiquer par petits groupes de trois élèves, ce qui permet des échanges plus personnalisés. Cela demande aussi à Léa une plus grande concentration et disponibilité car cela a pris plus de temps.

 

Nous partageons notre pique nique avec Julie et Bastien avant de se dire au revoir.

Il est 15h30 lorsque nos montures quittent Mendoza, l’important pour nous étant de partir, de reprendre la route et de s’attaquer à cette étape.

 

Nous nous retrouvons sur la voie rapide, puis sur la route 40, à deux fois deux voies. Nous roulons sur la bande d’arrêt d’urgence, ce qui en somme nous met à l’abri des véhicules. Il y a beaucoup de trafic, donc c’est très bruyant, l’air est pollué par les gaz d’échappement. Ca roule vite, et nous nous sentons un tout petit peu éprouvés nerveusement. Nous attendons la bonne sortie avec impatience mais elle n’est pas là. Il nous faut faire 27 kilomètres pour sortir de cette autoroute et bifurquer sur la route 7, qui nous indique le Chili.

 

Alors que nous pensions être tirés d’affaire, la situation est encore plus dangereuse : la route est étroite, essentiellement fréquentée par des poids lourds, des semi-remorques chargés à bloc.

 

Circulation dense

 

Lorsque deux camions, roulant à vive allure, doivent se croiser à notre hauteur, sur ce plat montant, notre espace de sécurité se réduit à une peau de chagrin ! Nous devons être extrêmement vigilants, nous redoublons de prudence au prix d’une grande dépense d’énergie.

 

La Cordillère des Andes 3

 

Le pied de la Cordillère des Andes étant atteint, nous nous arrêtons au milieu de rien pour établir le campement. Mais nous sommes à l’intérieur des limites d’une propriété privée. En effet un grand panneau publicitaire évoque un centre de remise en forme situé à trois kilomètres plus loin. Un homme arrivant en voiture nous recommande vivement de quitter les lieux, sans quoi nous nous exposons à une agréable rencontre avec la police : « Ils vont vous embarquer, menottes aux poings et vous conduire en prison à Mendoza ». Brrr, quel beau projet ! Pas question de retourner à la case départ sans toucher nos 40.000 pesos !

 

1er campement au pied de la cordillère

 

Ni une ni deux, courageux comme pas deux, en deux temps trois mouvements, nous prenons nos clics et nos claques, notre tente et nos sacoches et disparaissons de l’autre côté de la route, dans une pseudo carrière…Ah, qu’il est bon d’être en liberté sur nos cailloux…Nous éteignons les petzl un peu tard.

 

Jeudi 11/11 : Route 7 – Uspallata, 85 km, 1895 m.

 

Dès le réveil, nous sommes préoccupés par la suite du parcours, et résolus à monter dans un camion dès que possible. C’est dans cet état d’esprit que nous attaquons la montée.

 

La Cordillère des Andes 2

 

Les enfants sont de bonne humeur et pédalent de bon train. Nous trouvons de l’eau auprès des employés de la route mais ils ne peuvent pas nous charger dans leur benne, celle-là transportant un produit toxique. Ils nous conseillent de nous rendre au prochain village, Los Potrerillos, où nous pourrons arrêter un camion.

 

Ceci nous redonne de l’ardeur, nous prenons de l’altitude, atteignant 1810 mètres, avant de redescendre sur Los Potrerillos, 400 mètres plus bas. Que d’efforts pendant 32 kilomètres pour si peu de dénivelés en fin de compte !

  Avant Potrerillos

 

Et quelle n’est pas notre joie de découvrir une immense ligne droite à deux fois deux voies, dans laquelle les camions dévalent et relancent leur moteur pour bondir à l’assaut du versant opposé.

 

Le village de Potrerillos se situe deux kilomètres en contrebas, au bord d’un lac artificiel aux eaux turquoise. C’est beau, paisible car les camions ne le traversent pas.

 

Nous abandonnons tout espoir d’en arrêter un et descendons vers l’unique magasin du coin pour nous ravitailler. C’est là que nous apprenons qu’un bus fait le parcours entre Mendoza et Uspallata, en passant par là.

 

Attente bus à Potrerillos 1

 

Nous attendrons patiemment le prochain, celui de 14h00. Nous nous tenons prêts à embarquer et sommes confiants pour les tandems.

 

Potrerillos bus

 

Voici un bus qui arrive et nous pouvons installer Fanlabise couché sur le flanc dans une soute et Cassbizou debout sur ses pneus dans une autre : le grand luxe ! Nous avons une petite pensée pour nos deux amis jurassiens, Huguette et Aldo qui ont du batailler pour embarquer leurs deux VTT.

 

Qu’il est bon de se laisser conduire au frais, en sécurité, confortablement installés sur des sièges douillets.

