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Avelofodelo

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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 05:14

 

Après notre étape australienne, nous atterrissons en Nouvelle Calédonie le 26/02 pour six semaines. Accueillis par Jean-Benoît et Valérie que nous avons rencontrés en Nouvelle Zélande, nos premiers jours d’acclimatation se passent dans le confort : ils viennent nous chercher à l’aéroport, nous hébergent chez eux, d’où nous préparons notre tour de Grande Terre. Nous décidons de faire le trajet Nouméa/Bourail en véhicule vu le trafic incessant sur cette portion de route que l’on nous a décrite comme dangereuse. Jean-Benoît devant s’y rendre pour le travail, nous partons avec lui et nos tandems trouvent leur place dans l’arrière du pick up.

 

Avec pick up de JB 

 

Mercredi 26/02 : Nouméa – Bourail, 185 km en voiture.

 

Vers Bourail, Jean-Benoît prend le temps de nous faire découvrir de beaux sites : la baie des amoureux et ses pins colonnaires,

 

Pins colonnaires

 

le point de vue sur la baie des tortues depuis le belvédère qui surplombe « le bonhomme », rocher qui se détache de la falaise.

 

Le bonhomme 1

 

Le camping de la plage de Poé est quasi désert lorsque Jean-Benoît nous y dépose avant de rentrer sur Nouméa.

 

Plage de Poé camping 1 Plage de Poé camping 2

 

Nous plantons la tente pour deux nuits car nous voulons profiter demain de la baignade dans ce magnifique lagon avec masques et tubas.

 

Plage de Poé 9

 

Nous faisons la connaissance d’un couple de bourguignons, Yves et Marie, en vacances pour un an, qui voyagent à pieds après avoir parcouru des kilomètres en vélos.

 

Vendredi 04/03 : Plage de Poé – La brousse, 42 km.

 

Ce matin, le jour n’est pas encore levé lorsque nous nous réveillons. Nous voulons partir tôt à cause de la chaleur, mais voilà, parfois la mise en route d’une famille prend plus de temps que prévu. Comment motiver nos enfants à pédaler par cette chaleur ? Sommes-nous fous ? Dans quoi les engage-t-on ?

Mais bon il faut y aller et c’est parti.

 

Quelques kilomètres plus loin, nous faisons une halte pour emprunter à pieds le tunnel (il y fait frais) du belvédère de la roche percée. A l’autre bout, nous débouchons au pied de la falaise face au lagon, c’est magnifique.

 

Tunnel de la roche percée le lagon

 

Nous retrouvons nos montures et de bonnes sensations dans les jambes. Nous sommes toujours contents de pédaler après de longues pauses. Nous gagnons Bourail en 15 kilomètres.

 

Nous nous arrêtons au musée pour voir la dernière guillotine française exposée. Impressionnant !

 

Bourail musée guillotine

 

Il y a eu deux guillotines en Nouvelle Calédonie, haut lieu de colonisation pénitentiaire au 19ème siècle. Un bagne était installé sur l’île de Nou.

 

Bourail musée bagne de l'île Nou

 

La dernière exécution avec cette guillotine a eu lieu en 1940. Puis l’abolition de la peine de mort en 1981 par Roger Badinter. Pas si vieux que ça ! Tim et Léa ont plein de questions et la discussion est fort intéressante.

 

Nous remplissons nos gourdes d’eau fraîche, quelques courses à la supérette et comme il est déjà 13h00 passées, nous décidons sans tarder de la pause pique nique à l’ombre d’un bel arbre.

 

Nous repartons très encouragés par les calédoniens assis de ci de là, non loin de la route, dans un état d’oisiveté bien compréhensif. La chaleur humide est harassante, les jambes sont lourdes, Anne-Claire est prise d’un malaise et doit s’arrêter en pleine montée sous l’ombre d’un magnifique niaouli. Nous essayons de nous désaltérer avec l’eau chaude des gourdes. Cette première journée est difficile.

 

Après 40 kilomètres, nous décidons de chercher un coin pour dormir. Pas facile car tout lopin de terre appartient à un kanak, on ne s’y pose pas comme ça, il faut demander et pour demander il faut quelqu’un mais dans cette partie désertique, les personnes se font rares. Nous nous dirigeons vers une maison, une femme nous accueille et téléphone à son mari pour avoir son feu vert. Elle nous indique une parcelle de pré à l’écart de la maison ; rien de plat, de hautes herbes, des mottes de terre entre les écoulements d’eau, nous remercions la femme et continuons plus loin.

 

Nous sommes tout juste repartis que des trombes d’eau nous tombent dessus. En quelques minutes, nous sommes trempés mais rafraîchis, ce qui fait du bien. Un peu plus loin, nous interpellons un homme qui sort d’un chemin en 4X4. C’est le mari. Il fait demi tour et nous propose de le suivre. Exercice d’équilibriste sur un chemin boueux d’abord plat puis montant, sans savoir où nous allons. Confiance, abandon de la maîtrise des événements. Nous arrivons à un grand hangar à flanc de montagne.

