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Avelofodelo

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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 23:19

Du lundi 13/12 au jeudi 23/12 : De Auckland à Wellington, traversée de la province de Waikato, centre de l’île du nord.

 

Lundi 13/12: Auckland - Piarere, 126 km en train et 42 km en tandem.

 

Cinq heures du mat, nous avons des frissons, nous sommes d’attaque, en tenue de vélo, au bord de l’ascenseur pour descendre les 24 étages de l’hôtel. Chevauchant Fanlabise et Cassbizou, nous dévalons Queenstreet sous les yeux ébahis des balayeurs. La city est encore endormie à cette heure-ci.

 

Britomart gare d'Auckland départ


Nous gagnons Britomart, la gare d’Auckland, pour monter dans l’Overlander, l’unique train de voyageurs de l’île du nord qui relie Auckland à Wellington.

 

Britomart gare d'Auckland départ 2


Nous n’avons pas fait de vélo depuis une semaine, les mollets nous démangent, nous piaffons d’impatience, mais finissons par nous endormir. Après deux heures de trajet, nous attendons sagement la gare d’Hamilton, qui d’après notre voisin de sièges est dans dix minutes…Deux femmes montent pour prendre nos places, ce que nous trouvons un peu bizarre ; une employée de l’Overlander vient nous dire que nous sommes à Hamilton. En toute hâte, et sous les fous rires de tout le wagon, nous quittons nos sièges pour aller récupérer les tandems. La manœuvre prend du temps et nous en sommes quitte pour laisser le train repartir avec 15 minutes de retard.

 

Arrivée gare d'Hamilton 1


Le temps d’accrocher toutes les sacoches, et de trouver à caser le ballon, les masques et tubas, nous quittons une gare totalement déserte.

 
Nous pinaillons pour trouver du pain et la sortie de la ville. Nous essayons de nous placer au bon endroit sur la route… exercice d’équilibriste encore une fois.

 

Nous parcourons la campagne, sous un beau soleil, longeons un parc avec des biches, dans un autre quel n’est pas notre étonnement de voir un troupeau de lamas !

 

Biches Lamas


Nous nous arrêtons à Cambridge pour la pause pique nique. Léa et Tim partent à la découverte du parc.

 

En fin d’après-midi, nous demandons à poser notre tente sur la propriété d’une ferme. Dave, jeune fermier, nous accueille à bras ouverts.

 

1er campement Piarere chez Dave un fermier 2

 

Un peu plus tard, une fois la tente plantée, il nous offre deux bières, deux cocas et un paquet de chocolat. Après une brève et agréable rencontre, il repart à l’ouvrage.

 
Nous tombons de sommeil car la nuit précédente a été courte (communications skype, travail pour le blogue, préparation du matériel).

 

Mardi 14/12: Piarere - Tarukenga, 49 km.

 

Quelques averses dans la nuit, pas de réveil ce matin, grasse matinée jusqu’à 9 heures. Nous traînons pour plier bagages, le temps est gris, maussade. Il commence à pleuvoir ce qui nous incite à accélérer le mouvement. Il est 11h45 lorsque nous quittons le champ.

 

Province de Waikato 14


Trois kilomètres plus loin, alors que les mécaniques ne sont pas encore bien chaudes, crevaison de la roue arrière de Cassbizou. Grâce à sa formation à Véloland, Marc et ses deux assistants techniciens parviennent avec succès à réparer en trois coups de cuillère à pot, faisant toute l’admiration d’Anne-Claire. Beau geste.

 

Nous traversons Tirau, village décoré de curiosités en taule ondulée peinte, réalisées par un artiste.

 

Tirau

 

Le I site (centre d’information touristique) est installé dans un bâtiment en forme de chien de berger. Insolite !

 
Nous repartons avec plein d’idées de visites. La route est vallonnée, par moments, étroite dans la traversée des forêts, les premières averses nous tombent dessus.