 

Voyage en bus A-C

 

Léa se détend et essaie toutes les positions du siège, pendant que Tim s’endort pour une bonne sieste.

 

 Voyage en bus Léa Voyage en bus Tim

 

Nous deux, mesurons la chance que nous avons d’être là, et encore plus à la vue de l’accident entre deux camions, aux remorques éventrées.

 

Accident sur le parcours

 

Nous apprendrons plus tard par le journal télévisé au Chili qu’un des deux chauffeurs est décédé.

 

Après une heure trente de voyage, nous arrivons dans une ravissante vallée au pied de montagnes superbes, à Uspallata, dernier village avant la frontière.

 

La Cordillère des Andes Uspallata

 

Pour trouver un camion, le chauffeur du bus nous conseille de nous poster à la douane du transit routier située à la sortie du village.

 

Nous prenons le temps de savourer une glace, de consulter nos emails et trouver un coin agréable pour passer une bonne nuit afin d’être en forme pour demain.

 

Nous sommes installés au bord d’un chemin, sous un arbre majestueux, au caractère rassurant.

 

Gochos

 

Passe d’abord un troupeau de chèvres, puis de vaches conduit par des cavaliers ivres qui n’ont pas remarqué notre présence.

 

2ème campement Uspallata 5     2ème campement Uspallata 4     2ème campement Uspallata 6     2ème campement Uspallata 8     2ème campement Uspallata 1

 

Vendredi 12/11 : Uspallata (Argentine) – El Sauce (Chili), 162 km, 1200 m.

 

Au l’aube, les oiseaux gazouillent au diapason, le troupeau de chèvres passe dans l’autre sens, le soleil inonde doucement la forêt d’en face puis la prairie, l’arbre sous lequel nous avons planté la tente semble nous donner de sa vitalité et de sa force…ambiance rurale pour ce dernier réveil en Argentine.

 

Uspallata 2

 

C’est avec une certaine émotion que nous quittons notre dernier bastion et nous rendons à la douane des camions. Nous expliquons notre intention au douanier qui nous conseille de nous poster à la sortie de l’aire de contrôle.

 

Uspallata douane

 

Et la danse des camions commence :

« Buenos dias, somos una familia con bicicletas. Queremos ir en Chile, pero somos cansados y la ruta esta peligrosa ; Queremos tomer un camion ; tiene espacio ? » « Bonjour, nous sommes une famille et voyageons en bicyclette ; nous voulons aller au Chili, mais nous sommes fatigués et la route est dangereuse. Nous voulons prendre un camion avez-vous de la place ? »

« No, no puedo, no tengo no, no, no, no”; ah ah pas si facile que ça…

 

Convoi exceptionnel

 

Nous portons notre attention sur un convoi exceptionnel de trois camions transportant des moissonneuses batteuses. Les chauffeurs brésiliens attendent la gendarmerie qui doit les escorter jusqu’à la frontière. Après discussion, ils acceptent de nous prendre à bord, mais veulent s’assurer que leurs convoyeurs ne s’y opposeront pas. Il nous faut donc attendre.

Encore d’autres tentatives, toutes vouées à l’échec : tous les camions sont plein et ne peuvent pas nous embarquer.

 

Tandems font du camion

 

Finalement la gendarmerie arrive, n’émet aucune objection, à condition de faire vite pour charger. Aidés de Enio et de ses collègues, nous hissons Fanlabise et Cassbizou avec leur chargement à l’arrière du plateau. Qu’ils ont l’air petits à côté de la moissonneuse batteuse !

 

Traversée de la Cordillère ave Enio

 

Nous prenons place aux côtés de Enio et c’est parti ! Nous sommes heureux d’être là, rassurés de cette solution trouvée si vite. Enfin, nous pouvons nous détendre et apprécier en toute quiétude les paysages qui nous entourent.

 

  Rio Mendoza La Cordillère des Andes 12

 

De la cabine du camion, nous découvrons cette route qui longe le rio Mendoza et s’enfonce dans des vallées magnifiques. Nous ne pouvons pas omettre de penser  que cette route des Andes a connu le plus extraordinaire chassé croisé de l’histoire d’Amérique du Sud, puisqu’au 16è siècle, les Espagnols empruntaient ce couloir pour coloniser la région. C’est aussi en 1817 que le général San Martin passait dans l’autre sens à la tête d’une armée de 5000 hommes, signant le départ des Espagnols de cette partie du continent.

 

Traversée de la Cordillère 1 Traversée de la Cordillère 2

 

Pas le temps de s’étonner de l’incroyable Puente del Inca, situé à plus de 2700 mètres, le convoi doit avancer.