 

Chez Guy dans entrepôt 3

 

Guy nous propose de nous installer là, il y a même une pièce carrelée pour la nuit, un coin douche, un wc, un coin cuisine avec évier, le grand luxe.

 

Guy a une entreprise de terrassement. C’est ici qu’il gare ses engins et loge certains ouvriers. Il travaille essentiellement sur les mines de nickel, lorsque l’exploitation est terminée pour réaménager les terres autour de la mine, semer de l’herbe etc. Il prend son temps pour bavarder, puis nous laisse à notre logis d’une nuit. Nous mettons les affaires à sécher, et installons le nécessaire pour bien dormir : bâche au sol, matelas, moustiquaire indispensable.

 

Samedi 05/03 : La brousse – Plage de Franco, 65 km.

 

La nuit a été fraîche et nous sommes plus efficaces pour nous préparer à partir. Un cousin de Guy arrive pour bricoler dans le hangar. Il nous invite à venir dormir sur son terrain lorsque nous passerons au nord du Caillou. Au moment de partir, pas de drapeau bleu blanc rouge accroché au mât. Nous le retrouvons sous le gilet jaune de sécurité. Bizarre.

 

Actuellement, la Calédonie  est en plein débat sur le choix du drapeau, ils ont approuvé celui du parti indépendantiste à côté du drapeau français, mais cela ne fait pas l’accord de tous.

 

Nous réussissons à partir à 7h45 par un grand beau temps. Le chemin de terre est sec et redevient route, vallonnée. Nous franchissons des butes qu’on appelle ici des cols : col du cap, col des citrons, col du bonhomme à 122 mètres, faisons une halte au col de poya, en admirant la vue sur les montagnes plus au centre.

 

La côte ouest se caractérise par de la forêt sèche et en arrière du littoral, une zone de savane, avec de grandes prairies ponctuées de niaoulis.

 

Montagnes

 

En fin d’étape, la fatigue se fait ressentir, nous nous dirigeons vers la plage de Franco, une

aire aménagée avec eau, douche, wc et faré.

 

Ripio vers plage de Franco

 

Nous plantons la tente en bordure de lagon devant un paysage qui ne cesse de nous émerveiller.

 

Plage de Franco coucher de soleil

 

Mais ici, on barbote plus dans la vase que l’on se baigne. On est samedi, les kanak sont installés pour le week-end. Léa se fait une copine, Ramaia, qui lui offre un paquet de biscuits.

 

Plage de Franco avec Rayana

 

Comme au bon vieux temps, nous ressortons le filtre à eau et la cuvette pour la lessive, ce qui nous replonge dans nos souvenirs d’Amérique du sud.

 

Plage de Franco filtre 1 Plage de Franco lessive 2

 

Pendant notre dîner, au soleil couchant, Ramaia nous apporte de la viande cuite au BBQ et du pain. Une des femmes du clan, Betty, vient voir si cela nous plaît. La générosité des kanak à l’égard de notre famille cycliste nous touche.

 

Nous nous couchons au son des vaguelettes et de la musique du groupe qui festoie à côté.

 

Dimanche 06/03 : Plage de Franco – Voh, 61 km.

 

C’est le grand calme au lever du jour, tout semble encore endormi, les oiseaux et même les vagues sont silencieuses. Les enfants se lèvent facilement, le soleil nous éclaire de ses rayons alors que nous déjeunons sous le faré.

 

Vers 7h30, nous sommes sur nos tandems, en forme, pour atteindre Pouembout, le village de Ramaia, 11 kilomètres plus loin. Pendant que nous faisons nos courses, plusieurs personnes nous abordent et nous donnent des conseils divers et variés sur la route, les visites etc. Après avoir fait le plein d’eau au robinet du marché et mis quelques capsules de micro pure, nous repartons par une piste cyclable jusqu’à Koné.

 

Pouembout-koné piste cyclable

 

L’herbe pousse au milieu, les racines soulèvent le goudron, mais nous sommes à l’abri des voitures.

 

Fanlabise et Cassbizou ont besoin de reprendre de l’air, nous nous arrêtons à une station service. Des kanak nous demandent si nous sommes de la police. Ni une ni deux nous leur demandons leurs papiers, puis nous arrêtons là la plaisanterie. Comment ont-ils pu nous prendre pour des policiers ? Est-ce à cause de nos chemises blanches ou plutôt du drapeau tricolore ? C’est décidé nous baissons pavillon et rangeons les deux drapeaux dans la sacoche, histoire de nous mettre à l’abri d’éventuels ennuis.

 

Après Koné, nous nous étonnons devant des vaches à bosse et aux grandes oreilles.

 

Vache aux grandes oreilles

 

Nous arrivons dans une zone de mangrove de part et d’autre de la route, la moiteur est forte.

