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Avelofodelo

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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 07:13

 

Mercredi 10/11 : Mendoza – Route 7 au pied de la Cordillère, 47 km, 1200 m.

 

Nous devons attendre midi pour récupérer Fanlabise au magasin de vélo, ce qui laisse le temps d’un second contact skype pour Léa avec son école.

 

Mendoza AJ Campo Base 6

 

Cette fois-ci la classe s’est organisée pour communiquer par petits groupes de trois élèves, ce qui permet des échanges plus personnalisés. Cela demande aussi à Léa une plus grande concentration et disponibilité car cela a pris plus de temps.

 

Nous partageons notre pique nique avec Julie et Bastien avant de se dire au revoir.

Il est 15h30 lorsque nos montures quittent Mendoza, l’important pour nous étant de partir, de reprendre la route et de s’attaquer à cette étape.

 

Nous nous retrouvons sur la voie rapide, puis sur la route 40, à deux fois deux voies. Nous roulons sur la bande d’arrêt d’urgence, ce qui en somme nous met à l’abri des véhicules. Il y a beaucoup de trafic, donc c’est très bruyant, l’air est pollué par les gaz d’échappement. Ca roule vite, et nous nous sentons un tout petit peu éprouvés nerveusement. Nous attendons la bonne sortie avec impatience mais elle n’est pas là. Il nous faut faire 27 kilomètres pour sortir de cette autoroute et bifurquer sur la route 7, qui nous indique le Chili.

 

Alors que nous pensions être tirés d’affaire, la situation est encore plus dangereuse : la route est étroite, essentiellement fréquentée par des poids lourds, des semi-remorques chargés à bloc.

 

Circulation dense

 

Lorsque deux camions, roulant à vive allure, doivent se croiser à notre hauteur, sur ce plat montant, notre espace de sécurité se réduit à une peau de chagrin ! Nous devons être extrêmement vigilants, nous redoublons de prudence au prix d’une grande dépense d’énergie.

 

La Cordillère des Andes 3

 

Le pied de la Cordillère des Andes étant atteint, nous nous arrêtons au milieu de rien pour établir le campement. Mais nous sommes à l’intérieur des limites d’une propriété privée. En effet un grand panneau publicitaire évoque un centre de remise en forme situé à trois kilomètres plus loin. Un homme arrivant en voiture nous recommande vivement de quitter les lieux, sans quoi nous nous exposons à une agréable rencontre avec la police : « Ils vont vous embarquer, menottes aux poings et vous conduire en prison à Mendoza ». Brrr, quel beau projet ! Pas question de retourner à la case départ sans toucher nos 40.000 pesos !

 

1er campement au pied de la cordillère

 

Ni une ni deux, courageux comme pas deux, en deux temps trois mouvements, nous prenons nos clics et nos claques, notre tente et nos sacoches et disparaissons de l’autre côté de la route, dans une pseudo carrière…Ah, qu’il est bon d’être en liberté sur nos cailloux…Nous éteignons les petzl un peu tard.

 

Jeudi 11/11 : Route 7 – Uspallata, 85 km, 1895 m.

 

Dès le réveil, nous sommes préoccupés par la suite du parcours, et résolus à monter dans un camion dès que possible. C’est dans cet état d’esprit que nous attaquons la montée.

 

La Cordillère des Andes 2

 

Les enfants sont de bonne humeur et pédalent de bon train. Nous trouvons de l’eau auprès des employés de la route mais ils ne peuvent pas nous charger dans leur benne, celle-là transportant un produit toxique. Ils nous conseillent de nous rendre au prochain village, Los Potrerillos, où nous pourrons arrêter un camion.

 

Ceci nous redonne de l’ardeur, nous prenons de l’altitude, atteignant 1810 mètres, avant de redescendre sur Los Potrerillos, 400 mètres plus bas. Que d’efforts pendant 32 kilomètres pour si peu de dénivelés en fin de compte !

  Avant Potrerillos

 

Et quelle n’est pas notre joie de découvrir une immense ligne droite à deux fois deux voies, dans laquelle les camions dévalent et relancent leur moteur pour bondir à l’assaut du versant opposé.