 

Plus loin, nous apercevons l’Aconcagua, ou Acon Cahuac, « sentinelle de pierres » des Incas. C’est le plus majestueux des sommets des deux Amériques, culminant à 6962 mètres. L’instant de rêver que nous en faisons l’ascension, hein Manu ?

 

Aconcagua 6962 m 2

 

Sur ce temps de relâche, nous méditons sur notre déception concernant l’absence de Federico. Nous convenons qu’il aurait été trop incroyable qu’il accomplisse un tel voyage (venir de Tandil, province de Buenos Aires, représente plus de 1600 km aller retour) pour nous conduire à la frontière. Nous y avions cru et nous nous étions vraiment réjouis à l’idée de le revoir. Cela dit, nous ne pouvons pas lui en tenir rigueur, même si ce revirement de situation a créé en nous de l’inquiétude.

Notre erreur a peut-être été de croire seulement en cette solution pour gravir la Cordillère.

En voyage, les revirements de situation sont fréquents, il faut en permanence s’adapter. Nous vérifions qu’il est important de rester maître de notre destin et que quoi qu’il arrive nous avons des ressources et pouvons compter sur elles pour revoir les choses autrement.

Malgré son absence physique, Federico est resté très présent, par ses SMS, son soutien a été permanent. Merci à toi Federico.

 

Nous passons Las Cuevas et les restes des chutes de neige, tombée le jour de la tempête, et voici le Chili !

 

Tunnel Cristo Redendor Tunnel Cristo Redendor 2

 

Nous traversons le tunnel international qui passe sous le Cristo Redentor, de 3200 mètres de long. De l’intérieur de la cabine d’Enio, nous constatons que ce passage n’aurait pas pu se traverser en tandem.

 

AU REVOIR L’ARGENTINE ET BONJOUR LE CHILI

  Entrée au Chili 1

 

Après 103 kilomètres, nous arrivons au poste frontière et à la douane.

Le temps de saluer et remercier nos amis camionneurs brésiliens…

 

Avec camioneurs brésiliens

 

Le temps de manger notre pique nique sans en laisser une miette…

 

Vient le temps de passer au contrôle. Contrairement à ce qui nous a été dit à plusieurs reprises, les policiers chiliens sont plutôt sympathiques et nous dirigent dans nos démarches, l’un proposant même d’accompagner Tim aux toilettes !!!!!!!! brrrr, pendant que nous déclarons notre sortie d’Argentine. Voici notre Timitito de retour pour l’attribution du visa d’entrée au Chili.

 

Puis au moment de passer avec les tandems, les douaniers nous demandent de nous garer, un autre surgit avec un chien. Le chien et le maître, aussi excités l’un que l’autre, montent sur les sacoches, reniflent, bavent sur Cassbizou, puis sur Fanlabise, reviennent sur Cassbizou. Le chien se met à montrer des signes de victoire autour de notre sacoche qui habituellement contient la nourriture.

A-t-il déniché quelque chose ? Mais non, rien, pas de fromage, pas de mortadelle, pas de tomate ni de pommes, seulement les odeurs, encore fraîches certes, des restes du pique nique. Tous deux repartent la queue basse. Le douanier est dépité. Peut-être se réjouissait-il déjà de la belle amende donnée aux français ?

 

Encore impressionnés par le numéro du chien et du douanier, c’est dans un paysage de haute montagne minéral, et enneigé que nous entamons la descente : vertigineuse et les fameux 23 virages…impressionnants !

 

Descente vertigineuse 8

 

Les freins tambour, actionnés d’une main de maître par Léa et Tim, fument.

 

A cette allure nous perdons du dénivelé en un rien de temps et trouvons un fond de vallée magnifique, verdoyant, bucolique.

 

Après 59 kilomètres, nous atteignons El Sauce, (10 kilomètres avant Los Andes) où nous rencontrons Axel, jeune argentin qui nous donne quelques infos sur l’accès à Santiago.

 

Le camping sauvage étant interdit, les propriétés privées nombreuses, nous décidons de passer la nuit ici à El Sauce. Nous nous retrouvons chez Lita, employée au restaurant local. Elle quitte son travail le temps de nous accompagner jusqu’à chez elle. Nous installons la tente dans la cour au milieu des chiens, en face du poulailler, sous la corde à linge.

 

3ème campement El Sauce

 

L’espace est parfait, juste ce qu’il nous faut. Lorsque son mari arrive, il nous présente les toilettes, la cuisine tout y est c’est le grand luxe !

 

Samedi 13/11 : El Sauce / Santiago du Chili, 90 km, 666 m.

 

Nous sommes réveillés par un concert de chants de coqs, de chiens, sur fond sonore du trafic routier.

 

Le temps d’une photo avec Lita et nous voici sur la route pour Santiago.