 

La circulation est dense, voitures, camions roulent à vive allure, semblant faire peu cas de notre état de cyclistes, petits et fragiles. Pas une moto, pas un scooter, c’est le tout voiture, nous sommes les seuls sur deux roues. La vue des possums écrasés sur la route nous fait frémir.

 

Province de Waikato possum écrasé

 

Nous aimerions tant ne pas finir comme ces phalangers renards, tristement célèbres en Nouvelle Zélande!

 

Mais qu’est ce qu’un possum ?
 

C’est un petit marsupial nocturne, peu farouche, malicieux et bruyant, qui a été importé d’Australie pour sa fourrure, il y a environ 150 ans. Le problème est qu’il mange les œufs des kiwis à plumes, dévaste les végétaux des forêts et les kiwis verts, ce qui compromet l’équilibre écologique. Une guerre sans pitié est engagée contre lui pour son extermination mais il se reproduit à un rythme tellement incontrôlable qu’il rend quasi impuissant les kiwis à poils.

 

Province de Waikato possum mort

 

L’aversion qu’il provoque est générale et il n’est pas rare de voir les conducteurs faire un écart sur la route pour tenter d’en écraser un.

 
Nous ne sommes pas des possums !!!! Nous en doutons bien souvent, lorsque les automobilistes nous frisent, laissant bien loin les 1,50 mètre exigés par le code de la route.

 

Province de Waikato 2

 

Tant qu’il pleut, nous roulons car nous sommes à 570 mètres d’altitude et il fait vite froid si nous nous arrêtons. Enfin, une interruption de la pluie, qui nous permet la pause pique nique, à …16h30. Nous évitons de justesse la manif de contestation de Léa et Tim.

 

Traversant le village de Tarukenga, nous demandons une nouvelle fois l’hospitalité à la porte d’une maison.

  2ème campement Tarukenga 4

 

 Un homme nous permet gentiment de poser la tente sur un gazon à faire pâlir les joueurs de golf.

 

2ème campement Tarukenga

 

Petite toilette sous le regard étonné des vaches, pendant que Marc fait la tambouille pour le repas du soir.

 

Mercredi 15/12: Tarukenga – Rotorua, 30 km.

 

Comme le dit l’adage, après la pluie, le beau temps. Les enfants se réveillent de bonne humeur, ce qui n’est pas toujours le cas.

 
Nouvel incident technique, un rayon de la roue avant de Fanlabise casse. Marc, grâce à …fait le nécessaire.

 
Guidés par les odeurs de souffre qui témoignent de la présence des volcans, nous arrivons à Rotorua dans la matinée, frais comme des gardons.

 

Province de Waikato 7


Nous plantons la tente dans un Holiday parc et ne résistons pas à plonger dans les bains d’eau chaude, température entre 36 et 42 degrés.

 

3ème campement Rotorua eaux chaudes 3 3ème campement Rotorua eaux chaudes 1

 

Ouaaaaaaaaahhhhhhhhh ! Que c’est chaud ! Vite ! Immersion dans la piscine d’eau tiède qui fait seulement 30 degrés.

 

Puis vient l’heure de nous rendre au village thermal maori de Wakarewarewa. Ce nom signifie « le lieu de regroupement de l’armée de Wahiao ». Il y a trois cent ans, un chef guerrier nommé Wahiao rassembla une armée pour venger l’assassinat de son père.

 

Village maori Wakarewarewa hangi 1

 

Nous nous attablons pour déguster le délicieux « hangi », plat traditionnel, ici cuisiné à la vapeur géothermale dans des boîtes enterrées.

 

Les anciens maoris ont construit ce village sur cette partie géothermale active afin de profiter de la chaleur du sol pour chauffer leurs maisons, cuire les aliments, se laver, stériliser le linge et les langes des bébés etc…

 

Village maori Wakarewarewa 28


Ils ont des piscines naturelles médicinales qui étaient utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques dans le traitement des maladies telles que l’arthrose, les lumbagos.