 

Pouembout-koné mangrove 3

 

Nous apercevons au bout de la ligne droite un magnifique flamboyant dont une moitié seulement est encore tout en fleurs rouge. C’est la tribu d’Oundjo. Nous avançons sur un chemin pour demander l’autorisation de pique niquer sous l’arbre et trouvons Laura une kanak qui nous accueille à bras ouverts. Elle nous fait apporter par son petit-fils une natte et deux bouteilles d’eau fraîche et prend le temps de papoter. Un dicton kanak dit « les blancs ont l’heure et nous on a le temps ». Dans ces conditions, notre pique nique est confortable, reposant et nous repartons régénérés.

 

L’atmosphère est de plus en plus lourde malgré le soleil voilé. Au loin, le ciel s’assombrit, les nuages deviennent plus épais et noirs et soudain, les premiers coups de tonnerre et gouttes de pluie. Marc repère un accès pour nous mettre à l’abri sous le pont. Ca y est il pleut fort, il était temps. Nous trouvons deux jeunes enivrés, se baignant dans la rivière la bouteille de bière à la main. Ils sont sympas et corrects. L’un deux travaille pour l’entretient des éoliennes. Il devrait d’ailleurs aller faire un tour car elles sont toutes arrêtées, mais il préfère attendre la fin de l’orage avant d’intervenir. Les moustiques attaquent, ce qui n’est pas à notre goût, et une accalmie nous invite à repartir, d’autant que nous ne sommes plus qu’à une poignée de kilomètres de Voh, notre prochaine halte.

 

Mais 5 minutes après, nous sommes pris dans l’orage qui fait rage autour de nous. De violentes pluies, du vent, des coups de tonnerre et la foudre qui tombe à quelques encablures de nous, c’est terrifiant, nous ne voyons plus à 20 mètres  devant nous. N’ayant pas de lieu sécurisé pour nous arrêter, nous pédalons de toutes nos forces pour nous sortir de ce pétrin. Nous implorons le dieu du ciel de nous protéger et de faire stopper cet orage…et nous sommes entendus. Un peu avant Voh, la pluie cesse, nous bifurquons en direction de l’océan pour gagner le camping.

 

Nous arrivons trempés au bout d’un cap, dans une baie où le camping est désert.

 

Voh camping de Gatope 1

 

Des sanitaires, quelques farés. Il s’est remis à pleuvoir et histoire de mettre la tente à l’abri, nous tentons de planter les sardines sous le faré. Mais nos efforts sont vains, ça ne plante pas.

 

Sur la plage, à côté du camping, des jeunes enivrés parlent, crient, mettent la musique à fond, vont et viennent avec leurs voitures. Nous préférons nous faire discrets et planter la tente à l’abri des regards. Nous nous glissons sous la tente, alors que la pluie redouble de plus belle, et en espérant ne pas nous réveiller demain avec les matelas surfant sur l’eau.

 

Lundi 07/03 : Repos au camping de Gatope.

 

Il a plu toute la nuit et encore ce matin, nous n’avons pas le cœur à rouler dans ces conditions. Nous décidons de rester là et de profiter de cette pause vélo pour faire du travail scolaire, histoire que Léa et Tim n’oublient pas que 2 et 2 font 4.

 

Voh camping de Gatope

 

Baignade entre deux leçons de conjugaison.

 

Mardi 08/03 : Voh – Koumac, 78 km.

 

Ce matin pas de pluie, seulement la rosée et l’intention de tenir un rythme soutenu toute la journée : avant de poursuivre notre route pour Koumac, nous voulons aller voir le cœur de Voh, vu d’en haut.

 

Voh promontoire 2

 

Gladine, la gérante du camping avec qui nous avons sympathisé, nous invite à garer nos tandems dans le jardin de son petit fils, au pied de la montagne, le temps de notre randonnée.

 

Equipés de nos chapeaux et bouteille d’eau, nous marchons d’un rythme soutenu et gravissons les flans du mont Kathépaïk pour atteindre la plateforme aménagée à 400 mètres d’altitude. De là, nous pouvons deviner au loin, un petit coin de mangrove, ciselé par la nature et projeté à travers le monde par un photographe prestigieux : le cœur de Voh.

 

Voh coeur 1

 

Nous apercevons aussi les parcs à crevettes et à huîtres, les massifs miniers, le lagon, le village de Voh…que c’est beau !

 

Voh parc à crevettes

 

De la terre rouge plein les chaussures, nous nous remettons en route pour la descente. Tim râle car ses jambes ne sont pas aussi grandes que les nôtres.

 

Nous retrouvons nos affaires, avalons un petit encas et sautons sur nos tandems car le vent souffle fort dans le dos. Le soleil est voilé, la route quasi plate. Dans ces conditions, nous avançons avec plaisir et à vive allure.

 

Nous arrivons à Koumac en pleine forme et prenons le temps d’un arrêt à la quincaillerie pour acheter des hameçons et du plomb : Tim veut pêcher.

 

Pour gagner le camping, il faut affronter de face pendant un kilomètre les rafales de vent qui nous ont poussés pendant toute la journée. Le plus dur !

 

L’installation au camping de Pandope est rapide, à l’abri des rafales de vent.