 

3ème campement El Sauce chez lita   3ème campement El Sauce 5   3ème campement El Sauce 6

 

Nous hésitons à nous engager car les panneaux indiquent une interdiction aux vélos. Les employés des routes nous confirment qu’on peut l’emprunter sans problème, puisque c’est la seule qui va à la capitale.

 

Autoroute pour Santiago 1

 

Personne devant, personne derrière, sur la pointe des pneus, tels des voleurs, nous nous engageons. Quatre kilomètres de montée sous un soleil radieux et chaud nous font transpirer à grosses gouttes.

Le passage à deux fois deux voies se termine après une belle descente et nous nous retrouvons sur une route de campagne agréable.

 

Vigne de Los Andes 1

 

Nous longeons des vignes immenses, des plantations de pêchers, d’oliviers et de cerisiers.

 

Mais voici la deux fois deux voies qui réapparaît et ça monte encore. Nous achetons des fruits secs et frais et roulons jusqu’au tunnel de Chabuco.

Cristian, le gardien, appelle la camionnette pour nous le faire traverser. Encore un nouveau moyen de transport que nous n’avions pas testé !

 

Sécurité tunnel autoroute 1 Tunnel autoroute

 

Nous prenons le pique nique à l’ombre, à la sortie du tunnel, et nous accordons le temps d’une petite sieste…

A peine endormis, et voilà que la sirène des forces de l’ordre retentit et qu’en deux temps trois mouvements, nous sommes plaqués contre la glissière, sous les yeux terrorisés de nos enfants qui se mettent à hurler. Sans ménagement, nous nous retrouvons menottes au poings, embarqués avec Cassbizou et Fanlabise jetés comme des malfrats dans le panier à salade, comme dit mamie Yvette.

 

Autoroute pour Santiago 2 Embarquement par police

  

Motif d’arrestation : circulation avec deux bicyclettes hors normes, à deux roues chacune, et transport d’enfants de moins de 10 ans sans rehausseur ni ceintures de sécurité, sur une route caractérisée à grande circulation et interdite aux véhicules non motorisés…

 

Sous officier Tim

 

« He, ho, maman, papa réveillez-vous, il est l’heure d’partir » dit Tim.

 

Après ce mauvais rêve et contents d’être libres, nous repartons légers et joyeux avec l’intention de dormir à Colina, ce qui ne nous laissera plus qu’une vingtaine de kilomètres pour Santiago. Nous voulons aborder la capitale du Chili de bonne heure demain matin, dimanche, pour qu’il y ait moins de circulation.

 

Arrivés à Colina, très rapidement, on nous informe qu’il n’y a ni hôtel, ni camping, qu’on ne peut pas rester dormir là, ni même en camping sauvage car la ville a la réputation d’être mal fréquentée et d’être dangereuse la nuit. Pas un service d’information touristique. C’est auprès de la police que nous trouvons confirmation de tout cela.

 

Un gradé, plein de bienveillance à notre égard, entouré de ses collègues, nous prend en charge. Il nous ouvre son ordinateur pour consulter nos mails : nous attendions une réponse de Javier, l’ami de Nelson habitant Santiago et le gradé lui téléphone de notre part pour un premier contact. Après avoir envisagé de nous faire camper à la caserne de l’aviation, ce qui finalement ne s’avère pas possible, il propose de nous véhiculer jusqu’à l’hôtel le plus proche à la périphérie de Santiago.

Marché conclu.

Pendant que nous faisons quelques courses, Léa et Tim restent en garde, à vue, au poste… de télévision.

De retour, nous chargeons toutes les affaires dans un fourgon de la police.

 

Colina commissariat

 

Nous  prenons le temps d’une séance photos à laquelle nos nouveaux amis aiment à participer et nous voici partis avec sergent Susane et un sous-officier.

 

Arrivés à l’hôtel visé, nous apprenons que les chiens sont autorisés mais pas les enfants. Un peu décontenancés, les policiers n’avaient pas prévu ce scénario, mais ils ne renoncent pas et décident de nous conduire à un autre hôtel, prenant le risque de sortir de leur périmètre d’intervention.

 

A la nuit bien tombée nous arrivons devant un hôtel de police, euh, non l’hôtel Plaza San Luis avec la police. Nous déchargeons sacoches et tandems du fourgon, sous les yeux hallucinés des passants.

 

Dépôt de garantie 1  Dépôt de garantie 2

 

Nous prenons le temps d’une photo d’adieu avec Susane, et les voici repartis à tout jamais.

C’est incroyable, nous sommes samedi soir, en plein Santiago, quartier Independencia, à six minutes du centre !

 

Camembert et Nutella 1

 

Ca se fête : camembert et nutella à volonté, à la grande joie de Léa et Tim, qui n’en ont pas mangé depuis la dernière tartine de Carmen à La Paz.

