Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Avelofodelo

  • : Avelofodelo
  • : Le voyage autour du monde d'une famille, en tandems.
  • Contact

Léa et Tim

 Enfants_2.jpg

"Sans voiture, l'aventure"
Articles de Léa et Tim
et échanges avec leurs classes.

° Blogue de Léa. Ici
° Blogue de Tim. Ici.

Archives

Articles de presse.

Fonctionnement du blogue

Communiquer avec nous.
Les pages du blogue.

Contact technicien du blogue.

 

Heure actuelle à

   °  Bangkok (Thaïlande)

  °  Les Mollettes (Savoie)

Adresse du blogue 

http://www.avelofodelo.com

 

°  Visiteurs depuis le 20 juin 2010.

    

 

Bienvenue

                 ACCUEIL-AVELOFODELO.R-jpg

 

        °  Nos étapes

Amérique latine, Nouvelle Zélande, Australie, Nouvelle Calédonie, Indonésie, Thaïlande, Suisse et France.   

 

       °   Si vous souhaitez nous soutenir                             

.  Mail.

Vous nous envoyez un message par Mail. Cliquez sur "Contact" en haut et à gauche du blogue Rubrique "Présentation". Message personnel non publié sur ce blogue.

. Commentaire.

Vous pouvez également nous dire un petit bonjour en écrivant un "Commentaire" (cliquez sur ce mot). Message public qui sera visible sur cette page du blogue, par tous les visiteurs. Page uniquement consacrée aux commentaires.

Si vous souhaitez plus spécialement réagir à la suite d'un Article, vous avez également une rubrique "Commentaires" à la fin de chaque article. Commentaire qui sera visible par les internautes à la suite de cet article.

. Newsletter.

Inscrire votre adresse Mail à la "Newsletter" (Menu à gauche) afin d'être informé(e) dès qu'un nouvel article paraît sur ce blogue. N'oubliez pas de cocher la case " Articles" lors de votre inscription, sinon vous ne recevrez pas de message vous annonçant la parution d'un nouvel article.

Merci de tous vos gestes de soutien.

 

            °   Mode d'emploi

Lunettes_frontales.jpg

  Photo : Lunettes frontales.

- Fonctionnement des pages du blogue.
Si un article ou un dossier dans le menu de la colonne de gauche, vous intéresse. Vous cliquez sur le nom de ce document. Un second menu, ou le document lui-même, s'ouvrira, alors, dans la colonne droite du blogue.
Si vous rencontrez une difficulté dans le fonctionnement de ce blogue, mettez un message, par mail, au Technicien de surface. Ne l'envoyez pas aux voyageurs.

 

Blogues de Léa et Tim.

Léa et Tim écrivent leurs articles et les publient sur leurs blogues personnels.

Cliquez ici pour les découvrir.

° Blogue de Léa.

° Blogue de Tim.

 

- Articles de Anne-Claire et Marc.
En bas de cette page d'accueil ne sera publié, en permanence, que le dernier article de Anne-Claire et Marc.  Le plus récent. Pour voir l'ensemble des autres articles, dirigez-vous, dans la colonne de gauche sur "Articles récents". Puis cliquez sur "Liste complète". Vous pouvez également prendre connaissance des articles, un par un, par ordre de parution, en cliquant sur les numéros mauves ci dessous.

Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 06:50

 

Jeudi 30/09 : Potosi – Tupiza, 305 kms, 2950 m.

 

Vers 9h30, nous enfourchons Fanlabise et Cassbizou. La sortie de Potosi est très difficile et pénible car les rues sont pavées et de pente très raide. Nous montons et longeons les chemins d’accès aux mines…la poussière est déjà là. Au bout de 9 kilomètres de montée qui nous mène de nouveau à 4300 mètres d’altitude, voici un relief vallonné. Nous sommes toujours dans le paysage désertique des hauts plateaux.

 

Départ de Potosi 6

 

Nous nous reposons pour pique niquer dans un village près du terrain de jeux et de sport des enfants. C’est l’heure de la sortie d’école. « Buenas tardes los ninos ». Nous reprenons la route sous l’œil attentif et intrigué des enfants. Ce n’est pas la première fois qu’au passage de nos deux attelages, les enfants s’exclament et rient. Nous pensons que Tim, si petit derrière son papa si grand, est une scène comique.