 

Koumac camping de Pandope

 

Malheureusement, Léa se fait piquer au pied par une abeille, ce qui met de l’animation pour le reste de la soirée. Etiennette, la gérante, nous prête une hache et un couteau pour tenter l’ouverture des noix de coco que Tim a ramassées. Elle nous fait goûter des pommes cannelle.

 

Noix de coco

 

Après un long combat, Tim et Marc réussissent à ouvrir une coco qui s’avère délicieuse.

 

Nous nous couchons bien contents de notre journée, mais au son du groupe électrogène. Peut-être ferons nous des rêves éclairés.

 

Mercredi 09/03 : Koumac – Ouégoa, 43 km.

 

A Koumac, nous avons atteint le point le plus au nord de la côte ouest. Nous amorçons alors la traversée du Caillou par la montagne pour gagner la côte est. Il fait grand beau et très très chaud.

 

La route est fortement vallonnée. A chaque montée, nous croyons être dans l’ascension des cols de crève-cœur, mais non, ce n’est qu’une bute avec sa descente derrière qui nous ramène presque au niveau de la mer mais ventile nos organismes. Puis nouvelle montée, nouvelle descente toujours sous la canicule. Nous manquons d’eau et il n’y a pas d’habitation dans les parages.

 

Route des cols de Crève-Coeur 2

 

La campagne et la brousse sont magnifiques, les arbres en bord de route nous font de l’ombre lors des pauses. Léa a mal à son pied, très enflé et ne peut appuyer sur la pédale. Il faut nous accrocher, la route se dresse avec des pentes qui nous paraissent de plus en plus raides. L’équipe des filles doit mettre pied à terre à deux reprises.

 

Route des cols de Crève-Coeur 9

 

L’altimètre nous indique que nous sommes cette fois ci dans l’ascension des deux cols dont le plus haut sommet culmine à 405 mètres. Toute moquerie sur cette petite altitude sera punie d’une forte amende, on aurait voulu vous y voir.

 

Arrivé au sommet, Tim, courageux, redescend à pied pour soutenir le moral en déclin de Léa, pendant qu’Anne-Claire pousse Fanlabise et que Marc fait des photos pour immortaliser ce moment héroïque. Mais voila tous ces efforts sont bien récompensés. L’ultime descente pour arriver à Ouégoa. Ouf ! Il est déjà 16h00. C’est décidé, nous n’irons pas plus loin aujourd’hui. Demain sera un autre jour.

 

A l’épicerie du village, Huguette nous indique un espace vert de l’autre côté du pont qui enjambe le Diahot, l’unique fleuve du Caillou, où nous pourrons planter la tente.

 

Ouégoa Le Diahot 3

 

Ce petit coin de verdure se situe à côté du nakamal, bar où les kanak viennent boire le kawa, cette plante traditionnelle du Vanuatu avec laquelle on fabrique un breuvage qui hallucine quelque peu les esprits et échauffe parfois les relations.

 

Discrètement, nous montons la tente tout en observant les va et vient de quelques hommes en attente d’ouverture du nakamal. Mais ce soir, l’heureux propriétaire a la bonne idée de ne pas venir ce qui nous garantit calme et tranquillité.

 

Ouégoa campement 1

 

Une douche prise au tuyau d’eau nous fait énormément de bien et délasse nos corps meurtris par l’effort de la journée. C’est un vrai bonheur lorsque arrive enfin l’heure du coucher.

 

Jeudi 10/03 : Ouégoa – Pouébo, 48 km.

 

Il a plu toute la nuit. Au réveil, la tente est mouillée et la moustiquaire est pleine de terre. Nettoyage, rangement, petit déjeuner et déjà les premiers rayons brûlants du soleil.

 

Eprouvés par notre ascension de la veille et sur décision du Conseil des Enfants, nous essayerons d’arrêter un véhicule pour nous monter les 12 kilomètres du col d’Amos d’autant que les gens du pays nous l’ont décrit encore plus raide et avec un revêtement en mauvais état. Les propriétaires de l’épicerie, Yani et sa femme Kelly, nous proposent de nous y monter.

 

Col d'Amos 1

 

Affaire conclue, nous jetons Fanlabise dans le pick up avec toutes les sacoches pendant que Marc part seul sur Cassbizou en attendant que Yani le rejoigne sur la route et le monte à son tour. La pente est en effet impressionnante et nous avons une nouvelle fois la preuve que les routes ne sont pas enneigées en Nouvelle Calédonie.

 

De là-haut la vue est magnifique sur cette côte est prometteuse et tant attendue.

 

Col d'Amos cocoteraie

 

Avec une belle cocoteraie en vue, nous dévalons les quelques kilomètres pour nous retrouver au bord de l’océan.

 

Col d'Amos descente

 

Nous sommes entre des montagnes majestueuses et le lagon. La végétation est luxuriante.

 

Nous sommes dans la région des sculptures en pierre savon sur la très étendue commune de Pouébo d’une vingtaine de tribus. Nous passons la tribu de Balade où sont gravées dans la pierre les traces des événements qui ont bouleversé le devenir de l’île (débarquement de James Cook en 1774, première messe célébrée en 1843, prise de possession par la France  en 1853).