 

Hip hip hip hourrah !!! Quelle étape extraordinaire pour arriver à Santiago du Chili et boucler en apothéose notre parcours cycliste en Amérique du Sud.

 

Hourrrra...

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 09:57

 Mercredi 03/11 : San Augustin de Valle Fertil – Marayes, 114 km, 600 m.

 

Après une bonne nuit au cours de laquelle les moustiques ont festoyé autour de Léa, nous prenons, à notre tour, notre petit déjeuner de l’hôtel. Nous enfourchons Fanlabise et Cassbizou avec la ferme intention de traverser rapidement ce désert.

 

Traversée du désert 4

 

Nous quittons les cultures de « lema », un agrume, et la végétation haute et verdoyante parmi laquelle pousse le « quebracho ». C’est un bois très dur, tortueux, qui donne aux branches des formes pouvant représenter des animaux que les locaux vendent le long de la route.

 

Nous longeons des petites montagnes et, malgré la chaleur, nous avalons les kilomètres à un bon rythme.

 

Après plus de 40 kilomètres, nous nous arrêtons devant une maison, à Astica, pour une pause goûter bien méritée.

 

Astica goûter Astica fleurs

 

La propriétaire nous accueille sur sa terrasse ombragée. C’est avec de l’eau fraîche et du pain « casero » fabriqué maison et cuit au four à bois que nous repartons sous une chaleur accablante. Le contraste est saisissant comme le beefsteak dans la poêle. Nous cuisons à petit feu et crépitons à l’idée de trouver fraîcheur et ombrage au prochain village juché sur les hauteurs.

 

Chucuma nous tend les bras et ce n’est pas un mirage. Nous nous arrêtons sous un gros arbre, le long d’une rigole dans laquelle se déverse l’eau fraîche d’un bassin.

 

Chucuma ça rigole

 

Le lieu est idéal pour se laver, se rafraîchir, jouer, barboter. Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas autant amusés dans l’eau. Et pour l’eau potable, nous faisons le plein en la tirant au robinet d’une citerne, transportée par une camionnette.

 

Fleurs

 

Repus de tant de plaisir, nous sautons sur nos montures et dévalons ce monticule pour nous enfoncer inexorablement dans cet impressionnant désert.

 

Entrée dans le désert Entrée dans le désert 1

 Entrée dans le désert 2 Entrée dans le désert 3

 

C’est parti !! Nous disparaissons dans cette immensité…

 

Qu’il est loin le prochain village ! Nous doutons d’y arriver, nous sommes tiraillés entre continuer et s’arrêter. A bien y regarder, il nous paraît difficile de poser la tente sur la rocaille, au milieu des épineux. Nous mobilisons notre courage et avançons encore, et encore sur ces longues lignes droites.

 

  Traversée du désert 1

 

Alors que le soleil décline, nous voyons au loin une maison qui annonce peut-être la proximité du village, mais non. Il nous faut encore parcourir 9 kilomètres pour atteindre Marayes, à la tombée de la nuit. Quelques maisons en adobe et enfin un terrain de foot hospitalier sur lequel les jeunes du village terminent une partie.

 

1er campement à Marayes 1

 

Nous nous y installons à tâtons, à la lueur de nos lampes frontales.

 

Le premier orage depuis notre présence en Amérique du Sud est là : tonnerre, éclairs mais seulement quelques gouttes de pluie qui peinent à refroidir l’atmosphère : nous atteignons les 32° sous la tente !

 

Jeudi 04/11 : Marayes – Difunta Correa, 77 km, 600 m.

 

Nous nous accordons une grasse matinée, et lorsque nous sortons de la tente, il fait déjà chaud. Heureusement, les nuages sont là pour atténuer la chaleur !

 

Nous quittons Marayes fatigués de l’étape d’hier mais toujours déterminés à sortir du désert.

 

Marayes 1

 

Nous croisons encore quelques restes de vaches et toujours ces rapaces qui tournent au dessus d’eux.

 

Après 37 kilomètres, nous atteignons Bermejo qui a l’apparence d’un village pauvre et misérable. Un policier du poste de contrôle routier nous donne un verre d’eau fraîche pour nous quatre et s’étonne que nous lui en redemandions trois autres. Il est vrai que l’eau est précieuse dans cette contrée !

 

Après le pique nique, nous entamons la sieste sans nous douter qu’à quelques mètres sommeillent de charmantes créatures !

 

Traversée du désert 10

 

L’araignée aux pattes velues, compagne sympathique et toujours la bienvenue !

 

Marayes 2

 

Et le lézard le plus dangereux du monde, surpris par les enfants en train de faire du funambulisme !

