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Avelofodelo

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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 00:52

Traversée de la pampa d’altitude

 

Vendredi 23/07 : Puquio – La pampa, 31 kms, 4100 m.

 

Après mure réflexion, nous renonçons à nous battre avec le réchaud et nous décidons de faire autrement pour notre alimentation. Nous demanderons à chaque fois que possible du riz cuit que nous transporterons dans notre popotte et de l’eau bouillie dans notre thermos.

Cela nous conviendra bien pour les 5 jours à venir.

 

Sortie de Puquio, 3214 mSortie de Puquio, 3220 m 

                                    Deux panneaux kilométriques situés à 500 m d'écart: beaucoup d'espoir pour nous...

                      

Le départ de Puquio est agréable, la route monte selon une déclivité facile, car nous pouvons papoter, pendant environ 10 kilomètres.

 

Puquio vue d'en haut

 

Nous laissons derrière nous une petite ville que nous avons bien appréciée, avec ses rues marchandes, ses habitants affairés à toutes sortes de petits boulots, notamment la vente de leurs fruits et légumes, le regard et la qualité d’attention des femmes.

 

La vie à Puquio

 

Le paysage nous rappelle tantôt la Corse, tantôt la Haute Loire et l’Ardèche. La route serpente paisiblement, coupe des ruisseaux, longe des étangs.

Dans les derniers kms avant le campement, nous sommes doublés par un couple français en camping car, qui nous donne de l’eau, brève rencontre, puis une famille péruvienne, venant de Cuzco, qui nous donne des oranges. Sur leurs conseils, nous faisons encore 2 à 3 kms avant de trouver un replat d’herbe bien accueillant pour la tente.

 

Campement à 4100 m 1

 

A 19h, nous avons mangé léger et sommes dans nos duvets, les 4100 m d’altitude et 5°C obligent. Nous sommes contents de cette journée, car nous l’avons franchie avec plus de facilité, nos organismes s’adaptent aux conditions, nous sommes mieux en jambes.

 

Samedi 24/07 : La pampa – Negromayo, 46 kms, 4450 m.

 

Le réveil est difficile mais le soleil arrive vite et la température grimpe ce qui nous fait du bien. Nous refaisons le coup de la banane au p’tit déj, mais c’est dans l’attente d’un repas copieux dans l’unique restaurant de la montagne 10 kms plus loin. L’assiette de frites-œuf-riz, nous change un peu du riz-frite-œuf, et nous tiendra toute la journée. Le maté de coca, pour ses vertus hydratantes et contre les effets de l’altitude est indispensable.

 

Alpaga 1

 

Nous poursuivons notre ascension pour déboucher sur la pampa et atteindre 4400 m. Il y a beaucoup d’animaux. Le vent se lève de plus en plus fort et inévitablement le froid devient plus incisif.

 

Dur durLa pampa d'altitude 5

 

Nous visons le village de Negromayo, que nous atteignons après avoir mis nos organismes à rude épreuve. Nous demandons aux habitants un abri pour la nuit. Un homme, Mario, nous propose, moyennant 10 soles, sa maison.

 

Chez Mario à Negromayo 4400 m

 

Nous entrons dans une pièce où le sol est en béton et un tas de peaux de bêtes nous tend les bras pour s’isoler du froid. Il y a une table, certes très sâle et des chaises pas plus propres. Les enfants du village et deux adolescentes s’agglutinent autour de nous et font un état de siège.

 

Elisabet et Bryan

 

Nous tentons de discuter mais la conversation est vite limitée en raison de notre vocabulaire un peu court et du fait qu’ils parlent parfois en quechua. Tim est très mal à l’aise et ne décolle pas de son coin, ce qui intrigue encore plus les enfants. Avec toute notre force de persuasion, il finit par venir sur les genoux de son papa et se détendre grâce au ballon d’un des enfants.

La tombée du jour fait s’envoler tous ces moineaux et nous pouvons accéder à notre intimité. Nous installons notre bâche à terre, nos matelas, duvets etc.

Mario nous présente ses deux fils, Joachim et Mario, qui vivent dans cette maison, alors que lui repart à Puquio avec sa femme.

 

Chez Mario à Negromayo 1

 

Nous entendons, jusque tard dans la nuit, les bruits du groupe électrogène, les cris des habitants peut-être un peu enivrés par l’alcool. Il faut dire que c’est la fête au village cette fin de semaine.

 

Dimanche 25/07 : Negromayo – La Cordillère de Huanzo, 66 kms, 4145 m.

 

La température est descendue à -3°C et nous avons passé une très mauvaise nuit (froid, maux de tête, passage des camions devant la maison). A 6h, le jour à peine levé, un homme tambourine à la porte pour des raisons que nous ne pourrons pas comprendre. Peu après, la sono lance des chansons en quechua, le village se réveille déjà, mais quand donc dorment-ils ?

 

Le démarrage de la journée est dur, nous sommes comme anesthésiés par le froid, alors qu’il nous faut s’extraire des duvets, tout plier, ranger, boucler les sacoches.

