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Avelofodelo

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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 09:57

 Mercredi 03/11 : San Augustin de Valle Fertil – Marayes, 114 km, 600 m.

 

Après une bonne nuit au cours de laquelle les moustiques ont festoyé autour de Léa, nous prenons, à notre tour, notre petit déjeuner de l’hôtel. Nous enfourchons Fanlabise et Cassbizou avec la ferme intention de traverser rapidement ce désert.

 

Traversée du désert 4

 

Nous quittons les cultures de « lema », un agrume, et la végétation haute et verdoyante parmi laquelle pousse le « quebracho ». C’est un bois très dur, tortueux, qui donne aux branches des formes pouvant représenter des animaux que les locaux vendent le long de la route.

 

Nous longeons des petites montagnes et, malgré la chaleur, nous avalons les kilomètres à un bon rythme.

 

Après plus de 40 kilomètres, nous nous arrêtons devant une maison, à Astica, pour une pause goûter bien méritée.

 

Astica goûter Astica fleurs

 

La propriétaire nous accueille sur sa terrasse ombragée. C’est avec de l’eau fraîche et du pain « casero » fabriqué maison et cuit au four à bois que nous repartons sous une chaleur accablante. Le contraste est saisissant comme le beefsteak dans la poêle. Nous cuisons à petit feu et crépitons à l’idée de trouver fraîcheur et ombrage au prochain village juché sur les hauteurs.

 

Chucuma nous tend les bras et ce n’est pas un mirage. Nous nous arrêtons sous un gros arbre, le long d’une rigole dans laquelle se déverse l’eau fraîche d’un bassin.

 

Chucuma ça rigole

 

Le lieu est idéal pour se laver, se rafraîchir, jouer, barboter. Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas autant amusés dans l’eau. Et pour l’eau potable, nous faisons le plein en la tirant au robinet d’une citerne, transportée par une camionnette.

 

Fleurs

 

Repus de tant de plaisir, nous sautons sur nos montures et dévalons ce monticule pour nous enfoncer inexorablement dans cet impressionnant désert.

 

Entrée dans le désert Entrée dans le désert 1

 Entrée dans le désert 2 Entrée dans le désert 3

 

C’est parti !! Nous disparaissons dans cette immensité…

 

Qu’il est loin le prochain village ! Nous doutons d’y arriver, nous sommes tiraillés entre continuer et s’arrêter. A bien y regarder, il nous paraît difficile de poser la tente sur la rocaille, au milieu des épineux. Nous mobilisons notre courage et avançons encore, et encore sur ces longues lignes droites.

 

  Traversée du désert 1

 

Alors que le soleil décline, nous voyons au loin une maison qui annonce peut-être la proximité du village, mais non. Il nous faut encore parcourir 9 kilomètres pour atteindre Marayes, à la tombée de la nuit. Quelques maisons en adobe et enfin un terrain de foot hospitalier sur lequel les jeunes du village terminent une partie.

 

1er campement à Marayes 1

 

Nous nous y installons à tâtons, à la lueur de nos lampes frontales.

 

Le premier orage depuis notre présence en Amérique du Sud est là : tonnerre, éclairs mais seulement quelques gouttes de pluie qui peinent à refroidir l’atmosphère : nous atteignons les 32° sous la tente !

 

Jeudi 04/11 : Marayes – Difunta Correa, 77 km, 600 m.

 

Nous nous accordons une grasse matinée, et lorsque nous sortons de la tente, il fait déjà chaud. Heureusement, les nuages sont là pour atténuer la chaleur !

 

Nous quittons Marayes fatigués de l’étape d’hier mais toujours déterminés à sortir du désert.

 

Marayes 1

 

Nous croisons encore quelques restes de vaches et toujours ces rapaces qui tournent au dessus d’eux.

 

Après 37 kilomètres, nous atteignons Bermejo qui a l’apparence d’un village pauvre et misérable. Un policier du poste de contrôle routier nous donne un verre d’eau fraîche pour nous quatre et s’étonne que nous lui en redemandions trois autres. Il est vrai que l’eau est précieuse dans cette contrée !

 

Après le pique nique, nous entamons la sieste sans nous douter qu’à quelques mètres sommeillent de charmantes créatures !

 

Traversée du désert 10

 

L’araignée aux pattes velues, compagne sympathique et toujours la bienvenue !

 

Marayes 2

 

Et le lézard le plus dangereux du monde, surpris par les enfants en train de faire du funambulisme !

 

Nous repartons pour 40 kilomètres. Nous rejoignons l’axe routier entre Cordoba et San Juan, ce qui signifie beaucoup de circulation et nous nous accrochons à nos montures, qui roulent sans se cabrer. Mais au fait, comment vont Fanlabise et Cassbizou ?

