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Bonne lecture.

Fête de retour aux Mollettes

Fête du retour, le 26 juin 2011 aux Mollettes (Savoie)

Fete-aux-Mollettes.Photo_A.Bernes.R.JPG

Photo Agnès Bernès, Le Dauphiné libéré.

3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 11:34

Dimanche 19/06 : Martigny – Les Houches (France), 50 km.

 

Réveil à 6h30 pour nous préparer à repartir, à l’assaut du col des Montets. Vers 9h00, la pluie a cessé, les pneus sont gonflés, les mollets échauffés par les deux kilomètres de plat. Nous sommes prêts pour amorcer la grimpée des 13 kilomètres qui nous élèveront 1000 mètres plus haut.

 

Martigny montée au col de la Forclaz 4

  

La première rampe fait deux kilomètres dans les vignes et la vue sur Martigny est superbe. Le soleil perce les nuages et il nous faut poser les vestes de pluie.

 

Martigny montée au col de la Forclaz 7

 

Après le premier virage, la deuxième rampe fait 5,5 km. C’est raide, les enfants pédalent bien, tout le monde est en pleine forme. On quitte les vignes pour entrer dans la forêt. L’équipe des garçons est capable de boire tout en continuant de pédaler tandis que les filles, pour une fois, ne peuvent pas faire deux choses à la fois et préfèrent s’arrêter pour se désaltérer.

 

Martigny montée au col de la Forclaz 3

 

D’autres cyclistes nous doublent, la plupart en vélo de route mais aussi quelques randonneurs avec des sacoches et un homme avec une prothèse à la jambe droite. Nous sommes impressionnés, respect.

 

Après 10 kilomètres, une pause goûter s’impose puis nous repartons pour les 5 kilomètres restants. Les deux derniers sont vraiment durs, Léa et Tim fatiguent et les parents aussi, alors on s’accroche car la pente est toujours aussi raide.

 

A la vue du col de La Forclaz, l’équipe des garçons est en tête. Un homme leur lance un « allez, courage, plus que 200 mètres » qui arrive aux oreilles des filles. Anne-Claire est envahie d’une vague d’émotion qui l’oblige à s’arrêter : on arrive au bout de la dernière grosse difficulté, le tour du monde est en train de se boucler, tous les quatre ensemble, vaillamment !!!

 

Au col, un vent froid souffle. Nous nous habillons en toute hâte.

 

Col de la Forclaz

 

Léa a faim et estime que c’est le moment de s’arrêter pour manger. Elle a raison. Mais elle ne sait pas que nous avons rendez-vous un peu plus bas dans la vallée, à Vallorcine, avec ses grands-parents, mamie Véronique et pépé Camille et une de ses tantes, Bénédicte et Jean-Pierre, son compagnon. Nous parvenons à la convaincre de descendre un peu plus bas.

 

La descente est belle, mais avec de fortes rafales de vent, il faut s’accrocher. La vue sur le village de Trient et son glacier, sur les montagnes est magnifique. Nous basculons dans l’autre vallée. De nouveau de la montée ce qui déclenche aussitôt, chez les enfants, une levée de contestation.

 

Mais heureusement, juste un peu plus loin, à Châtelard, surgissent de derrière un bus, la famille attendue.

 

Les retrouvailles sont émouvantes, qu’il est bon de les serrer dans nos bras après une année d’absence, avec l’étrange sensation de les avoir quittés depuis peu. Le pique nique qui suit est champêtre et agréable.

 

Nous nous délestons de quelques affaires dont nous n’aurons pas besoin pour la dernière semaine.

 

Col des Montets 1

 

Pour l’ascension du col des Montets, Léa et Tim préfèrent le confort de la voiture de leurs grands-parents. Quant à Fanlabise et Cassbizou, ils sont bien heureux de s’alléger de quelques sacoches pour entrer en France.

 

Les tandems paraissent légers comme des plumes et nous nous sentons poussés vers l’avant, plutôt que tirés en arrière par le poids habituel. C’est un plaisir de pédaler ainsi pour franchir les 9 kilomètres et gagner le col où nous retrouvons la famille.

 

Col des Montets 10


Nous sommes comblés par la beauté des lieux, émus d’être aux portes du massif du mont Blanc, et du massif des Aiguilles Rouges.

 

Sur le parking, alors que nous rechargeons les tandems, un homme nous aborde, Christophe, intéressé par notre équipage. Papotage d’usage, il nous conseille pour dormir le rocher des Praz.

Nous quittons la famille et bien emmitouflés dans nos vestes, nous nous lançons dans la descente, admirant au passage l’Aiguille d’Argentière et le glacier. Ca file vite. On les sent tous là, les Drus, l’Aiguille Verte, les Grandes Jorasses, le Mont Blanc.

 

Le Mont Blanc

 

Arrivés en bas, au Praz, Christophe nous rattrape sur un parking et nous dit « j’ai un terrain pour vous, suivez-moi » et c’est parti. Par la route secondaire, nous arrivons place de l’église à Chamonix. Avant de nous conduire dans le jardin de ses beaux-parents, Christophe nous invite à boire un coup : bière pour les adultes, chocolat chaud pour les enfants, c’est savoureux. La place est belle, éclairée d’une lumière vive de fin de journée.

 

Chamonix fleurs 2 Chamonix

 

Christophe est élagueur mais aussi photographe. Aujourd’hui, il a passé la journée au col des Montets pour attendre un papillon se poser sur une fleur. Quelques photos avec les tandems sous l’œil de l’Aiguille du Midi.

 

Aiguille du Midi

 

Nos tandems attirent une jeune femme, Emilie, sac à dos, rentrée il y a deux mois d’un tour d’Europe en vélo en couple avec leur petit garçon. Elle nous invite à planter la tente devant son mazot, petit chalet savoyard, aux Houches. Nous optons pour la formule tente dans l’herbe, plus douche, plus rencontre avec des voyageurs et remercions Christophe pour son attention et ce bon moment passé en sa présence.

 

Il est 18 heures passées, la fatigue est là, mais nous trouvons les forces pour monter jusqu’au mazot d’Emilie, Yohan et leur fils de 3 ans, Suan.

 

Les Houches chez Emilie et Yohan 5 Les Houches chez Emilie et Yohan 14

 

Nous trouvons la grosse clé et commençons à monter la tente.

 

Les Houches chez Emilie et Yohan 3

 

Plus tard, serrés autour de la table pour manger un plat de pâtes, nous nous racontons nos aventures, nous écoutons leurs récits allant de l’Islande sous conditions rudes, aux Canaries où il leur a plu de vivre trois mois.

 

Les enfants sont couchés lorsque nous prenons le temps de lire les 29 emails.

 

La tente est fraîche, humide de rosée au pied du glacier des Bossons. Nous nous sentons gardés par les puissants Dôme et Pic du Goûter. La nuit est calme et nous nous glissons dans nos duvets. En face, le massif des Aiguilles Rouges est déjà endormi.

 

Lundi 20/06: Les Houches – Flumet, 46 km.

 

Emilie est partie tôt à pas de velours pour son travail d’accompagnatrice en montagne. Les coups de marteau donnés par Yohan nous tirent des duvets. Il entreprend de refaire la terrasse du mazot.

 

Les Houches chez Emilie et Yohan 6 Les Houches chez Emilie et Yohan 8

 

Nous mettons à sécher la tente et la bâche au soleil qui tape déjà dur. Un bon petit déjeuner de crêpes nous cale pour quelques heures. Il est 13 heures lorsque nous reprenons la route direction Megève. Pas question de prendre l’autoroute du fond de vallée, alors ça monte, un peu, beaucoup, à la folie jusqu’à Vaudagne. Nos jambes sont fatiguées mais le parcours est beau et avec peu de circulation. 

 

Dans la descente pour Chedde, nous trouvons de l’ombre sous un noyer pour la pause pique nique et sieste, même pour Tim et Léa ce qui fait du bien à tout le monde. 

 

Chamonix fleurs 3

 

Vers 16 heures, nous remontons sur nos tandems pour gagner le Fayet où nous sommes stoppés par des travaux et une déviation. Alors que nous sommes hésitants, une voiture s’arrête à nos côtés. Claire revient d’un tour de vélo et rentre chez elle à Flumet. La conversation s’engage et nous lui demandons si elle n’aurait pas un coin d’herbe pour notre tente ce soir. « Si, j’ai même plus, un lit pour dormir ça vous dirait ? ». Les enfants sont motivés pour trouver du confort et la chaleur d’une maison. Nous nous allégeons un peu et confions à Claire nos deux gros boudins. Léa et Tim retrouvent de la vigueur pour appuyer dans la montée et gravir la petite route qui nous évite de passer par Saint Gervais.

 

C’est ainsi qu’après d’ultimes efforts dans une montée au fort dénivelé et une halte à Megève pour quelques courses, que nous nous retrouvons en Savoie, à Flumet, chez nos hôtes de ce soir, Claire et Jean-Nicolas.

 

Flumet chez Claire et Jean-Nicolas 1

 

Deux des quatre enfants sont présents, David, 19 ans, que Tim ne lâche pas de toute la soirée et Christine, 16 ans, qui passe son Bac. Claire nous propose deux chambres et une bonne douche chaude. La soirée défile, remplie des récits d’aventure, de vélo. Leur fille, Noémie a fait la descente de la Loire en vélo et un beau livre de cette expérience.

 

Mardi 21/06 : Flumet – Doussard, 38 km.

 

Quels bons lits, quel silence et quel grand beau temps en ce jour de la fête de la musique. Le ciel est d’un bleu pur, les alpages et forets déclinent toute une palette de vert.

 

Flumet 1

 

Léa et Tim se réveillent vers 10 heures, de bonne humeur. La maison est calme. David est occupé à la construction d’un four à pain. Jean-Nicolas revient du travail pour nous saluer avant notre départ.

 

Flumet 2

 

Dans le village de Flumet, nous nous arrêtons sous le vélo géant, au pied de la route du col des Aravis et de celle pour le col des Saisies, qu’empruntent les cyclistes qui font la GTA (Grande Traversée des Alpes) ce qui replonge Marc dans son périple d’il y a deux ans. Mais bon, c’est pas tout, faut y aller.

 

Gorges de l'Arly 1 Gorges de l'Arly 3

 

La descente des gorges de l’Arly est plaisante. Nous laissons Cassbizou et Fanlabise glisser dans la pente à leur rythme, traverser les tunnels, les casquettes, reprendre leur souffle sur les ponts en admirant la rivière et les ressauts de l’eau limpide.

 Gorges de l'Arly 9

 

Ainsi, nous arrivons à Ugine. A la caisse du supermarché, Nadine est épatée par notre aventure, elle-même faisant beaucoup de vélo. Son mari part dans quelques jours faire le tour de France en vélo, pendant un mois et demi en prenant les routes au plus près des frontières. Encore un projet qui nous plairait bien.

 

Piste cyclable 1

 

Sur la piste cyclable direction Annecy, nous nous sentons totalement détendus, émus, « tout chose » d’être si près du but. Le ciel lâche quelques larmes, nous enfilons les vestes et nous sommes pris d’une envie de nous arrêter à Faverges pour aller dire bonjour à notre amie Catherine, à son travail. Quelle n’est pas sa surprise de voir débarquer dans son univers professionnel ses copains en tenue de vélo !

 

Nous repartons pour Doussard, ce sera notre destination pour ce soir. Après renseignements pris auprès d’une femme habitant le hameau d’Arnand, nous allons planter la tente au pied du massif des Bauges, à l’orée du bois, en pleine verdure, à l’abri des regards. Le temps est menaçant et nous ne reverrons pas les trois jeunes adolescents qui s’apprêtaient à camper par là, ce soir. Léa et Tim jouent aux aventuriers dans le bois lorsque éclate plus au loin le premier orage. Ils taillent des lances, saluent un orvet qui semble vouloir s’éloigner de la tente, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

 

Doussard campement 1

 

Nous sommes tous émus car c’est notre dernière nuit du tour du monde sous la tente. Elle doit le savoir aussi et nous montre un vrai signe de fatigue : Pour la première fois, la fermeture éclair lâche et il nous faut des doigts de fée pour la zipper afin qu’elle puisse tenir encore quelques heures car dehors l’orage gronde, les éclairs fendent la nuit et la pluie inonde le sol.

 

Nous nous glissons sur nos matelas. Il est 21 heures lorsque le sommeil nous gagne.

 

Plus tard dans la nuit, nous sommes dans nos duvets, les yeux grands ouverts à regarder le fond de l’obscurité. Alors que les enfants dorment d’un sommeil profond, nous avons besoin de nous parler. Nous échangeons sur notre devenir, la reprise du travail, et les prochains projets. Pas encore de retour que nous aurions déjà envie de repartir vers d’autres horizons.

 

Léa et Tim nous paraissent épanouis, heureux en famille et fiers de l’aventure que nous avons partagée. C’est grâce à eux, à leur courage, que nous avons vécu de si belles rencontres. Notre plus grand bonheur est d’avoir voyagé avec eux, pour l’ouverture que le voyage a été pour eux. Un an de voyage à leur âge, c’est énorme, c’est une longue partie de leur vie. Ils ont beaucoup appris pendant cette année et se sont transformés. Plus d’assurance et de confiance en soi, la capacité à raconter leur histoire, leur parcours. Léa est étonnante par la pertinence de ses propos. Tim est surprenant par sa présence aux autres et sa capacité à capter leur attention. Nous aurions pu parler jusqu’au bout de la nuit mais le sommeil est revenu nous emporter alors que la pluie a cessé et que le calme est revenu.

 

Mercredi 22/06 : Doussard – Annecy, 22 km.

 

Au milieu du pré voisin, quelques tintements de cloches, un tracteur, et des gouttes de pluie accompagnent notre réveil. On traîne dans les duvets... trop rares ont été les grasses matinées sous la tente.

 

Soudain une femme vêtue de bottes et d’un ciré est là, près de la tente. « Il va pleuvoir toute la journée, vous pouvez venir vous abriter chez nous si vous souhaitez ».

 

Doussard chez Sabine et Bruno

 

Nous acceptons d’aller prendre notre petit déjeuner au sec et moins d’une heure plus tard, nous sommes assis dans la cuisine de Sabine pour savourer nos tartines en sa présence, pendant que la tente et la bâche sèchent suspendues à un fil d’étendage. Bruno, son mari arrive avec leurs trois filles Louise, Jeanne et claire, qui disparaissent aussitôt de notre vue retrouver Léa et Tim déjà installés à jouer.

 

Ils nous proposent de partager leur déjeuner de midi, dans le jardin et la discussion va bon train. Les heures s’égrènent tranquillement dans cette rencontre agréable, la pluie n’est toujours pas revenue et nous en profitons pour repartir. Il est 15 heures lorsque nous quittons Doussard et nos hôtes de ce jour.

 

Lac d'Annecy

Lac d'Annecy 2

 

Nous retrouvons la piste cyclable le long du lac et nos jambes molles qui apprécient le profil plat et la courte distance à parcourir. Sur le ponton, nous prenons le temps d’un goûter que la levée du vent et l’arrivée de la pluie nous font écourter.

 

Lac d'Annecy 7

 

Nous arrivons à Annecy à l’heure de pointe…Retour aux joies de la ville encombrée et bruyante.

 

Au grand désespoir des enfants, il nous faut grimper la route du Semnoz pour aller chez Brice et Céline, que nous avions rencontrés l’an dernier au Pérou pour notre excursion sur les îles Uros, Amantani et Taquile. Ils habitent le maison forestière « La petite Jeanne », située en bord de route. Brice nous attend, Céline arrive un peu plus tard et nous sommes tout heureux de les retrouver.

 

Annecy chez Céline et Brice 4

 

La chambre d’amis nous tend les bras et nous passons une soirée chaleureuse à déguster quiche, tarte à la tomate, salade du jardin, fondant au chocolat, avant de sombrer dans les bras de Morphée.

 

Jeudi 23/06 : Annecy – Vieugy, 8 km.

 

Ce matin, nous dormions encore profondément lorsque Céline et Brice sont partis au travail. Nous laissons les enfants dormir autant qu’ils en ont besoin, car notre prochaine étape est on ne peut plus courte. Nous prenons le temps d’envoyer sur le blogue les dernières nouvelles en vue du retour de samedi et dimanche.

 

Nous quittons « la Petite Jeanne », allons faire quelques courses, ce qui nous vaut de croiser le passage d’un homme à vélo, Adrien, correspondant du Dauphiné Libéré. Il s’intéresse à notre aventure pour écrire quelques lignes dans la chronique « 24 heures en images ».

 
Allez, cinq kilomètres de montée pour gagner Vieugy, chez Marie-Paule et apercevoir sur le balcon Laurie et mamie Yvette. Quel bonheur de les revoir !!!! Et très vite, l’étrange impression de les avoir quittées il y a seulement un mois.

 

Vieugy chez Marie-Paule 19

 

Après rangement des tandems, douche, casse-croûte, nous partons tous en voiture au minigolf de l’Impérial, saluer Rémi, le patron, qui a voyagé en Nouvelle Zélande en rollers et retrouver Marie-Paule, à notre grande joie. 

