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Avelofodelo

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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 15:41

 

 

Lundi 25/10 : Belén – le désert, 60 km, 1050 m.

 

C’est vers midi que nous quittons cet agréable hôtel, par une route plate.

 

Hotel Retama 2

 

Les argentins nous saluent de tous leurs encouragements et les fleurs dégagent de bons parfums.

 

Londres Après Villa Union 3

 

Nous faisons un détour par Londres pour saluer nos cousins Bertrand et Blandine et après une heure de route, nous nous trouvons face à une immense ligne droite de 23 kilomètres, traversant une zone désertique où poussent des arbustes épineux. Bon ben faut y aller.

 

Nous passons sous les regards affamés des rapaces, et croisons quelques uns de leur repas. Les vaches se perdent et meurent de faim et de soif...

 

 Carcasse

 

 ...ainsi que les voitures.

  Carcasse 2

 

Tient voici une légère courbe qui ouvre sur une autre ligne droite toute aussi longue. Nous travaillons la géométrie avec Léa.

 

C’est dans cette partie que nous trouvons un coin pour dormir, dans le sable d’un rio asséché. Pourvu qu’il ne pleuve pas cette nuit !

 

1er campement dans le desert

 

Par chance, le ciel est couvert il ne fait pas trop chaud, seulement 27 degrés.

Comme il nous reste encore plein d’énergie, nous faisons du travail scolaire.

 

Mardi 26/10 : Le désert – Schaqui, 57 km.

 

Le réveil sonne mais nous restons dormir, car nous avons besoin de récupérer de nos courtes nuits à Belén. Pas une voiture ou si peu pour nous déranger !

 

Mais déjà la route 40 nous appelle. Fanlabise et Cassbizou avalent les kilomètres de plat avec persévérance, sans vent, comme tous les matins.

 

Après Villa Union

 

Nous croisons la route 60, avant d’arriver dans une vallée verdoyante, avec des arbres de part et d’autres et nous attendons avec impatience le premier village pour y prendre de l’eau et faire le goûter.

 

C’est à San Blas que nous nous apprivoisons en coca cola, eau de pamplemousse et en eau potable, tirée du robinet du village. Sur la place aux ombrages attendus, nous posons notre bâche sur une herbe agréable, si rare dans cette région, pour le pique nique et la sieste. Il y a même des jeux qui font le bonheur de Léa et Tim, ce qui change des bouts de bois et cailloux.

 

Picnic à Caupihuasi 1 Picnic à Caupihuasi

 

Nous prenons plaisir à apprendre en famille la poésie « Recette » de Guillevic, que la classe de Léa a étudiée.

Les relations avec les deux écoles des enfants s’organisent et prennent forme, ce qui dynamise Léa et Tim dans leurs apprentissages.

 

Travail scolaire

 

Qu’il est difficile de s’extraire de ce lieu apaisant pour repartir dans la chaleur, face au vent. Plus loin, l’équipe des filles bat de l’aile, Léa a chaud et ne pédale plus, Anne-Claire est prise d’un mal de ventre qui lui coupe les jambes et lui prend la tête.

 

Pause au dernier village de cette vallée, où nous mangeons une glace, puis nous repartons, mais la perspective d’une troisième ligne droite, montante, face au vent nous décide à dresser le camp et à remettre l’épreuve au lendemain.

 

2ème campement à Schaqui

 

Encouragée par les messages de ses camarades de classe, Léa se motive pour finaliser sa fiche sur la Bolivie, assise sur un caillou dans le sable.

 

Mercredi 27/10 : Schaqui – Chilecito, 105 km

 

Nous quittons notre emplacement jonché d’épines, contents de n’avoir pas crevé nos matelas et vélos et c’est reparti, avec une nouvelle technique de pédalage pour les filles. Anne-Claire accepte de moins mouliner, avec un braquet qui permet à Léa d’être en danseuse, ce qui propulse bien Fanlabise. Il nous faut négocier pour trouver ce compromis.

 

Avec de telles lignes droites dans un paysage quasi plat de part et d’autre, nous avons l’impression d’une route plate. Pourtant nous peinons et prenons de l’altitude.

 

Route 40 2

 

Derrière nous au loin, deux vélos roulent à vive allure… Qui est-ce ?

Nous ralentissons, ils nous rattrapent et nous reconnaissons Huguette et Aldo, les jurassiens, rencontrés entre Tilcara et Salta.

 

Huguette et Aldo

 

Depuis quelques jours, ils savaient que nous étions devant, et cravachaient pour nous rattraper.