 

Nous cherchons en vain le magasin d’alimentation et le camping et trouvons une église. Sur les indications approximatives des habitants nous avançons mais toujours rien à l’horizon. La route est agréable, légèrement vallonnée en bord d’océan. On traverse les tribus, aux jardins colorés : hibiscus, frangipaniers, bougainvilliers, oiseaux du paradis, anthuriums.

 

Oiseau du paradis

 

Nous sommes encouragés tout au long du chemin. Les voitures sont prudentes à notre égard, ralentissent, nous klaxonnent en signe de sympathie. Les kilomètres défilent, le paysage aussi.

 

De jeunes femmes nous disent que le camping recherché est à 20 kilomètres  plus loin, mais entre temps un homme bienveillant nous indique une aire aménagée en bord de plage.

 

Pouébo faré 1

 

Enfin nous y arrivons et nous plantons la tente à l’abri d’un faré pendant que Léa et Tim vont jouer sur la plage.

 

Pouébo faré

 

Echange avec un jeune de république tchèque, rescapé du tremblement de terre de Christchurch, ce qui nous replonge dans la part d’histoire qui nous a touchés en Nouvelle Zélande.

 

Vendredi 11/03 : Pouébo – Hienghène, 52 km.

 

Pas de réveil ce matin. La tente positionnée à l’ombre du faré est à l’abri des premiers rayons de soleil et nous permet de faire une grasse matinée. Pendant que Marc et Tim partent à la pêche à la ligne, Léa lit et lit et lit encore et Anne-Claire prépare le feu pour faire cuire le tazard, la loche saumonée, le bossu doré ou le bec de cane, si ce n’est un dawa ou un picot rayé. Mais les garçons reviennent bredouilles, ce qui ramène le petit déjeuner à des crackers avec du noisety (pâte de cacao).

 

Contre partie de la grasse matinée, il fait très chaud lorsque nous démarrons. Que c’est dur, nous sommes plombés, comme sans énergie mais heureusement, le paysage est magnifique.

 

Côte est 19

 

Par moments, Léa tient beaucoup au slalom sur la route pour éviter de passer sous les cocotiers, les chutes de noix de coco pouvant être fatales.

 

Nous traversons les tribus où les toits de paille côtoient la modernité. Sur la route du littoral, elles sont bien souvent installées de part et d’autre d’une rivière, ce qui donne à chaque fois l’occasion de traverser un pont.

 

Côte est 6

 

Nous longeons des cascades et faisons halte à celle de Tao. Nous nous enfonçons dans la végétation luxuriante de cocotiers, bananiers, fougères arborescentes, pour y stationner les tandems au cœur de la tribu qui gère l’accès au site.

 

Cascade de Tao 14

 

Nous nous acquittons d’un petit droit de passage et partons à pied par le sentier qui mène à la cascade, équipés de nos maillots de bain et du pique nique.

 

  Cascade de Tao 1

 

Les rochers ombragés semblent nous attendre. Les garçons retentent une séance de pêche pendant que les filles font la lessive, telle les lavandières à l’époque de nos ancêtres.

 

Cascade de Tao 4

 

Ce repos rafraîchissant nous fait le plus grand bien mais ne peut pas s’éterniser. Nous frisons la rupture avec Léa et Tim qui contestent le retour à la chaleur écrasante. Une grève de pédalage s’en suit, ce qui met à l’épreuve un peu plus les parents.

 

Heureusement, nous arrivons au bac qui nous fait traverser la rivière de la Ouaième. C'est un lieu tabou qui ne permet pas la construction d’un pont, alors la barge continue de glisser le long d’un câble. Nous sommes les seuls à bord pour traverser les 250 mètres.

 

 Bac de la Ouaième 7

 

Il reste 17 kilomètres pour atteindre Hienghène et nous sommes déterminés à les faire, promettant à Léa et Tim quelques jours de repos.

 

Le profil rend la tâche difficile, quelques cols très éprouvants mais les enfants aident bien. Petit arrêt au point de vue du sphinx avant la descente sur Hienghène, patrie de Jean-Marie Tjibaou, leader indépendantiste, qui a œuvré pour la mise en place des accords Matignon et pour la reconnaissance de la culture kanak.

 

Hienghène 2

 

En revanche, la recherche d’un camping prend du temps. Après deux tentatives dans le village, il nous faut parcourir encore six kilomètres, pas tout plats, pour trouver le camping du « billet de 500 ». Ouf, ouf, ouf on est arrivés. La tente est montée en toute hâte car la nuit tombe. Nous sommes exténués et bien tentés de nous glisser dans nos sacs à viande sans manger. Mais pour nos deux petits équipiers, il n’en n’est pas question. Revigorés par la douche froide, nous trouvons l’énergie pour faire cuire notre couscous-ratatouille et apprécions de manger.

 

Vers 20h30, enfin nous sommes couchés pour un repos bien mérité.