 

10 kms d’une belle descente et nous voici à 2500 mètres dans une vaste plaine à Cuchu Ingenio. Nous retrouvons quelques arbres, une grande ligne droite et d’un coup, après 55 kilomètres, la route asphaltée cède la place à la piste de terre et de pierres, ondulée.

Nous nous essayons à ce nouveau terrain mais les tandems n’apprécient qu’à moitié et se cabrent. Les casseroles cliquettent, les sacoches branlebalent, les enfants grincent et Anne-Claire toussote dans la poussière soulevée au passage des véhicules. Il est déjà 16h00.

Ni une ni deux, comme nous l’avions convenu dès notre départ ce matin, nous jetons un enfant sous les roues d’un camion pour le faire arrêter. Mauvaise pioche.

Deuxième tentative, efficace. A la vue du visage des enfants poussiéreux et fatigués, le chauffeur accepte de nous charger dans sa remorque à ciel ouvert. Trois autres adultes sont déjà présents à l’avant, dont une femme qui se tord de douleurs. Pourvu qu’elle n’accouche pas en route !

 

Vue du camion 1

 

Les tandems trouvent leur place entre pile de planches et porte arrière d’un côté, les sacoches et nous de l’autre sur des tôles, et c’est parti. Marc essaie de tenir les vélos, debout à leur côté mais doit se cramponner de toutes ses forces, tellement ça secoue. Un vrai rodéo. Léa, Tim et leur maman sont scotchés à terre et admirent le ciel. Comment rester indifférent devant une telle variété de gris des nuages de poussières !!!!

 

Ce n’est qu’au bout d’un certain temps et après la première chute de Marc, que nous trouvons une courroie pour amarrer Fanlabise et Cassbizou. Il faut dire que le voyage s’annonce long et chaotique.

Après avoir étudié une stratégie pour nous lever et nous déplacer, nous réussissons à nous jucher sur la pile de planches, à nous agripper aux ridelles et admirer un désert de cailloux et d’épineux, dans lequel parviennent à subsister quelques cactus les plus tenaces.

Nous nous excusons de ne pas pouvoir fournir de documents photographiques qui auraient pu illustrer cette traversée épique. Dans le cas contraire, nous aurions pris le risque de compromettre la photothèque de la suite du voyage. C’aurait été ballot !!!

 

Dans le camion

 

A tiens un village : Vitichi, perdu dans cette région désertique.

Deux heures sont passées et les vessies commencent à être très tendues. Que faire ?

Grâce à la formation de Marc à Véloland et aux multiples astuces qu’il a su engranger, avec son opinel, il nous fabrique un urinoir en deux temps trois mouvements, avec la bouteille de coca cola, vidée de son contenu (qui a mis nos vessies sous pression). Les garçons, adossés dans un angle de la remorque utilisent ce système ingénieux avec dextérité, sous le regard interloqué de la femme bolivienne enceinte, qui d’ailleurs pourrait utiliser notre accessoire de voyage le cas échéant. Pour les filles, c’est une autre histoire…

 

Les heures défilent, le soleil se couche et la nuit tombe, comme le duvet du petit poussin de Bresse se détache à la période de la mue. C’est pour dire que la nuit tombe sans faire de bruit et que, si elle en avait fait, nous n’aurions pas pu l’entendre car il aurait été couvert par le vacarme du camion surfant sur la tôle ondulée de la piste.

 

Vers 20h00, le chauffeur s’arrête à Santiago de Cotagaita pour prendre son dîner. Pour nous, ce sera un paquet de chips. Trois autres hommes montent dans la remorque pour une heure de parcours. C’est le taxi à bon marché.

Vers 23h00, après avoir déchargé, en plein milieu de nulle part, les planches, les tôles et les trois premiers voyageurs, nous nous retrouvons seuls à bord et prenons place sur les sacs de riz, à l’avant de la remorque. Nous nous couvrons avec les couvertures de survie car il fait froid et toujours beaucoup de poussière vole sur nous. Nous essayons de dormir…sous un ciel étoilé magnifique.

Vers une heure du matin, après 9 h00 passées dans notre carrosse, nous arrivons à Tupiza, et nous laissons au chauffeur, à sa demande, 50 bolivianos (5 euros) pour le transport.