 

Le village de Potrerillos se situe deux kilomètres en contrebas, au bord d’un lac artificiel aux eaux turquoise. C’est beau, paisible car les camions ne le traversent pas.

 

Nous abandonnons tout espoir d’en arrêter un et descendons vers l’unique magasin du coin pour nous ravitailler. C’est là que nous apprenons qu’un bus fait le parcours entre Mendoza et Uspallata, en passant par là.

 

Attente bus à Potrerillos 1

 

Nous attendrons patiemment le prochain, celui de 14h00. Nous nous tenons prêts à embarquer et sommes confiants pour les tandems.

 

Potrerillos bus

 

Voici un bus qui arrive et nous pouvons installer Fanlabise couché sur le flanc dans une soute et Cassbizou debout sur ses pneus dans une autre : le grand luxe ! Nous avons une petite pensée pour nos deux amis jurassiens, Huguette et Aldo qui ont du batailler pour embarquer leurs deux VTT.

 

Qu’il est bon de se laisser conduire au frais, en sécurité, confortablement installés sur des sièges douillets.

 

Voyage en bus A-C

 

Léa se détend et essaie toutes les positions du siège, pendant que Tim s’endort pour une bonne sieste.

 

 Voyage en bus Léa Voyage en bus Tim

 

Nous deux, mesurons la chance que nous avons d’être là, et encore plus à la vue de l’accident entre deux camions, aux remorques éventrées.

 

Accident sur le parcours

 

Nous apprendrons plus tard par le journal télévisé au Chili qu’un des deux chauffeurs est décédé.

 

Après une heure trente de voyage, nous arrivons dans une ravissante vallée au pied de montagnes superbes, à Uspallata, dernier village avant la frontière.

 

La Cordillère des Andes Uspallata

 

Pour trouver un camion, le chauffeur du bus nous conseille de nous poster à la douane du transit routier située à la sortie du village.

 

Nous prenons le temps de savourer une glace, de consulter nos emails et trouver un coin agréable pour passer une bonne nuit afin d’être en forme pour demain.

 

Nous sommes installés au bord d’un chemin, sous un arbre majestueux, au caractère rassurant.

 

Gochos

 

Passe d’abord un troupeau de chèvres, puis de vaches conduit par des cavaliers ivres qui n’ont pas remarqué notre présence.

 

2ème campement Uspallata 5     2ème campement Uspallata 4     2ème campement Uspallata 6     2ème campement Uspallata 8     2ème campement Uspallata 1

 

Vendredi 12/11 : Uspallata (Argentine) – El Sauce (Chili), 162 km, 1200 m.

 

Au l’aube, les oiseaux gazouillent au diapason, le troupeau de chèvres passe dans l’autre sens, le soleil inonde doucement la forêt d’en face puis la prairie, l’arbre sous lequel nous avons planté la tente semble nous donner de sa vitalité et de sa force…ambiance rurale pour ce dernier réveil en Argentine.

 

Uspallata 2

 

C’est avec une certaine émotion que nous quittons notre dernier bastion et nous rendons à la douane des camions. Nous expliquons notre intention au douanier qui nous conseille de nous poster à la sortie de l’aire de contrôle.

 

Uspallata douane

 

Et la danse des camions commence :

« Buenos dias, somos una familia con bicicletas. Queremos ir en Chile, pero somos cansados y la ruta esta peligrosa ; Queremos tomer un camion ; tiene espacio ? » « Bonjour, nous sommes une famille et voyageons en bicyclette ; nous voulons aller au Chili, mais nous sommes fatigués et la route est dangereuse. Nous voulons prendre un camion avez-vous de la place ? »

« No, no puedo, no tengo no, no, no, no”; ah ah pas si facile que ça…

 

Convoi exceptionnel

 

Nous portons notre attention sur un convoi exceptionnel de trois camions transportant des moissonneuses batteuses. Les chauffeurs brésiliens attendent la gendarmerie qui doit les escorter jusqu’à la frontière. Après discussion, ils acceptent de nous prendre à bord, mais veulent s’assurer que leurs convoyeurs ne s’y opposeront pas. Il nous faut donc attendre.

Encore d’autres tentatives, toutes vouées à l’échec : tous les camions sont plein et ne peuvent pas nous embarquer.