Qu’il est bon de vivre cette rencontre en plein désert…

 

Nous roulons ensemble jusqu’à Pituil, où nous refaisons le plein d’eau chez une famille. Nous apprenons que ce jour est un jour de recensement national, durant lequel les argentins doivent rester à demeure, ce qui explique la fermeture des magasins et une route 40 sans véhicule.

 

Route 40

 

 Pendant qu’Aldo et Huguette tentent de trouver des denrées alimentaires, nous prenons les devants sous un soleil de plomb, 45° à l’ombre mais il n’y a pas d’ombre dans le secteur. Heureusement il y a le vent, toujours de face, pour sécher notre sueur.

 

Nous avons bien la forme et roulons à vive allure : 60 kilomètres de fait à la pause pique nique sous un des rares arbres. Nous commençons à sentir les premières rafales de vent brûlantes.

Aldo et Huguette nous rattrapent, et filent.

 

Fleur de cactus 2

 

Nous nous accrochons à l’espoir d’atteindre le village de Guandacol, mais en fait il se trouve à l’écart de notre itinéraire. Nous n’avons pas le courage de rajouter des kilomètres pour aller y manger une glace. Nous en avons déjà fait 80 et il en reste 29 pour sortir de ce désert. Coup dur et déception.

 

Nous traversons un pont et une grande descente nous redonne le moral, aussitôt sapé par de violentes rafales de vent de face. Il nous faut pédaler en descente, les enfants sont fatigués et découragés. Nous reprenons espoir à la vue d’une grande zone d’herbe verte au loin sur notre droite, c’est décidé nous nous arrêterons là. Mais au fur et à mesure que nous nous en approchons, nous voyons qu’elle est inhabitée, inaccessible. Il nous est aussi impossible de planter une tente vu la violence du vent.

 

Vent à San Nicolas

 

De plus nous traversons une zone de déchetterie à ciel ouvert, aux odeurs nauséabondes. Le cadavre d’un cheval nous achève le moral.

 

Que faire ? Nous devons prendre une décision mais laquelle ? Nous devons sortir de cet enfer mais nous n’avons plus d’eau.

 

Vent à San Nicolas 2

 

Nous arrêtons une voiture venant en sens inverse pour demander de l’eau. L’homme et ses deux enfants nous donnent une bouteille et nous engageons la conversation. Il nous informe qu’il n’y a pas de possibilité de se loger avant Chilecito, et au moment de repartir, il nous propose de rouler devant nous, afin de nous couper le vent. Il propose aux enfants de monter dans la voiture, ce que nous acceptons tous sans aucune hésitation.

Anne-claire s’accroche à la portière sur le côté à la limite de la rupture de l’articulation de l’épaule. Marc s’arque boute sur Cassbizou, le nez collé au pare choc, dressé sur les manivelles, suant eau et sang et entrailles pour tenir le rythme d’un petit 9km/h en montée… que c’est bon… sous les sourires radieux de nos enfants le nez collé aux vitres, et leurs encouragements. « ça va maman ? » « et papa ».

 

Ainsi achalandés, nous rattrapons Huguette et Aldo, les dépassons sous leurs regards hallucinés, et nous nous arrêtons au sommet de la dernière côte, pour apprendre que Chilecito n’est plus qu’à 2 ou 3 kilomètres. Merci Gustavo pour ton aide tombée du ciel au moment où les forces nous abandonnaient.

Ce soir nous dormirons dans un bon lit après 105 kilomètres de route éprouvante. Le repos du guerrier sera bien mérité.

 

La ville de Chilecito est calme de par l’obligation de fermeture des magasins.

 

Chilecito place 1

 

 Nous apprenons le décès de l’ex président de l’Argentine Nestor Kirchner et époux de l’actuelle Présidente Cristina Fernandez de Kirchner. Trois jours de deuil national sont décrétés.

 

 Le patio de l’hôtel est agréable, et nous permet de savourer une bière en terrasse avec Huguette et Aldo pour se raconter nos aventures.

 

Jeudi 28/10 : Chilecito – Miranda, 39 km, 1700 m.

 

Ce matin, pas de réveil. Nous prenons le temps de la récupération : grasse matinée pour tous et lever à 7h00 pour Anne-Claire et Marc car nous avons hâte de consulter nos mails, l’hôtel offrant une connexion. Tim émerge vers 7h30 et Léa profite jusqu’à 9h00.

 

Alors qu’Huguette et Aldo s’octroient une journée de repos, nous prenons la matinée pour nous préparer tranquillement. Après notre pique nique pris à l’hôtel, nous allons déguster une bonne glace au centre ville.

 

 Glaces à Chilecito léa Glaces à Chilecito Tim

 

Il est 13h00 lorsque nous remontons sur Fanlabise et Cassbizou.