  Annecy mini golf de Rémi

 

Echanges de retrouvailles, on se raconte, dans la fraîcheur du jardin ombragé, éclairé de quelques rayons de soleil délicats, pendant que Léa et Tim s’adonnent au mini golf.

 

La soirée qui suit chez Marie-Paule est délicieuse. Léa et Tim sont scotchés à leur grande sœur avec des parties de franche rigolade. C’est super de les voir heureux tous les trois ensemble.

 

Vieugy chez Marie-Paule 20

 

Vendredi 24/06 : Repos à Vieugy.

 

Nous avons l’appartement pour nous, Marie-Paule est partie au travail et nous la retrouverons ce soir. Encore une grasse matinée.

 

Après un réveil bien tranquille, nous tentons une remise au travail scolaire que nous avons délaissé depuis notre atterrissage en France. Nous avons décrété les grandes vacances pour les enfants durant ce mois de juin et reprise de l’école lundi, où ils sont attendus par leurs maîtresses et camarades.

 

Mauvais démarrage, Léa et Tim ont la tête ailleurs, comme on les comprend mais le devoir c’est le devoir. Après un séjour de quelques minutes sur le balcon et un recalage, ça va beaucoup mieux. Finalement, au bout d’une bonne heure, les additions et soustraction des nombres décimaux n’ont plus de secrets pour Léa. Tim, quant à lui, a découvert les verbes du premier groupe au passé composé et peut conjuguer :
J’ai pédalé autour du monde,
Tu as déraillé seulement une fois, Cassbizou,
Il a visité Machu Picchu,
Nous avons rencontré des personnes formidables,
Vous avez regardé notre blogue,
Ils ont voyagé en famille.

 

Ce soir, Roland un ami d’Annecy, arrive avec deux bouteilles de champagne et nous trinquons à nos retrouvailles chez Marie-Paule.

 

Vieugy chez Marie-Paule 26

 

Nous partageons nos expériences de voyage car Roland a été un oiseau voyageur avant de se poser à Annecy. Après quelques hésitations, Roland se décide à venir faire quelques kilomètres avec nous demain matin, ce qu’il nous faut prendre comme un grand honneur, car il lui faudra se lever tôt sur son jour de grasse matinée.

 

Demain, nous serons accompagnés sur la route jusqu’à Aix les Bains. Il est l’heure d’aller se coucher, les yeux encore pleins de la lumière de ces retrouvailles.

 

Samedi 25/06 : Vieugy – Aix les Bains, 38 km.

 

Nous émergeons de notre sommeil, non sans émotion. C’est l’avant dernier jour de notre Tour du monde, l’avant dernier réveil et le rituel bouclage des sacoches.

 

Vieugy chez Marie-Paule 28

 

Le temps est magnifique, le ciel bleu comme celui de l’Amérique du sud qui accompagnait chaque jour nos excursions et nous donnait chaud au cœur. Ici, au pied du Semnoz, tout est vert, la campagne est simplement belle.

 

Allez, Roland est là, nous embrassons Marie-Paule et nous roulons tranquillement quelques centaines de mètres jusqu’à l’église de Vieugy. Il est 10 heures, nous avons rendez-vous avec Corinne et Guy, que nous accueillons à bras ouverts.

 

Vieugy le départ 3

 

Même Pat et Fox sont là pour nous saluer. Et l’inconnu surprise, celui que nous n’attendions pas, qui n’en revient pas de notre groupe à vélo sur la place de son village.

 

Vieugy le départ 5

 

Il est 10h30, lorsque nous « décollons ». Un reste de fraîcheur matinale nous aide à pédaler allègrement à moins que ce ne soit la joie qui nous porte. Par mégarde, nous évitons Quintal, et tout en papotant nous arrivons à Viuz la Chiesaz, puis Gruffy où Roland nous quitte.

 

Dans la descente en surplomb du Chéran, soudain Thierry et Philippe surgissent dans notre dos à toute allure. Incroyable !!! Ca c’est des potes !!! Partis ce matin aux aurores des Mollettes, à vélo, ils ont grimpé le col du Frêne, traversé tout le massif des Bauges pour être à nos côtés dès notre passage à Quintal !!! Enfin nous nous sommes retrouvés et c’est super ainsi et nous pouvons traverser ensemble le Pont de l’Abyme.

 

Pont de l'Abyme 1

 

Une halte à la boulangerie de Cusy s’impose pour compléter le pique nique et là nouvelle surprise !!! Ce sont Cécile, Hélène et les 5 garçons qui débarquent devant nos yeux émus et heureux. Louis, Nicolas, Julien, Antoine et Rémi ont grandi, et les parents n’ont pas changé !!!

Nous faisons un petit crochet par chez Danièle, une collègue de Philippe, à Saint Offenge qui accueille notre petit groupe de 8 adultes, 7 enfants, 2 tandems, 4 vélos de route, 1 véhicule, pour un rafraîchissement.

 

Saint Offenge 1 Saint Offenge 7

 

Nous repartons pour gagner Mognard rejoindre Marie et Jean-claude qui festoient en bonne compagnie autour de deux cochons et bon nombre de victuailles. C’est leur fils Marc Antoine qui organise ce repas champêtre avec un copain, juste pour le plaisir.

 

Saint girod avec Jean-Claude et Marie 3

 

Marie est tout en émotion, accueillante au possible, Jean-Claude est en grande forme et tous deux nous accueillent tous les 15.

 

Saint girod avec Jean-Claude et Marie 32 Saint girod avec Jean-Claude et Marie 21

Saint girod avec Jean-Claude et Marie 15 Saint girod avec Jean-Claude et Marie 22

 

Les pique-niques se mélangent au méchoui, bien arrosés de breuvages rafraîchissants et un tantinet enivrants. Mais là n’est pas le but final de la journée et nous repartons pour nous laisser glisser jusqu’à Grésy sur Aix, après que Cécile et Hélène avec les enfants nous aient quittés.

 

Et là, à deux pas du Sierroz, Gisèle et Guy nous tendent un guet-apens. A notre passage, ils surgissent de derrière un bosquet. Quel bonheur de les revoir !!!

 

Grésy sur Aix 9

 

Nous faisons quelques petits essais de tandem avant de laisser nos amis Corinne, Guy, Philippe et Thierry regagner leurs pénates.

 

Grésy sur Aix

 

Guy nous fait l’honneur de nous accompagner jusqu’à chez lui à vélo, pendant que Gisèle nous rejoindra en voiture. La montée des Combaruches, tant redoutée par Guy se passe bien et nous arrivons à bon port dans le parc de leur résidence où Brigitte, rejointe par Gisèle, nous fait un accueil triomphal. Que d’émotion pour les filles !!!

 

Quentin, le fils de Guy est là aussi, en attente de trouver son prochain emploi. Un peu plus tard, ce sont Aldo et Huguette, nos amis du Jura qui arrivent avec leurs vélos et camping-car.

 

Aix les Bains chez Brigitte et Guy 8

 

La soirée est belle et chaleureuse. Nous prenons le temps d’écrire les nouvelles de la journée pour le blogue et redonner les repères pour la dernière journée de demain.

 
Le dîner est un régal. Aux côtés de Léa et Tim, nous sommes heureux de manger la tartiflette tant rêvée et attendue !!! Le clafouti aux abricots est un régal.

 

Dans la soirée, Léa et Tim jouent au ballon dans la cour avec Quentin, mais, soudain, c’est la chute : Tim se blesse au genou, au coude et sur le côté. Notre infirmière, Huguette, est sur place et prodigue les soins nécessaires. Tim se remet de ses émotions. La veille du retour, notre petit garçon se fait la plus grosse blessure du voyage, mais rien de grave.

 

Et pour clore la soirée en beauté, du balcon, nous assistons au feu d’artifice tiré du parc de verdure d’Aix les Bains. Séquence souvenirs, nos pensées nous envoient survoler les feux d’artifice de La Paz et de Sydney.

 

Nous nous couchons dans de bons lits, heureux, comblés par tout l’amour et l’amitié que nous avons reçus de notre famille et de nos amis, excités et émus à la perspective de la dernière étape de ce tour du monde qui nous attend demain.

 

Dimanche 26/06 : Aix les Bains – Les Mollettes, 40 km. Le retour !!!

 

La nuit a été excellente et comme d’habitude, Léa et Tim dorment encore profondément quand vient l’heure de les réveiller. Après un petit déjeuner copieux, nous sommes fins prêts au pied de l’immeuble, Tim avec son gros pansement, Huguette, Aldo et Quentin avec leurs vélos.

 

Aix les Bains départ

 

Une belle descente nous tend les bras jusqu’au centre ville d’Aix les Bains.

 

Aix les Bains départ 3

 

Après une photo devant le casino, et le gonflage des ballons square Clémenceau, nous rejoignons Gisèle à la sortie d’Aix.

 

 Aix les Bains départ 5

 

Notre petit groupe emprunte la nouvelle voie cyclable des bords du lac, qui va être inaugurée dans les prochains jours. Une merveille !

 

Aix les Bains départ 6

 

Et là, les surprises continuent… D’abord Odile et Bernard qui arrivent à notre rencontre, puis un peu plus loin, François surgit dans notre dos.

 

Le lac est calme, scintillant, dominé par la dent du Chat, et la pause photo sur le ponton s’impose.

 

Aix les Bains départ 8

 

Arrivés sur le site des Mottets, à Vivier du Lac, nous sommes rejoints par Annie et Laurence à vélo, puis Annie et Lionnel venus simplement nous saluer sur notre passage. Nous prenons le temps de toutes ces retrouvailles.

 

Les Mottets

 

Gisèle nous quitte pour rentrer à Aix les Bains et nous continuons jusqu’à Chambéry par la voie verte nord.

 

Sur la piste cyclable 4

 

Nous croisons de nombreux cyclistes en ce dimanche matin de début d’été, retrouvons nos repères dans la ville, notre capitale savoyarde nous ouvre ses bras.

 

Arrêtés aux feux tricolores de l’avenue du Comte Vert, nous devinons un groupe de cyclistes dans le parc du Verney.

 

Chambéry parc du Verney 2 Chambéry parc du Verney 22

 

L’émotion est à son comble lorsque nous découvrons Isabelle et Jean-Paul, Régine et Christian, Gigi et Jean-Louis avec Samy, Jean-Marie, Bruno, Hélène et Philippe avec Nicolas et Antoine, Cécile et Thierry avec Rémi, Julien et Louis, Marie et Alain avec Jean. Sur fond de « Lafibala », le festival de Chambéry du Burkinafasso, une journaliste de Radio France Bleue Pays de Savoie vient nous poser quelques questions et les enfants se prêtent au jeu avec sérieux.

 

Chambéry parc du Verney 9

 

Au moment de quitter le parc du Verney notre téléphone sonne : un appel de Nouvelle Calédonie, Corinne et Didier de Lifou appellent pour nous témoigner de toute leur présence, en ce jour de fin de tour du monde !!!! 

 

Francin 6

 

En passant à Buisson Rond, nous retrouvons Salomé et Gilles en vélo eux aussi. Et c’est parti pour les 20 kilomètres restants à parcourir jusqu’aux Mollettes. Léa et Tim pédalent parfois sur les vélos de leurs copains, Antoine et Salomé, qui montent à leur tour sur Cassbizou et Fanlabise.  

 

Myans 14

 

La sortie de Chambéry nous dégage la vue sur la campagne et nous admirons face à nous le massif des Belledonnes, comme si nous le découvrions pour la première fois.

 

Myans


A notre droite, le Granier est toujours aussi beau, surplombant les vignobles et les villages.

 

Les vignes et le Granier

 

Arrivés aux Marches, nous avons la surprise de Bénédicte et Jean-Pierre, qui nous attendent avec leur moto et un grand drapeau de notre douce France.

 

Les Marches

 

A Montmélian, nous admirons la vue sur le mont Blanc et à la sortie du pont sur l’Isère, nous saluons Angélique avec les deux enfants, Benjamin et Raphaël, stationnés sur le bord de la route.

 

Dans le dernier kilomètre, Tim qui pilote le vélo de Salomé se retourne. Le vélo heurte les sacoches de Cassbizou et c’est la chute. Heureusement, juste derrière lui le peloton qui arrive à vive allure parvient à l’éviter de justesse. Notre Tim est à terre en pleurs, son genou encore plus abîmé que la veille.

 Sainte Hélène du Lac

 

Après consolation il accepte de reprendre sa place sur Cassbizou, derrière son papa, pour assurer l’arrivée. Nous voulons ramener nos enfants entiers et en forme !

 

Il est  presque 14h00 lorsque nous franchissons le panneau « Les Mollettes ».

 

Les Mollettes arrivée

 

Pas un chat dans les rues du village, c’est l’heure de la sieste.

 

Les Mollettes mairie 5

 

Mais autre surprise devant la mairie, nous sommes attendus par Corinne et Christophe avec les trois filles Camille, Floriane et Marylou, Carine et Antoine avec les quatre enfants, Alexandre, Camille, Nathan, et Marine, la dernière née pendant notre voyage, Claire, toute émue de retrouver Marc, son partenaire de saxophone. Photo de famille devant la mairie et ses palmiers et en avant pour le dernier kilomètre.

 Les Mollettes mairie

 

Cassbizou ne manque pas de faire une dernière farce aux garçons en les faisant dérailler dans les derniers 500 mètres. Jean-Louis aide Fanlabise d’un coup de pouce et dans le virage en épingle à cheveux, c’est le choc !!!

 

Les Mollettes Le Crêt

 

A 100 mètres plus haut, devant la chapelle et le chemin qui mène à notre maison : des cris, des applaudissements, des encouragements : Laurie, Véronique, Isabelle et Jean-Paul, Bénédicte et Jean-Pierre, Brigitte, Cécile avec Rémi et Julien, Hélène, Martine et Patrick avec Tom et Lison, Fabienne et Florian, Corinne et Jean-Baptiste avec Baptiste et Gabin. 

  Les Mollettes l'Allée

 Les Mollettes l'Allée 2

 

On voudrait s’arrêter pour tous les embrasser mais nous sommes poussés de l’avant par tous les encouragements, pour arriver à l’Allée chez les parents d’Anne-Claire, 300 mètres plus loin. Camille, enfin, apparaît derrière le mur. Agnès, qui nous a suivis toute l'année pour la communication dans le "Dauphiné Libéré", est là aussi, avec Cittlali et Ennemond, ses enfants.

  

Les Mollettes l'Allée 3

 

Ca y est nous sommes arrivés au « bout du monde » que nous voulions atteindre, dans une « zone de repos » et de « réadaptation au train-train quotidien ». Quelle surprise de découvrir tous ces panneaux colorés qui jalonnent les derniers tours de roue ! Quel bonheur et quel honneur d’être entourés et accompagnés ainsi par notre famille et nos amis.

 

Les Mollettes fin du voyage

 

Chacun apprécie de poser les vélos et de trouver de l’ombre. Camille et Véronique offrent la marquisette, un apéritif bien rafraîchissant et un grand pique-nique champêtre commence, tiré des sacs de chacun.

 

Dans l’après-midi, d’autres viennent se joindre à nous, Corinne et Guy, Emilie et Orlène, Alexia et Léonard, Fabien, Jean-Jacques et Jojo, Erwan et Dorothée, puis Thi et Pierre avec Mathieu, Nicolas, Capucine et Olivier. Nous recevons les messages de Philippe et Hélène, Françoise et Xavier, Christophe et Isabelle, Christine et Jacques, Marie-Paule et Jean-Jacques. Merci, merci, merci.

 

Les Mollettes retrouvailles 30 Les Mollettes retrouvailles 32

Les Mollettes retrouvailles 43 Les Mollettes retrouvailles 36

Les Mollettes retrouvailles 35 Les Mollettes retrouvailles 37

Les Mollettes retrouvailles 39 Les Mollettes retrouvailles 40

Les Mollettes retrouvailles 42 Les Mollettes retrouvailles 44

Les Mollettes retrouvailles 46 Les Mollettes retrouvailles 70

Les Mollettes retrouvailles 71 Les Mollettes retrouvailles 73

 

Les Mollettes retrouvailles 68 Les Mollettes retrouvailles 65

Les Mollettes retrouvailles 72

 

Léa et Tim sont aux anges de ces retrouvailles avec leurs copains et cousins.

 

Marie, Alain, Régine et Christian font preuve d’un grand courage en repartant sur leurs vélos pour rentrer à Chambéry.

 

Ce soir après le départ de tous, nous nous retrouvons tous les quatre avec Laurie pour dîner chez Camille et Véronique. Le silence s’installe dans la maison. Nous allons habiter quelques semaines dans l’appartement situé à l’étage de la maison des parents d’Anne-Claire. Le temps pour Brigitte et Jean-Marie, qui occupent notre maison, de pouvoir aller s’installer dans leur nouvelle demeure.

 

Lundi 27/06: La rentrée scolaire de Léa et Tim.

 

Nous sommes attendus tous les quatre avec les tandems à l’école de Laissaud. A 9h00 sonnantes, nous arrivons et nous sommes impressionnés ! Le portail est grand ouvert, les élèves et enseignants forment une haie d’honneur pour nous souhaiter la bienvenue.