 

A peine dix minutes plus tard, alors que les paupières tombent, un homme vient toquer à la porte de la tente pour nous informer de l’arrivée d’un tsunami vers deux heures du matin. Nous croyons rêver ! « Vous ne pouvez pas rester il faut aller sur les hauteurs. A minuit il faudra partir ». Ce n’est pas une blague, il a l’air sérieux. Léa est prise de panique et veut partir tout de suite. Elle réussit à se calmer et nous à nous détendre, un quart d’heure en essayant de réaliser ce qui se passe. Il est 21 heures, il n’y a pas le feu aux poudres.

 

Nous voici à tout replier dans la nuit à la lueur de nos frontales en essayant de ne rien oublier pour partir sur un promontoire et nous mettre à l’abri. Un jeune couple, installé au camping ayant la radio dans leur auto, nous donne un peu plus d’informations. Nous apprenons le tremblement de terre qui a eu lieu au Japon dans l’après-midi. Le tsunami est annoncé sur les côtes du nord de la Nouvelle Calédonie. Ils proposent de nous aider et de transporter nos affaires.

 

Côte est cheveux d'ange

 

Craignant qu’il ne pleuve dans la nuit, nous téléphonons à la gendarmerie afin de connaître l’éventuelle existence d’une solution d’hébergement. L’adjudant chef nous propose de venir planter notre tente dans l’enceinte de la gendarmerie située sur les hauteurs. Bonne idée et nous voici partis tous les 4 en tandems en pleine nuit pour regagner Hienghène. Après la peur des premiers coups de pédale dans le bois, nous trouvons plutôt agréable de rouler à la fraîche, à la lueur de nos frontales et de la lune.

 

L’adjudant chef, Patrick, nous accueille chaleureusement et nous assistons alors à la mise en place de toute la procédure d’alerte menée par les gendarmes. Diffusion de l’information, organisation des patrouilles dans les tribus pour encourager les gens à se mettre sur les hauteurs, sirènes qui retentissent. Léa et Tim tombent de sommeil. Nous nous glissons dans notre tente rassurés et en sécurité.

 

Hienghène gendarmerie campement

 

Au petit matin, nous nous réveillons sous une pluie diluvienne et nous apprenons qu’il n’y a eu que quelques vaguelettes sur les côtes de la Calédonie. Enfin, il vaut mieux prévenir que guérir.

 

Samedi 12, dimanche 13, lundi 14/03 : Hienghène, camping de Babou plongée.

 

Patrick nous offre un café, nous sortons les tartines car les enfants ont faim et nous aussi. Nous passons un bon moment avec lui à partager nos expériences.

 

  Hienghène gendarmerie 3

 

Nous sommes remis de nos émotions et sur les conseils de Patrick, que nous remercions de tout cœur, nous partons nous installer au camping de « Babou plongée » pour trois jours. Halte au point de vue de la poule couveuse pour admirer les îlots, puis nous descendons pour gagner la lagune de Lindéralique.

 

 Hienghène Point de vue de la Poule 9

 

Au camping, nous coulons trois jours tranquilles : plongées avec masques et tubas, pêche avec des lances que nous fabriquons, feu de bois pour chauffer notre repas en maillot de bain couverts de répulsif pour tenir à distance les moustiques.

 

Hienghène camping Babou plongée 11

 

Rencontre avec Patrick, professeur de français au collège de Hienghène et qui vit sous tente, pas banal !

 

Hienghène concert de jazz

 

Nous passons beaucoup de temps ensemble, soirée jazz au grand hôtel de la tribu de Koulnoué, promenade sous les rochers de calcaire karstique au milieu des cocotiers, bananiers, papayers, arbres à pomme cannelle, à corossols, etc. Le coin est magnifique.

 

Côte est papayes Flamboyant

 

Mardi 15/03 :.Hienghène – Poindimié, 54 km.

 

Réveil à 5 heures sous la pluie. Patrick nous salue avant de partir au collège. Nous jetons la tente dans un grand sac poubelle. Les enfants sont motivés car nous leur avons promis un super petit déjeuner au grand hôtel de Koulnoué. C’est un buffet à volonté où l’on trouve de tout. Un petit déjeuner pantagruélique qui nous tient une grande partie de la journée, savouré dans un cadre splendide.

 

Alors que nous nous apprêtons à repartir, deux gendarmes arrivent en VTT et tenue sportive, Patrick, et son collègue. Viennent-ils investiguer le personnel du bar ou tout simplement boire un café ?! Le temps d’un court échange et c’est parti pour nous.

 

C’est plat pendant 3 kilomètres  puis la route monte, il faut franchir trois cols. La route s’élargit et le revêtement devient meilleur. Pédaler en pleine digestion n’est pas si facile. Une halte s’impose à l’ombre pour nous reposer et faire sécher la tente.

 

Les cahutes de fruits, gardées par la tirelire dans laquelle on met l’argent, sont malheureusement vides, si ce n’est quelques bananes à cuire.