 

Après environ 25 kilomètres de plateau, nous entrons dans la vallée de Miranda. Nous prenons rapidement de l’altitude, entourés de paysages verdoyants et fleuris.

 

Lauriers Tulipes

 

Nous nous enfonçons dans un vallon ombragé où il est agréable de pédaler. Nous refaisons le plein d’eau fraîche et de glaçons auprès d’une famille. C’est déjà la fin de la journée. Un peu plus haut un champ herbeux, planté de noyers nous tend les bras.

 

 3ème campement à Miranda 3

 

On s’y installe, à la fraîche, on est à 1700 mètres d’altitude. Léa et Tim jouent aux pirates et imaginent leur bateau dans un arbre. Vive les arbres !!!

 

3ème campement à Miranda 1

 

Nous sommes contents de recevoir un message de notre ami Federico, confirmant qu’il viendra nous retrouver à Mendoza et nous conduira avec son 4X4 à la frontière chilienne. C’est un grand soulagement pour nous de ne pas avoir à retraverser la Cordillère des Andes en vélo et risquer notre vie dans les nombreux tunnels au milieu d’un trafic de poids lourds réputé pour être dense.

 

Vendredi 29/10 : Miranda – Villa Union, 75 km, 1200 m.

 

Le lever du soleil sur les montagnes rouges nous donne du baume au cœur. Après quatre kilomètres d’asphalte, nous trouvons le « ripio » que nous attaquons avec entrain. La vallée est magnifique pleine de couleurs contrastées.

 

Côte de Miranda 13

 

Quelques dérapages dans le sable avant de retrouver un rythme cadencé et bien coordonné maintenant pour les filles.

 

Côte de Miranda 15 Côte de Miranda 27

 Côte de Miranda 29

 

La technique est redoutable et belle, sous l’œil admiratif des garçons, qui eux sont bien rodés et toujours efficaces. Nous ménageons les pauses goûter que les enfants ne laisseraient pas passer et arrivons au col à 2020 mètres.

 

Côte de Miranda sommet 2

 

La température a baissé, nous tirons les polaires des sacoches et nous nous lançons dans une descente prudente, car nous sommes toujours sur la piste, pour 17 kilomètres.

 

Côte de Miranda descente Côte de Miranda cactus

 

L’asphalte est de nouveau sous nos pneus. La chaîne de montagne a été franchie, la chaleur est revenue et le désert qui va avec. Quarante kilomètres de zone aride, le vent devinez comment : DE FACE, ce qui incite les filles à rouler dans la roue des garçons jusqu’à Villa Union.

 

Les recherches nous mènent à un hôtel, où nous pouvons profiter, chose rare, d’une suite de deux chambres. Le grand luxe ! Les enfants sont contents de ne plus avoir leurs parents sous le nez !

Le soir, nous nous offrons le repas au restaurant d’en face. Un bon morceau de viande avec de la purée, ce qui nous change de notre purée quotidienne.

 

Samedi 30/10 : Villa Union – Talampaya, 60 km.

 

Petit déjeuner de l’hôtel, peu copieux pour des cyclistes. L’arbre à météo de l’hôtelier nous prédit que nous aurons le vent dans le dos et, tous contents de cette bonne nouvelle, nous enjambons Cassbizou et Fanlabise. Qu’est ce que cela va nous faire du bien !

 

Mais le rêve est de courte durée et nous pédalons, face au vent comme d’hab., convaincus que si l’arbre avait dit vrai, cela aurait été trop facile !

 

Parc de Talampaya 1

 

Après 60 kilomètres, nous atteignons l’entrée du parc Talampaya. Les billets sont achetés et nous voici partis pour trois heures de visite en minibus.

 

Talampaya veut dire l’arbre de la rivière sèche. Le parc devient parc national en 1997 puis en 2000, il est déclaré Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

Il date de 250 millions d’années (le Triasique). Il y a eu deux formations de sédiments. Bien plus tard l’élévation de la Cordillère des Andes exposa les sédiments que l’on peut voir aujourd’hui.

 

Le climat est de type semi désertique. Il pleut 120 mm par an en été.

Dans cette région sévit la « zonda » un vent sec et chaud venant de l’océan pacifique.

 

La végétation est faite d’une majorité d’arbustes épineux et grâce aux nappes phréatiques, on rencontre de véritables arbres.

 

Le parc est habité par les zorros (renards), les guanacos (de la famille du lama), les ñandus (autruches) et par les condors.

 

Nous entrons dans le canyon de toute beauté.