 

Laissaud retour de Léa à l'école 3

 

Nous roulons au milieu d’eux, bouleversés, émus. Fanlabise et Cassbizou avancent jusqu’au gymnase où nous pouvons les garer pour saluer tout le monde.

 

Léa retrouve toutes ses copines et ses copains, Elisabeth, sa maîtresse, les deux maîtres Théophane et Patrice, Chantal, employée pour la vie scolaire. Nous nous laissons porter par cet instant de retrouvailles où la joie est sur tous les visages.

 

 Puis nous sommes tous les quatre accueillis dans la classe des CM1.

 

Laissaud retour de Léa à l'école 12 

Léa découvre présentés par les élèves et la maîtresse, les projets réalisés dans l’année, le corridor biologique, la correspondance avec Wali et les élèves de Lifou, le conte de Tam et Léo en Océanie, qu’ils ont créé à partir du voyage de Léa et Tim, les phasmes et bien d’autres choses.

 

Laissaud retour de Léa à l'école 16

 

Après la récréation, nous retrouvons dans le gymnase les deux autres classes qui nous présentent les chants, contes, films en lien avec notre aventure. Nous sommes impressionnés par tant de créativité, touchés et comblés de voir combien le voyage de Léa et Tim a entraîné tout ce travail, a permis aux enfants la découverte des pays que nous avons traversés, et de leur culture.

 

En début d’après-midi, nous repartons tous les quatre pour gagner cette fois-ci l’école de Tim à Sainte Hélène du Lac. Nous sommes accueillis par les exclamations et cris de joie des enfants dans la cour, à la vue des tandems. Nous faisons la connaissance des maîtresses, Virginie et Marie.

 

Saint Hélène du Lac retour de Tim à l'école 2

 

Dans la classe, là aussi, les enfants présentent le conte de Tam et Léo au Pérou, chantent la chanson de « Antonino el indiecito » que nous avions aussi apprise sur nos vélos.

 

Saint Hélène du Lac retour de Tim à l'école 1

 

Le temps de récréation est apprécié de tous. Il est agrémenté de boissons et gâteaux pour l’anniversaire d’Alexandre. Tim est heureux de retrouver ses copains pour une partie de football.

 

Léa et Tim auront trois jours cette semaine pour reprendre les repères scolaires qu’ils ont quittés il y a un an, avant de débuter leurs grandes vacances d’été.

 

Quant à nous, avons-nous vraiment atterri ? Ne sommes-nous pas encore perdus quelque part dans la Cordillère des Andes ou sur l’île des Pins à batifoler parmi les poissons de la Calédonie… Nos têtes sont remplies de belles images et nos cœurs sont joyeux des merveilleuses rencontres vécues.

 

Ca y est, nous en sommes persuadés, le bonheur existe, nous l’avons rencontré.

 

 

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Published by marc
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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 22:26

Jeudi 02/06 : Au revoir l’Asie … bonjour la France.

 

En ce mercredi premier juin, encore au cœur de la Thaïlande, Soumet a redoublé d’idée et d’ingéniosité pour nous faciliter le départ du musée avec un taxi grand confort où nous avons chargé tous nos bagages aisément. Il est 17 h 00 passées lorsque nous faisons nos adieux à notre ami Soumeth et à toute l’équipe si serviable du musée.

 

Nakhon Chaisri musée avec Jesada , Soumeth et Marc

 

Nous laissons aussi derrière nous Marc, le baroudeur. Il reste au musée le temps de réaliser tous les travaux d’entretien sur son camion-camping-car, puis il repartira vers d’autres aventures.

  Nakhon Chaisri musée avec Marc et son 4X4

 

Le confort du taxi nous fait beaucoup de bien. La climatisation est juste bien réglée. Le chauffeur, Nou, adopte une conduite parfaite pour nous conduire en une heure trente à l’aéroport de Soukoumvit. Les garçons se laissent aller à une bonne sieste pendant le trajet, les filles sont plus songeuses et essaient de réaliser ce qui est en train de se passer : nous sommes en route pour regagner la France ! Derniers coups d’œil sur cette mégalopole qu’est Bangkok, impressionnante.

 

Bangkok Wat Phra Kaeo 30

 

Devant l’entrée de l’aéroport, avec tous les bagages à nos pieds, nous laissons partir Nou et trouvons facilement le point d’enregistrement des bagages où nous devrons nous présenter tout à l’heure.

 

Nous pouvons aller manger tranquilles, une dernière assiette de riz et de pâtes thaï.

 

Damnoen Saduak marché flottant repas thaï

 

Vers 21 h 00, les comptoirs ouvrent. Une mauvaise surprise nous attend ! La compagnie nous réclame une surtaxe pour nos deux tandems encombrants : 100 euros par vélo ! Nous qui avions échappé à cela depuis un an…On ne sait pas si l’on doit maudire cette compagnie ou remercier les autres. Marc disparaît avec sa carte visa et un employé de la compagnie, pendant un temps qui nous semble une éternité. C’est avec soulagement que nous le voyons revenir avec nos cartes d’embarquement. Nous déposons les tandems au départ des objets hors gabarit et passons le contrôle des passeports. Le douanier prend une dernière photo de chacun et nous pouvons dépenser nos derniers baths dans l’achat d’un tuk tuk miniature et d’une bouteille d’eau.

 

Nous embarquons dans l’airbus A 330, et nous nous installons sur nos quatre places centrales. 7915 kilomètres nous séparent de Helsinki, soit dix heures de vol, avec un décalage horaire de quatre heures. Il est minuit à Bangkok et il fait encore 29°C. Nous décollons avec une heure de retard.

 

Nous nous sustentons avec un morceau de fromage, des crakers, un gâteau au chocolat et un café. Chacun regarde un moment son écran de télévision puis s’endort avec la polaire, les chaussettes, la couverture. Il fait froid à plus de 10 000 mètres d’altitude, au-dessus de la Russie !!!!

 

L’atterrissage sur le sol finlandais pour une escale de deux heures est réussi mais c’est la douche froide ! Plus aucun sourire sur les visages, qui restent inexpressifs et figés, malgré nos tentatives.

 

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup…

 

Bangkok Wat Phra Kaeo 24

 

Dans l’avion suivant qui va nous acheminer à Paris, nous jouons à celui qui arrivera à obtenir un sourire : peut-être un autre passager, ou une hôtesse de l’air. Nous sommes attristés par cette dure réalité qui plombe notre humeur. Toute l’Europe est-elle ainsi ? Est-ce la morosité ambiante ? Quel contraste avec l’Asie du sud-est !!!

 

Le voyage passe vite et nous arrivons bientôt au terme des 1850 kilomètres séparant les deux capitales d’Europe. Nous survolons les cultures avant d’apercevoir enfin la Tour Eiffel et les pistes de l’aéroport Charles de Gaule.

 

Nous récupérons les cinq sacs…mais où sont passés Fanlabise et Cassbizou ? Ah non, pas de mauvaise blague sur notre sol, quand même !!

 

Peut-être un cafouillage à la française ou une fantaisie de nos deux compères qui veulent nous jouer un tour avant de rentrer. Nous les faisons rechercher par le service des bagages encombrants. Ca y est on les a repérés, ils avaient juste besoin d’un peu plus de temps pour arriver dans le hall de l’aéroport. Nous les récupérons entiers et en bon état.

 

Et voici Valérie, la soeur de Marc, avec son mari, Pascal et Louis, 7 ans, qui apparaissent devant nous. Nous sommes heureux de les revoir, et les cousins sont bien joyeux de se retrouver.

Champigny chez Valérie et Pascal 2

 

Le beau temps domine sur Paris avec un air frais qui nous surprend, et nous fait plutôt du bien, nous qui arrivons des fortes chaleurs avec un taux d’humidité dépassant les 60%.

 

Les bagages et nos deux familles trouvent place dans le Popo et l’AX. Il faut se faufiler dans les bouchons du périphérique. Cela donne le temps de discuter et de se raconter nos histoires.

 

Champigny la Marne

 

Arrivés à Champigny sur Marne, nous retrouvons Agathe, 18 ans, en pleines révisions pour son bac, et nous découvrons leur nouvel appartement en triplex, situé dans une ruelle calme de Champigny, avec une cour intérieure qui permet aux enfants de taper dans le ballon.

 

Il est presque 14 h 00 et Valérie nous a prévu un excellent déjeuner : une salade de tomates, concombre, feta, avec jambon blanc, mortadelle et rillettes de canard, du fromage, du pain et des fruits de saison. Tout cela suivi d’un café et nous voici comblés par des saveurs simples et bonnes.

 

On atterrit tout doucement.

 

En fin de journée, avec le décalage horaire, nous sentons la fatigue et l’envie de dormir mais Camille, 19 ans, est là et nous sommes bien ravis de la revoir et pas question de sauter le bon dîner qui nous attend.

 

Du vendredi 03/06 au dimanche 05/06 : Visite de la famille en région parisienne.

 

Vendredi, Léa bat son record de sommeil, et émerge à midi. Tim est tout heureux de voir arriver de l’école son cousin Louis, qui lui fera la joie de rester avec lui pour l’après-midi.

Nous remettons les deux tandems en état de rouler.

 

Champigny en allant chez Valérie et Pascal

 

Samedi matin, première sortie dans le quartier pour Anne-Claire et Marc. Nous sommes tout surpris de voir des inscriptions en français et nous nous glissons dans un magasin pour acheter une carte sim pour notre téléphone. Ah bon on vous doit quelque chose ? En euros ? Comment sont les euros ? On plane totalement, ce qui nous vaut un bon fou rire.

 

Dans l’après-midi, Christophe, le cousin d’Anne-Claire vient nous chercher et nous partons pour l’ouest de la région parisienne.

 

Gif sur Yvette chez Christophe et Isabelle

 

Nous arrivons à Gif sur Yvette chez Christophe et Isabelle. Retrouvailles pleines d’émotions avec eux et les quatre enfants, Timothée, 16 ans, Clara, 15 ans, Maud, 11 ans et Tiphaine, 8 ans.

 

Nous passons des heures à nous raconter des événements de l’année. Léa fait une démonstration de danse barong de Bali, et Tiphaine de danse rythmique et sportive, pendant que le feu pour le BBQ démarre doucement. Les magrets de canard vont passer au grill !

 

Gif sur Yvette chez Christophe et Isabelle 3

 

Mangerons nous dehors, dans le jardin ou dans la maison ? Les premières gouttes de pluie commencent à tomber et nous choisissons de dîner au sec. Plus tard dans la nuit, c’est le ciel qui nous tombe sur la tête : des trombes d’eau comme en Thaïlande, sauf que là, nous sommes à l’abri, dans le confort d’une maison.

 

Dimanche matin, plutôt matinaux, Marc et Anne-Claire partent se balader à pied et chercher du pain frais pour la maisonnée. Ah le bon pain de France !!! Qu’il nous a manqué par moments !!!

 

Le petit déjeuner est un bon moment de partage suivi d’un air de piano par Maud, pour notre plus grande joie.

 

Gif sur Yvette chez Christophe et Isabelle 10

 

Photo de famille dans le jardin et il est l’heure de nous séparer et de repartir en RER.

 

Gif sur Yvette chez Christophe et Isabelle 15

 

24 stations jusqu’à Paris. Un homme joue de l’accordéon avec sa boîte à rythme et c’est tout simplement joli.

 

Arrivés à Chatelet-les-Halles, Léa et Tim trouvent sans difficulté la correspondance pour l’autre RER et nous nous installons à l’étage supérieur du train. A Champigny, ils prennent la direction des opérations et font la lecture du plan pour regagner la maison.

 

L’après-midi est consacré à préparer les sacoches car nous reprenons la route le lendemain. Nous passons la soirée chez Jean-Marie et Kitou, oncle et tante d’Anne-Claire, en compagnie d’Etienne, Agathe et leur petite fille, Clémence, âgée de 4 mois.

 

Créteil chez Kitou et Jean-Marie 8

 

Lundi 06/06: Nemours – Theil sur Vanne, 48 km.

 

Tout est près à huit heures, lorsque Kitou arrive pour nous convoyer avec Pascal et nous sortir de Paris en véhicule par la francilienne.

Nous roulons environ 70 kilomètres et après Nemours, nous nous arrêtons en pleine campagne, en bord de route en direction de Sens.

 

Nemours départ sous la pluie avec Kitou et Pascal

 

Nous chargeons les tandems, sous la fraîcheur et les premières gouttes de pluie. Nous laissons Kitou rentrer à Créteil. Quand à Pascal il file en Ardèche.

 

Nemours départ sous la pluie 9

 

Et c’est parti, sur les routes de Bourgogne. Le relief est vallonné, nous traversons de belles forêts, longeons les champs de blé, de maïs.

Dans un village, nous trouvons refuge sous un porche, entre deux maisons. Bernard le propriétaire ne tarde pas à arriver et nous propose de rentrer nous asseoir dans sa maison. Il faut dire que nous sommes mouillés, ça caille vraiment pour notre premier pique nique. Bernard est un chasseur et il nous raconte quelques unes de ses prises, photos de journal à l’appui. Il insiste pour que nous goûtions le cidre de sa fabrication et offre un jus de fruit aux enfants.

Nous profitons de l’accalmie pour repartir avec du cidre plein les jambes, et nous arrivons à Sens.

 

Nous achetons une carte routière de France pendant qu’il tombe des trombes d’eau.

Les enfants n’ont pas le goût de repartir sous l’averse, râlent et ne pédalent plus. Nous leur promettons un arrêt au village suivant, Theil sur Vanne. 48 km suffiront pour aujourd’hui.

 

Nous trouvons à planter la tente entre salle des fêtes et terrain de tennis, avec autorisation du Maire que l’employé communal est allé chercher pour nous. Il nous montre un point d’eau où nous pouvons faire une toilette de chat, remplir nos gourdes et casserole pour cuire les pâtes. Nous sommes tout émus de ce campement car nous n’avions pas replanté la tente depuis notre séjour à Lifou, il y a deux mois de cela.

 

Theil sur Vanne campement

 

Mardi 07/06 : Theil sur Vanne – Tanlay, 71 km.

 

Nous n’avons pas perdu nos habitudes pour ranger le matériel, mais nous trouvons que nous sommes longs à tout plier. La tente est plus qu’humide, nous la mettons à sécher, faisons la vaisselle au petit ruisseau où grouillent toutes sortes de petites bêtes.

 

Nous prenons le départ vers 9h30, pour une route au même profil qu’hier. Nous traversons des villages aux noms pittoresques, Cerisiers, Avrolles et son église au clocher séparé.

 

Avrolles clocher

 

Nous optons pour un pique nique juste après les courses sur le parking du super marché et essayons d’activer nos mandibules pour repartir rapidement.

 

Sur la route champ de blés 4

 

Nous longeons la rivière Armançon, puis le canal de Bourgogne, par des routes bordées de platanes, de peupliers, et de nouveau, les champs de céréales, blé, tournesol, colza.

 

Sur la route champ de blés 15

 

Léa et Tim pédalent mieux que la veille, dynamisés par le jeu « qui veut gagner des euros ».

 

Sur la route champ de blés 18

  

Nous traversons Tonnerre puis cahin caha, arrivons à Tanlay notre escale. Nous allons frapper à la mairie pour demander l’autorisation de camper sur un terrain herbeux. Laurette, la secrétaire nous accueille à bras ouverts et se décarcasse pour nous trouver une solution.

 

Tanlay Laurette et Patrick à la mairie

 

Il faut dire que Tanlay est une commune classée aux monuments historiques avec son château, d’où un environnement hautement préservé.

 

Tanlay le château

 

Patrick, l’employé communal arrive. Tous deux se concertent puis Patrick nous accompagne jusqu’au terrain de foot et nous ouvre les vestiaires. Il nous autorise à dormir dedans en cas de mauvais temps au grand désespoir de Léa, qui préfèrerait la tente. Quelle aventurière !

 

Nous optons pour les vestiaires des visiteurs, une bonne douche chaude, tels les membres d’une équipe après un match et nous dégustons notre dîner, assis sur les bancs.

 

La promenade digestive nous fait passer devant le château et arpenter des rues d’un calme rare, pas un chat.

 

Tanlay le château 1

 

De retour dans notre « chénou » du jour, nous installons notre bâche au sol, les matelas et nos duvets dans le vestiaire des visiteurs du F.R. Tanlay et c’est parti pour une bonne nuit au sec.

 

Tanlay nuitée dans les vestiaires du foot 1

 

Mercredi 08/06 : Tanlay – Boudreville, 63 km.

 

Réveil vers 6h30 avec la ferme intention de partir de bonne heure. Léa et Tim vont acheter le pain pour notre petit déjeuner pris sur les bancs du vestiaire. Nous sommes plus rapides pour tout plier et après avoir salué et remercié Patrick et monsieur le Maire, nous partons par une forte montée jusqu’au village de Pimelles.

 

Sur la route 1

 

Ensuite, c’est du plat vallonné toute la journée.

 

Après 12 kilomètres, nous passons devant un jardin où un homme cueille des cerises. Il a entendu son chien aboyer et nous hèle. Il nous propose des cerises et nous faisons connaissance.