 

Tandems font du camion

 

Finalement la gendarmerie arrive, n’émet aucune objection, à condition de faire vite pour charger. Aidés de Enio et de ses collègues, nous hissons Fanlabise et Cassbizou avec leur chargement à l’arrière du plateau. Qu’ils ont l’air petits à côté de la moissonneuse batteuse !

 

Traversée de la Cordillère ave Enio

 

Nous prenons place aux côtés de Enio et c’est parti ! Nous sommes heureux d’être là, rassurés de cette solution trouvée si vite. Enfin, nous pouvons nous détendre et apprécier en toute quiétude les paysages qui nous entourent.

 

  Rio Mendoza La Cordillère des Andes 12

 

De la cabine du camion, nous découvrons cette route qui longe le rio Mendoza et s’enfonce dans des vallées magnifiques. Nous ne pouvons pas omettre de penser  que cette route des Andes a connu le plus extraordinaire chassé croisé de l’histoire d’Amérique du Sud, puisqu’au 16è siècle, les Espagnols empruntaient ce couloir pour coloniser la région. C’est aussi en 1817 que le général San Martin passait dans l’autre sens à la tête d’une armée de 5000 hommes, signant le départ des Espagnols de cette partie du continent.

 

Traversée de la Cordillère 1 Traversée de la Cordillère 2

 

Pas le temps de s’étonner de l’incroyable Puente del Inca, situé à plus de 2700 mètres, le convoi doit avancer.

 

Plus loin, nous apercevons l’Aconcagua, ou Acon Cahuac, « sentinelle de pierres » des Incas. C’est le plus majestueux des sommets des deux Amériques, culminant à 6962 mètres. L’instant de rêver que nous en faisons l’ascension, hein Manu ?

 

Aconcagua 6962 m 2

 

Sur ce temps de relâche, nous méditons sur notre déception concernant l’absence de Federico. Nous convenons qu’il aurait été trop incroyable qu’il accomplisse un tel voyage (venir de Tandil, province de Buenos Aires, représente plus de 1600 km aller retour) pour nous conduire à la frontière. Nous y avions cru et nous nous étions vraiment réjouis à l’idée de le revoir. Cela dit, nous ne pouvons pas lui en tenir rigueur, même si ce revirement de situation a créé en nous de l’inquiétude.

Notre erreur a peut-être été de croire seulement en cette solution pour gravir la Cordillère.

En voyage, les revirements de situation sont fréquents, il faut en permanence s’adapter. Nous vérifions qu’il est important de rester maître de notre destin et que quoi qu’il arrive nous avons des ressources et pouvons compter sur elles pour revoir les choses autrement.

Malgré son absence physique, Federico est resté très présent, par ses SMS, son soutien a été permanent. Merci à toi Federico.

 

Nous passons Las Cuevas et les restes des chutes de neige, tombée le jour de la tempête, et voici le Chili !

 

Tunnel Cristo Redendor Tunnel Cristo Redendor 2

 

Nous traversons le tunnel international qui passe sous le Cristo Redentor, de 3200 mètres de long. De l’intérieur de la cabine d’Enio, nous constatons que ce passage n’aurait pas pu se traverser en tandem.

 

AU REVOIR L’ARGENTINE ET BONJOUR LE CHILI

  Entrée au Chili 1

 

Après 103 kilomètres, nous arrivons au poste frontière et à la douane.

Le temps de saluer et remercier nos amis camionneurs brésiliens…

 

Avec camioneurs brésiliens

 

Le temps de manger notre pique nique sans en laisser une miette…

 

Vient le temps de passer au contrôle. Contrairement à ce qui nous a été dit à plusieurs reprises, les policiers chiliens sont plutôt sympathiques et nous dirigent dans nos démarches, l’un proposant même d’accompagner Tim aux toilettes !!!!!!!! brrrr, pendant que nous déclarons notre sortie d’Argentine. Voici notre Timitito de retour pour l’attribution du visa d’entrée au Chili.

 

Puis au moment de passer avec les tandems, les douaniers nous demandent de nous garer, un autre surgit avec un chien. Le chien et le maître, aussi excités l’un que l’autre, montent sur les sacoches, reniflent, bavent sur Cassbizou, puis sur Fanlabise, reviennent sur Cassbizou. Le chien se met à montrer des signes de victoire autour de notre sacoche qui habituellement contient la nourriture.