 

Village maori Wakarewarewa 22 Village maori Wakarewarewa 23

 

Le cimetière est forcément adapté à la particularité des lieux : étant donné la résistance de la croûte terrestre et la température du sous sol, ils ne sont pas en mesure d’enterrer leurs morts et ne pratiquent pas la crémation. Les tombes sont donc placées au dessus du sol.

 

Nous déambulons dans le village en traversant les vapeurs d’eaux chaudes, en découvrant au loin deux des geysers les plus actifs de la Nouvelle Zélande.

 

Village maori Wakarewarewa 32

 

L’odeur d’œuf pourri est permanente, ce qui pourrait commencer à nous incommoder.

 

 Village maori Wakarewarewa 34 Village maori Wakarewarewa 38

 

Un spectacle nous permet de découvrir des danses et chants traditionnels maoris et de faire l’apprentissage du haka, danse guerrière suivie par Tim et Marc.

 

 Village maori Wakarewarewa 7 Village maori Wakarewarewa 4

 

Nous ne présenterons pas de photos de ce rituel initiatique, afin de ne pas choquer les âmes sensibles. Nous montrons seulement l'apprentissage du tirez-de-langue maori à faire palir les iguanes et les petites filles polissonnes. 

 

Village maori Wakarewarewa 14

 

Nous quittons le village pour gagner le centre ville de Rotorua à la recherche d’un magasin de vélos pour faire dévoiler la roue avant de Fanlabise, pour trouver une bibliothèque avec connexion internet, faire des courses et rentrer au camping pour un nouveau bain d’eaux chaudes.

 

Rotorua Bibliothèque 6 

 

Jeudi 16/12: Repos à Rotorua.

 

Nous partons à la bibliothèque où nous trouvons une connexion pour 3 dollars la journée. Nous travaillons sur le blogue.

 

Rotorua Bibliothèque 2 Rotorua Bibliothèque 1

 

Léa et Tim font leur travail scolaire, lisent des livres, jouent aux échecs.


Nous quittons la bibliothèque vers 15h30 en ayant tous très faim et en se dépêchant de rentrer car il pleut. Casse croûte suivi d’un film en français sur notre net book tous les 4 pelotonnés dans la tente.

 

Vendredi 17/12: Rotorua – Wairakei, 65 km.

 

Nous rangeons toutes nos affaires sous la pluie et essayons de mettre sécher la tente à l’abri de la sous pente du toit de la cuisine.

 
Après le petit déjeuner, nous rencontrons deux hollandais à vélo, que nous croiserons par la suite à deux ou trois reprises sur la route et Daniela. Elle est allemande, en vacances avec sa famille et parle très bien français. Nous échangeons nos emails avec le projet de nous retrouver dans quelques jours. Ses amis de Christchurch pourraient nous héberger des affaires dont nous aurions bien envie de nous délester pour faire le tour de l’île du sud.

 

Nous partons sous la pluie pour faire les 28 kilomètres qui nous séparent d’une des merveilles thermales du coin, Wai-o-Tapu, Eau sacrée.

 
La pluie a cessé lorsque nous arrivons au centre d’accueil.

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 3

 

Un garage abrité attend nos deux tandems. Le confort est partout même pour les vélos ! Les néo zélandais pensent à tout.

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 25

 

Pendant trois kilomètres de sentiers, nous parcourons cette zone thermale déclarée réserve naturelle (la faune, la flore et les formations géologiques sont strictement protégées), à la découverte des cratères, des piscines d’eau et de boue chaudes et froides, des fumerolles.

 

 

 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 51 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 29

 

La grande variété de couleurs est due aux composants chimiques provenant de nombreuses sources bouillonnantes dans cette zone. Ca souffre dur sur les volcans et ça sent mauvais.

 

Nous zigzaguons entre la maison du diable, le cratère du tonnerre, la palette de l’artiste,

 

 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 11 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 27

 

grimpons quelques marches pour rejoindre le chemin sacré en sous bois, effleurer les chutes du voile de la mariée, et sa poêle à frire, pour finir en apothéose devant la piscine de champagne.