 

Fanlabise Cassbizou

 

Après 4000 kilomètres en Amérique du Sud, nos pneus sont à peine usés, la brooks épouse parfaitement les fessiers de Marc, les courroies des sacoches sont comme neuves, les mécaniques bien huilées tournent sans bruit, et ...

 

Cassbizou 4

 

... Véloland est toujours derrière nous, prêt à intervenir à la moindre défaillance. Que du bonheur !!!

 

Sans nous en rendre compte, nous atteignons Difunta Correa, devenu le Lourdes sud-américain. Un petit tour du site, une glace rafraîchissante et nous optons pour le chantier de la nouvelle route pour installer le camp.

 

Vendredi 05/11 : Difunta Correa – Villa Media Agua, 87 km, 600 m.

 

Avant que les rouleaux compresseurs ne laminent notre campement, nous plions en toute hâte et nous rejoignons le cœur de ce site, pour y visiter le sanctuaire.

 

Difunta Correa

 

Il était une fois, en 1840, en pleine guerre une jeune femme. Correa partit à la recherche de son amoureux, emportant son enfant dans sa quête. Bientôt les vivres manquèrent et Correa mourut de soif, de faim et d’épuisement. Quelques jours plus tard, quand on découvrit son corps, l’enfant tétait toujours sa défunte maman et, miracle, vivait encore.

 

C’est la fin de la légende et le début du culte. Non que l’infortunée maman ait été réellement canonisée, mais elle fut plutôt récupérée par la croyance populaire qui lui prêta des pouvoirs miraculeux.

 

De la frontière bolivienne à la Terre de Feu, on vient de toute l’Argentine et des pays limitrophes confier son destin et celui de ses proches à la Difunta Correa.

 

Difunta Correa 1 Difunta Correa 4

 

Dans plusieurs chapelles couvertes d’ex-voto, les pèlerins déposent photos, pièces automobiles, plâtres, maquettes de maisons. Un escalier de 73 marches, que les plus pieux montent à genoux, conduit au rocher où Correa aurait rendu son dernier soupir. Un incroyable bric à brac dont chaque pièce symbolise ce sur quoi on veut attirer les faveurs du ciel.

 

Difunta Correa 3

 

On peut sourire de l’exubérance de cette brocante, à ciel ouvert, de l’infrastructure qui entoure le site (restos hôtels, commerces...). Mais nous sommes aussi touchés par ces milliers de vie qui se racontent au travers d’un objet abandonné à une espérance ; par ces millions de mains qui, effleurant la tête de plâtre d’une idole, caressent l’espoir de lendemains meilleurs.

 

Après avoir regonflé les pneus, nous découvrons avec grande joie une piste cyclable, certes longeant la route où circulent de nombreux camions, mais toute neuve, et qui va nous guider pendant 40 kilomètres.

 

Traversée du désert 11

 

Cela n’empêche pas la traversée d’une pampa et d’une nouvelle zone désertique avant d’atteindre les premières vignes et arbres au feuillage très verdoyant. Cette voie royale nous accompagne jusqu’à l’entrée de Caucete.

 

Caucete

 

Un peu pris par le temps, c’est là que nous décidons d’éviter San Juan et de couper à travers champs pour gagner Villa Media Agua, que nous atteignons à une heure raisonnable de la fin de journée.

 

Une glace pour se rafraîchir et nous partons visiter les deux hôtels de la ville. Le premier, une auberge est tenue par un propriétaire en état d’ivresse. Il veut nous faire visiter une chambre mais peine à se souvenir qu’il faut une clé pour l’ouvrir. C’est en titubant et en s’accrochant aux murs du couloir qu’il part à sa recherche. Lorsque enfin il nous ouvre la porte, nous sommes pris d’une nausée à la vue des murs moisis et des couvre lits puants. Nous hésitons, comment refuser un tel confort ?

Finalement, nous optons pour l’autre hôtel qui offre toutes les commodités, un peu cher pour ce qu’il est. Deux fois deux lits superposés, dans une chambre borgne, une cuisine bien équipée, une salle à manger spacieuse avec une télévision proposant trois chaînes, et …des ventilateurs.

Quant à la plomberie, nous laisserons Christophe apprécier le travail d’installation du chauffe-eau sans qu’il y ait eu besoin de modifier la porte du placard.

 

Plomberie argentine

 

José Maria le propriétaire vend des motos. Son hôtel jouxte son magasin et se situe en vase clos. Nous comprenons rapidement tous les bienfaits de cette installation qui nous isole en journée de la chaleur et en soirée, des innombrables moustiques qui partent en chasse de chair fraîche.