A-t-il déniché quelque chose ? Mais non, rien, pas de fromage, pas de mortadelle, pas de tomate ni de pommes, seulement les odeurs, encore fraîches certes, des restes du pique nique. Tous deux repartent la queue basse. Le douanier est dépité. Peut-être se réjouissait-il déjà de la belle amende donnée aux français ?

 

Encore impressionnés par le numéro du chien et du douanier, c’est dans un paysage de haute montagne minéral, et enneigé que nous entamons la descente : vertigineuse et les fameux 23 virages…impressionnants !

 

Descente vertigineuse 8

 

Les freins tambour, actionnés d’une main de maître par Léa et Tim, fument.

 

A cette allure nous perdons du dénivelé en un rien de temps et trouvons un fond de vallée magnifique, verdoyant, bucolique.

 

Après 59 kilomètres, nous atteignons El Sauce, (10 kilomètres avant Los Andes) où nous rencontrons Axel, jeune argentin qui nous donne quelques infos sur l’accès à Santiago.

 

Le camping sauvage étant interdit, les propriétés privées nombreuses, nous décidons de passer la nuit ici à El Sauce. Nous nous retrouvons chez Lita, employée au restaurant local. Elle quitte son travail le temps de nous accompagner jusqu’à chez elle. Nous installons la tente dans la cour au milieu des chiens, en face du poulailler, sous la corde à linge.

 

3ème campement El Sauce

 

L’espace est parfait, juste ce qu’il nous faut. Lorsque son mari arrive, il nous présente les toilettes, la cuisine tout y est c’est le grand luxe !

 

Samedi 13/11 : El Sauce / Santiago du Chili, 90 km, 666 m.

 

Nous sommes réveillés par un concert de chants de coqs, de chiens, sur fond sonore du trafic routier.

 

Le temps d’une photo avec Lita et nous voici sur la route pour Santiago.

 

3ème campement El Sauce chez lita   3ème campement El Sauce 5   3ème campement El Sauce 6

 

Nous hésitons à nous engager car les panneaux indiquent une interdiction aux vélos. Les employés des routes nous confirment qu’on peut l’emprunter sans problème, puisque c’est la seule qui va à la capitale.

 

Autoroute pour Santiago 1

 

Personne devant, personne derrière, sur la pointe des pneus, tels des voleurs, nous nous engageons. Quatre kilomètres de montée sous un soleil radieux et chaud nous font transpirer à grosses gouttes.

Le passage à deux fois deux voies se termine après une belle descente et nous nous retrouvons sur une route de campagne agréable.

 

Vigne de Los Andes 1

 

Nous longeons des vignes immenses, des plantations de pêchers, d’oliviers et de cerisiers.

 

Mais voici la deux fois deux voies qui réapparaît et ça monte encore. Nous achetons des fruits secs et frais et roulons jusqu’au tunnel de Chabuco.

Cristian, le gardien, appelle la camionnette pour nous le faire traverser. Encore un nouveau moyen de transport que nous n’avions pas testé !

 

Sécurité tunnel autoroute 1 Tunnel autoroute

 

Nous prenons le pique nique à l’ombre, à la sortie du tunnel, et nous accordons le temps d’une petite sieste…

A peine endormis, et voilà que la sirène des forces de l’ordre retentit et qu’en deux temps trois mouvements, nous sommes plaqués contre la glissière, sous les yeux terrorisés de nos enfants qui se mettent à hurler. Sans ménagement, nous nous retrouvons menottes au poings, embarqués avec Cassbizou et Fanlabise jetés comme des malfrats dans le panier à salade, comme dit mamie Yvette.

 

Autoroute pour Santiago 2 Embarquement par police

  

Motif d’arrestation : circulation avec deux bicyclettes hors normes, à deux roues chacune, et transport d’enfants de moins de 10 ans sans rehausseur ni ceintures de sécurité, sur une route caractérisée à grande circulation et interdite aux véhicules non motorisés…

 

Sous officier Tim

 

« He, ho, maman, papa réveillez-vous, il est l’heure d’partir » dit Tim.