 

Avant d’aller nous restaurer, nous nous enfonçons dans la maison de Mario pour trouver Joachim et lui remettre les 10 soles. Nous entrons dans une pièce unique, sordide.

 

Intérieur

 

Il y a une table avec des assiettes contenant des restes de nourriture, un semblant de cheminée, un tas de peaux de bêtes mélangées à des couvertures, et à des habits à même la terre battue. Dans la cour, des morceaux de viande sont pendus sur une corde à linge, à ciel ouvert, peut-être pour éviter d’être mangés par les chiens souvent très nombreux. Des viscères sont entassés dans une brouette et en état de congélation à cette heure matinale. Breuh. Tout cela n’est pas fait pour nous réchauffer.

 

Avec Joachim

 

La barrière de la langue rend la relation difficile et ne nous permet pas d’échanger davantage sur leur vie. Dans ce village, nous sommes regardés avec curiosité. Sommes-nous des extraterrestres avec notre accoutrement si différent du leur ? Comment peuvent-ils comprendre qu’on puisse être chez eux comme ça, faire du vélo ainsi ?

Nous sommes, nous aussi, fascinés par leurs conditions et mode de vie. Leur vie nous parait tellement difficile que nous nous demandons comment ils supportent tout cela. Nous voyons les enfants souvent désœuvrés, assis au bord de la route, tantôt sur un vélo ou avec un ballon. Un autre monde, le Pérou profond.

 

Nous partons avec la ferme intention de passer cette pampa d’altitude et de planter notre prochain campement en un lieu moins élevé.

Nous roulons « technique », en terme de gestion de l’effort et des pauses. Nous mobilisons toutes nos énergies physiques et mentales, notre courage pour tenir cet objectif.

Un couple en route pour Cuzco, nous prend en photos et nous donne bonbons, eau et nous qualifie de « crazy ». Il a peut-être raison.

 

Descente sur Pampamarca 1Fleurs 1

 

Une descente de 300 mètres de dénivelés sur Pampamarca nous repose. Nous prenons le temps de faire le plein en eau et nourriture et nous repartons à l’assaut du dernier passage élevé de la pampa.

 

A 3 kilomètres de l’extrémité de la pampa, qui s’étend sur 100 kilomètres, nous trouvons un endroit pour dormir. Nous savons que le plus dur est derrière nous.

 

Réconfort 1Réconfort 2

 

Lundi 26/07 : Descente de la cordillère – La vallée, par Chalhuanca, 109 kms, 2330 m.

 

Le bonheur est total, la descente est longue et impressionnante, mais savoureuse et vient récompenser tous les efforts fournis.

 

La descente tant attendue 1

 

En fond de vallée, nous longeons la rivière Pacacocha, c’est un vrai moment de plaisir, malgré le fait que nous ayons le vent de face qui nous contraint à pédaler…encore. Ca descend, et c’est bien là l’essentiel.

 

A Challuanca, nous y faisons la pause méridienne. Nous enchaînons les kilomètres pour nous rapprocher le plus possible d’Abancay et limiter la distance du lendemain.

 

Alors que nous cherchons en vain un emplacement pour la nuit dans ce fond de vallée encaissé, Fanlabise crève la roue arrière. Pas de panique pour Marc alors qu’Anne-Claire s’inquiète vue l’arrivée de la nuit. Nous réparons et roulons un petit moment pour trouver une place qui fera l’affaire pour la nuit. Il fait 22°C, le sol étant jonché de cailloux et herbes piquantes, nous renonçons à gonfler les matelas et dormons à même le sol.

 

Campement à 2330 m

 

A la dure comme à la dure, comme quand on était jeunes et qu’on pouvait tout supporter….  

 

Mardi 27/07 : Le fond de vallée – Abancay, 62 kms, 2300 m.

 

Surprise au réveil ! La tente a été visitée par des dizaines de moustiques de terre et nous découvrons les innombrables piqûres. Notre Léa bat les records, notamment sur un avant bras (30 boutons).

Les télétubbies à pois rouge reprennent la route vaillamment. Nous déjouons les assauts des nombreux chiens qui nous coursent dès que nous passons à leur hauteur en aboyant comme des bêtes féroces. Faut-il accélérer, ralentir, négocier ? Les enfants lèvent les jambes, Marc tape un sprint (car il le peut, lui), Anne-Claire, glacée par la peur, les fusille du regard en leur lançant des pschiiiiiiiittttttt. Dans ces moments-là, c’est chacun pour soi et chacun sa technique.

Nous atteignons le bout de la vallée. Il reste 12 km de montée sérieuse (une broutille) pour gagner Abancay vers les 14h00.

 

L’entrée de la ville est peu accueillante, les abords sont particulièrement sales et nous avançons vers un quartier plus propre pour s’installer dans un hôtel confortable où nous attend une chambre à 4 lits, le grand luxe.

 

Vue de la chambre

 

De mercredi 28/07  à samedi 31/07: Repos

 

Trois jours de repos bien mérités et de remise en forme pour tous.