 

Sur la route chez Bruno et Florence

 

Bruno nous invite alors à rentrer boire une boisson chaude car il fait froid. Nous acceptons et trouvons Florence sa femme affairée aux conserves de cerises, avant de retourner demain au lycée, où elle est professeur d’économie. Leur plus jeune fille Jeanne, vient de se lever. Elle profite des mercredis pour se reposer et prépare un chocolat chaud pour Léa et Tim.

Nous passons un excellent moment convivial et qui réchauffe.

 

Sur la route chez Bruno et Florence cerises  Sur la route chez Bruno et Florence et Jeanne

 

Après cette bonne rencontre, nous repartons sous une légère bruine et avec le froid. La route descend jusqu’à Laignes où nous entrons dans le département de la Côte d’Or. Nous continuons mais la faim nous fait stopper sur une aire de pique nique. Quelques gouttes de pluie perturbent ce moment mais cela ne dure pas. Léa et Tim s’enroulent dans ce qui nous reste de couverture de survie et s’allongent sur la route pour trouver de la chaleur.

 

Laignes pique nique 1

 

Nous sortons le réchaud pour nous faire un thé car ça caille !!!!

 

Laignes pique nique 4

 

Nous passons Châtillon sur Seine, pour quelques courses, et jouons à enfiler nos vestes de pluie, à les ôter, à les remettre…

 

Sur la route platanes

 

Et nous arrivons à Boudreville.

 

Boudreville sur la route

 

Nous abordons l’unique homme qui est là dehors, Pascal, mais il ne peut nous répondre n’étant pas du coin. Il part questionner sa belle mère.

Il revient avec sa compagne, Estelle, qui nous dit « vous allez dormir chez nous ».  

 

 

  Boudreville chez Nicole 6

 

Nicole, la mère d’Estelle nous ouvre spontanément ses bras et sa maison. Boissons chaudes, polaire, deux chambres, un excellent dîner avec les voisins, une soirée conviviale et animée, un accueil digne de celui que l’on donne aux être qui nous sont chers !!!! Chez Nicole, c’est comme la maison du bon dieu, la magie de la rencontre opère encore une fois.

 

Jeudi 09/06 : Boudreville – Bussières les Belmont, 74 km.

 

Ce matin, Léa et Tim ne veulent pas quitter la couette. Nous émergeons difficilement et nous trouvons une table garnie de bonnes choses pour le petit-déjeuner. Avec une agréable odeur de pain grillé, nous prenons le temps de discuter. Nous sommes touchés par cette femme Nicole, et la facilité et la simplicité avec laquelle elle nous a ouvert sa maison, en toute confiance.

 

Boudreville chez Nicole 5

 

Peut-être reverrons-nous Estelle et Pascal qui habitent Saint Priest à côté de Lyon ?

 

Il est presque 10 heures, l’air est froid, le ciel est couvert, et le paysage toujours aussi magnifique : verdoyant, vallonné, avec les champs de colza, blé, trèfle, et des vaches blanches, la rivière qui serpente.

 

Sur la route champ de blés 20

 

Dans le village de Rouvres sur Aube, nous sommes attirés par la camionnette du boulanger et faisons provisions de pain, chausson aux pommes, croissant au chocolat, tartelette à l’abricot, tourte à la viande.

 

Rouvres sur Aube boulangerie ambulante

 

Chargés de délices pour le pique nique, nous bifurquons à gauche pour gagner par une route montante le plateau de Vitry en Montagne. Des routes paradisiaques pour la randonnée à vélo.

 

Sur la route champ de blés 3

 

Arrivés à Chalindrey, alors que le froid domine, nous nous arrêtons dans un bar nous réchauffer d’un chocolat chaud. Nous prenons conseils auprès d’un client pour continuer notre route.

 

Après 74 kilomètres, nous atteignons Bussières les Belmont.

 

Bussières les Belmont

 

Nous trouvons le maire dans sa ferme. Il nous autorise à planter la tente au cœur du village et avant de démarrer la traite des vaches, il prend le temps de venir nous indiquer un robinet d’eau et de nous ouvrir les toilettes derrière la mairie. Il est épaté par notre expédition et propose de nous envoyer la correspondante du journal local, qui vient nous rencontrer dans la soirée.

 

Bussières les Belmont campement

 

Nous apprécions la présence du pizzaïolo sur la place du village. Au retour de notre toilette, nous trouvons à l’entrée de la tente un panier garni de cerises !

Quelle belle attention de la part d’un bienfaiteur.

 

Vendredi 10/06 : Bussières – Frasne le Château, 52 km.

 

De bon matin, Léa et Tim partent chercher le pain. Ils reviennent avec deux baguettes en disant qu’ils ont fait vite car une voiture les a montés jusqu’à la boulangerie. Notre sang ne fait qu’un tour et nous les questionnons sur les circonstances du convoyage. Léa explique : « C’était deux personnes âgées à qui on a demandé où était la boulangerie. Comme ça montait ils ont proposé de nous emmener ; on a dit non ; ils ont dit y a pas d’problème, et on est montés avec eux ». Une longue discussion suit alors avec les enfants sur les éventuels dangers.

 

Nous savourons les cerises et puis c’est le départ. Les jambes sont lourdes à moins que ce ne soit les tandems, alourdis par une multitude de moucherons qui se posent sur nos gilets jaunes de sécurité. Heureusement, les enfants pédalent bien, les routes sont paisibles avec peu de circulation. Les oiseaux chantent et il fait moins froid.

 

Sur la route 8

  

On égrène les villages de Poinson les Fayl, Savigny, Valleroy.

 

Sur la route

 

A Fouvent Saint Andoche, nous apprenons que ces petites bêtes noires qui voyagent avec nous sont des mouches de colza. Quand il n’y aura plus de champ de colza il n’y aura plus de moucherons, ce que nous vérifierons plus loin.

 

Nous quittons la vallée de la Saône pour gagner, par une succession de petits villages, les routes de la Haute Saône.

 

Sur la route canal

 

Arrivés à Etrennes, nous sommes heureux de lire le panneau qui nous indique enfin Frasne le Château à 2,5 kilomètres, là où nous sommes attendus chez des amis, Christine et Jacques.

 

Frasne le Château chez Christine et Jacques 1

 

L’accueil et les retrouvailles sont chaleureux et nous prenons le temps, le lendemain, d’une journée de repos.

 

Frasne le Château chez Christine et Jacques 44 Frasne le Château chez Christine et Jacques 28

Frasne le Château chez Christine et Jacques 13 Frasne le Château chez Christine et Jacques 6

 

Nous apprécions la compagnie de leurs grands enfants, Simon et Tiphaine, venus de Paris avec leur chienne et les deux chats pour passer le week-end. Jonathan, en recherche d’emploi et Delphine qui passe les dernières épreuves du bac. Nous faisons la connaissance de leurs amis Michel, dit Mimi, jeune retraité et Joëlle, qui arrive d’un voyage au Vietnam.

 

 Frasne le Château chez Christine et Jacques 5

 

Nous nous régalons d’un dîner de saucisse de Morteau, palette, jambon, patates et cancoillotte, terminé par les desserts préparés par les enfants : pommes aux noix et muffins à la poire et chocolat.

 

Frasne le Château avec Christine et Jacques 8

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 17:15

Mercredi 25/05 : Ayutthaya – Suphanburi, 62 km en tandems.

 

A 5 heures du matin, nous apprenons que le train a deux heures de retard. Qu’à cela ne tienne on peut se recoucher et attendre que les employés nous réveillent pour la descente à Ayutthaya. Nous qui pensions être très tôt sur les routes et profiter de la fraîcheur pour pédaler !

 

Sur la route cultures

 

L’avantage est que nous pouvons aller prendre le petit déjeuner à l’auberge où nous avons séjourné une semaine auparavant. Lap est contente de nous revoir et nous aussi. Elle nous sert un bon petit déjeuner et essaie de convaincre Léa de rester avec elle. Il fait trop chaud pour pédaler pense-t-elle.

 

Il nous faut parcourir 7 kilomètres pour sortir de la ville et gagner la grande route, encore une deux fois deux voies, mais qui très vite nous amène en pleine campagne.

Sur la route filles à l'ouvrage 1

 

Nous pouvons longer les rizières et voir des paysans au travail de labour, avec des vaches, ou un engin motorisé ou encore, plus rare, un tracteur.

Sur la route matériel agricole

 

Il fait de plus en plus chaud, 35°C passés. De pauses à l’ombre en pause ombragée, nous progressons. C’est tout droit et tout plat.

 

Sur la route rizière

 

Un homme arrête sa voiture pour nous donner des boissons énergétiques. Il est tout content d’être photographié, c’est aussi notre façon de le remercier que de le prendre en photo.

Sur la route boissons offertes

 

Nous faisons confiance et les boissons nous font du bien. Avec cette chaleur, nous n’avons pas faim, et nous grignotons quelques chips de bananes. Nous roulons d’un bon rythme.

Suphan Buri temple

 

Vers 13 heures, et après 62 kilomètres, nous sommes tous contents de trouver un hôtel à quelques kilomètres de Suphan Buri, ce qui nous évite de rentrer dans la ville. Nous trouvons une chambre confortable avec clim. La douche et la fraîcheur nous revigorent ce qui permet de faire un peu de travail scolaire, avant de dîner.  

 

Suphan Buri hôtel bateau

   

Jeudi 26/05 : Suphanburi – Kanchanaburi, 96 km en tandems.

 

A 7h30, nous prenons le départ avec Kanchanaburi comme objectif pour ce soir. Le profil de la route est toujours le même, et heureusement que c’est plat. Nous alternons les temps de pédalage et les pauses.

 Sur la route arrêt crêmage

 

Notre préférée est celle où nous avalons huit mangues d’un coup tellement nous avons soif et faim. Nous aimons bien aussi la pause dans le nouveau petit supermarché Tesco Lotus, dont c’est l’ouverture ce jour-là. De la fraîcheur, de quoi acheter un pique nique et boire un bon café. A ce moment de la journée, nous avons déjà parcouru 48 kilomètres et il nous en reste 43 pour atteindre notre objectif.

 

Phanom Thuan inauguration tesco lotus

 

Allez, on repart courageusement car il fait plus de 40°C. On avance, on avance et il nous faut refaire une pause à l’ombre d’un abri bus. Les bancs nous tendent les planches pour la sieste.

 

Phanom Thuan sieste 1

 

Après ce repos, nous repartons et au bout d’un kilomètre, Tim réclame ses lunettes de soleil ! Demi tour, il les retrouve sur le banc et nous sommes ravis de faire 2 kilomètres.

 

Sur la route panneaux directionnels

 

Les derniers 25 kilomètres sont difficiles mais heureusement le soleil se voile de temps en temps.

District de Kanchanaburi

 

A 5 kilomètres du but, il nous faut trouver un abri sous le proche d’une école car un orage s’abat sur nous. Une fois l’orage passé, nous repartons avec en ligne de mire le centre ville et un ciel d’encre. Ce n’est pas bon signe. Une grande avenue en légère descente nous amène à l’entrée de la ville. En quelques secondes des trombes d’eau nous tombent dessus.

 

Kanchanaburi déluge

 

Vite, arrêt sous un arbre pour mettre nos vestes de pluie. Les chutes d’eau sont impressionnantes et le niveau d’eau monte. Impossible de sortir notre plan, nous irons au feeling. Par endroits, des courants d’eau dévalent les rues qui se remplissent de plus de 20 centimètres au point de ne plus distinguer les trottoirs. Les gouttières dégoulinent en plein milieu des rues tels un jet. C’est l’hécatombe et comme dans toute tourmente, un bienfaiteur nous tombe du ciel. Il comprend à quel hôtel nous voulons aller et avec son scooter, il nous guide jusqu’à la bonne adresse. Il faut emprunter un chemin en pente où l’eau ravine et nous finissons les pieds dans la boue. Nous descendons quelques marches d’escalier pour trouver un hébergement installé sur un radeau flottant sur la rivière Kwaï. Insolite !

 

Kanchanaburi Nita Rafthouse

 

La chambre fera l’affaire : une pièce en bambou, à peine plus large que le lit. Douche à l’eau froide au rythme du roulis du radeau.

 

Kanchanaburi Nita Rafthouse 3

 

Vers 18h30, nous gagnons la salle à manger ouverte aux quatre vents. Nous sirotons une bière et les enfants un jus de fruits, puis dégustons pâtes et riz, assis sur des coussins devant des tables basses. Nous faisons la connaissance de deux français et échangeons nos idées.

 

Les quatre chiens aiment notre compagnie mais ce n’est pas réciproque. L’un d’eux a des puces et se laisse aller à uriner contre l’enceinte de la chaîne hi fi, un manque certain d’éducation. Sans doute énurétique, il sème sur son passage multitude de gouttes malodorantes qui nous incitent à lever le camp et aller nous coucher.

 

Vendredi 27/05 : Visite du temple des tigres et du pont de la rivière Kwaï.

 

Le ventilateur tourne lorsque la montre de Marc sonne. Il est huit heures du mat ; et nous n’avons pas de frissons. Il est surtout l’heure de nous lever car nous envisageons d’aller voir les tigres.

 

Nous nous rendons à pied au centre ville vers le terminal des bus et réussissons à trouver un taxi brousse qui accepte de nous conduire au temple des tigres, à 45 kilomètres de là.

 

Kanchanaburi taxi brousse 3 Kanchanaburi taxi brousse 2

 

C’est parti et très vite, la pluie nous oblige à bâcher les côtés, sans quoi nous serions trempés. Il faut nous cramponner dans les virages mais heureusement la route est toute droite. Nous arrivons sur le site et attendons l’ouverture.

 

Encore 300 mètres à parcourir à pied et nous y voilà, devant les tigres, entourés d’une multitude de gardiens.

 

Temple du tigre jeux

 

Nous se sommes pas habillés de rouge, orange ou rose (couleurs qui excitent les tigres) et Anne-Claire n’a pas les épaules dénudées (nous sommes dans un temple où vivent des moines). Les chances sont de notre côté pour ne pas nous faire bouffer.

 

Temple du tigre repas 1

 

Quelques photos en caressant le flanc d’un tigre qui sommeille… et il vaut mieux.

Temple du tigre première approche de Tim

 

Puis nous allons voir les plus jeunes batifoler dans un bassin.

Temple du tigre jeux d'eau 3

 

Une australienne du staff se charge de les exciter, de les déplacer en les attrapant par la queue, pour notre plaisir. Les moines sont maintenant là et déambulent d’un tigre à l’autre. Fumeurs et tatoués, de vrais loulous ces moines !

 

Temple du tigre moine et tigre

 

Au passage, nous avons la chance d’apercevoir des nouveaux nés, transportés dans une corbeille pour aller à la nurserie.

 

Temple du tigre bébés

 

Ensuite, nous sommes rassemblés et partons par petits groupes à la queue leu leu avec un tigre, un moine et des gardiens. A tour de rôle, nous tenons la laisse du tigre.

 

Temple du tigre Léa tient tigre en laisse 1

 

Nous sommes très courageux, même pas peur et Léa a la surprise de se faire arroser par le pipi de monsieur. Chemin faisant, nous arrivons au canyon où les tigres sont attachés avec leur chaîne à un pieu.

 

Là aussi, nous pouvons aller un par un, tenu par la main d’un membre du staff, nous faire photographier avec notre appareil, aux côtés des tigres.

 

Temple du tigre Tim 4 Temple du tigre Léa 6

 

Il fait chaud, des ventilateurs tournent pour nous faire patienter, un gros brumisateur envoie des gouttelettes d’eau, des bouteilles d’eau sont distribuées.

 

Temple du tigre Léa et Tim avec jeune tigre

 

Nous remontons du canyon pour observer les tigres adolescents jouer dans l’eau. Tels des gros chats qui se cherchent, ils s’amusent dans l’eau et on resterait des heures à les regarder.  

 

Temple du tigre jeux d'eau 2

 

Nous saluons une biche, des vaches, deux ours noirs dans un enclos, avant de repartir.

 

Temple du tigre Léa et Tim avec une biche 1 Temple du tigre Léa avec une biche

 

Dans le taxi brousse, nous arrivons à grignoter un pique nique en tenant d’une main le sandwich et de l’autre la balustrade.

 

De retour à l’hôtel, nous enfourchons nos tandems pour nous rendre au pont de la rivière Kwaï, rendu célèbre par le livre de Pierre Boule et le film qui a suivi.

Kanchanaburi pont de la rivière Kwaï

 

Nous arrivons sous la pluie, ce qui n’empêche pas un peu d’émotion.  

 

    Kanchanaburi pont de la rivière Kwaï 12 Kanchanaburi pont de la rivière Kwaï 10

 

Nous pouvons le traverser jusqu’à l’autre extrémité. Nous pensons aux hommes ayant trimé, souffert et payé de leur vie pour la construction de cette ligne de chemin de fer sous l’œil et les coups des gardes japonais…

 

Après cela, il nous reste 10 minutes pour pénétrer dans le cimetière des victimes de la guerre et la construction du chemin de fer.  