Quelle drôle d’ambiance que de monter sur nos vélos, en plein milieu de la nuit, avec deux petits lascars endormis, sans savoir où aller, mais avec la conviction que nous trouverons un lieu pour dormir en sécurité. Nous arrivons devant le « Tupiza hostal » et toquons à la porte…qui s’ouvre. Alfredo, tout endormi, nous aide à rentrer tous nos bagages. Fanlabise et Cassbizou dormiront dans le patio. Une grande chambre de 5 lits nous tend les bras. Le temps d’une boisson chaude et tous au lit… Il est 2h00 du matin et nous nous endormons soulagés et conscients de la chance qui a été avec nous encore aujourd’hui.

 

La journée qui suit se déroule tranquillement à l’hôtel : grasse matinée, grande lessive, nettoyage des sacoches, des chaussures, révision des tandems. Nous apprécions de pouvoir nous servir de la cuisine, pour chauffer de l’eau, cuisiner un petit repas.

Découverte de la ville de Tupiza, plantée à 2950 mètres d’altitude au milieu d’un cirque de montagnes rouges. Retrait d’argent, courses et inscription auprès de l’agence « Tupiza Tour » pour partir 4 jours dans le Sud Lipez.

 

Du samedi 02/10 au mardi 05/10 : visite du Sud Lipez.

 

1er jour :

 

A 8h30, nous sommes fins prêts à l’agence et faisons connaissance avec Magali, cuisinière et son mari Victor, chauffeur et guide. Nous chargeons le 4X4 et c’est parti.

 

Le Sillar 3

 

Nous sommes confortablement installés, Tim et Léa tout derrière, Anne-Claire et Marc au milieu, Victor et Magali à l’avant.

Nous quittons Tupiza par le village de Palala, contrôle de police et partons par la piste qui traverse la région du Sillar.

 

Le Sillar

 

Nous allons parcourir plus de 200 kilomètres à travers montagnes et plateaux, savourer les « tamales », spécialité de Tupiza au maïs, voir le centre minier de Chillcobija, passer les villages très isolés de Cerrillos, puis Polulos.

 

Il est presque 18h00 lorsque nous arrivons à San Antonio de Lipez, le village d’étape.

 

Léa à San Antonio de Lipez

 

Nous nous installons dans une auberge, la chambre est sommaire avec chacun un lit qui accueillera nos duvets. Nous sommes de nouveau à haute altitude. Dehors, il fait froid, le vent est glacial.

Il ne fait guère plus chaud dans la salle à manger. Magali, aidée de Léa et Tim pour écosser les petits pois et les fèves, nous a cuisiné un excellent repas (soupe de légumes, puis purée de pommes de terre avec le « saice », spécialité de viande hachée cuite avec légumes), un maté et au lit, au chaud dans les duvets glissés sous trois couvertures.

 

2ème jour :

 

Réveil à 5h00 car la journée va être longue.

 

Hébergement San Antonio de Lipez

 

Nous partons à 6h00.

Toujours beaucoup de troupeaux de lamas, de vigognes, d’ânes.

 

La route descend sur les ruines de l’ancien village de San Antonio de Lipez, abandonné depuis trois siècles (à cause de la baisse d’activité de la mine, du fait que les hommes étaient exploités par les espagnols et à cause de la rudesse du climat du à l’altitude et au froid).

 

Ruines du vieux San Antonio Viscacha

 

Aujourd’hui ce village est habité par les viscachas. Nous sommes émerveillés de les voir enfin ! Ils ressemblent à de gros lapins, ont la couleur des roches et herbes qui les entourent, et sautent comme des kangourous.

 

Après 2h30 de piste, nous passons un col à 4855 mètres d’altitude. Nous sommes tout émus d’être plus haut que le Mont Blanc.

 

Plus haut que le Mont Blanc

 

Nous descendons sur la Laguna Morejon, qui contient du borax et du souffre, ce qui lui confère sa couleur blanche.

A notre gauche, nous apercevons la Cordillère de Lipez, avec en face de nous son plus haut sommet, le volcan Uturunku, 6008 mètres. A notre droite, la Cordillère des Andes.

 

Nous arrivons alors à l’entrée de la Réserve Eduardo Avaroa, créée en 1973. C’est une réserve nationale de la faune andine, d’une superficie de 7147km. Depuis le mois de mai de cette année, les étrangers doivent payer un droit d’entrée de 150 bolivianos (un prix fort pour la région).