 

Repos à l'hôtel Abancay 2

                                 C'est décidé, on l'avoue, on a emporté la DS dans nos sacoches...

 

 Ces journées de vélo ont été éprouvantes pour nos organismes. Nous connaissons maintenant notre capacité à s’adapter aux éléments environnementaux inhabituels. L’entraide familiale a bien fonctionnée, et les enfants, s’ils ont contesté par moments, ils ont su se remettre en route avec un bon esprit. Nous les percevons heureux et solidaires de leurs parents. Ont-ils le choix d’ailleurs ?

 

Les deux équipes, celle des filles et des garçons, ont appris à se connaître, à s’organiser, à fonctionner ensemble.

 

Tim se révèle comme un bon grimpeur positionné tout en danseuse. Il papote tout le long du parcours, ce qui laisse penser qu’il a encore des réserves.

Léa fait toujours le nécessaire en temps voulu, elle a un coup de pédale régulier et fiable, sans lequel, elle le sait, elle serait privée de repas le soir.

 

Tous deux adorent les charades et ne manquent jamais de souffle pour nous en inventer à longueur de journée.

 

Le 28 juillet, c’est le jour de la fête nationale du Pérou, et le hasard a voulu que notre chambre d’hôtel donne sur la place Micaela BASTIDAS. Nous assistons au défilé militaire et civil depuis notre fenêtre face à l’estrade des officiels. C’est plutôt sympa et pittoresque.

 

Fête nationale du Pérou 095Fête nationale du Pérou 142

 

 Fête nationale du Pérou 044 Fête nationale du Pérou 045 Fête nationale du Pérou 307 Fête nationale du Pérou 328 Fête nationale du Pérou 054 

 

Ce jour là, les péruviens fête la libération de leur pays par San Martin, qui proclame l’indépendance du Pérou le 28 juillet 1821. Nous découvrons le fort patriotisme des péruviens qui affichent les drapeaux rouge et blanc dès le début du mois de juillet. Les 28 et 29 juillet sont deux jours fériés suivis d’une quinzaine de jours de vacances scolaires.

 

Fête nationale du Pérou 222 Habitants d'Abancay 13

 

 

NDLR :  

Cet article est l’occasion de vous témoigner de tout le plaisir et la joie que nous avons à découvrir et lire les commentaires que vous nous transmettez en réaction à nos écrits. C’est un vrai bonheur de vous lire, alors n’hésitez pas, que ce soit des petits coucous ou de grandes tirades sérieuses ou humoristiques, ça nous fait toujours du bien.

 

Nous même avons plaisir à vous tenir informés de l’avancée de notre voyage. Nous rédigeons systématiquement à deux tous les textes et les mettons en ligne lors de nos étapes de repos. Cela nous prend beaucoup de temps mais nous sommes contents de le faire.

 

Rédaction d'avelofodelo

 

Nous souhaitons cette interaction qui nous relie les uns aux autres et qui nous soutient.

 

Vue de la chambre 6 Beau gosse

 

 

 

 

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commentaires

Marie Paule 09/08/2010 18:16



Je fais les correstions : prénom en entier et je coche la case



Anne et Samuel DUGST-DELISLE 07/08/2010 11:09



Coucou les Savoyards


Nous découvrons avec plaisir vos aventures. J'espère que tout se passe comme vous l'aviez imaginé. Nous sommes actuellement au Danemark pour être en France vers la mi-septembre. Nous avons
rencontré des conditions climatiques assez difficiles en Ecosse. Nous vous souhaitons le meilleur pour les étapes à venir. Bon courage. Nous pensons bien à vous.


Grosses bises à vous 4


 


Anne, Samuel, Romain et Eloan


Les Graines d'explorateurs



Nicolas 04/08/2010 15:44



Hola the crazy family,


C'est Nicolas, on s'est rencontre a Nazca, vous alliez commencer votre ascension vers Cusco. Peut-etre que vous y etes maintenant, j'y serai le 8 ce serai sympa de se retrouver. Je finis mon trip
en Bolivie a moto, et meme si c'etait certains jours dur, je n'ai aucun merite, c'etait magnifique, je pourrai vous donner qqs idees pour la suite de votre periple.


Encore bravo see you later !!!!!! Plein de bises aux 4 courageux.


N.



Gisèle 03/08/2010 21:10



Je me suis refais votre périple depuis le début, c'est un vrai roman, avec du suspens, des "angoisses", des paysages vertigineux, des jolies rencontres, des larmes, des sourires, MERCI ! VOUS
ETES VRAIMENT FORMIDABLES ! Des gros gros baisers et mille bravos à Léa et Tim !



ben 03/08/2010 00:26



J'adore voire les petites bouilles de Léa et Tim;en effets ils ont l'air de bien coopérer, BRAVO!.Je ne doute pas une seconde de la bonne entente entre l'équipe des filles et celle des
garçons.Que l'aventure soit belle.Je vous confie à tous les 4 une grosse réserve de calins tous doux.Ben.