 

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 15 Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 77

 

Mais attention, elle jouxte le cratère de l’enfer. Vous finirez bien par un bain du diable dans cette belle eau verte fortement chargée en arsenic ?

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 63

 

Nous en sortons indemnes, pour un bon pique nique, qui nous donne l’occasion de bavarder avec deux espagnols cyclistes terminant leurs deux mois de voyage.

 

Mais nous ne sommes pas là pour rigoler, nous sommes là pour souffrir afin d’être en harmonie avec les volcans.

 
Nous enfourchons Fanlabise et Cassbizou. De toute évidence le diable ne nous a pas lâchés et nous envoie des seaux d’eau sur la tête et la vue sur les paysages est limitée. Il n’y a qu’une chose à faire, avancer le nez dans le guidon.


Ni vus ni connus, nous engloutissons les kilomètres et arrivés à 50, nous cherchons un coin pour dormir. Mais il n’y a rien. Nous avons passé le dernier camping, les dernières fermes avant un plateau désertique, ce qui nous contraint à avancer encore. Une femme s’arrête à notre hauteur et nous propose de l’aide, comme celle d’emmener bagages et enfants à Taupo qui se trouve encore à vingt kilomètres. Sa proposition est fort sympathique mais nous la déclinons car nous ne sommes pas encore prêts à confier nos enfants à une inconnue.

 

Quelques kilomètres plus loin, avant Wairakei, mouillés jusqu’aux os, nous frappons à la porte d’une ferme. Le fermier nous autorise sans hésitation à planter notre tente dans la mare de son jardin, qui se trouve devant une maisonnette inoccupée et en rénovation. La baie vitrée entre ouverte de laquelle s’échappe une douce sécheresse nous incite à plus d’aubaine.

 

4ème campement Wairakei

 

Nous osons lui demander si nous pouvons dormir à l’intérieur. Encore sans hésitation, plutôt content de nous faire plaisir, il nous permet de nous installer au sec, nous donne accès aux toilettes et lavabo, et revient avec une ampoule. Que la lumière soit ! Le grand luxe !

 

4ème campement Wairakei 2


La soupe aux pâtes prend la saveur d’un repas de fête et le couchage à même le parquet a la valeur d’une nuitée en hôtel 4 étoiles.

 

Samedi 18/12: Wairakei – Taupo, 25 km.

 

Après une nuit calme, la lumière du jour sur la baie vitrée nous réveille. Les enfants râlent pour enfiler les habits froids et humides, remettre les pieds dans des chaussures encore bien mouillées et nous leur concédons que cela n’a rien d’agréable, mais il faut faire avec. Ce matin il ne pleut pas et nous leur proposons d’appuyer un peu plus fort sur les pédales pour pouvoir sécher plus vite.

 

Sur la route, nous visitons Huka Falls, des chutes d’eau. La rivière Waikato, dont la largeur est de 100 mètres à la sortie du lac Taupo, doit se forcer un passage à travers une gorge étroite de 15 mètres de large.

 

Huka Falls 1

 

La couleur turquoise d’une grande beauté est le fruit d’une très forte concentration de micro bulles d’oxygène. Ce coin de nature est vraiment beau et il a la réputation d’être le site naturel le plus visité de la Nouvelle Zélande.

 

Nous repartons sous une nouvelle averse pour arriver à Taupo vers midi et trouver un camping confortable, bien équipé en jeux pour enfants.

 

Taupo lac

 

Nous pouvons faire sécher les affaires, se prélasser dans un bain d’eaux thermales, faire quelques découvertes mathématiques et grammaticales.

 

Nous faisons la connaissance de Kim, en vacances avec ses deux garçons. Elle nous aide à réserver une chambre à Wellington pour le 23 décembre. Il est grand temps d’y penser vu l’abondance des vacanciers en cette période de Noël. Nous pourrons revoir Kim à Christchurch et elle sera la bienvenue en Savoie lors de son voyage en France l’été prochain.
Il est déjà bien tard lorsque nous nous endormons, bercés par le doux clapotis de la pluie sur la toile de tente.