 

Nous longeons la Laguna Hedionda Sud et admirons les premiers flamants roses, caressés par un vent violent et glacial.

 

Laguna Hedionda sud

 

La laguna Kollpa contient, quant à elle, un minerai utilisé pour la fabrication de produits détergents.

 

Nous traversons le Salar de Chalviri, qui contient du borax.

 

Salar de Chalviri 4

 

Les boliviens le vendent à prix bas aux Chiliens qui l’exploitent pour la fabrication d’ustensiles, de vitres.

 

Au bout de ce salar il y a une partie en eau et une source d’eaux chaudes. Halte pour le bain et le déjeuner.

Quel bonheur de se plonger dans une eau à 37°C, délicieuse, qui nous réchauffe alors qu’à l’extérieur, souffle toujours ce vent glacial et que nous sommes toujours à plus de 4500 mètres.

 

Eaux thermales

 

Quel bonheur de déguster le repas préparé par Magali, délicieux et complet. Nous apprenons qu’elle se lève plus d’une heure avant nous le matin pour cuisiner et préparer les repas.

Nous reprenons la piste et fonçons droit vers le désert de Salvador Dali.

 

Désert de Salvador Dali

 

C’est l’un des plus beaux déserts du monde, insolite par ses élégantes coupes de pierre taillées par le vent et qui émergent du sable, dans une symphonie de couleurs chaudes. Bel hommage au peintre catalan.

 

Puis la Laguna Verde : la pointe de la Bolivie, le monde du bout du monde. Elle est l’un des sites préférés des grands photographes de National Geographic à la Nasa qui a immortalisé sa couleur unique depuis la navette spatiale.

 

Laguna verde 2

 

Avec le volcan Licancabur dans le fond, 5950 mètres, le paysage est sublime. Petite pensée émue pour le désert d’Atacama juste derrière et les côtes chiliennes

La Laguna Verde contient du manganèse, du cuivre et de l’arsenic. Pour qu’elle présente sa belle couleur verte, il faut le soleil et un peu de vent. Ce jour là, à l’heure H où nous l’admirons, le soleil est caché par les nuages, et il y a beaucoup de vent, elle a donc une robe de couleur vert pâle. C’est ainsi… la nature est comme elle est.

 

Quelques dizaines de kilomètres plus tard, nous roulons plein nord et nous nous élevons à 5010 mètres d’altitude pour redescende et approcher les Geysers Sol de Manana.

 

Les geysers Sol de Manana 3 Les geysers Sol de Manana 2

 

C’est impressionnant, ça sent le souffre, les vapeurs sortent des cratères et dégagent une chaleur qui contraste avec le froid saisissant ambiant.

Une chose est sûre : certes la Terre est ronde mais elle a comme tout le monde un devant et un derrière.

 

Encore un désert et nous arrivons au village de Huaylliara, pour y passer notre deuxième nuit, en compagnie d’autres voyageurs, dont Marc, un belge, venu pour danser le tango à Buenos Aires.

 

3ème jour, le 4 octobre, anniversaire de Tim

A 7h du matin, alors que les yeux de Tim peinent à s’ouvrir, Magali et Victor nous rejoignent au petit déjeuner, apportant à Tim un gâteau, confectionné dans la nuit, avec 7 allumettes en guise de bougies.

 

7 ans de Tim à Huaylliara 1 7 ans de Tim à Huaylliara

 

« felicidade Tim » pour tes 7 ans.

Bon anniversaire à notre grand garçon. Merci pour la joie de vivre que tu nous apportes chaque jour, merci pour ton audace et ta créativité, pour tes blagues et ta bonne humeur.

 

Il est 7h30 lorsque nous partons pour la Laguna Colorada, 4600 mètres.

 

Laguna Colorada 7

 

Dans ce lac, des micro-organismes vivent une minute. En mourant, ces algues se transforment en pigment rouge, qui donne à l’eau sa couleur. Les flamants roses les mangent, ce qui apporte à leurs plumes ce pittoresque nuancier de rouge.

 

Laguna Colorada 21 Laguna Colorada 24

 

Nous quittons à regrets cette merveille et commençons la traversée du désert de Siloli.

Côté Chili, la Cordillère volcanique aux couleurs de rouge, ocre, brun, marron, vert, blanc, sur fond d’un ciel au bleu parfait. Que de beauté !