 

Nous repartons pour 40 kilomètres. Nous rejoignons l’axe routier entre Cordoba et San Juan, ce qui signifie beaucoup de circulation et nous nous accrochons à nos montures, qui roulent sans se cabrer. Mais au fait, comment vont Fanlabise et Cassbizou ?

 

Fanlabise Cassbizou

 

Après 4000 kilomètres en Amérique du Sud, nos pneus sont à peine usés, la brooks épouse parfaitement les fessiers de Marc, les courroies des sacoches sont comme neuves, les mécaniques bien huilées tournent sans bruit, et ...

 

Cassbizou 4

 

... Véloland est toujours derrière nous, prêt à intervenir à la moindre défaillance. Que du bonheur !!!

 

Sans nous en rendre compte, nous atteignons Difunta Correa, devenu le Lourdes sud-américain. Un petit tour du site, une glace rafraîchissante et nous optons pour le chantier de la nouvelle route pour installer le camp.

 

Vendredi 05/11 : Difunta Correa – Villa Media Agua, 87 km, 600 m.

 

Avant que les rouleaux compresseurs ne laminent notre campement, nous plions en toute hâte et nous rejoignons le cœur de ce site, pour y visiter le sanctuaire.

 

Difunta Correa

 

Il était une fois, en 1840, en pleine guerre une jeune femme. Correa partit à la recherche de son amoureux, emportant son enfant dans sa quête. Bientôt les vivres manquèrent et Correa mourut de soif, de faim et d’épuisement. Quelques jours plus tard, quand on découvrit son corps, l’enfant tétait toujours sa défunte maman et, miracle, vivait encore.

 

C’est la fin de la légende et le début du culte. Non que l’infortunée maman ait été réellement canonisée, mais elle fut plutôt récupérée par la croyance populaire qui lui prêta des pouvoirs miraculeux.

 

De la frontière bolivienne à la Terre de Feu, on vient de toute l’Argentine et des pays limitrophes confier son destin et celui de ses proches à la Difunta Correa.

 

Difunta Correa 1 Difunta Correa 4

 

Dans plusieurs chapelles couvertes d’ex-voto, les pèlerins déposent photos, pièces automobiles, plâtres, maquettes de maisons. Un escalier de 73 marches, que les plus pieux montent à genoux, conduit au rocher où Correa aurait rendu son dernier soupir. Un incroyable bric à brac dont chaque pièce symbolise ce sur quoi on veut attirer les faveurs du ciel.

 

Difunta Correa 3

 

On peut sourire de l’exubérance de cette brocante, à ciel ouvert, de l’infrastructure qui entoure le site (restos hôtels, commerces...). Mais nous sommes aussi touchés par ces milliers de vie qui se racontent au travers d’un objet abandonné à une espérance ; par ces millions de mains qui, effleurant la tête de plâtre d’une idole, caressent l’espoir de lendemains meilleurs.

 

Après avoir regonflé les pneus, nous découvrons avec grande joie une piste cyclable, certes longeant la route où circulent de nombreux camions, mais toute neuve, et qui va nous guider pendant 40 kilomètres.

 

Traversée du désert 11

 

Cela n’empêche pas la traversée d’une pampa et d’une nouvelle zone désertique avant d’atteindre les premières vignes et arbres au feuillage très verdoyant. Cette voie royale nous accompagne jusqu’à l’entrée de Caucete.

 

Caucete

 

Un peu pris par le temps, c’est là que nous décidons d’éviter San Juan et de couper à travers champs pour gagner Villa Media Agua, que nous atteignons à une heure raisonnable de la fin de journée.

 

Une glace pour se rafraîchir et nous partons visiter les deux hôtels de la ville. Le premier, une auberge est tenue par un propriétaire en état d’ivresse. Il veut nous faire visiter une chambre mais peine à se souvenir qu’il faut une clé pour l’ouvrir. C’est en titubant et en s’accrochant aux murs du couloir qu’il part à sa recherche. Lorsque enfin il nous ouvre la porte, nous sommes pris d’une nausée à la vue des murs moisis et des couvre lits puants. Nous hésitons, comment refuser un tel confort ?

Finalement, nous optons pour l’autre hôtel qui offre toutes les commodités, un peu cher pour ce qu’il est. Deux fois deux lits superposés, dans une chambre borgne, une cuisine bien équipée, une salle à manger spacieuse avec une télévision proposant trois chaînes, et …des ventilateurs.

Quant à la plomberie, nous laisserons Christophe apprécier le travail d’installation du chauffe-eau sans qu’il y ait eu besoin de modifier la porte du placard.

 

Plomberie argentine

 

José Maria le propriétaire vend des motos. Son hôtel jouxte son magasin et se situe en vase clos. Nous comprenons rapidement tous les bienfaits de cette installation qui nous isole en journée de la chaleur et en soirée, des innombrables moustiques qui partent en chasse de chair fraîche.