 

Samedi 06/11 : Journée de repos.

 

Article pour le blogue, travail scolaire, lessive, courses, cuisine, le train train des jours de repos en somme et un coucher tôt car demain nous voulons arriver à Mendoza.

 

Villa Media Agua Villa Media Agua 2

 

Nous avons hâte de revoir notre ami Federico et de visiter avec lui sa terre natale, lorsqu’il nous rapprochera de la frontière chilienne et nous fera passer toutes les embûches qui jalonnent le parcours.

 

Dimanche 07/11 : Villa Media Agua – Mendoza, 118 km, 740 m.

 

Nous sommes tous fins prêts pour un départ matinal, à la fraîche et sans vent. Peu de circulation en ce dimanche, sur cette portion de route 40, qui relie par une longue ligne droite San Juan à Mendoza.

 

Traversée du désert 2

 

Encore du désert, toujours du désert, qui présente à sa façon un certain charme que Marc ne se lasse pas d’admirer !

 

Traversée du désert 18

 

A midi et demi, nous avons fait 71 kilomètres, lorsque nous atteignons le village de Jocoli. La chaleur nous plombe et nous essayons de nous rafraîchir avec une glace et de l’eau sortant des frigos de l’unique magasin. L’ombre des arbres ne suffit pas à faire baisser la température pendant le pique nique. Nous prenons le temps de téléphoner à Salta, à Claudio et Paola ; toute la famille est en plein repas dominical, à la fraîcheur du patio, c’est un bonheur de les entendre.

 

Séparation

  

Séquence émotion, lorsque nous décidons de nous séparer du sac plastic « Piccard », qui nous rappelle un bon week-end passé aux Saisies l’hiver dernier avec nos amis Corinne et Guy, Caterina et Juan-Yvo.

 

Inquiets de la chaleur qui règne, nous repartons avec détermination. Heureusement, des nuages cachent le soleil, mais très vite le vent devient plus fort, venant de la Cordillère : de fortes rafales, brûlantes, qui ne nous rafraîchissent pas.

 

Puis à l’approche de Mendoza, une sorte de gros nuage apparaît obstruant toute visibilité du sol au ciel. Cette vision est terrifiante. Nous avons l’impression que c’est une tempête de sable, comme dans les films. En quelques secondes le vent tourne, s’intensifie, redouble de puissance et nous comprenons que la tempête nous vient droit dessus, balayant tout sur son passage. En toute hâte, nous nous arrêtons, tournons Fanlabise et Cassbizou dos au vent, perpendiculaires à la route. Dans un instant de panique, masquant notre peur, nous sortons les bandanas, les cagoules pour nous protéger le visage et mettons les enfants à l’abri de nous tout en nous cramponnant aux freins des tandems, afin de ne pas être emportés.

 

Vent Zonda 3

 

Nous sommes pris dans les rafales qui font fléchir les arbres, des branches volent, le sable nous pique les jambes. Nous avons peur de ce qui peut nous venir dessus, mais après un rapide coup d’œil, nous sommes rassurés de savoir l’aéroport et sa clôture dans notre dos, et la forêt devant nous.

 

Vent Zonda 2

 

Nous attendons, mais aucun signe d’accalmie n’est perceptible. Un homme de passage nous confirme que la tempête va durer jusqu’à la nuit et qu’il ne faut pas attendre ici.

Nous repartons l’épaule en appui sur le vent. L’équipe des garçons progresse bien et évite de justesse une branche emportée par une bourrasque. L’équipe des filles est déséquilibrée à tout instant, mais avance malgré tout.

 

Un kilomètre plus loin, à l’entrée de Mendoza, un automobiliste veut nous venir en aide et nous propose de se placer derrière nous, avec ses warning, pour nous escorter.

 

A l’approche d’un feu tricolore, les sacoches des deux tandems s’accrochent, Anne-Claire et Léa chutent mais sans mal.

Un incendie a démarré en bord de route et les pompiers sont déjà à pied d’œuvre.

 

Encore 5 kilomètres et nous entrons sur l’avenue Catamarca qui amène au centre ville. Pas un chat dans les rues, la tempête a fait des dégâts. Une énorme branche rompt dans un fracas épouvantable et tombe devant nous. Voici à quoi nous avons échappé !

 

Mendoza après la tempête 2

 

Après quelques recherches, nous trouvons une chambre dans un hôtel vétuste mais qui fera l’affaire pour une nuit. Nous voici enfin en sécurité.

 

Lundi 08/11 et mardi 09/11 : Repos à Mendoza.