 

Dimanche 19/12: Taupo – Turangi, 50 km.

 

Il est bien tôt lorsque nous nous réveillons, stimulés par le doux clapotis de la pluie sur la toile de tente. Les enfants râlent et on les comprend, mais que faire, que dire ?

 

5ème campement Taupo 4

 

Le temps de nous préparer et les cieux s’éclaircissent. Vite, il faut profiter de cette accalmie. Nous sautons sur les tandems et rejoignons le rivage. Nous roulons à vive allure sur cette route qui longe le lac Taupo, à tel point que nous dépassons un cyclotouriste sidéré, allant tranquillement. Après les cinquante kilomètres, la pluie revient de plus belle alors que nous rentrons dans le I-site de Turangi, notre étape du jour.

 

Turangi I Site 2


L’hôtesse nous incite à une réservation rapide afin d’avoir un emplacement dans le holiday parc de la ville et nous suivons ses conseils.

 

Arrivés sur les lieux, nous découvrons un camping vide, déserté, sans aucune âme qui vive si ce n’est celle d’une gérante et d’un touriste anglais, cycliste comme nous, en attente de beau temps. On se croirait dans l’hôtel abandonné dans le film Shining.

 

6ème campement Turangi 4


Il y a une grande cuisine et c’est là que nous établissons notre QG.


Finalement, le sol regorgeant d’eau, nous optons pour prendre une chambre au sec dans un des vieux bâtiments.

 

6ème campement Turangi 2

 

Lundi 20/12: Repos à Turangi.

 

Rien à faire dehors par ce temps pluvieux et gris, personne à rencontrer, ce qui nous donne du temps pour le travail scolaire, savourer une côte d’agneau et nous occuper des photos pour le blogue. La connexion internet est à 5 dollars l’heure, ce qui est cher et nous freine dans nos envies de communiquer plus. Les enfants se prélassent devant la télévision et travaillent ainsi l’apprentissage de l’anglais.

 

Mardi 21/12 : Turangi - Tahiape, 95 km.

 

La météo n’annonçait pas de pluie pour ce matin, mais elle s’est trompée. A peine partis, vers 9h00, nous recevons la première averse.

 

Province de Waikato 8

 

La route s’élève progressivement, devient plus étroite dans les virages, il nous faut être vigilants, la végétation bordant la route nous ferme la vue. Nous gagnons la « desert road » et arrivons sur un plateau.

 

Desert Road 1

 

Nous profitons d’une accalmie de la pluie pour manger un petit bout, mais le vent souffle fort, nous sommes à 1067 mètres d’altitude, il fait froid et nous ne pouvons pas nous attarder.

 

Desert Road 3 Desert Road 5

 

Nous traversons ce que nous appelons notre pampa kiwi. Nous savons que d’un côté, nous longeons le parc national de Tongariro avec ses trois volcans mais la vue est bouchée par le brouillard et les nuages. De l’autre, nous longeons un terrain militaire avec belle vue sur les collines désertiques, terrain d’entraînement idéal.

 

Arrivés à Waiouru, 792 mètres d’altitude, le temps est plus doux, ici il n’a pas plu et le soleil commence à percer. Halte dans un bar pour se sécher et savourer un chocolat chaud. Nous avons déjà fait 63 km mais nous sommes bien tentés pour faire les 30 km restants jusqu’à Tahiape, où nous devons prendre le train dans deux jours.

 

Un peu plus secs et réchauffés, il est 15h30 lorsque nous remontons sur les tandems.

 

Province de Waikato 9

 

Nous roulons à vive allure, traversons de beaux paysages, pâturages, collines verdoyantes, troupeaux de moutons, beaux arbres, longeons la rivière. Nous descendons de 300 mètres et en une heure et quelques minutes, nous arrivons au camping de Tahaipe, sous le soleil.