 

Samedi 06/11 : Journée de repos.

 

Article pour le blogue, travail scolaire, lessive, courses, cuisine, le train train des jours de repos en somme et un coucher tôt car demain nous voulons arriver à Mendoza.

 

Villa Media Agua Villa Media Agua 2

 

Nous avons hâte de revoir notre ami Federico et de visiter avec lui sa terre natale, lorsqu’il nous rapprochera de la frontière chilienne et nous fera passer toutes les embûches qui jalonnent le parcours.

 

Dimanche 07/11 : Villa Media Agua – Mendoza, 118 km, 740 m.

 

Nous sommes tous fins prêts pour un départ matinal, à la fraîche et sans vent. Peu de circulation en ce dimanche, sur cette portion de route 40, qui relie par une longue ligne droite San Juan à Mendoza.

 

Traversée du désert 2

 

Encore du désert, toujours du désert, qui présente à sa façon un certain charme que Marc ne se lasse pas d’admirer !

 

Traversée du désert 18

 

A midi et demi, nous avons fait 71 kilomètres, lorsque nous atteignons le village de Jocoli. La chaleur nous plombe et nous essayons de nous rafraîchir avec une glace et de l’eau sortant des frigos de l’unique magasin. L’ombre des arbres ne suffit pas à faire baisser la température pendant le pique nique. Nous prenons le temps de téléphoner à Salta, à Claudio et Paola ; toute la famille est en plein repas dominical, à la fraîcheur du patio, c’est un bonheur de les entendre.

 

Séparation

  

Séquence émotion, lorsque nous décidons de nous séparer du sac plastic « Piccard », qui nous rappelle un bon week-end passé aux Saisies l’hiver dernier avec nos amis Corinne et Guy, Caterina et Juan-Yvo.

 

Inquiets de la chaleur qui règne, nous repartons avec détermination. Heureusement, des nuages cachent le soleil, mais très vite le vent devient plus fort, venant de la Cordillère : de fortes rafales, brûlantes, qui ne nous rafraîchissent pas.

 

Puis à l’approche de Mendoza, une sorte de gros nuage apparaît obstruant toute visibilité du sol au ciel. Cette vision est terrifiante. Nous avons l’impression que c’est une tempête de sable, comme dans les films. En quelques secondes le vent tourne, s’intensifie, redouble de puissance et nous comprenons que la tempête nous vient droit dessus, balayant tout sur son passage. En toute hâte, nous nous arrêtons, tournons Fanlabise et Cassbizou dos au vent, perpendiculaires à la route. Dans un instant de panique, masquant notre peur, nous sortons les bandanas, les cagoules pour nous protéger le visage et mettons les enfants à l’abri de nous tout en nous cramponnant aux freins des tandems, afin de ne pas être emportés.

 

Vent Zonda 3

 

Nous sommes pris dans les rafales qui font fléchir les arbres, des branches volent, le sable nous pique les jambes. Nous avons peur de ce qui peut nous venir dessus, mais après un rapide coup d’œil, nous sommes rassurés de savoir l’aéroport et sa clôture dans notre dos, et la forêt devant nous.

 

Vent Zonda 2

 

Nous attendons, mais aucun signe d’accalmie n’est perceptible. Un homme de passage nous confirme que la tempête va durer jusqu’à la nuit et qu’il ne faut pas attendre ici.

Nous repartons l’épaule en appui sur le vent. L’équipe des garçons progresse bien et évite de justesse une branche emportée par une bourrasque. L’équipe des filles est déséquilibrée à tout instant, mais avance malgré tout.

 

Un kilomètre plus loin, à l’entrée de Mendoza, un automobiliste veut nous venir en aide et nous propose de se placer derrière nous, avec ses warning, pour nous escorter.

 

A l’approche d’un feu tricolore, les sacoches des deux tandems s’accrochent, Anne-Claire et Léa chutent mais sans mal.

Un incendie a démarré en bord de route et les pompiers sont déjà à pied d’œuvre.

 

Encore 5 kilomètres et nous entrons sur l’avenue Catamarca qui amène au centre ville. Pas un chat dans les rues, la tempête a fait des dégâts. Une énorme branche rompt dans un fracas épouvantable et tombe devant nous. Voici à quoi nous avons échappé !

 

Mendoza après la tempête 2

 

Après quelques recherches, nous trouvons une chambre dans un hôtel vétuste mais qui fera l’affaire pour une nuit. Nous voici enfin en sécurité.

 

Lundi 08/11 et mardi 09/11 : Repos à Mendoza.