 

Côte est échope

 

Le cyclone de janvier a fait des dégâts dans les cultures. Et ce n’est plus la saison des letchis, dommage.

 

Nous repartons pour traverser Touho, dont les 11 tribus vivent essentiellement de chasse, pêche et agriculture (igname, manioc, canne à sucre, taro, chou kanak, etc…) comme sur une grande partie de la Calédonie.

 

Poindimié campement 7

 

Quelques  kilomètres avant Poindimié, nous trouvons une aire aménagée de farés au bord de l’océan. Nous menons une enquête très poussée, et ne voyant personne nous en déduisons que ce n’est pas un terrain privé et décidons de dormir là ce soir.

 

Poindimié campement 1

 

Tim adopte des bernard-l’hermite dans un bocal. Il passerait des heures sur la plage à observer et jouer avec tout ce qu’il trouve. Léa préfère les bêtes dans les livres. La nuit tombe dévoilant un beau ciel étoilé.

 

Poindimié campement 8

 

Mercredi 16/03 : Poindimié – Houaïlou, 83 km.

 

Ce matin, record battu, il est 6h30 lorsque tout est plié. Un copieux petit déjeuner et nous parcourons les 12 kilomètres  pour atteindre Poindimié, chef lieu de la côte est. Au rond point, nous nous arrêtons devant le logo des Jeux du Pacifique qui auront lieu fin août début septembre en Nouvelle Calédonie.

 

  Poindimié emblême Jeux du Pacifique

 

A Ponérihouen, on nous assure que l’eau est potable mais lorsque nous la tirons dans une bouteille, elle coule toute saumâtre. Les capsules de micro pure s’imposent.

 

Nous gravissons en quinze minutes le col qui culmine à 85 mètres ! La descente est délicate car la route est mauvaise, puis plate le long de l’océan. Au pied du col de Hô, un soudain orage nous surprend et par chance, nous trouvons à nous abriter sous un arrêt de bus. Une petite heure d’attente pour trouver l’accalmie véritable et repartir sur les conseils d’un homme venu s’inquiéter de nous. Le sommet du col est à un kilomètre, donc vite franchi à la fraîche et la descente nous pousse de quelques kilomètres.

 

Côte est bananes

 

Nous nous arrêtons au comptoir de Michèle pour acheter à boire. Il est 17 heures et nous voulons vraiment arriver à Houaïlou. Des hommes redescendent de la mine de nickel et viennent boire un coup. Nous expliquons notre besoin de trouver un endroit où dormir ce soir et notre intention de prendre un bus demain pour regagner Bourail. Tous sont de bons conseils et finalement c’est Michèle qui, après un coup de fil, nous trouve une solution. Nous devons partir vite car la nuit va venir et il reste 15 kilomètres  à parcourir pour arriver chez Daniel, le chef de la tribu de Waraï qui nous attend.

 

A l’entrée de la tribu de Waraï, un couple de Zoreilles s’arrête à notre hauteur et nous interpelle, inquiet de savoir où nous allons dormir vu l’heure tardive. La nuit tombe et il n’y a pas de camping aux alentours. Ils connaissent bien Daniel et sa femme Susanne et nous escortent jusqu’à leur maison, ce que nous apprécions.

 

Susanne arrive du champ et nous accueille avec un sourire chaleureux. Elle nous indique le jardin pour planter la tente devant l’arbre du voyageur.

 

Tribu de Waraï arbre du voyageur

 

Nous pourrons utiliser leur salle de bain et les toilettes. Nous montons la tente à la frontale et après une douche, nous rejoignons Daniel et Susanne sur la terrasse de leur maison. Nous leur offrons deux manous (tissus) et faisons une petite coutume pour nous présenter et les remercier de leur hospitalité. Ils sont très touchés et Daniel apprécie énormément notre geste qu’il décrit comme normal car dans le respect de la tradition. Ils nous offrent un thé et des bouteilles d’eau et nous proposent de chauffer notre repas sur leur cuisinière (purée de pommes de terre en flocons, haricots blancs). Nous leur offrons des chips et des cacahuètes, notre fond de sacoche.

 

Nous leur expliquons notre intention de prendre un bus demain pour Bourail. Le car passe juste devant leur maison vers 5h15, il suffira de l’arrêter. Eux devant aussi aller à Bourail demain, ils proposent d’attendre le bus avec nous et de partir après. Affaire conclue, nous nous glissons dans la tente pour un repos bien mérité après nos 83 kilomètres,  la plus grosse étape de ces quinze jours.

 

Jeudi 17/03 : Houaïlou – Nouméa, 70 km en voiture, 165 en bus, 8 km en tandem.

 

Réveil à 3h30 pour être prêts dans les temps. A 5 heures, les tandems sont chargés. Guidés par Daniel et Susanne, nous nous dirigeons sous le faré de la tribu situé en bord de route pour attendre le bus. Nous bavardons, le temps passe, les minutes défilent, le car arrive avec du retard. Susanne l’arrête, nous nous avançons sur la route et là, coup de théâtre, le chauffeur refuse de nous prendre avec nos deux grosses montures. C’est la douche froide ! Nous sommes désappointés, Daniel et Susanne aussi. Daniel nous explique qu’il a toujours enseigné à ses enfants de ne jamais laisser quelqu’un au bord du chemin car un jour ce sera peut-être lui qui aura besoin d’aide.