A droite des pierres gigantesques. Nous nous mettons quelques instants à l’abri du soleil sous l’arbre de pierre, pendant que Léa et Tim entament une partie de cache-cache en escaladant les rochers. Un beau terrain de jeu.

 

Arbre de pierre 1

 

A peine rassasiés de ce spectacle, nous voici de nouveau repartis vers d’autres merveilles. L’excursion est enivrante, c’est trop…non ce n’est pas trop.

 

Nous traversons une vallée lunaire, la piste monte, descend et emprunte le lit d’un rio à sec. Un viscacha nous salue au passage.

 

Après un rapide passage au large de la Laguna Ramaditas, nous roulons droit sur la Laguna Honda.

 

Laguna Honda

 

Sur ses bords, sept élégantes vigognes flânent à quelques mètres d’un ballet de flamants roses. Nous sommes scotchés et laissés sans voix, ce qui représente les conditions idéales pour prendre de multiples photos. La carte mémoire de l’appareil est à la limite de la rupture.

 

Laguna Honda 11 Laguna Honda 4

 

Nous saluons la Laguna Charcota de loin et ses couleurs marron et orange et faisons la pause pique nique au bord de la Laguna Hedionda, de couleur bleu et blanc. Comme toutes les autres lagunes, ses couleurs varient selon l’orientation de soleil.

 

Laguna Hedionda 11

 

Nous repartons plein est, passons deux autres lagunes. A notre gauche nous pouvons voir au loin les fumerolles du volcan Ollaque, le seul encore actif.

 

Volcan Ollague

 

Lors de la traversée de la Vallée de roches, nous nous essayons à la chasse aux viscacha. Armés de nos épluchures, nous tentons de les approcher, en vain.

 

Viscacha 4

 

Nous rejoignons la grande piste qui va de Uyuni à Calama au Chili. Victor conduit son 4X4 d’une main de maître. La journée a été fatigante, nous sommes crevés et v’là t y pas qu’un des pneus en fait autant. C’est ça l’aventure.

 

4ème jour :

Nouvelle surprise : sur la table du petit déjeuner trônent le dessert préféré de Léa : des panqueque !!!

 

Victor et Magali tiennent à s’arrêter à San Cristobal et à nous raconter l’histoire de ce village, complètement lié à celle de la mine.

Il y a 10 ans, des chefs d’entreprises japonaises, américaines, canadiennes, chiliennes sont arrivés pour exploiter les mines du cerro. Ils ont fait raser le village pour le faire reconstruire plus à l’écart de la montagne. L’église a été reconstruite pierre par pierre. 5 à 6000 personnes vivent à San Cristobal et les hommes de tous les environs viennent travailler à la mine.

Le village est bien équipé de l’électricité, d’une piste d’atterrissage. Les familles ont le téléphone, la TV et gagnent bien leur vie. Ainsi elles ont arrêté de cultiver la quinoa qui rapporte de faibles revenus. Les hommes travaillent avec des machines, ce qui permet d’extraire d’énormes quantités de minerais.

Pour les autres mineurs et notamment ceux de Potosi, cette mine de San Cristobal est un gros scandale. Ils aimeraient la faire arrêter mais n’ont aucun pouvoir pour cela.

Toute exploitation de mine nécessite une grande quantité d’eau, qui va se trouver rejetée dans la nature, chargée de produits chimiques contaminants, ce qui représente un danger pour la santé des hommes. A terme cela risque aussi d’assécher les réserves naturelles et toutes les lagunes environnantes.

A méditer…

 

Nous roulons droit sur Uyuni, en ne manquant pas d’apercevoir au loin le salar et de nous arrêter au cimetière de trains.

 

Cimetière de train Uyuni 1 Cimetière de train Uyuni 25

 

Nous grimpons sur l’un d’entre eux et effectuons, à vive allure, le tour de la ville, ce qui nous change du 4X4.

 

Cimetière de train Uyuni 22

 

100 kilomètres plus loin, Victor et Magali choisissent le village abandonné de Santa Ana pour la pause pique nique. Là aussi, une longue histoire avec la mine, aujourd’hui totalement laissée à l’abandon, comme si des hommes y travaillaient encore hier. C’est bouleversant et les images de Oradour sur Glane nous viennent à l’esprit.

 

Santa Ana 4 Santa Ana 18

 

Il y a quelques années, l’Europe a contribué avec la Bolivie à un programme de traitement des eaux acides des mines. Aujourd’hui tout est arrêté.