 

7ème campement Taihape

 

L’espace ne manque pas pour planter la tente. Léa et Tim entament une partie de foot avec des hollandais.


Nous faisons la connaissance d’un couple de kiwis retraités, Don et Pat de Christchurch. Don peut nous aider à trouver des cartons pour emballer nos vélos pour la prochaine étape d’avion et il propose de s’en charger. Affaire conclue.

 

Jeudi 23/12 : Tahiape – Wellington, 235 km en train, 2 km en tandem.

 

Après une journée de repos, malgré le check out traditionnel de 10h00, nous prenons le temps de déjeuner, faire le travail scolaire, plier les affaires, partir tranquillement à Tahiape, manger un fish and chips dans un resto fréquenté par les maoris, et rejoindre le quai pour attendre le train.

 

Taihape gare

 

The Overlander arrive. Quelques personnes descendent mais nous sommes les seuls à monter et tous les employés du train nous viennent en aide pour charger le matériel. Quatre places nous attendent et nous retrouvons le confort du voyage en train, bien installés dans des fauteuils douillets.

 

Vue du train 3

 

Le train chemine tranquillement dans la campagne vallonnée, ralentit pour que nous ayons le temps d’admirer les beaux paysages qui bordent le parcours.

 
Nous arrivons à Wellington avec une heure de retard vers 20h30.

 

Wellington gare 1

 

Après une séance photos et quelques interviews avec des kiwis intéressés par notre équipement, nous nous rendons au backpacker dans lequel Kim nous a réservé une chambre.

 

Wellington hotel 1

 

Génial, l’hôtel est à trois tours de roue de la gare et à 20 minutes du ferry boat que nous prendrons demain.

 

Après un casse croûte nous couchons rapidement Léa et Tim car nous nous lèverons de bonne heure.

 

Wellington ville

 

Anne-Claire et Marc partent faire un rapide tour dans Wellington by night, puis lecture des e-mail et dodo.

 

Vendredi 24/12 : Départ de Wellington en ferry-boat, destination Picton sur l’île du sud.

 

Réveil 5h00 du matin, toujours avec des frissons. Dur, dur pour Léa et Tim qui ont du mal à s’extirper de leur lit. Mais la perspective d’aller sur le ferry les aide à se lever. Très rapidement nous plions bagages et quittons l’hôtel sans avoir déjeuner, nous mangerons sur le bateau pendant la traversée qui durera environ 4h00.

 
Après un nouveau passage à la gare pour y acheter nos billets de train Picton - Christchurch et Christchurch – Greymouth, nous enfourchons Fanlabise et Cassbizou pour faire les deux kilomètres qui nous séparent du quai d’embarquement.

 

Wellington terminal ferry 6

 

Incroyable, le vent souffle énormément, comme tous les jours d’ailleurs car Wellington se situe sur le 41ème parallèle, ce qui nous donne une idée du climat qu’il y a sur les 40ème rugissants. La capitale porte bien son nom de « Welly la Windy », Wellington, la ventée.

 

Nous peinons à avancer. Les rafales de côté nous font faire des embardées de plusieurs mètres, ce qui rend notre trajet périlleux et dangereux. Heureusement nous arrivons sains et saufs au terminal du ferry « Interislander ».

 

Les démarches d’embarquement se font au son de la musique maorie.

 

Wellington terminal ferry 1 Wellington terminal ferry 3

 

Un spectacle de danses et chants traditionnels anime ce temps de départ.

 

Nous prenons conscience que nous quittons cette terre d’élection des Maoris. La forte mémoire collective, la présence de leaders forts et éclairés, les représentations permettent la survie culturelle et physique de ce peuple.

 

Village maori Wakarewarewa 37

 

Nous laissons aussi derrière nous une île en constante activité géothermique et le souffre des volcans.

 

Wai-O-Tapu Thermal Wonderland 73

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