 

    Kanchanaburi cimetière 1 Kanchanaburi cimetière 4

 

De retour à l’hôtel, nous rencontrons Natalia, jeune femme colombienne, vivant à Bangkok pour trois ans, Sergio et Islena, ses parents. Quel bonheur de nous replonger dans la langue espagnole, sur ce radeau de la rivière kwaï. Un beau mélange des cultures.  

 

 Kanchanaburi rivière Kwaï  

 Samedi 28/05: Kanchanaburi – Nakhom Chaisi, 89 km en tandems.

 

« Le jour se lève à peine, je suis déjà debout, et déjà je promène…mes mains sur les affaires pour boucler les sacoches ».

Suphan Buri hôtel chargement tandems

 

Nous sommes émus car c’est notre dernière journée de vélo en Thaïlande, pour rentrer au musée Jesada, où nous avons laissé nos cartons de tandems et quelques affaires. Le petit appartement nous attend pour terminer notre séjour au pays du Siam.

 

Il est 7h30 lorsque nous prenons le départ, dans une ville déjà bien réveillée. Nous traversons Kanchanaburi, ses immeubles, ses commerces, échoppes, évitons les chiens et prenons notre place dans le trafic.

 

Aujourd’hui, nous parcourons plus de 80 kilomètres de plat, sans vent, sans mal aux jambes, sans être essoufflés, avec par endroits des arbres le long de la route pour nous mettre à l’ombre.

 

Sur la route rizière 1

 

Un homme s’arrête pour nous donner de l’eau, d’autres nous encouragent, nous soutiennent dans l’effort ce qui fait un bien fou pour le moral et nous incite à appuyer un peu plus. Nous avançons à un bon rythme en essayant d’oublier la chaleur, la circulation incessante, le bruit et la pollution due aux gaz d’échappement. Nous connaissons maintenant bien le climat thaïlandais et savons nous y adapter. Le pédalage à vive allure est aussi un bon moyen pour se faire de l’air.

 

 Sur la route temple moderne

 

Dernière halte pour quelques courses avant d’arriver au musée. Il est 16 heures et le personnel est encore là pour une heure. Quelques visiteurs terminent leurs déambulations au milieu des voitures et nous gagnons notre appartement que nous avons quitté il y a deux semaines.

 

Du dimanche 29/05 au mercredi 01/06, jour de notre départ de Thïalande.

 

Nous avons quatre jours devant nous pour nous préparer à notre ultime vol qui nous ramènera à Paris via la Finlande. Nous sommes bien sur heureux de retrouver toutes les personnes dont nous nous sommes séparées en France pour réaliser notre projet de voyage. Nous sommes aussi tristes d’arriver à ce terme et de laisser derrière nous le temps de l’aventure et de la découverte. Ainsi va la vie. Déjà de nouveaux projets se profilent à l’horizon et nous aide à vivre positivement la fin de notre périple.

 

Marc, le baroudeur rencontré à Bali, arrive avec son camion 4X4 au musée. Nous sommes ravis de le retrouver et de profiter de sa présence encore quelques jours. Ensuite, nos routes se sépareront.

 

Nakhon Chaisri musée avec Marc et son 4X4

 

Soumeth, de retour d’Europe, nous fait l’honneur de nous consacrer deux soirées dans les restaurants thaïs qu’il aime à fréquenter. Les échanges avec lui sont riches d’enseignement sur la vie des thaïlandais et aussi sur l’histoire de ce beau pays.

 

Nakhon Chaisri musée avec Jesada , Soumeth et Marc

 

Nous terminons notre séjour en Thaïlande avec le sentiment d’avoir manqué de temps. Un prochain voyage pourrait nous conduire dans cette belle région qui est l’Asie du sud-est. Le rêve est là.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 13:32

 

Du jeudi 19/05 au mardi 24 /05.

 

Mercredi soir 18 mai quai de gare à Ayutthaya, nous attendons le train de nuit qui va nous permettre de parcourir 620 kilomètres pour gagner Chiang Mai en 12 heures, soit une économie de huit à douze jours de tandem. A 20h00, les ventilateurs tournent encore sur le quai et nous transpirons toujours rien qu’en jouant aux cartes.

 

Le train arrive de Bangkok déjà bien chargé. Nos tandems trouvent place d’un côté avec les marchandises et toutes nos sacoches avec nous dans le wagon. Nous sommes saisis par la fraîcheur de la clim, limite polaire.

 

Ayutthaya dans le train couchette 3

 

Nous découvrons les 4 places qui nous sont attribuées et faisons installer les couchettes sans trop tarder.

 

Ayutthaya dans le train couchette 4 Ayutthaya dans le train couchette 5

 

Tim et Léa sont ravis de monter dans leur petite cabine respective et nous, de trouver le repos, dans le confort du drap, oreiller, plaid.

 

Jeudi 19 mai :

 

Le tangage du train nous a tenu compagnie toute la nuit et nous arrivons à Chiang Mai vers huit heures.

 

Chiang Mai descente du train 2

 

Nous rééquipons les tandems et quittons la gare sous les regards intrigués des habitants, à la découverte de la deuxième ville de Thaïlande.

 

Chiang Mai gare

 

On se sent bien tout de suite dans une ville à taille humaine si on la compare à l’enfer de Bangkok pour les cyclistes que nous sommes.

 

Nous prenons notre place sur une avenue à deux voies, dans un trafic adapté au vélo, en direction de la vieille ville. Soudain derrière nous deux personnes en scooter nous font signe de nous arrêter. Contrôle de police ? Non, c’est Marcel L. un belge francophone, qui nous avait répondu via le site de Cyclo Camping International. Incroyable coïncidence ! Nous avons l’impression déjà de connaître quelqu’un ici. Marcel propose de nous accompagner jusqu’à la maison d’un ami cycliste, Xavier, qui loue des chambres.

  Chiang Mai temple moderne 1

 

Nous le suivons vers le vieux quartier, une île, qui est délimité par quatre anciennes douves formant un carré. Petites maisons, ruelles, temples, restos, commerces un quartier agréable.

 

 Chiang Mai temple

 

En plein centre ville, nous découvrons la maison de Xavier dans une ruelle au calme et c’est Kou, l’employée de la maison qui nous accueille. Xavier est parti en vélo pour deux jours, sa femme, Suda, est au travail.

 

Nous nous installons dans une chambre très spacieuse belle et confortable. Marcel revient nous voir et nous allons ensemble manger une assiette de pâtes ou riz thaï. Il a un sacré CV d’expériences à vélo, de petites balades comme Paris Pékin l’année des JO.

 

Grosse sieste pour tous les quatre, avant d’aller retrouver Solène et Benjamin, rencontrés à Ayutthaya, pour un resto. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’Anne-Claire et nous optons pour un resto franco thaï. Nous nous serrons tous les 6 dans un tuk tuk, sous une pluie battante. Benjamin prend les affaires en main, avec un chauffeur qui doit s’arrêter à plusieurs reprises pour trouver le chemin… et nous finissons par arriver dans un cadre bien sympa.

  Chiang Mai resto avec Solène et Benjamin 1

 

Alors, pour changer des pâtes thaï, nous optons pour une raclette thaïlandaise, très copieuse, qui ravit nos palais : fromage, charcuterie, pommes de terre. Original pour un pays où il n’y a pas de fromage. Séquence émotion ! Nous sortons les mouchoirs…pour essuyer…nos fronts dégoulinants, à proximité de la chaleur de l’appareil.

 

C’est une bonne soirée, agréable, pour tous, arrosée de la bière thaïe qui ne parvient pas à refroidir nos organismes. 

  Chiang Mai bière Chang

 

Vendredi 20 mai :

 

Quelle bonne nuit ! Le calme total, une literie excellente, de la fraîcheur juste ce qu’il faut !!! Au programme aujourd’hui, farniente, lecture, e-mails, blogue, travail scolaire. Nous découvrons dans la bibliothèque de la maison un « Tintin en Thaïlande » écrit par un ami de Xavier.    

  Chiang Mai chez Xavier bibliothèque

 

Alors que le soleil est déjà haut dans le ciel, nous descendons pour prendre un excellent petit déjeuner. Nous sommes encore attablés lorsque Xavier arrive sur son vélo. Instant souvent magique lorsque des cyclistes se rencontrent pour la première fois. A peine le temps de nous présenter que nous voici transporté à travers le temps dans nos récits de voyage. Incroyable le nombre de pays qu’il a traversés. Il nous emmène en Afrique, à Madagascar, dans des contrées lointaines. Le rêve s’installe, le temps s’arrête…et tout d’un coup, nous nous voyons dans le désert au pied de la dune, face au touareg qui nous dit « il va pleuvoir aujourd’hui, il faut rester avec moi ».

 

Samedi 21 mai :

 

Ce matin nous partons pour la journée avec un mini bus et un guide à la rencontre des éléphants. Nous apprenons qu’avec la crotte d’éléphant, on peut faire du papier et visitons une fabrique artisanale. Incroyable et efficace recyclage !

 

Mae Ping fabrication de papyrus égoutage de la pate Mae Ping fabrication de papyrus confection

 

Nous arrivons au village des éléphants de Mae Ping, dans une vallée située au nord de Chiang Maï. Et là, c’est la rencontre avec ces pachydermes impressionnants.

 

Mae Ping village des éléphants 30

 

 

Nous pouvons faire quelques photos sur leur dos...

 

Mae Ping village des éléphants

 

...avant que l’un d’eux ne saisisse Tim et Léa par la taille…Que compte-t-il faire d’eux ? 

 

 Mae Ping village des éléphants 15 Mae Ping village des éléphants 19

 

Mais tout cela donne chaud et c’est l’heure du bain pour quatre éléphants que nous suivons jusqu’à la rivière. Ces coquins sont en plus de sacrés farceurs, car l’un d’eux revient avec la trompe pleine d’eau et nous asperge.

 

Nous assistons ensuite à leur spectacle de danse, et d’acrobaties. L’un d’eux est artiste peintre et ses peintures se vendent d’ailleurs très cher.

 

Mae Ping village des éléphants 41 Mae Ping village des éléphants 39

 

Ils aiment aussi le sport collectif et notamment le football et basket avec leurs cornacs. Pour finir leur show, ils ont toujours besoin d’un petit garçon pour le balader sur leurs trompes nouées.

 

  Mae Ping village des éléphants 46

 

Après cet amusement, nous partons en promenade, le clou de la journée. Nous gardons les mêmes équipes que sur les tandems. Ouh là, là, que c’est haut et que ça bouge. Les deux jeunes cornacs qui nous accompagnent sont sympathiques, dynamiques et maîtrisent bien leur animal.

 

La promenade à travers la rivière et la forêt est très agréable. Les éléphants avancent doucement, et d’un pas sûr. Au passage d’un pont en rondin, vue d’en haut, nous avons l’impression qu’il va poser la patte à côté mais non, il est adroit.

 

  Mae Ping village des éléphants balade en pleine nature 10

 

Comme chacun le sait, marcher creuse l’appétit, alors il nous faut leur donner un peu de canne à sucre que nous sommes invités à acheter à deux femmes sur le chemin.

 

Tim continue la promenade sur la tête de l’éléphant, le rêve d’un petit garçon devenu réalité en Thaïlande.

 

  Mae Ping village des éléphants balade en pleine nature 26

 

Un des cornacs chante et sa voix résonne contre la montagne. Instant magique. L’autre donne le rythme avec une chanson en français « elle descend de la montagne à cheval » qu’il termine par un « oh mamy, papy blue » bien marrant.

 

De retour au village, après un tour en charrette tirée par des vaches,

 

Mae Ping attelage

 

nous embarquons sur un radeau de bambous pour une descente de la rivière. Il fait grand beau et chaud, pas trop de moustiques, les rapides ne sont pas trop rapides et c’est tant mieux !!! Alors que les gens d’ici se baignent, comme les vaches, nous ne sommes pas du tout tentés par un bain dans cette eau saumâtre et préférons saluer l’éléphant sur la berge.

  Mae Ping éléphant

 

L’étape suivante, nous nous arrêtons pour manger au restaurant du royaume du tigre, un buffet varié et copieux.

 

Mae Rim tigre

 

Nous allons ensuite à la rencontre des femmes girafes au village karen.

 

Mae Rim Tribu de Karen

 

Nous sommes mal à l’aise au début, car impressionnés et ne pouvant pas communiquer avec elles à cause de la barrière de la langue. Mais Kim, le guide, connaît quelques mots de leur langue et fait l’interprète. La femme la plus âgée du village a 54 ans et c’est auprès d’elle que nous faisons quelques achats.  

  Mae Rim Tribu de Karen 4

 

Ayant fui la Birmanie, les Karen vivent dans des villages sur des lopins de terre prêtés par le gouvernement thaï. Ici c’est une petite communauté qui vit de son artisanat et du tourisme.

 

Mae Rim Tribu de Karen artisanat Mae Rim Tribu de Karen pilage du riz 1

 

La ferme des orchidées nous plonge dans un jardin calme et fleuri aux multiples couleurs.

 

De retour « à la maison », nous terminons notre journée, invités par Xavier et Suda à un repas de pizza qui fait le bonheur de Léa et Tim, qui, il faut le dire, ont quelques difficultés avec la cuisine locale. Cuisine et tandem leur permettent de se mettre à l’abri des surcharges pondérales.

 

  Chiang Mai avec Xavier et Souda

 

Promenade nocturne et immersion dans le marché installé dans les rues pour la soirée. Animé, coloré, odorant, on y trouve de tout, plusieurs personnes non voyantes jouent quelques notes de musique pour se faire trois sous.

 

Dimanche 22 mai :

 

Aujourd’hui, nous partons avec Xavier et Souda rejoindre Marcel L. et un autre Marcel H. deux amis cyclistes dans un restaurant thaï à Hang Dong, au sud de la ville.

 

Chiang Mai repas entre cyclistes 2

 

Nous comprenons mieux aujourd’hui pourquoi nous avons visité aussi peu de choses à Chiang Mai. Autour de la table, les discutions vont bon train. En leur compagnie, nous découvrons une facette de la vie thaïlandaise sous l’angle de ces français, belges et autres nationalités qui ont décidé, un jour, de tout laisser derrière eux en s’installant dans ce pays qu’ils ont appris à aimer. De là, ils vivent leurs rêves et multiplient leurs virées en vélo. Retourner à Madagascar une énième fois, sillonner le Congo, faire une virée de dix jours au Laos, longer le Mékong, découvrir, découvrir en n’en plus pouvoir, simplement, sans prétention, alors qu’ils pourraient en écrire des livres.

 

Marcel H. en a fait son métier. A maintes reprises il part au quatre coins du monde avec des cyclistes avides de découvertes. Il parle français, anglais, espagnol, thaïlandais et se fait comprendre dans d’autres dialectes.

 

« Tintin en Thaïlande » déniché la veille dans la bibliothèque de Xavier, nous donne une vision plus débridée d’autres européens vivant ici. Lecture déconseillée aux enfants tant cette aventure décrit crûment et avec humour la réalité que nous découvrons. Séraphin Lampion a plaqué sa famille pour une vie plus exotique et moins onéreuse, Tintin serait un homme, le professeur Typhon ne serait pas toujours sourd, la Castafiore chante dans un groupe rock dans les quartiers chauds de Chiang Mai, etc.

 

C’est aussi ça laThaïlande.

 

Après le repas, une immersion dans une piscine municipale vient nous rafraîchir les idées. Cette fois-ci, il n’y a plus de doute, Tim sait nager et les 25 mètres de longueur du bassin ne lui font plus peur.

 

Lundi 23 mai :

 

Journée de découverte du nord est de Chiang Mai, en voiture avec Xavier direction Samoeng. Depuis un beau point de vue, nous apercevons au loin le plus haut sommet de Thaïlande, 2590 mètres situé dans cette région montagneuse couverte de jungle avec des vallées profondes.

 

Samoeng paysage

 

Nous redescendons à 400 mètres pour arriver à Samoeng, un bourg de campagne. Nous découvrons l’école où Souda enseigne, qui est située dans un joli parc verdoyant et ombragé. C’est la rentrée depuis quelques jours et les choses redémarrent doucement.

 

Samoeng écoliers 1

 

Nous partons à la découverte du marché, où les exposants et clients sont des locaux.

 

Samoeng marché 15

 

Nous croisons quelques hommes et femmes portant des vêtements très colorés, appartenant à des ethnies différentes, les Karen, mais aussi des Hmong et Lisu, groupes sino-tibétains originaires du centre et sud de la Chine.

 

 Samoeng marché 5 Samoeng marché 3

Samoeng marché 14

 

Les photographies sont difficiles à prendre car nous sommes vraiment à proximité de toutes ces personnes.

 

Samoeng restaurant

 

Après avoir avalé une assiette de soupe thaïe, nous repartons par les chemins et traversons une région de culture de litchis, de bananes et de fraises, malheureusement ce n’est pas la saison.

Samoeng litchies

 

Nous redescendons dans la plaine et gagnons le sud de Chiang Mai pour nous rendre dans un magasin de vélo faire quelques achats.