 

Il nous faut encore quelques heures pour revenir à Tupiza par les hauts plateaux, puis le canyon de Salo.

 

Canyon de Salo 1

 

Victor et Magali sont si fatigués qu’ils laissent les enfants conduire le 4X4. Pendant ce temps, nous admirons le paysage.

 

Léa et Tim

 

Ca y est, la piste se met à descendre vers le village de Salo situé à 3400 mètres. Nous perdons de l’altitude. Nous trouvons les premiers arbres verts, les champs qui attendent les cultures. C’est la période des semailles.

 

Encore 30 kilomètres, nous saluons la Poronga au passage

 

La Poronga 2

 

 et c’est l’arrivée à Tupiza.

Nous sommes comme ivres de cette plongée de 4 jours au cœur d’un des plus beaux sites de la planète. Cette excursion de toute beauté dans le Sud Lipez a gravé en nous des images exceptionnelles de la Bolivie .

Nous gardons la perception que la Bolivie est un pays marqué par une histoire douloureuse, faite de dominations, dont elle a été et est encore victime. Les Boliviens donnent l’impression d’être un peuple particulièrement préoccupé pour subvenir à ses besoins quotidiens. Leur monnaie est toujours faible et leur endettement ne leur permet pas d’investir dans des moyens modernes pour exploiter les gigantesques ressources naturelles qui sommeillent sous leurs pieds.   

 

Laguna Hedionda 18

 

La tête remplie de toutes ces questions et de toutes ces merveilles, nous nous endormons pour une courte nuit, car demain, nous devons nous rendre à la gare à 3h30 du matin pour prendre le train qui nous conduira à la frontière aux portes de l’Argentine.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

marie paule 07/11/2010 16:19



Aucune des merveilles vues au travers de votre épopée dans le sud Lipez ne rivalise avec la journée toute particulière de l'anniversaire de Tim.
Très joyeux anniversaire mon TIMOU....
Marie Paule



manu de chambéry 24/10/2010 18:05



oulala, j'ai loupé quelques semaines de vos périples et surtout l'anniversaire de Tim et me voila en train de déchiffrer fébrilement toutes vos aventures. Courage aux malades et aux fatigués du
moment. On est avec vous jusqu'au bout!!! Et bravo aux enfants!


me voila donc équipé d'un ordi à la maison ce qui évitera que je prenne sur les temps de boulot et me met immanquablement à l'abri du regard noir de ma chef...j'ai skype, un
antivirus, un analyseur d'odeur et d'ambiance ce qui me permettra de m'imprégner encore plus de la poussière de votre périple. Y'a en fait que ça qui manque pour se sentir avec vous. Je vous suis
à présent la semaine et le WE et tant pis pour MCC qui vient zieuter quand même vos efforts


Bises à tous les champions savoyards



christine dietrich 24/10/2010 10:17



Je viens de passer un agréable moment entre commentaires et photos (pour une amoureuse du désert elles sont trés émouvante)


j'espére que vos petits problémes de santé s'améliorent.


Pensons à vous, je parle de léa et tim à aloyse et mes neveux (ils sont les personnages d'une histoire sans fin racontée au coucher)


merci à vous de nous faire partager vos rencontres et découvertes


courage et à bientôt de vous lire


bon anniversaire à tim


 


bises à vous 4


 


christine


 



carine H 21/10/2010 18:35



bon anniversaire Tim! 7 ans, l'âge de raison, Ckoidonc?, Pour Alex, c'est "l'âge où on a toujours raison!" On te voit grimper la côte à pied : allez, avoue, en fait tu t'entraînes pour le
Courseton?


Alcool, Coca, souffre, ... que des valeurs sûres... et vous trouvez qd même moyen de tomber malade???


Encore merci pour ces témoignages. Plein de pensées positives qu'on envoie vers l'Argentine pour que vous les interceptiez à la frontière!


Carine (et Marine, née le 15/10/10...)



Christophe 19/10/2010 22:26



Je suis toujours aussi content de voir vos reportages, ça vaut toutes les séries télé, les DVD de Greys anatomy et 24 h chrono, et même le sport ! Non j'rigole faut quand même
pas pousser... Merci. Ca fait chaud au coeur de vous voir tous les 4, Marco de + en + baroudeur ! On pense à vous. Bises Christophe