 

Nous visitons les Pétroglyphes : figures et symboles sculptés dans les parties sombres de la roche. On les attribue aux peuples Aguada et Diaguita, datant de 500 ans après JC.

 

Parc de Talampaya Pétroglyphes 1 Parc de Talampaya Pétroglyphes 7

 

Nous nous arrêtons au Jardin Botanique pour admirer la flore autochtone, au pied de falaises rouges de plus de 150 mètres.

 

Parc de Talampaya 31

 

Plus loin, halte devant la Cathédrale Gothique. D’impressionnantes formations rocheuses semblables à des flèches de cathédrale.

 

Le tout visité par un homme sur son cheval…

 

Parc de Talampaya 37 Parc de Talampaya 41

 

Nous arrivons au bout de notre parcours pour admirer le Moine et autres formations rocheuses surréalistes, sculptées par l’eau, le vent et le temps, avec une vue sur la vallée et le canyon.

 

Parc de Talampaya 55

 

Nous croyons voir au loin le Parthénon, mais ce n’est qu’une vue de l’esprit. Nous ne sommes pas sur l’Acropole d’Athènes. A chacun son imagination.

 

Avec ces beaux paysages plein les yeux, nous retrouvons Aldo et Huguette qui viennent d’arriver au Parc. Pendant qu’ils partent à leur tour pour la visite, nous installons notre tente sur les emplacements réservés à cet effet. Nous avons le bonheur d’observer les zorros, peu craintifs, qui doivent avoir l’habitude de venir chiper les restes des pique niques.

 

Zorro

 

Pour nous, ce sera dîner au soleil couchant (purée, saucisson, pomme), suivi d’une douche chaude. Le grand confort pour un camping à 30 pesos (6 euros pour nous 4).

 

4ème campement à Talampaya 2 4ème campement à Talampaya 4

 

Nous nous endormons au doux chant du groupe électrogène, qui se taira un peu plus tard dans la nuit.

 

Dimanche 31/10: Talampaya – Le désert, 96 km.

 

Nous nous réveillons dans un silence d’or, sous une température fraîche (10 degrés dans la tente). Le jour se lève sur le Parc et c’est magnifique. Les zorros dorment encore, mais un guanaco vient nous saluer en gardant toutefois ses distances.

En moins de deux heures, nous sommes prêts à partir, il est 8h15.

 

Après parc de Talampaya

 

Toujours le désert de sable, d’épineux, nous restons à l’intérieur des limites du parc, des guanacos traversent la route. Pendant notre pause goûter, Aldo et Huguette nous rattrapent et continuent leur chemin. Plus tard, nous les apercevons au loin et nous décidons de les rejoindre, dans un sprint auquel les enfants participent avec motivation.

 

Nous faisons les 4 derniers kilomètres jusqu’à Los Baldecitos, lieu dit de quelques maisons où nous trouvons de l’eau.

 

Los Baldecitos Huguette et Aldo

 

Nous prenons le pique nique ensemble, puis Huguette et Aldo partent vers le parc Ischigualasto. Nous décidons quant à nous, de continuer en direction de San Augustin de Valle Fertil, d’où nous partirons visiter ce parc.

 

Nous parcourons encore une trentaine de kilomètres avant de trouver un espace pour le camp, sans trop d’épines.

Pendant qu’Anne-claire range les affaires, que Léa lit, Tim et son papa partent en exploration et rapportent des trésors d’ossements. Tim essaie de reconstituer un squelette.

 

5ème campement avant Valle Fertil 1 5ème campement avant Valle Fertil 2

 

Pour changer de la purée, nous mangeons une soupe aux vermicelles, avec saucisson et pommes (ça, ça ne change pas), avant de se poser sur nos matelas pour une bonne nuit.

 

Lundi 01/11 : Le désert - San Augustin de Valle Fertil, 27 km.

  Visite du parc Ischigualasto

 

Il fait déjà chaud lorsque le soleil sort, un lézard vient nous saluer et semble vouloir grimper dans le sac de la tente. Nous repartons d’un bon rythme sachant que nous ne sommes qu’à 25 kilomètres de la ville.

En une heure, nous arrivons à San Augustin de Valle Fertil, véritable oasis dans ce monde de désert. Nous trouvons assez vite un hôtel très agréable, avec un jardin verdoyant, un robinet pour passer Fanlabise et Cassbizou à la douche. Notre chambre ressemble à une petite maison avec terrasse ombragée, ce qui nous fait beaucoup de bien.

 

Léa au boulot Tim à la piscine

 

Nous laissons Léa et Tim à l’hôtel, devant un film en français grâce à notre netbook et nous partons faire des courses, retrait d’argent, maison du tourisme et agence pour la visite du parc Ischigualasto.