 

Côte est totem kanak

 

Il décide alors d’aller à Bourail avec deux voitures pour pouvoir nous y conduire. Il tente de démarrer le pick up et y arrive avec la batterie du tracteur. Nous chargeons Fanlabise et Cassbizou et toutes les affaires. Anne-Claire et Léa partent dans la voiture avec Daniel, Susanne, leur petit fils Pierre-Chanel et la mémé Agnès. Marc et Tim trouvent place dans le pick up aux côtés de Lili et c’est parti pour une bonne heure de voyage. 70 kilomètres de route très tournante, montante puisqu’il faut passer le col des Roussettes, qui culmine à 386 mètres. Léa est limite malade et contente d’arriver.

 

A Bourail, Daniel et Lili nous déposent au terminal des bus où nous allons essayer d’en prendre un pour Nouméa. Nous demandons à tout hasard à celui qui est stationné. Le jeune chauffeur est d’accord pour nous prendre mais part tout de suite. Ni une ni deux, Fanlabise et Cassbizou trouvent place dans la soute, couchés sur le flanc aux côtés des sacoches. Nous avons tout juste le temps de remercier Daniel et sa famille pour leur générosité.

 

Plante

 

Nous prenons place dans ce vieux bus, qui démarre à toute allure. Il nous semble rouler un peu trop vite, et ça brasse beaucoup. Nous discutons à l’arrière, Tim joue à la DS et soudain Léa se retourne avec des yeux désolés, se mettant à vomir sur elle et dans l’allée et ce bus qui fonce à 100 à l’heure !!! Nous cherchons mouchoirs, sacs en plastic, tee-shirt de rechange.

 

Voilà qu’elle va mieux et c’est au tour de Tim de nous déclarer « je veux faire pipi ». Tu ne peux pas attendre « non ». Comment faire, comment faire : la canette, que Tim a vidée avant le départ, il va la remplir, et Marc de la vider par la fenêtre. Personne derrière ?

 

Maintenant que tout va mieux nous entendons soudain un bruit bizarre dans le moteur, et le car doit s’arrêter. Problème mécanique ? Le chauffeur redémarre et roule à 20 km/h  pour s’arrêter définitivement en panne 500 mètres  plus loin à hauteur d’une station. « Il faut descendre et attendre un autre bus » dit-il. Tout le monde descend. Nous attendons un peu inquiets à l’idée que le prochain bus n’ait pas de place pour nos tandems.

 

Bouloupari panne du bus

 

Heureusement, le bus de Poindimié peut nous prendre et nous arrivons à Nouméa en fin de matinée. Nous pouvons recharger Cassbizou et Fanlabise qui ont bien supporté le voyage, sans égratignures, et nous diriger tranquillement vers la baie des citrons pour une baignade bien méritée.

 

29 Nouméa coucher de soleil 2

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commentaires

bourjaillat catherine 17/04/2011 17:48



je n' écris pas souvent de commentaires mais je ne manque pas un seul de vos articles afin de savoir comment tout le monde se porte !!nous sommes maintenant en avril et c'est fou comme le temps
passe vite !! je vous souhaite une bonne continuation toujours aussi enrichissante. bizzzz à tous les quatre


catherine bourjaillat



eva 04/04/2011 12:41



coucou j'ai bien recu ta carte postal moi aussi je t'embrase tres fort toi est tes parents 


j'ai trop envie détre en juinpour vous revoiire


                                     bisous a vous 


 


 






babeth 02/04/2011 14:58



coucou, je suis revenu faire un tour sur votre blog, vu les nouvelles désastreuses du monde: japon, cote d'ivoire, lybie....et même france où les cantonales font grimper le Fn et où les prix de
tout grimpent aussi....heureusement, la météo nous concocte un beau soleil, les violettes et primevères resplendissent, les oiseaux chantent, cet après midi, bronzette en terrasse! alors on gôute
à ces petits bonheurs, et on les savourent! on vous espèrent en forme après un peu de repos, et Bali s'annonce bientôt! ouaouh!!


allez, bisous fort à vous 4.babeth



Mireille et Bernard 23/03/2011 00:46



Merci pour ces nouvelles rassurantes. Nous continuons le voyage à distance...


A bientôt.



gisèle 22/03/2011 21:20



Ah, comme je suis contente de vous savoir en Nouvelle-Calédonie, enfin je peux vous imaginer dans ce paysage que je connais bien !! J'espère que vous l'aimerez autant que moi, avec ses paysages
variés et colorés, le Pacifique et les plages de sable blanc dans les îles, les poissons multicolores à portée de main, et plein d'autres choses... enfin bref un petit paradis ! Gros bisous à
vous 4 et à très vite. Gisèle