 

Sur le retour, nous nous arrêtons dans différents marchés pour acheter un ananas, du riz gluant, des brochettes de saucisses de riz et porc … pour un dîner avec Xavier à la maison.

 

Mardi 24 mai :

 

Comme chaque matin, nous savourons un excellent petit déjeuner. Le chocolat chaud est onctueux, le pain fait maison craque sous la dent, la brioche est fondante, le pudding est goûteux. Chaque matin, un fruit nouveau vient colorer nos assiettes et nous fait découvrir de nouvelles saveurs. Un rambutan par ci, un mangoustan par là.

 

Chang Mai maison de Xavier et Souda le rambutan Chiang Mai maison de Xavier et Souda le mangoustan

 

Pour notre dernier jour, nous partons en tandem visiter le temple de Chet Yod, où vivent des moines.

Chiang Mai Wat Chet Yod

 Chiang Mai Wat Chet Yod 9 Chiang Mai Wat Chet Yod 12

 

Ancien temple qui n’a pas été restauré et qui présente des vestiges de bas reliefs en stuc où l’on devine des Bouddhas en position de méditation.

 

    Chiang Mai Wat Chet Yod 6

 

D’autres temples modernes sont aussi ravissants. La ville de Chiang Mai en compte plus de 300 donc…

 

Chiang Mai visite temple en tandem

 

Lors de la visite du centre des arts et de la culture, il nous était difficile de comprendre les explications données en français du fait de la présence de groupes de collégiens parfois bruyants. Nous nous sommes plutôt amusés avec les scènes de marché, de rue et à l’intérieur de maisons thaïes reconstituées.

 

Chiang Mai Centre d'art et de la culture 11 Chiang Mai Centre d'art et de la culture 7

 

Chiang Mai Centre d'art et de la culture 10

 

En fin d’après-midi, tout s’accélère. Nous regagnons la gare, retrouvons Marcel L et Xavier venus nous dire au revoir et faire une ultime photo qui sera pour nous rappeler les bons moments passés auprès d’eux.

 

Chiang Mai départ avec Xavier et Marcel

 

Même opération que le 18 mai dans le sens inverse. Nous reprenons le train de nuit pour Ayutthaya, tout étonnés de trouver notre wagon quasi vide. Une demi heure après, nous voyons embarquer un groupe de trente français tous bien sympathiques et fêtards de surcroît.

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 12:07

Samedi 14/05 : Nakhon Chaisri – Bang Pa In, 85 km en tandems.

 

Sur les conseils du staff du musée de Jesada, après la séance photo devant l’entrée,

 

Nakhom Chaisri musée Jesada départ en tandems 2

 

nous partons sur nos montures en direction de Bangkok ayant opté pour un itinéraire assez direct. Nous quittons Nakhon Chaisri, déjà impressionnés par certains véhicules.

 

  Nakhom Chaisri camion impressionnant

 

Nous nous trouvons rapidement sur le grand axe en direction de la capitale. Nous savions que nous allions emprunter un bout de cet axe mais n’avions pas mesuré que l’itinéraire conseillé nous ferait circuler toute la journée sur ces autoroutes !

 

Bangkok autoroute grande circulation

 

Nous baignons dans ce que les cyclistes adorent : larges avenues plates, à deux fois deux ou trois ou quatre voies, circulation incessante de véhicules en tous genres avec de beaux camions bien bruyants. Nous fonçons droit sur Bangkok et retrouvons les bouchons de la périphérie, les boulevards qui se croisent et se recroisent sous le regard médusé du roi.

 

Bangkok autoroute grande circulation 6

 

Nous demandons notre chemin sans cesse, persuadés d’avoir loupé la bifurcation qui nous ferait sortir de cet enfer. « C’est tout droit », croit-on comprendre aux gestes de la main des uns. Facile, mais quand une barrière de béton sépare les voies deux par deux, changer de direction est impossible. Il nous faut revenir en arrière, chercher le bon passage, sans trop s’engueuler, reprendre sa respiration dans son tee-shirt en espérant qu’il filtre un peu la pollution, ne pas se fier à notre carte qui est à trop grande échelle, encore demander notre chemin à des gens qui nous répondent dans un charabia incompréhensible, ne pas s’énerver car c’est très mal vu en Thaïlande de perdre la face, accepter de ne pas savoir où nous sommes, de ne rien comprendre aux panneaux d’indication, et avancer quand même dans l’espoir de voir un morceau de ciel bleu dans ce sombre décor. Après avoir envisagé de rouler à contre sens pour revenir sur nos tours de roue, nous décidons de poursuivre dans le sens du nord, la boussole au poignet, en roulant le plus possible sur la voie de gauche ce qui nous met un peu plus à l’abri du trafic circulant sur l’autoroute principale. Du grand art !

 

Bangkok autoroute grande circulation 2

 

Chercher un hôtel dans une zone où il n’y a pas d’hôtel semble une autre prouesse. Nous avons fait le choix de laisser la tente au musée pour nous loger dans une chambre avec clim et ventilateur, histoire de se mettre au frais après l’effort de la journée sous plus de 40 degrés.

 

Après 75 kilomètres, commençant à nous décourager, nous nous arrêtons dans une grande station service, non pas pour faire le plein mais pour essayer de trouver quelqu’un qui parle anglais et puisse nous aider dans notre recherche. Pendant qu’Anne-Claire suit la pompiste qui a laissé sa pompe, pour aller chercher sa copine qui parle anglais mais ne connaît pas le coin. Toutes deux vont donc rejoindre une troisième copine qui est du coin mais qui ne parle pas anglais ! A trois, elles essaient d’expliquer qu’il y a peut-être un hôtel, avant ou après, à Anne-Claire qui essaie encore de garder le sourire.

 

Ayutthaya temple Thanon Si Sanphet fleurs  Ayutthaya temple Wat Maheyong 1

 Ayutthaya temple Wat Lokayasutha Flamboyant 1

 

Marc, de son côté, use de tout son charme et trouve Pia une femme au volant de sa voiture habitant à 500 mètres de là et parlant très bien anglais voire un peu français. Elle propose d’emmener l’un de nous deux en voiture dans un hôtel à 6 kilomètres de là et fait les tractations auprès du personnel de service car ici, personne ne parle la langue de Shakespeare. En cette période de l’année, tous les prix se négocient. L’hôtel se trouve en bord de route, juste sur la bifurcation pour Ayutthaya, ce qui est une bonne chose pour demain.

 

Arrivés dans la chambre, et morts de fatigue, nous nous écroulons sur le lit.

 

Bang Pa In hôtel grosse fatigue

 

Le crapaud dans la salle de bains, les geckos (margouillats), les fourmis et moustiques nous tiennent compagnie pour la soirée. Nous avons ce qu’il faut de répulsif antimoustique nécessaire pour nous protéger.

 

Dimanche 15/05 : Bang Pa In – Ayutthaya, 35 km en tandems.

 

Nous sommes à une quarantaine de kilomètres au nord de Bangkok, et l’air est déjà plus respirable, ce qui rend les tours de roues plus faciles. Nous croisons sur le bords de la route des petits stands de barba papa, qui ressemblent à des longs spaghettis de couleurs,

 

Bang Pa In vente barbe à papa Bang Pa In vente de fruits à forme de noix de coco

 

et des fruits en forme de grappe de noix de coco.

 

Après 20 kilomètres, nous nous arrêtons aux ruines d’un temple pour nous reposer à l’ombre.

 

Ayutthaya temple boudhiste 2

 

Un homme et une bonzesse nous offrent de l’eau, de la mangue fraîche et confite, du durian, des confiseries en gélatine rose et verte et un plan du temple avec plein d’explications très intéressantes…en thaï.

 

Ayutthaya temple boudhiste 15

 

Ayutthaya temple boudhiste cadeaux

  

Nous chevauchons de nouveau Cassbizou et Fanlabise pour arriver dans Ayutthaya sous la pluie. Nous n’arrivons pas à nous repérer, nous avons complètement perdu le nord. Nous rentrons à l’aveugle dans la ville et allons à la recherche de quelques repères. La chance nous sourit et nous arrivons devant le centre d’informations touristiques.

 

Ayutthaya ballade en éléphant

 

De là, en croisant quelques éléphants chargés de promener les touristes dans la ville, nous trouvons facilement l’hôtel que nous avons choisi. C’est une maison accueillante où on laisse ses chaussures à l’entrée comme dans toutes les maisons thaïes. Un petit salon, quelques tables à manger, une piscine ouverte au public, et un étage de 5 chambres. Deux femmes dont Lab, parlant très bien anglais, vont nous bichonner pendant 3 jours.

 

Du lundi 16/05 au mercredi 18/05 visite d’Ayutthaya.

 

Pays des temples et des bouddhas dorés, des bonzes aux robes safran, de la soie et des orchidées opulentes, le Siam a toujours fasciné l’occident et nous aussi au passage.

 

Fondée en 1350, Ayutthaya est une des anciennes capitales du royaume de Siam avant d’être mise à sac par les Birmans en 1767. Trente trois rois s’y succédèrent. Aujourd’hui, Ayutthaya offre un parc archéologique de vieux temples, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le centre où se trouvent la plupart des vestiges, est une île située à la confluence de trois rivières.

 

Ayutthaya temple Wat Maha That 6

 

Les ruines de Wat Mahattat laissent entrevoir combien ce temple a du être imposant et nous nous laissons surprendre par la tête de bouddha entourée des racines d’in vieux figuier.

 

Ayutthaya temple Wat Maha That 14

 

A Wat Ratchaburana, nous pouvons monter sur un superbe « prang », tour à base carrée de style khmer, d’où nous avons une belle vue sur les environs.

 

 Ayutthaya temple Wat Ratcha Burana

 

Léa et Tim apprécient la visite grâce à une partie de cache-cache au cœur des ruines.

 

Ayutthaya temple Wat Ratcha Burana cache-cache

 

Nous faisons la connaissance de Benjamin et Solène, en vacances autour du monde pour 5 mois.

 

  Ayutthaya temple Wat Ratcha Burana avec Solène et Benjamin

 

Le Wat Phra Si Samphet présente 3 chedi alignés et bien conservés qui symbolisent les trois premiers rois qui régnèrent ici. C’était le temple royal et le grand palais, un des plus grands d’Asie qui fut brûlé quand le royaume a été envahi par les birmans.

 

Ayutthaya temple Wat Phra Ram 7

 

Ayutthaya temple Thanon Si Sanphet 1 Ayutthaya temple Thanon Si Sanphet 3

 

«  Si vous aimez ce qui est grand, dur et rouge, venez en Thaïlande, vous aimerez les chedi. Le chedi n’est pas un fromage, le chedi n’est pas une saucisse, mais vous l’aimerez c’est sur ».

 

Après 4 temples, les enfants en ont assez et on les comprend. Nous faisons un tour par le marché pour trouver à manger et savourons au retour à l’hôtel le bain dans la piscine.

 

Ayutthaya baignade

 

Le lendemain, la chaleur est déjà là, et les ventilateurs de la salle à manger ne suffisent pas à nous rafraîchir. Il nous faut négocier dur avec les enfants pour les motiver à continuer la visite des temples en leur confiant des responsabilités pour les mettre en route. Léa nous dirige avec le plan dans les mains pour arriver au temple de Thaiwatthaman, situé à l’extérieur de l’île, au bord de la rivière Chao Phraya. Bravo, nous sommes arrivés à bon port et dans un temps record.

 

Ayutthaya temple Wat Chai Watthanaram 21

 

C’est un temple d’influence khmer avec un stupa central, entouré d’un satellite de petits chedi, ressemblant, parait-il, au temple d’Angkor. Nous nous précipitons sur la berge pour voir passer un remorqueur tirant quatre énormes barges, chargées à bloc. Un deuxième remorqueur placé à l’arrière sert à éviter la dérive du convoi dans les courbes de la rivière.

 

Ayutthaya temple Wat Chai Watthanaram convoi fluvial

 

Nouvelle partie de cache-cache pour les enfants pendant que Marc essaie de les choper avec son appareil photo. La recherche des coins d’ombre fait partie du jeu.

 

Ayutthaya temple Wat Chai Watthanaram 6

 

Pour repartir, c’est Tim qui s’occupe de la carte. Tout comme sa sœur, il nous dirige brillamment vers le Wat Lokayasuthar. Temple intéressant pour son Bouddha couché.

 

Ayutthaya temple Wat Lokayasutha 3

 

Il est de toute beauté. Un flamboyant pousse à ses côtés. Le tableau est magnifique.

 

  Ayutthaya temple Wat Lokayasutha arrivée

 

Le long du canal, en arrivant au camp des éléphants, quelle animation ! Sont là essentiellement des thaïlandais venus en famille assister au spectacle. Les enfants sont nombreux, c’est leur dernier jour de vacances.

 

Ayutthaya Elephant Camp 2

 

Nous pouvons approcher les pachydermes, les caresser, les nourrir d’épis de maïs que nous achetons. Ensuite vient le moment d’un spectacle. Les éléphants dansent au rythme de la musique, répondent au doigt et à l’œil de leur cornac, et tout cela à un mètre de nous. C’est simple et c’est beau. Ensuite, pour 20 baths, (50 centimes d’euros), Tim, Léa et Anne-Claire rentrent dans la ronde des thaïlandais pour passer sous l’éléphant juché sur des plots.

 

Ayutthaya Elephant Camp 30

 

L’éléphant est l’animal emblème de la Thaïlande aujourd’hui protégé, respecté et vénéré.

 

Il est possible de toucher tout ce qui dépasse… comme les défenses, par exemple.

 

 Ayutthaya Elephant Camp 36 Ayutthaya Elephant Camp 38

 

Après le spectacle, nous rencontrons à l’hôtel Hamza et Julien, deux jeunes français vivant en Australie dans le cadre du visa « working holidays » et en vacances au pays du siam.  

 

Le jour suivant, nous profitons d’une grasse matinée et d’un bon petit déjeuner avant de plier toutes les affaires dans les sacoches que nous entreposons dans un coin de l’hôtel. Pour notre dernier jour, nous partons visiter…un temple, à l’extérieur de la vieille ville, Wat Chaimongkhon.

 

Ayutthaya temple Wat Chai Mongkhon 27

 

Ce temple, entièrement restauré, fleuri, décoré de tissus est un lieu de cérémonies. Des moines vivent ici. Hier, des dizaines de personnes sont venues commémorer les 2600 ans de la naissance de Bouddha (pas tout jeune le dabou !). Ce temple fut construit en 1592 par le roi de l’époque pour fêter une victoire sur les Birmans. Après il n’y eut plus d’invasions pendant deux siècles. Le chedi central, le plus haut de la ville, est entouré de dizaines de Bouddha drapés dans la couleur orange.

 

 Ayutthaya temple Wat Chai Mongkhon 29

 

Il y a un autre Bouddha blanc couché, lui aussi drapé de tissus sur lequel les fidèles viennent écrire des messages d’espoir.

 

Ayutthaya temple Wat Chai Mongkhon

 

Avant de trouver le temple suivant, par erreur d’aiguillage, nous nous retrouvons à pénétrer dans un lieu de vie de bonzesses.

 

Ayutthaya temple Wat Maheyong 8

 

Elle sont nombreuses dehors, vêtues de blanc, le crâne rasé ou pas, assises pour certaines, debout et marchant lentement en méditation pour d’autres. Une voix d’homme sort d’un haut parleur. Que dit-il ? Mystère pour nous.

 

Ayutthaya temple Wat Maheyong 3

 

Après cette ultime visite, nous allons repérer la gare et rentrons à l’hôtel profiter d’un dernier bain rafraîchissant dans la piscine avec Julien.

 

Ayutthaya baignade avec Julien

 

Nous retrouvons Thomas et Ysolde, un couple de Normandie et Christopher, le canadien, venu à Ayutthaya comme professeur d’anglais, dont c’est le premier jour de travail.

 

Lab nous cuisine une dernière assiette de riz, frites, salade, avant de faire la photo de famille avec notre petit groupe de français.

 

Ayutthaya Sherwood House départ 1

 

Vers 18 heures 15, alors que le jour décline, nous partons pour la gare prendre le train de nuit pour gagner Chiang Maï.

 

 

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Published by marc
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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 08:33

Jeudi 05/05, départ de Bali à rebondissement

 

Comme prévu, mais avec un peu de retard, et un pressentiment pour Anne-Claire que quelque chose ne va pas, nous décollons de Bali. Tout va bien à bord sauf qu’au bout de quinze minutes de vol il nous semble que l’avion fait demi tour. Notre impression est confirmée. Le commandant de bord annonce qu’en raison de problèmes techniques, il retourne se poser à Denpasar.

 

Re-bonjour Bali, nous attendons dans l’avion au sol que des ingénieurs examinent l’avion et la décision tombe : il faut passer la nuit ici et nous repartirons demain matin après la réparation.

 

Denpasar aéroport retour fatigue de Léa

 

Tous les bagages sont déchargés et nous devons récupérer nos affaires dans un joli bazard. Nous demandons à laisser nos tandems à la garde de la compagnie aérienne, puis nous nous laissons guider par les évènements. Il faut lâcher prise et comprendre qu’on n’a plus la maîtrise de ce qui nous arrive. Nous laisser faire et faire confiance après avoir surmonté notre angoisse en vol.