 

Après un bon pique nique, un minibus vient nous chercher à l’hôtel et nous embarquons pour une heure de route. A son bord deux autres français, Bertrand, un jeune normand avec lequel nous sympathisons et une femme qui préfère garder l’anonymat.

 

La visite du parc se fait obligatoirement en voiture personnelle ou, comme dans notre cas, avec le minibus d’une agence, en convoi accompagné par un guide du parc. Nous partons vers 16h00.

 

Ischigualasto signifie terre sans vie, il n’y a pas d’eau, la chaleur est accablante la journée et il fait un froid de canard la nuit.

 

Il y a entre 180 et 250 millions d’année, les dinosaures régnaient en maître dans une végétation luxuriante pendant que les mammifères se faisaient tout petits. Et puis patatras, les Andes ! La brutale apparition de la cordillère et le bouleversement climatique ont tout pétrifié : plantes, animaux, arbres se transformèrent en pierre au cours des siècles, formant cet endroit surréaliste. Ce parc est un livre ouvert pour les paléontologues du monde entier.

 

Le circuit de 40 kms passe par des formations abracadabrantes, comme « El gusano » sur lequel nous voyons un fossile de plante.

 

Parc Ischigualasto fossile

 

Puis nous nous arrêtons pour admirer de haut « La Valle Pintado ». On se croit devant un vrai décor de cinéma, et d’ailleurs c’est là qu’a été tourné le film Highlander avec Christophe Lambert.

 

Parc Ischigualasto 23 Parc Ischigualasto 1

 

Plus loin, on dirait vraiment un paysage lunaire, pas un signe de vie, avec « El Cancha de Bochas ». Certains diront que c’est le terrain de pétanque. Pour nous ce sont les crottes de dinosaures fossilisées.

 

Parc Ischigualasto Cancha de bochas 4

 

Nous prenons un peu de hauteur en allant voir « El Submarino », à la lumière du soleil déclinante, c’est un beau moment.

 

Parc Ischigualasto El submarino 4

 

Encore quelques kilomètres et le circuit nous conduit à « El Hongo », le champignon.

Le guide, Axel, se prête à une photo avec nos deux loustics.

 

Parc Ischigualasto El Hongo 2

 

On approche toujours de la « Barranca Colorada », une barre rocheuse rouge, qui prend une teinte éblouissante au coucher du soleil, c’est magnifique !

 

Reste à retourner à l’entrée du parc pour visiter le petit musée, (annexe du musée des Sciences naturelles de San Juan), dans lequel sont exposés des copies des fossiles et squelettes de dinosaures qui ont été trouvé dans le parc, (les originaux sont exposés à San Juan) : le terrible Frenguelisaurus de 9 mètres de long,

 

Parc Ischigualasto Musée 8

 

et l’Eoraptor, (le même en format de poche), qui se déplaçait presque sur deux pattes. L’espèce s’est peu à peu redressée pour devenir bipède, à l’image du tyrannosaure.

 

Parc Ischigualasto Musée

 

Petit arrêt devant les vendeusonosaures pour acheter un souvenir aux enfants.

 

Après ces quatre heures de visite, nous sommes les derniers à quitter le Parc, qui ferme ses portes et le retour à l’hôtel se fait de nuit.

 

Pour accompagner les raviolis, nous dégustons un Malbec, vin rouge argentin, pour les parents, pepsi pour les enfants et moustiques pour tous les quatre.

 

Mardi 02/11 : repos à San Augustin de Valle Fertil

 

San Augustin de Valle Fertil est un gros bourg très verdoyant qui rompt brutalement avec les déserts alentour.

 

Il fait très beau et chaud et c’est en maillots de bain que nous entamons le grand nettoyage des tandems, chaussures, casques, bâche etc.

 

Aldo et Huguette reprennent la route ce jour, peut-être ne nous reverrons-nous pas en Amérique du sud, mais sait-on jamais. En voyage, les plans changent souvent en cours de route, selon les événements. Nous leur emboîterons le pas demain matin.

 

 Côte de Miranda 11

 

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commentaires

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Ahaha ce Londres-là m'a l'air très sympathique !!et le pub il est comment ??


 



bourjaillat catherine 25/11/2010 09:16



hello,contente de voir que vous allez tous bien ,le voyage  a été éprouvant mais vous êtes toujours aussi courageux ,félictation !je suis toujours aussi ravie de lire vos aventures je ne vous écris pas un message à chaque fois mais j' ai souvent une pensée pour vous .donc continués bien bon courage et on se
retrouve à la prochaine aventure !!amitié catherine