 

Au réveil, vers 9h00, il fait frais, 14°C et quelques gouttes de pluie, c’est l’après Zonda nous dit-on. C’est un phénomène météorologique plutôt rare à cette époque de l’année, qui est un vent violent très chaud venant de la Cordillère qui sévit pendant plusieurs heures. Il est alors suivi d’une vague de froid de 24 à 48 heures.

 

Après un bref petit déjeuner, nous partons, en passant par Carrefour (et oui !) pour quelques courses, nous installer dans une auberge de jeunesse. « Campo Base » nous attribue une petite chambre pour nous 4. Qu’il est bon de se sentir jeune !

 

Mendoza AJ Campo Base 5 Mendoza AJ Campo Base 6

 

La musique est permanente et bruyante, les ordinateurs sont parfois libres et les enfants sont ravis de s’en servir.

Nous sympathisons avec Kevin, un jeune français de 21 ans, normand, arrivé depuis peu et qui travaille au bar de l’auberge en échange de son logis.

 

Mendoza Caro Pepe 5

 

Les rendez-vous skype de Tim et Léa avec leurs classes respectives sont de grands moments, d’autant que c’est le premier pour Tim. Encore quelques petits réglages pour améliorer techniquement ces temps d’échanges et les prochains rendez-vous seront du pur bonheur.

 

Mendoza AJ Campo Base 8

 

Nous retrouvons Aldo et Huguette, arrivés deux jours avant nous et qui attendent un bus pour continuer vers la Patagonie.

 

C’est alors que nous recevons un message de Federico, nous apprenant qu’il ne peut pas venir demain à Mendoza comme prévu. La tempête a retardé les semailles ce qui le contraint à rester à Tandil. Nous sommes abattus par cette nouvelle qui nous laisse désemparés : comment allons-nous faire pour franchir la Cordillère en peu de temps ?

 

Drapeau Argentine

 

Il nous faut réagir rapidement, ce qui nous incite à remonter sur nos vélos au plus tôt, avec l’idée de trouver des solutions au fur et à mesure de notre progression, persuadés que notre bonne étoile nous guidera. Les enfants sont tristes de ce revirement de situation et découragés à l’idée de devoir remonter sur les tandems.

 

Pour nous redonner le moral, nous rejoignons Huguette et Aldo pour un repas au restaurant, où tout est sous forme de buffet, à volonté. Chacun se fait plaisir à ne manger que ce qu’il aime. Au moment du dessert, les crêpes à la glace emportent un gros succès.

 

Mendoza Caro Pepe 3 Mendoza Caro Pepe 2

 

Les différentes démarches nous prennent du temps (trouver un magasin de vélo pour remplacer la manette du frein tambour de Fanlabise, envoyer un colis en France…) mais nous permettent de parcourir certaines rues et places de la ville.

 

Mendoza se situe au carrefour de la route 40 et de la toute aussi mythique route 7, qui joint Buenos Aires à Santiago du Chili. Les caprices de la terre n’ont laissé que de rares vestiges coloniaux à la ville bâtie en 1561. Le tremblement de terre de 1861, suivi d’un incendie a ravagé le centre historique. Les reconstructions successives montrent un urbanisme moderne et aéré : immeubles bas, larges avenues plantées de platanes et d’espaces verts, ce qui confère à cette ville un certain charme et un côté très agréable.

 

Mendoza plaza Independencia Mendoza plaza Independencia 3

 

La Plaza Independencia est vaste et plantée d’arbres d’essences multiples, autour de bassins et jets d’eau. Au centre le musée d’art moderne et quelques autres bâtiments masqués par les ramages.

 

Mendoza plaza Independencia 2

 

Pas le temps d’aller voir le parc San Martin, dédié au Libertador, San Martin, en souvenir de cette armée des Andes qu’il leva à Mendoza et qui contribua à libérer l’Amérique du Sud de la couronne espagnole.

 

Mendoza, c’est aussi la capitale de la principale région productrice de vin, dont les cépages de rouge les plus courants sont le malbec originaire de Cahors, la syrah, le cabernet sauvignon bordelais, mais aussi le tempranillo d’origine espagnole, et la bonarda du Piémont.

 

Caucete 4

 

Pour les blancs, le chardonnay et le sauvignon sont les principaux cépages.

 

La veille du départ, nous faisons la rencontre de Julie et Bastien, des français en voyage pour un an en Amérique latine. Nous passons la soirée à l’auberge en leur agréable compagnie, à nous raconter nos aventures. La nôtre en Amérique du sud touche à sa fin, ce qui nous émeut…la leur a commencé fin septembre.

 

Mendoza AJ Campo Base 10

 

Demain, nous repartons à l’assaut de la Cordillère des Andes, pour la franchir cette fois-ci dans le sens inverse.

 

 

 

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