 

Nous sommes conduits en bus dans un hôtel grand luxe, où nous allons nous régaler autour d’un buffet à volonté et nous partager deux chambres assez éloignées l’une de l’autre.

 

Kuta hôtel Ramada dîner somptueux

 

Alors pour ce soir, ce sera une chambre de filles une chambre de garçons. Les enfants sont ravis.

 

Vendredi 06/05

 

Malgré la sécurité et le confort qui nous entourent, nous, les parents, dormons mal. Nous sommes tendus et préoccupés par la suite des évènements. Le petit vélo dans la tête tourne à fond. L’horloge interne joue bien son rôle et nous réveille à temps. Nous trouvons un fax de la compagnie aérienne passé sous la porte de la chambre nous confirmant un vol pour ce matin 9 heures et nous indiquant un départ de l’hôtel à 7h30. Vite, tout le monde debout pour aller déjeuner. Vingt minutes pour goûter aux muslis, déguster multitude de fruits exotiques, savourer les viennoiseries pures beurre avant de manger une omelette baveuse entourée d’une farandole de saucisses et de tranches de bacon bien arrosée de jus de fruit, thé et chocolat. Bien rassasiés, nous chargeons enfin les affaires pour le transfert à l’aéroport.

 

Dans le bus, nous sommes tout à nos pensées : Il est bon de vivre d’amour et d’eau fraîche mais il n’est pas mauvais pour la santé morale de faire quelques écarts lorsque nous vivons des évènements stressants.

 

Et on recommence tous les passages de douane, enregistrement des bagages, etc…Léa et Tim sont calmes, se laissent porter par toute cette organisation dans laquelle nous sommes bien pris en compte.

 

Denpasar aéroport départ 1 Denpasar aéroport départ ok pour le piece concept

 

La compagnie aérienne fait preuve d’un grand sérieux et d’un sens affirmé de responsabilité. Nous sommes très reconnaissants aux pilotes et à la compagnie pour les décisions qu’ils ont prises.

 

Avec une heure de retard et un avion pas plein, nous reprenons la voie des airs. Marc et Anne-Claire se détendent en regardant le film « Chocolat ». Que ça fait du bien. Léa et Tim adorent leur écran personnel et en profitent à fond.

 

Denpasar aéroport 2ème départ

 

Après 4 heures de vol, le pilote nous annonce l’arrivée à Hong Kong. Nous apercevons quelques gratte-ciels, au pied des montagnes et l’avion se pose. Nous nous demandons bien comment nous allons faire pour prendre la correspondance qui part dans…10 minutes.

 

Le staff de la compagnie aérienne nous attribue un autre vol pour Bangkok et un ticket repas. Nous avons deux heures avant de repartir, ce qui nous soulage et nous rassure pour le transfert de nos bagages et tandems.

 

Hong Kong aéroport

 

L’aéroport de Hong Kong est immense, avec environ 3 kilomètres de longueur. Il nous faut prendre un rail pour gagner la nouvelle porte d’embarquement. Ouf, on y est et nous faisons le sujet de conversation des chinois autour de nous.

 

A bord, nous ne comprenons rien au chinois, ni à l’anglais parlé par les chinois, puis l’oreille s’y fait.


Le vol se passe bien, l’avion amorce la descente sur Bangkok quand soudain le pilote annonce qu’on ne peut pas se poser car l’aéroport est trop encombré. Il nous faut tourner en l’air. Cela nous laisse le temps de voir des zones de culture, et les premiers immeubles. Après environ dix minutes, nous pouvons atterrir.

 

Beaucoup de monde au contrôle de douane, chaque personne passe une par une et est prise en photo. Pour les bagages, tout est là, avec une petite déchirure au carton de Cassbizou. Après un petit colmatage, cet emballage refera bien l’affaire pour notre dernier vol. Un gain de temps et d’énergie très appréciable.

 

Nous trouvons rapidement un gros taxi et ne faisons pas les difficiles sur le prix. Le chauffeur semble avoir compris l’adresse de la « guesthouse » que nous avons réservée et il nous faut du temps pour l’atteindre. On quitte les grosses avenues pour atteindre la rue où nous devons aller. Marc nous fait beaucoup rire avec son anglais et une de nos phrases préférées est « is it possible to take your numéro de téléphone ? » dans la perspective d’un autre transport.

 

Bangkok Guesthouse

 

Nous sommes bien accueillis à l’auberge de jeunesse par des jeunes thaïs qui parlent anglais et sont bien dévoués. Ils nous proposent une grande chambre et non deux, ce qui nous convient mieux, avec clim et ventilateur, ce qui n’est pas considéré comme du luxe mais le nécessaire indispensable pour survivre en cette saison.

 

Samedi 07/05

 

La rue est calme et nous avons bien dormi. On joue avec la clim, on l’arrête quand il fait trop froid, on la remet, quand il fait trop chaud.

 

Nous partons en taxi à l’Alliance Française pour deux euros. Du vraiment pas cher.

 

Bangkok tuk tuk

 

Nous sommes impressionnés par cette mégapole aux autoroutes et avenues urbaines suspendues au milieu des immeubles et gratte-ciels, croisant le métro aérien. On ne sait plus ou donner de la tête.

 

A l’Alliance Française, nous sommes accueillis par le directeur de la médiathèque qui nous donne plein de tuyaux. Nous commençons à avoir une idée des visites que nous pourrons faire. Pendant ce temps, Léa et Tim savourent des BD et autres ouvrages, vautrés dans des poufs.

 

Bangkok Alliance Française

 

Nous achetons un livre pour chacun à la librairie de l’Alliance et le Guide du routard, bon complément du Lonely Planet.

 

De retour à l’auberge, nous allons manger au petit restaurant d’en face installé dans le garage de la famille. On y mange bien et pour pas cher (nouilles thaïes, riz thaï pour 20 baths le plat, c'est-à-dire 50 centimes d’euros, pas trop épicé de préférence). La femme nous offre des fruits un genre de pomme et de la mangue, et offre aux enfants un petit chocolat et un crayon.

 

Dimanche 08/05

 

Nous partons pour visiter les temples. Là aussi, traversée de Bangkok en taxi et la joie des embouteillages.

 

Nous arrivons devant le Wat Phra Kaeo et le Grand Palais.

 

Bangkok Wat Phra Kaeo

 

Haut lieu touristique de Bangkok, nous sommes noyés parmi les autres touristes.

 

Bangkok Wat Phra Kaeo 19

 

Bangkok Wat Phra Kaeo 30 Bangkok Wat Phra Kaeo 7

 

Bangkok Wat Phra Kaeo 26

 

Nous sommes impressionnés par tous ces temples, le chédi doré, qui cache le sternum de Bouddha, le Wat Phra Kaeo lui-même ou chapelle royale, qui abrite la statuette le Bouddha d’émeraude.

 

Bangkok Wat Phra Kaeo Bouddha d'Emeraude

 

Les offrandes sont somptueuses car c’est un lieu de prière et de vénération de Bouddha.

 

Bangkok Wat Phra Kaeo boutons de lotus pour offrandes

 

Personne ne doit pointer du pied la statue, ce qui est considéré comme une insulte suprême. Beaucoup d’autres édifices, temples autour desquels on se promène.

 

Le palais lui-même ne se visite pas, ce qui nous déçoit beaucoup. Nous pouvons seulement en longer une partie.

 

Bangkok Grand Palais 3

 

Du coup, nous décidons de jouer les touristes asiatiques et de nous photographier avec les gardes puisqu’il n’y a rien d’autre à faire. Si c’est pas belu !

 

Bangkok Grand Palais la relève version belue 1 Bangkok Grand Palais la relève version belue 2

 

Nous quittons ce palais sous un soleil de plomb et trouvons refuge à l’ombre d’un marché comme il y en a des dizaines dans cette ville immense. Des petits étals qui vendent de tout, le coin de la restauration où nous trouvons à manger.

 

Bangkok marché 1

 

Mais Léa n’est pas à l’aise dans ce type d’ambiance : Il y a beaucoup de gens, certains faisant de la mendicité. Les odeurs typiques de la cuisine asiatique se mélangent à d’autres odeurs nauséabondes, parfois difficiles à supporter.

 

Bangkok marché

 

Il faudra un peu de temps pour nous y adapter. Au travers de cette foule grouillante, nous nous frayons un passage entre les étalages de nourriture et les vendeurs d’œufs durs et de disques

durs, afin de gagner un autre ensemble de temple, le What Pho.

 

  Bangkok marché vendeur d'oeufs durs Bangkok marché disques durs

 

C’est là que nous pouvons admirer le célèbre Bouddha couché.

 

Bangkok Wat Pho Bouddha couché

 

Un peu à l’étroit dans son temple, il mesure 45 mètres de long et 15 mètres de haut. Il est en plâtre recouvert de feuilles d’or et ses pieds sont incrustés de nacre.

 

Bangkok Wat Pho Bouddha couché 4

La visite est bercée d’un tintement continu, le bruit des pièces de monnaies jetées dans des chaudrons en métal, en guise d’offrandes. Ambiance unique.

 

Bangkok Wat Pho 4

 

Puis, nous déambulons autour des chédis recouverts de céramique, superbe avec des flèches hautes et fines, au milieu des autres temples, l’un abritant un Bouddha debout, l’autre un Bouddha assis, des galeries de Bouddha qui n’en finissent plus.

 

Bangkok Wat Pho 5

 

L’endroit est paisible et verdoyant, une musique de fond donne de la couleur.

 

Bangkok Wat Pho 8

 

L’orage a rafraîchi l’atmosphère, un homme nous aide à écrire l’adresse de notre prochaine destination où nous décidons de nous rendre en tuk tuk. La course est un peu folle. Il se faufile entre les voitures, les bus et les scooters. On s’accroche dans les virages où le tuk tuk nous donne l’impression qu’il va chavirer à tout instant. On est plus en sécurité sur nos tandems !!!

 

On a demandé au conducteur de nous emmener à un magasin de vélo et voici qu’il nous dépose devant un hôtel ! Problème de traduction ? De compréhension mutuelle ? Une jeune femme thaïe parlant anglais nous vient en aide et nous repartons une rue plus loin. Il y a bien un magasin de vélo mais qui ressemble plus à un garage. Nous ne pouvons pas rester là. Nous demandons encore au tuk tuk de nous déposer à Kao San Road.

 

Bangkok Khao San road

 

Au moment de payer il nous réclame plus que convenu. Nous essayons de maintenir le prix mais il ne veut rien savoir et commence à s’énerver et à ne plus sourire, ce qui ne ressemble plus au comportement des thaïlandais. Nous rajoutons 20 baths pour qu’il ait ce qu’il réclame et nous la tranquillité.

 

Nous parcourons cette rue, trop touristique à notre goût, pour tenter de trouver des livres d’occasion en français. Nous n’emporterons pas Harry Potter, trop volumineux et lourd pour nos sacoches.

 

Lundi 09/05

 

Ca y est Marc est malade et sera suivi de très près par Léa, puis Anne-Claire, puis Tim. Gros rhume, mal de tête, nez qui coule. Ah la clim, quand on vous dit qu’on n’aime pas ça mais qu’on ne peut pas s’en passer !!! Comment faire ?

 

Nous partons de nouveau pour braver les embouteillages de Bangkok en taxi et cette fois ci, le chauffeur parle quelques mots d’anglais. En parlant football avec Marc, ils n’ont aucun problème pour se comprendre : les noms des joueurs sont connus dans le monde entier.

Nous arrivons alors à la maison de Jim Thompson, une merveille !

 

Bangkok maison de Jim Thompson 5

 

Jim Thompson est un américain, venu s’installer à Bangkok en 1946, pour relancer l’industrie de la soie, qu’il fit connaître à New York. Il fit fortune et se fit construire cet ensemble de maisons traditionnelles occidentalisées par ses soins (ajout de salon, salle à manger, couloirs).

 

  Bangkok maison de Jim Thompson jardin 9

 

Six maisons en teck ont été démontées dans leur région d’origine, et reconstruites au milieu d’un jardin luxuriant, en plein Bangkok. Ce sont des maisons en trapèze sur pilotis, reconstruites au bord du chenal qui servait de voie d’approvisionnement pour la soie.

 

Bangkok maison de Jim Thompson 1


De salle en salle nous découvrons une collection d’objets d’art de tout beauté : vaisselle, statues de Bouddha, sculptures, porcelaine, peintures provenant de toute l’Asie. Dommage qu’il soit interdit de les photographier !

 

Bangkok maison de Jim Thompson en tek Bangkok maison de Jim Thompson ornement en bois

 

Nous profitons d’une visite guidée en français et les enfants d’un cours d’origami pour apprendre à faire un oiseau.

 

Un vrai émerveillement dans un havre de calme et de paix…on s’y installerait volontiers et il nous est difficile d’en partir.

 

Bangkok maison de Jim Thompson maison des esprits

 

Nous gagnons à pied un des centres commerciaux modernes. Là aussi, où donner de la tête ? Où aller tellement c’est immense : huit étages sur des centaines de mètres carrés. Il nous faut un peu de temps pour comprendre où nous mènent les escalators mais nous y arrivons.

 

Bangkok MBK

 

En revanche, pas de quoi faire des courses alimentaires, il nous faudra aller ailleurs.

 

Pour le retour à l’auberge, aux heures de pointe, nous optons pour le métro aérien. C’est simple, et assez rapide. Nous descendons au terminus, et découvrons un grand supermarché, « Tesco Lotus » où nous faisons nos achats.

 

Le passage par cette station de métro aérien est un choc violent. Nous nous retrouvons confrontés à la misère, la grande pauvreté et aux graves handicaps. Des hommes à l’allure physique monstrueuse sont exposés ou s’exposent sur le trottoir. C’est violent. Les enfants ont peur et en sont choqués.

 

Nous retrouvons notre « chez nous » du moment avec soulagement. Un débriefing et beaucoup de câlins sont nécessaires pour les réconforter et les rassurer.

 

Mardi 10/05

 

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Soumeth, un homme passionné de vieilles voitures. Il a créé avec son beau-frère un musée à une quarantaine de kilomètres de Bangkok. Il parle très bien le français car il vit une partie de son temps en France. Nous avons rendez-vous à son bureau.

 

 Bangkok avec Soumeth

 

C’est là qu’il nous accueille, avec son beau sourire et de l’eau fraîche. Il nous présente Wii, sa secrétaire, que nous pourrons solliciter en cas de besoin.

 

Puis nous partons en voiture tous les 5, direction le musée. A Nakhon Chaisri, nous nous arrêtons en bord de rivière pour déjeuner.

 

Nakhom Chaisri restaurant

 

Endroit bucolique, calme et pittoresque. Excellent déjeuner.

 

Au musée sans tarder il nous présente la 2 CV qu’il affectionne tout particulièrement. Ils ont organisé l’an dernier la route de l’Asie avec Tractions Sans Frontières. Un passionné.

 

Soumeth nous montre un appartement où nous pourrons loger et laisser nos affaires pendant notre virée en tandem.

 

Il nous présente Bee, la manager du musée et toute l’équipe. Petit tour au garage où sont mises en état les voitures.

 Nakhom Chaisri musée Jesada atelier travail en attente 2

Nakhom Chaisri musée Jesada atelier épave 2 CV Nakhom Chaisri musée Jesada atelier épave 2 CV 1

Nous pourrons utiliser la 2 CV à notre guise pour visiter les environs.

 

Il est temps de rentrer à Bangkok. Soumeth nous dépose à son bureau où nous faisons la connaissance de Jesada, le patron, son beau-frère. Ils nous offrent un tee-shirt chacun.

 

Bangkok avec Soumeth et Jesada

 

Wii nous accompagne à l’embarcadère de la rivière Chao Phraya (une des artères principales de la ville) pour prendre le bateau. La nuit tombe et les berges s’illuminent. Beaucoup de monde à cette heure de pointe mais intéressant. 

  Bangkok de nuit 2

 

Nous descendons à l’arrêt qui nous permet d’accéder au métro aérien pou rentrer à l’auberge.

 

Mercredi 11/05

 

Aujourd’hui on déménage. Il est onze heures. Nous attendons le gros taxi du premier jour, que Soumeth nous a aidé à réserver, pour quitter Bangkok et gagner le musée.

 

 Damnoen Saduak marché flottant 030


Nous passons par la gare pour réserver nos billets afin de gagner Chiang Mai en train de nuit dans une semaine.

 

 Nakhom Chaisri musée Jesada arrivée en taxi

 

Deux heures de route éprouvantes car il fait très chaud. La clim du taxi fonctionne mal et nous roulons aux heures les plus chaudes. Léa est sur les genoux de sa mère à l’avant, Tim sur ceux de son père à l’arrière. On se tient chaud !

 

Nakhom Chaisri musée Jesada avec nos paquets 2

 

Nous arrivons soulagés de pouvoir nous installer dans notre nouveau 3 pièces avec clim dans une chambre.

 

Nous retrouvons Soumeth au garage, occupé avec ses mécanos à essayer de démarrer une méhari.