 

Au réveil, vers 9h00, il fait frais, 14°C et quelques gouttes de pluie, c’est l’après Zonda nous dit-on. C’est un phénomène météorologique plutôt rare à cette époque de l’année, qui est un vent violent très chaud venant de la Cordillère qui sévit pendant plusieurs heures. Il est alors suivi d’une vague de froid de 24 à 48 heures.

 

Après un bref petit déjeuner, nous partons, en passant par Carrefour (et oui !) pour quelques courses, nous installer dans une auberge de jeunesse. « Campo Base » nous attribue une petite chambre pour nous 4. Qu’il est bon de se sentir jeune !

 

Mendoza AJ Campo Base 5 Mendoza AJ Campo Base 6

 

La musique est permanente et bruyante, les ordinateurs sont parfois libres et les enfants sont ravis de s’en servir.

Nous sympathisons avec Kevin, un jeune français de 21 ans, normand, arrivé depuis peu et qui travaille au bar de l’auberge en échange de son logis.

 

Mendoza Caro Pepe 5

 

Les rendez-vous skype de Tim et Léa avec leurs classes respectives sont de grands moments, d’autant que c’est le premier pour Tim. Encore quelques petits réglages pour améliorer techniquement ces temps d’échanges et les prochains rendez-vous seront du pur bonheur.

 

Mendoza AJ Campo Base 8

 

Nous retrouvons Aldo et Huguette, arrivés deux jours avant nous et qui attendent un bus pour continuer vers la Patagonie.

 

C’est alors que nous recevons un message de Federico, nous apprenant qu’il ne peut pas venir demain à Mendoza comme prévu. La tempête a retardé les semailles ce qui le contraint à rester à Tandil. Nous sommes abattus par cette nouvelle qui nous laisse désemparés : comment allons-nous faire pour franchir la Cordillère en peu de temps ?

 

Drapeau Argentine

 

Il nous faut réagir rapidement, ce qui nous incite à remonter sur nos vélos au plus tôt, avec l’idée de trouver des solutions au fur et à mesure de notre progression, persuadés que notre bonne étoile nous guidera. Les enfants sont tristes de ce revirement de situation et découragés à l’idée de devoir remonter sur les tandems.

 

Pour nous redonner le moral, nous rejoignons Huguette et Aldo pour un repas au restaurant, où tout est sous forme de buffet, à volonté. Chacun se fait plaisir à ne manger que ce qu’il aime. Au moment du dessert, les crêpes à la glace emportent un gros succès.

 

Mendoza Caro Pepe 3 Mendoza Caro Pepe 2

 

Les différentes démarches nous prennent du temps (trouver un magasin de vélo pour remplacer la manette du frein tambour de Fanlabise, envoyer un colis en France…) mais nous permettent de parcourir certaines rues et places de la ville.

 

Mendoza se situe au carrefour de la route 40 et de la toute aussi mythique route 7, qui joint Buenos Aires à Santiago du Chili. Les caprices de la terre n’ont laissé que de rares vestiges coloniaux à la ville bâtie en 1561. Le tremblement de terre de 1861, suivi d’un incendie a ravagé le centre historique. Les reconstructions successives montrent un urbanisme moderne et aéré : immeubles bas, larges avenues plantées de platanes et d’espaces verts, ce qui confère à cette ville un certain charme et un côté très agréable.

 

Mendoza plaza Independencia Mendoza plaza Independencia 3

 

La Plaza Independencia est vaste et plantée d’arbres d’essences multiples, autour de bassins et jets d’eau. Au centre le musée d’art moderne et quelques autres bâtiments masqués par les ramages.

 

Mendoza plaza Independencia 2

 

Pas le temps d’aller voir le parc San Martin, dédié au Libertador, San Martin, en souvenir de cette armée des Andes qu’il leva à Mendoza et qui contribua à libérer l’Amérique du Sud de la couronne espagnole.

 

Mendoza, c’est aussi la capitale de la principale région productrice de vin, dont les cépages de rouge les plus courants sont le malbec originaire de Cahors, la syrah, le cabernet sauvignon bordelais, mais aussi le tempranillo d’origine espagnole, et la bonarda du Piémont.

 

Caucete 4

 

Pour les blancs, le chardonnay et le sauvignon sont les principaux cépages.

 

La veille du départ, nous faisons la rencontre de Julie et Bastien, des français en voyage pour un an en Amérique latine. Nous passons la soirée à l’auberge en leur agréable compagnie, à nous raconter nos aventures. La nôtre en Amérique du sud touche à sa fin, ce qui nous émeut…la leur a commencé fin septembre.

 

Mendoza AJ Campo Base 10

 

Demain, nous repartons à l’assaut de la Cordillère des Andes, pour la franchir cette fois-ci dans le sens inverse.

 

 

 

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