 

Après ce mauvais rêve et contents d’être libres, nous repartons légers et joyeux avec l’intention de dormir à Colina, ce qui ne nous laissera plus qu’une vingtaine de kilomètres pour Santiago. Nous voulons aborder la capitale du Chili de bonne heure demain matin, dimanche, pour qu’il y ait moins de circulation.

 

Arrivés à Colina, très rapidement, on nous informe qu’il n’y a ni hôtel, ni camping, qu’on ne peut pas rester dormir là, ni même en camping sauvage car la ville a la réputation d’être mal fréquentée et d’être dangereuse la nuit. Pas un service d’information touristique. C’est auprès de la police que nous trouvons confirmation de tout cela.

 

Un gradé, plein de bienveillance à notre égard, entouré de ses collègues, nous prend en charge. Il nous ouvre son ordinateur pour consulter nos mails : nous attendions une réponse de Javier, l’ami de Nelson habitant Santiago et le gradé lui téléphone de notre part pour un premier contact. Après avoir envisagé de nous faire camper à la caserne de l’aviation, ce qui finalement ne s’avère pas possible, il propose de nous véhiculer jusqu’à l’hôtel le plus proche à la périphérie de Santiago.

Marché conclu.

Pendant que nous faisons quelques courses, Léa et Tim restent en garde, à vue, au poste… de télévision.

De retour, nous chargeons toutes les affaires dans un fourgon de la police.

 

Colina commissariat

 

Nous  prenons le temps d’une séance photos à laquelle nos nouveaux amis aiment à participer et nous voici partis avec sergent Susane et un sous-officier.

 

Arrivés à l’hôtel visé, nous apprenons que les chiens sont autorisés mais pas les enfants. Un peu décontenancés, les policiers n’avaient pas prévu ce scénario, mais ils ne renoncent pas et décident de nous conduire à un autre hôtel, prenant le risque de sortir de leur périmètre d’intervention.

 

A la nuit bien tombée nous arrivons devant un hôtel de police, euh, non l’hôtel Plaza San Luis avec la police. Nous déchargeons sacoches et tandems du fourgon, sous les yeux hallucinés des passants.

 

Dépôt de garantie 1  Dépôt de garantie 2

 

Nous prenons le temps d’une photo d’adieu avec Susane, et les voici repartis à tout jamais.

C’est incroyable, nous sommes samedi soir, en plein Santiago, quartier Independencia, à six minutes du centre !

 

Camembert et Nutella 1

 

Ca se fête : camembert et nutella à volonté, à la grande joie de Léa et Tim, qui n’en ont pas mangé depuis la dernière tartine de Carmen à La Paz.

 

Hip hip hip hourrah !!! Quelle étape extraordinaire pour arriver à Santiago du Chili et boucler en apothéose notre parcours cycliste en Amérique du Sud.

 

Hourrrra...

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commentaires

marie-pascale DE GEETER 10/12/2010 19:34



Entre "l'aventure",dans notre jargon, d'une rencontre en aemo et d'un rapport à rédiger dans la course du temps, et la vôtre,il ya bien à trouver une connexion de réflexions,à des milliers de
Kms. Mais,je ne vous perds pas de vue! Super, votre aventure! bises à tous quatre. 



calmels 07/12/2010 21:35



bravo! votre aventure est fantastique ! suspence , humour et rebondissement !


on pense bien à vous ici beaucoup de neige et de pagaille ces derniers jours !


biz marie


 



Aurore et Arnaud 06/12/2010 09:05



Que d'émotions vous avez dù vivre !!! Que de galères !! Nous pensons bien à vous !



Tatie Isa 03/12/2010 18:01



j'adore ces commentaires et ces photos !!! c'est fabuleux de voir grandir Léa et Tim. et vive le Nutella et le camenbert !!!


merci les chéris pour ces articles, VOUS ETES LES PLUS FORTS !


plein de bisous tout doux de l'Avant pays savoyard où 15 cm de neige se sont encore ajoutés aux 50 de mardi et mercredi ...petite confirmation pour vous qui êtes en plein été : nous sommes ici
bien en hiver !



guy 03/12/2010 10:07



C'est un vériable scénario de film. Suspens. Rencontres originales. Traversées désertiques et urbaines. Arrêts sur images. J'aime. Bravo !