 

Nakhom Chaisri musée Jesada mécanos de l'atelier des mira

 

Nous faisons un convoi avec cette voiture et la 2 CV pour aller chercher de l’essence. Bonjour au superbe varan occupé à traverser la route.
 
Nous découvrons dans les échoppes du village du satay de porc (brochettes), du riz avec poulet, des fruits de mer en papillote de feuilles de bananier, un gros pamplemousse.

 

Ce soir, Léa est malade et le thermomètre affiche plus de 40°C. Elle souffre de la chaleur. Nous gérons avec ce que nous avons. Les enfants ne trouvent pas le sommeil avant un long moment pour cette première nuit au musée.

 

Nakhom Chaisri musée Jesada dans l'appartement

 

Nous nous attaquons à remonter les deux tandems en dégoulinant de toute notre sueur.

 

Jeudi 12/05

 

Matinée de repos pour les enfants et de réflexion sur la suite du voyage compte tenu des distances et du climat actuel en Thaïlande. Nous avons l’impression de devoir réduire à une peau de chagrin nos déplacements en tandem et nos projets de visite. Nous avons gagné un peu de sagesse et nous renonçons à une balade sur le Mékong, à une visite du parc national de Khao Yai, ainsi qu’à la petite île de Ko Ang Thong, au sud, dont nous avions rêvé.

 

L’après midi, armés du plan de Bee et d’une traduction de l’adresse en thaï, nous partons en 2 CV à Nakhon Pathom visiter le plus grand chédi de Thaïlande.

 

Nakhom Pathom le plus haut Chedi

 

La dedeuche nous replonge dans de lointains souvenirs de jeunesse. Cela amuse beaucoup les enfants.

 

Nakhom Chaisri musée Jesada départ poure visite 4

 

Nous avons l’impression d’être au volant d’un véhicule extraterrestre, qui attire le regard et les sourires comme lorsque nous sommes sur les tandems.

 

Elle roule bien cette dedeuche et se fond dans la circulation qui demande l’attention de toute la famille.

 

Nakhom Pathom parking du temple

 

Nous sommes déçus de trouver les terrasses circulaires, tout autour du chédi, en grande rénovation. Toutefois, le chantier n’empêche pas la visite. On imagine combien ce lieu peut être serein et propice à la méditation.

 

Nakhom Pathom le Chédi 18

 Nakhom Pathom le Chédi 1 Nakhom Pathom le Chédi offrandes

L’orage nous surprend au bon moment alors que nous visitons une grotte.

 

Nakhom Pathom le Chédi grotte guidée 1

 

Nous retrouvons des traces de la pluie à l’intérieur de la 2 CV, ça va nous rafraîchir.

 

Ce soir, nous dînons dans l’espace réservé au personnel du musée pour profiter de la vaisselle et du four pour réchauffer notre riz. Nous regagnons l’appartement en faisant attention de ne pas écraser les crapauds nombreux après cette pluie.

 

Nakhom Chaisri musée Jesada crapaud

 

Léa a moins de fièvre et commence à mieux supporter la chaleur. Tim s’inquiète de savoir s’il y aura beaucoup de dabous à voir demain. Nous comprenons qu’il parle des bouddhas.

 

Vendredi 13/05

 

Aujourd’hui, avec la 2 CV nous partons visiter le marché flottant de Damnoen Saduak à environ 70 kilomètres.

 

Damnoen Saduak marché flottant 15

 

Quelques révisions de tables de multiplication, un peu de présent et de plus que parfait puis nous arrivons à bon port. Pas besoin de chercher pour la suite des évènements. Une femme nous accoste et nous accompagne pour un tour en pirogue.

 

Damnoen Saduak marché flottant 8 Damnoen Saduak marché flottant 9

 

Et c’est parti, on embarque tous les quatre à la découverte de ce marché flottant. Les fruits sont délicieux : bananes, ananas, mangues, coco, gros pamplemousses. Les embouteillages sont plutôt pittoresques contrairement à ceux sur la route.

 

Damnoen Saduak marché flottant 23

 

On fait tout sur une pirogue même la cuisine et la vaisselle…avec l’eau saumâtre du canal ! Bof. Moment pittoresque et unique.

 

Damnoen Saduak marché flottant 39

 

Après une heure de pirogue nous allons manger dans un stand du riz et des pâtes.

 

Damnoen Saduak marché flottant repas thaï Damnoen Saduak marché flottant repas thaï 1

 

Sur le chemin du retour, la sieste s’impose pour les passagers, bercés par le moteur de la 2 CV. Quelques séances photos devant des monuments et nous voici de retour.

 

Damnoen Saduak sur la route

 

Nous profitons de l’après-midi au musée pour nous reposer, faire des mails, mettre en ligne les diaporamas sur Bali.

 

Demain, nous partons en tandem pour gagner Ayuthaya à environ 120 kilomètres de là.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 13:03

 Candidasa hôtel Bali Santi gamelan Candidasa hôtel Bali Santi gamelan 1 Candidasa hôtel Bali Santi gamelan 2 Candidasa hôtel Bali Santi gamelan 3 Candidasa hôtel Bali Santi gamelan 4

Chevauchée en tandems sur des routes très fréquentées et en rase campagne.

Sur la route 2 x 2 circulation dense

Tenganan tandem 11

 Tenganan tandem 5

Damakakarya rizières et orduresKastala rafraîchissement

 

Chaudes virees en tandems dans les rizieres.

Ababi rizières

Ababi rizières 4

 Damakakarya culture du riz avec bufflesKastala rizières 1

 Damakakarya culture du riz

 

Decouverte d’un des plus anciens villages de Bali ou les habitants ont conserve des pratiques artisanales ancestrales.

Tenganan ciseleur sur feuille de palmier

 Tenganan lieu communautaire 1

    Tenganan tissage du double ikatTenganan lieu communautaire 3

 Tenganan coqs de combat

 

Sejour a Candidasa dans un hotel au bord de l’ocean indien: repos, massages, baignades, rencontre avec Made, guide.

Candidasa hôtel Bali Santi piscine 3

 Candidasa hôtel Bali Santi petit déjeunerCandidasa hôtel Bali Santi vue sur l'océan 11

    Candidasa hôtel Bali Santi massages Léa et Tim

Candidasa pirogue 1

 Bali Santi hôtel avec Made Puger 6

Halte a Sanur, station balneaire, et rencontre avec Helene et Marc.

 Sanur plage 14

Sanur plage 3

 Saunur marché de nuitSaunur marché de nuit 3

 Saunur marché de nuit ave cHélène et Marc

 

Visite du musee de Denpasar.

Denpasar Museum Negeri Propensi Bali 30

 Denpasar Museum Negeri Propensi Bali 1   Denpasar Museum Negeri Propensi Bali 7

 Denpasar avec Made

Dernier evenement lors du depart de Bali pour gagner La Thailande ou nous sommes depuis le 06 mai.

  Candidasa bassin 6

 

Nous vous invitons a voir le diaporama qui se nomme Bali, cote sud est”.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 13:00

Decouverte de temples aux eaux sacrees,

Tampak Siring Pura Tirpa Empul purification 7

Gunung Kawi arrivée 1

 du plus grand temple de Bali

Besakih grand temple

Besakih grand temple 4

le temple de la grotte de l'éléphant,

 Goa Gajah temple de la grotte de l'éléphant entrée

Goa Gajah temple de la grotte de l'éléphant sanctuaires 1

 

Atelier de fabrication de gamelans et decouverte des differents instruments qui le composent.

Blahbatuh Sidha Karya atelier 10

Blahbatuh Sidha Karya riong Blahbatuh Sidha Karya gong Blahbatuh Sidha Karya kendang Blahbatuh Sidha Karya cymbales 1 Blahbatuh Sidha Karya calung Blahbatuh Sidha Karya kajar

 Rencontre avec un maitre musicien et chef de la fabrique.  

Blahbatuh Sidha Karya avec I Wayan Pager

 Blahbatuh Sidha Karya suling

Spectacles de danses Legong et Barong.

Ubud kelod danses Barong et Legong 1

 Ubud kelod danses Barong et Legong gamelan 4

Ubud kelod danses Barong et Legong 16

 Ceremonie hindouiste.  

Ubud Kelod cérémonie 1

Ubud Kelod cérémonie 19

 Ubud Kelod cérémonie 23

Nous vous invitons a voir le diaporama qui se nomme Gamelan a Bali”.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 12:56

Notre sejour a Bali s’est deroule du 11 avril au 05 mai, finalement sans Laurie et Marie Paule.

Acclimatation, premiers kilometres en tandems, pas facile sous cette chaleur.

Batubulan rue

     Ubud visite en tandems 6

 

Sejour a Ubud, rencontre avec des balinais, Importance des offrandes qui rythment  la vie quotidienne.

Made

Ubud Warji house Kadek 1

Ubud offrandes

 

Decouverte des temples,

 Bedugul lac Bratan sanctuaire

Mengwi le Pura Taman Ayun bassin intérieur Ubud le puiri saren famille royale 7

Bedugul lac Bratan 8

 

Visite des sanctuaires et statues,

Batubulan statue

 

des musees et de la peinture balinaise

Ubud Neka Art Museum déesse du riz

Ubud Neka Art Museum I Gusti Nyoman Lempad

Ubud Neka Art Museum peinture et scupture balinaise Ubud Neka Art Museum style wayang

Ubud Neka Art Museum mutual attraction de Abdul Aziz

 

Découverte du parc ornythologique. Léa et Tim suportent tous ces oiseaux qui viennent picorer sur leurs tête. Même pas peur !

Parc ornithologique de Bali 5

 Parc ornithologique de Bali 14 Parc ornithologique de Bali pélican à lunettes

 

Les reptiles sortent de leur bain pour nous souhaiter la bienvenue.

Parc de reptiles de Bali iguane 5

Parc de reptiles de Bali serpnt vert Parc de reptiles de Bali iguane 6

 

Les rizieres et les differents stades de la culture du riz.

Ubud récolte du riz 6

Ubud rizière 20 Ubud rizière 12 Ubud rizière 6

Ubud récolte du riz 2

 

Cueillette du cacao...

Perean cacao

et du café.

     Perean café 1   

    Perean cacao 3 Perean café grillé Perean cuisson café 1  Perean fèves de cacao  Perean canelle et vanille  Perean jack fruit

 

Observation des macaques dans leur environnement naturel.  

Monkey Forest macaques 9

 

Les singes ont aussi, comme nous, à gérer des moments stressants...

Monkey Forest macaques 15

 

    ... et à se réconforter.

Monkey Forest macaque

 

Nous vous invitons a voir le diaporama qui se nomme “Bali, Ubud et ses environs”.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 02:28

 

Notre virée sur le Caillou en tandems et les excursions sur les îles des Pins et de Lifou nous ont amenés à découvrir cette ville par petites périodes de quelques jours.

 

31 Nouméa fin de journée

 

Nous retiendrons de ces 12 jours passés à Nouméa :

 

L’accueil chez Valérie et Jean-Benoît et tous les services qu’ils nous ont rendus. Nouméa est une ville onéreuse où il est difficile de se loger à bas prix pour des voyageurs à vélo que nous sommes. Cela a été une chance d’avoir un point de chute quand on arrive sur l’île.

 

04 Nouméa chez Valérie et Jean-Benoit 1

 

Nous mesurons à quel point ils nous ont facilité la vie, tant sur le plan matériel que dans les conseils qu’ils nous ont prodigués pour la découverte de la Calédonie. Ils nous ont hébergés et supportés dans leur petit appartement. Sans compter toutes les démarches qu’ils ont faites pour nous (prise de rendez-vous médical pour Marc, tous les transports en pick up, prêt de matériel, garde de nos affaires et tandems pendant nos excursions sur les îles, etc…). Cela a représenté une multitude de choses qui nous ont rendu la vie agréable et facile.

 

Nous les en remercions vivement.

 

Nous avons découvert la passion de Jean-Benoît pour le lagon : course de nage à îlot canard où nous sommes allés l’encourager,

 

07 Nouméa les 2 km de l' îlot canard avant départ 1  06 Nouméa les 2 km de l' îlot canard arrivée

 

pêche au masque et tuba, dégustation du tazard, poisson perroquet, langouste, cuisinés maison.

 

11 Nouméa prise de tazard 2 12 Nouméa prise de tazard 5

 

Et aussi la passion de Valérie pour le tricot, dans la perspective d’un heureux événement pour juillet prochain.

 

03 Nouméa chez Valérie et JB 5

 

Nous avons passé un bon moment en présence de Gwénaelle, Gael et Marie, leur petite fille, ainsi que Dominique, leur tante, un petit bout de Les Mollettes à Anse Vata, qui nous a fait beaucoup de bien.

 

25 Nouméa anse Vata 2

 

La rencontre avec les artistes photographes, Patrick et Cécile. Cécile est la fille de Carmen, que nous avions rencontrée à La Paz en Bolivie, et qui nous avait confié une enveloppe à lui remettre. Mission accomplie.

 

50 Nouméa chez Cécile et Patrick 2

 

Nous avons été contents de retrouver au musée de Nouvelle Calédonie toutes les découvertes que nous avons faites lors de nos virées à travers le pays.

 

19 Musée de Nouvelle Calédonie flèches faitières 20 Musée de Nouvelle Calédonie flèches faitières 2

 

Le musée présente les aspects de la vie kanak traditionnelle, la grande case et ses éléments : les flêches faîtières et les chambranles, représentations omniprésentes des ancêtres permettant la communion entre le monde des morts et celui des vivants.

 

17 Musée de Nouvelle Calédonie 7 15 Musée de Nouvelle Calédonie 3

 

Pirogues et plus petits objets : poteries, parures, monnaies, tissus.

 

23 Musée de Nouvelle Calédonie pirogue 22 Musée de Nouvelle Calédonie mât 2

 

Nous avons aimé le centre culturel Tjibaou, symbole du renouveau de la culture kanak dans la paix retrouvée. Sa construction en forme de cases, et le jardin kanak nous ont conquis.

 

46 Nouméa centre culturel Tjibaou 40 41 Nouméa centre culturel Tjibaou 20

 

C’est aussi un outil et une vitrine au service de la créativité des cultures océaniennes dans toutes les formes que peut prendre l’art.

 

37 Nouméa centre culturel Tjibaou 9 38 Nouméa centre culturel Tjibaou 10

 

Nous avons aimé déambuler dans tous ses espaces, sans trop se laisser impressionner par certaines œuvres.

 

36 Nouméa centre culturel Tjibaou 7

 

Les baignades à anse Vata et baie des Citrons où nous avons retrouvé, hasard du voyage, deux couples rencontrés à Hienghène, Priscilla et Manu, Caroline et Julien.

 

30 Nouméa baie des citrons Priscilla et Manu, Caroline et

 

Les balades dans la ville, déambulations place des cocotiers, et vers la cathédrale,

 

10 Nouméa place des Cocotiers 2 33 Nouméa Cathédrale St Joseph 1

 

dernières nuits à l’hôtel et ses aventures qui vont avec (réception fermée à notre arrivée, être à la rue alors qu’il pleut des cordes, réussir à entrer dans l’hôtel et nous installer au dernier étage dans la buanderie, avec matelas et sacs à viande, aux quatre vents).

 

52 Nouméa 1ère nuit à hotel Lapérouse

 

Grâce à Jean-Benoît et Valérie, nous avons rencontré leurs amis à La Tontouta. Grand merci à Stéphanie et Philibert d’avoir gardé les cartons des tandems pendant ces six semaines et de nous avoir accueillis le dernier jour pour faire nos paquets, et nous conduire à l’aéroport.

 

58 La Tontouta chez Stéphanie et Philibert 5

 

Nous ne terminerons pas sans écrire un petit mot sur la situation actuelle de la Nouvelle Calédonie, telle que nous l’avons perçue.

 

Après les années de troubles entre pro et anti-indépendantistes, les accords Matignon ont été signé en 1988 et ont institué la Nouvelle Calédonie comme POM, Pays d’Outre Mer, mis en place les institutions politiques (gouvernement, congrès, sénat coutumier, conseil économique et social, provinces).

 

Plus de vingt ans après, le Caillou semble avoir trouvé la voie de l’apaisement. Il est aux antipodes de l’Hexagone, mais plus relié au monde que jamais, et vit dans l’espoir d’un rééquilibrage durable entre les communautés.

 

42 Nouméa centre culturel Tjibaou 24 51 Nouméa fleurs

 

L’instabilité dans le gouvernement actuel, autour de la question du drapeau, entre autre, réveille peut-être des questions plus profondes qui vont se reposer bientôt. D’ici 2014, le Congrès devra décider de la façon de poser la question de l’indépendance ou du maintien de la Nouvelle Calédonieau sein de la République Française.

 

Son nickel irrigue la planète, ses lagons sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, l’art kanak, mélanésien, est reconnu.

 

 44 Nouméa centre culturel Tjibaou 35

 

La Nouvelle Calédonie reste une destination pour des vacances de rêve, pour y travailler et vivre quelques temps comme c’est le cas de bon nombre de français.

 

Nous faisons le rêve qu’elle saura relever cet enjeu, dans le respect de chaque être humain.

 

 13 Nouméa Kanak

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